Loisirs            Tranches            Evasion        Audiovisuel      Dossier SHS        Cadeau

                                               de vie                                                                                      Bonus

 


                                                                                                                  

             Revue de Presse                           

 

        Partie 2 : Sports et violence sociale

 

 

Les polémiques revisitées… 
(il y a 10 ou 20 ans déjà !)
 

 

 

 

 

 

 


 

Radioscopie de la société
 

 

 

 

 

 


L’histoire est-elle condamnée à se répéter ?

Est-ce parce que les hommes n’ont pas de mémoire ?

Est-ce parce qu’ils n’ont pas conscience de leurs erreurs ?

Est-ce par ignorance ? Par lâcheté ?

Par incompétence que les mêmes événements, plus ou moins tragiques, recommencent ?

L’histoire va-t-elle finir par boucler sa boucle… ?

 

 

ü      Les dérives du sport :

                  *         Le scandale du dopage

                  *         Morts pour le foot !

ü      Folie et violence sociale

                                 Massacres à l’aveugle

 

 

 

Les dérives de la société que l’on croit constitutives de notre époque, ne sont en fait que les répétitions de tournants « anecdotiques » amorcés dans les années 80…

Sauf que maintenant, la déviance est devenue le lot de notre quotidien !

Ce qui autrefois était considéré comme beau et sain est maintenant de plus en plus corrompu et famélique.

 

A commencer par l’esprit sportif qui de plus en plus, a l’air de se barrer en touche !…

 

 

 

 

Les dérives du sport

 

* Le Scandale du dopage

 

24 septembre 88, J.O. de Séoul. Ben Johnson, athlète d’origine jamaïcaine, courant sous les drapeaux du Canada, remporte la médaille d’or lors de la finale du 100 mètres, avec un temps record de 9’’19.

Disqualifié 3 jours plus tard, quand le contrôle anti-dopage le révèle positif aux anabolisants, il laisse sa médaille au jeune Carl Lewis…

Quelques mois plus tard, l’entraîneur de Ben Johnson divulgue que son protégé use de produits illicites depuis le début des années 80. « Charlie Francis a alors ajouté que parmi les médailles d’or des derniers Jeux Olympiques, Johnson n’est pas le seul à avoir transgressé le règlement. La révélation du dopage explose comme une véritable bombe au visage de millions de gens qui, depuis longtemps, pressentaient la vérité mais préféraient le confort intellectuel du mensonge ».

 

Outre l’odeur pestilentielle de l’argent, qui se trame dans les milieux sportifs, ce scandale met à jour une réalité que l’on croyait jusqu’alors réservée au cyclisme : « se faire » les muscles avec des remèdes de cheval (anabolisants utilisés dans les courses hippiques).

De l’athlétisme au cyclisme, deux des sports individuels les plus médiatisés, il n’y a qu’un pas ; quelques années après la mort de l’anglais Tom Simpson dans le Mont Ventoux (victime du dopage), le champion espagnol Pedro Delgado est mis en cause dans une affaire de doping… Jamais inculpé, il aura permis cependant de mettre le doigt sur un problème que l’on avait occulté depuis déjà longtemps.

Ce n’était alors que le début d’un long étalage des procédés frauduleux utilisés par certaines équipes cyclistes.

La crise a battu son plein, et surtout éclaté au grand jour, pendant le Tour de France 98, quand l’équipe de la Festina est accusée, preuves tangibles à l’appui, de duplicité et de recours à des produits dopants. Virenque est l’homme le plus médiatisé dans cette affaire. Il nie les faits jusqu’à il y a quelques semaines, pendant son procès. Il avouera alors avoir utilisé, au même titre que certains camarades, d’EPO et de produits masquants. Notamment, on entendra dire qu’il s’est inoculé du sang de taureau modifié… Maintenant, Virenque, qui tente un Mea Culpa, se dit inquiet pour sa santé.

Au regard des débordements tacites d’autres équipes (notamment celle de Lens Armstrong) et des constats plutôt sérieux sur leur santé, il y a de quoi s’interroger sur le rôle des médecins dans cette crise du dopage… Lesquels ne sont sans doutes pas étrangers aux deals de médicaments et autres drogues absorbées.

 

Bref, encore aujourd’hui, l’affaire du dopage connaît de multiples rebondissements… On entend ouïr à droite à gauche que d’autres sports seraient concernés (les sports collectifs de plus en plus pointés du doigt). Les preuves ne sont encore pas établies, mais tout porte à croire que ça ne va pas s’arrêter de sitôt !…

 

 

* Morts pour le foot !

 

29 mai 1985, Stade du Heysel à Bruxelles.

Finale de la Coupe d’Europe entre la Juv’ de Turin et le FC de Liverpool, les supporters anglais attaquent les supporters italiens de la Juventus. Jets de pierre, bastons, puis coups de couteaux à l’aveugle.

De peur, le public se précipite vers les sorties. En bas de la tribune, un pan s’effondre violemment ! C’est la catastrophe : mouvements de foule, gens coincés, écrasés…

Bilan tragique : 39 morts et 450 blessés !

Les téléspectateurs ont assisté à la scène en direct. Ils ont vu mourir sous leurs yeux des hommes, des femmes et des enfants…

 

 

Quelques responsables de cette tragédie seront identifiés grâce aux enregistrements vidéos, et inculpés. Les organisateurs du match seront sévèrement critiqués pour négligences des règles de sécurité élémentaires et pour non prévoyance de débordements (ils avaient placés les supporters anglais et les italiens dans la même tribune).

Les équipes anglaises seront bannies des tournois organisés par l’Union Européenne de Football jusqu’en 1989.

Mais, alors que Liverpool s’apprête à réintégrer les compétitions européennes, un nouveau drame éclate : au stade de Sheffield, lors d’un tournoi national, « près de 100 personnes meurent étouffées et piétinées ». Victimes innocentes de quelques hooligans irréfléchis…

 

Malheureusement, aucun pays n’est réellement à l’abri de ce genre de drames. Parmi les événements qui ont secoué la France, on se souvient de la catastrophe de Furiani il y a quelques années (due à un problème d’installation des tribunes)… Et plus récemment, des oppositions violentes entre les hooligans allemands et les CRS français, qui avaient failli coûter la vie à un gendarme.

Encore il y a peu, une arbitre a été évacuée du terrain pour avoir reçu dans la tête une canette lancée violemment à son encontre…

 

Régulièrement, on entend que le sport entraîne des gestes et des comportements de folie et de violence. Les fanatiques (et on pèse nos mots !) sont prêts à tuer… pourquoi ? On ne sait pas !

Le foot est un lieu de brutalité et d’excès. La rationalité n’est pas de ce monde-là…

Dommage, à côté de ça, il rassemble des gens qui n’auraient aucun autre moyen de se rencontrer autrement… et de plus en plus de femmes !

 

Folie et violence sociale

 

*   Massacres à l’aveugle

 

18 juillet 1984. Un certain James O. Huberty ouvre le feu dans le restaurant Mac Donald’s d’une bourgade de Californie.

Armé jusqu’aux dents (pistolet mitrailleur, fusil de chasse…), il tire sur les clients et sur des membres du personnel. Il ira même jusqu’à visé deux écoliers qui passaient devant la devanture du fast food. Bilan de la catastrophe : 22 morts et 12 blessés.

Le forcené sera abattu par les tireurs d’élite de la police.

 

 

Mais malheureusement, il ne s’agit pas là d’un acte isolé : à cette même époque, d’autres mouvements meurtriers ensanglantent les USA. Ce ne sera que le début du crescendo de la violence aveugle et gratuite !

 

En Europe, quelques crimes similaires sont commis : en 81, en Grèce, 7 personnes perdent la vie sous les balles d’un forcené.

5 ans plus tard, à Verdun (France), un chômeur tue 5 personnes de sang froid avant de retourner l’arme contre lui.

Tristes records en la matière : 1983, en Allemagne, 1 homme tue 5 personnes dont 3 enfants. En Angleterre, en 87, un jeune criminel abat 14 personnes et en blesse 16.

Mais c’est en Colombie que le plus grand massacre des années 80 a lieu : en 1986, 29 personnes succombent à la folie meurtrière d’un militaire retraité…

 

Ces faits dramatiques des années 80 ne sont pas sans rappeler les folies meurtrières de ces dernières années aux Etats-Unis, où des jeunes apparemment sans histoire, organisent des « séances » de tuerie barbare, en ouvrant le feu dans les écoles, puis en mettant fin à leurs jours après. Une sorte de suicide violent et sanglant en somme. Plusieurs histoires similaires ont été rapportées aux Etats-Unis ces quelques dernières années. Elles font penser à certains films du début des années 90 : « Class 84 », très agressif, ou encore « Classe 1989 » avec Ricky Shröeder, très réaliste et représentatif de ces « faits divers » qui ébranlent toute une ville et toute une vie !

D’ici à dire que la télé déclenche des démences assassines, ce serait trop simple.

 

D’autant que chez nous, à des degrés moins élevés, et surtout dans des circonstances différentes, on entend parler aussi régulièrement d’homicides… du jeune russe réservé et sans histoire qui a tué ses parents et ses sœurs, au père de famille qui assassine de sang froid sa femme et ses deux jeunes enfants dans leur sommeil avant de se donner la mort, sans oublier très récemment, cet ancien détenu qui, par vengeance, a abattu –entre autres- deux policiers venus témoigner contre lui à son procès…

 

Apparemment, les folies meurtrières ont toujours existé, et si elles sont médiatisées maintenant, en tous cas, elles nous donnent la preuve que MALHEUREUSEMENT, l’histoire est un éternel recommencement…

Certains hommes d’aujourd’hui semblent bien avoir les mêmes folies que ceux d’hier…

 

 

 

 

 

(Virginie Hérail)

 

 

 

 

article suivant

Hosted by www.Geocities.ws

1