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Economy of Matevka
Suite à la Révolution de 1001, toutes les grandes entreprises (plus de 40 employés) ont été
nationalisées et les exploitations agricoles firent l'objet d'importantes réformes et d'une collectivisation
partielle. Les grandes entreprises d'État furent subdivisées officiellement en deux ou trois filiales,
ce qui était sensé assurer une certaine diversité des produits et éviter les lourdeurs
bureaucratiques mais qui, par le jeu des représentations croisées, n'a abouti qu'à des monopoles
de fait.
Parmi les plus importantes sociétés d'État, signalons :
Secteur Énergie : Hydro-Matevka
Secteur Transports : Société ferroviaire du Matevka
Secteur Transports maritimes : Compagnie Maritime Lohengrin
Secteur Alimentation : Union des Producteurs Alimentaires
Secteur Métallurgie : Société Nationale de Métallurgie (SONAME)
Secteur Produits pharmaceutiques : Reizix
Secteur Édition : Éditions Littoral
Économie monétaire
La devise monétaire ayant cours en territoire matevkais est le Nossen (NM). En 1001 existaient des coupures
de 1, 5, 10, 20, 50 et 100 Nossens. De nouveaux billets ont été créés :
- billet de 500 NM en avril 1003
- billet de 1 000 NM en octobre 1003
- billet de 5 000 NM en mai 1004
- billet de 10 000 NM en septembre 1004
- billet de 50 000 NM en novembre 1004
- billet de 100 000 NM en février 1005
- billet de 500 000 NM en avril 1005
Le Nossen se divisait en 100 Trums, monnaie métallique (pièces de 5, 10, 25 Trums). Aujourd'hui,
ces pièces ont quasiment disparu car leur valeur est négligeable.
L'économie monétaire est complètement artificielle. Elle est sensée se baser sur le
cours de l'indice Kerlen, calculé à partir de la production industrielle, des exportations et de
la productivité dans le secteur des services. La spéculation n'est théoriquement pas possible.
Le taux d'inflation était relativement stable en 1001 et 1002 (environ 6,5%), malgré la croissance
de la production. Il est passé à 2 chiffres en 1003, à 3 chiffres début 1004, et n'a
plus été calculé depuis. Le taux directeur officiel des prêts et emprunts est fixé
à 5.09% (comparable à 43.2% en 995), mais il est maintenu à ce montant par obligation gouvernementale.
En fait, il n'y a plus de prêt au cours officiel.
La production
Le Produit National Brut (PNB) est de 612 752 000 000 NM et le Revenu par habitant est d'environ 11 750 NM en moyenne,
chiffres qui n'ont pas évolué depuis 1001 en dépit de l'inflation galopante.
Le système est fondé sur une planification autoritaire appelée le GROS PLAN, sous la direction
de l'Agence des Affaires économiques, qui prévoit tout et en particulier la production à obtenir.
Curieusement, cette production est toujours dépassée alors même que la consommation de matières
premières d'effondre et que la population manque de tout (voir les grandes entreprises).
La nationalisation des grandes entreprises devait officiellement permettre de développer une certaine expertise
dans des domaines de production et de services tels que la production du bronze et d'étain, de céréales
(principalement l'avoine et le sarrasin) et autres produits agricoles (les pommes de terre, l'autruche, l'agneau,
le mouton et le sanglier domestique), l'industrie hydroélectrique et les produits pharmaceutiques.
La Confédération du Matevka désirait ouvrir le pays en multipliant les échanges avec
d'autres économies nationales. A cette fin, elle travaillait à l'établissement de taux de
conversion avec afin de favoriser les échanges commerciaux internationaux. Depuis le retour en force de
l'inflation, le cours de la monnaie est un cours forcé et le NM est non convertible. L'autarcie serait complète
si le pays n'avait tant besoin d'importer des ressources diverses, qu'il paye en matières premières
brutes, notamment en bois avec une déforestation accélérée des flancs des montagnes.
Syndicalisme et condition des travailleurs
Selon la Constitution, seul est autorisé le Syndicat d'Etat, appelé MESS, Matevkian Economy Socialist
Syndicate.
Cependant, deux syndicats interdits se sont constitués :
* WOH : Workers Organisation Hopefull
* HIPS : High Intensity Production Syndicate
La situation générale des travailleurs s'est fortement détériorée depuis quelques
mois. De nombreuses entreprises privées ont fermé leurs portes et le nombre de chômeurs indemnisés
a dépassé le million, sans compter le million et demi de travailleurs employés dans les "
grands chantiers " (construction de routes, de barrages, etc, entièrement payés par l'Etat).
On constate également que les travailleurs ne prennent plus leur retraite puisque les pensions, non revalorisées,
sont maintenant insignifiantes. Les retraités sont réduits à la misère ou au travail
au noir.
Une véritable économie parallèle s'est mise en place, avec travail au noir, bakchich et corruption.
Pourtant les peines sont très lourdes pour ceux qui se font prendre, avec des années de travail forcé
dans les mines et les forêts de Londra.
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