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Voici le contenu de cette page :
| La vie familiale | La vie en société |
| L'Église catholique | Les métiers |
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Comme tu le sais déjà, les familles étaient très nombreuses à cette époque. Il n'était pas rare de rencontrer des familles comptant plus de 12 enfants. Au sommet de la hiérarchie familiale, il y avait le père, le fils aîné puis la mère et ses filles. Chacun avait son rôle et sa place à l'intérieur de la famille. La mère et les filles les plus âgées devaient s'occuper des plus jeunes ainsi que de l'entretien de la maison. La mère devait se lever de bonne heure tous les matins pour réchauffer la maison et préparer le petit déjeuner. Ce premier repas de la journée devait être copieux pour donner toute l'énergie nécessaire au bon fonctionnement de la journée de travail.
La fille aînée devait remplacer la mère dans ses fonctions lors de son décès. À cette époque, les hommes s'occupaient de la terre ainsi que de la traite des animaux. Le fils aîné, quant à lui, allait souvent travailler à l'extérieur pour rapporter plus d'argent à la maisonnée. Le dernier fils devant quitter la maison recevait tous les biens paternels avec les droits et les charges. Il devait s'y installer et assurer la succession. De plus, il devait nourrir et garder sous son toit ses parents ainsi que toutes ses soeurs non mariées. Toute la famille travaillait très dur pour placer le fils aîné dans une position plus favorable. Le premier fils à quitter le nid familial recevait des terres nouvelles ou l'instruction d'un métier. Les filles, quant à elles, devaient prendre pour époux un homme pouvant leur offrir un bon logis et de la nourriture convenable. De plus, dans le bon vieux temps, les femmes devaient être soumises à leur mari et elles ne pouvaient prendre de décisions importantes sans l'accord de celui-ci ou de leur père. La femme devait avant tout plaire aux hommes de son entourage et elle devait conserver son rang tant en public qu'en famille. Le plus grand espoir d'une famille de ce temps était de voir un de ses membres embrasser une carrière religieuse, car les gens étaient très pieux.
Comme vous avez sûrement remarqué, la vie n'était pas toujours facile pour les habitants de la campagne. Ils devaient travailler très dur pour survivre. Durant certaines périodes de l'année, tous les membres devaient s'entraider pour la récolte des foins. Tous avaient leur tâche précise et devaient contribuer volontairement à ce travail de coopération. Malheureusement, les enfants devaient être retirés de l'école durant cette période.
Comme vous avez pu le constater, l'Église prenait une part importante dans la vie de tous les jours. Les fêtes religieuses marquaient les changements de saisons et le rythme de vie des habitants. Le curé veillait personnellement au bon fonctionnement de la paroisse.
Il était en fait le guide spirituel et moral. Tous les paroissiens devaient avoir un bon comportement afin de servir de modèle pour les autres villageois. Tous les dimanches, les habitants se devaient d'être présents à la messe et lors des jours de fête. Ils devaient se présenter aussi à la confesse régulièrement pour recevoir l'absolution. L'Église faisait aussi la vente d'indulgences pour qu'à leur décès, les gens aillent au Paradis. Ils devaient vivre une vie exemplaire sur terre afin d' être reçus par Dieu et de ne pas se retrouver en enfer pour l'éternité. Les curés se permettaient de faire des commentaires sur une histoire s'étant passée durant la semaine. Ils dictaient leur mécontentement lors de leur discours. Rien ne pouvait leur échapper. Lors d'une naissance, le curé était un des premiers sur les lieux, car il devait baptiser l'enfant au plus vite. Il ne fallait pas que le bébé meure avant d'être baptisé. S'il mourait avant, il était prisonnier des limbes pour l'éternité et ne pouvait donc entrer en contact avec les gens de sa famille décédés. Le curé était aussi le premier arrivé lors d'un décès, il devait donner l'absolution au mourant, c'est-à-dire lui pardonner tous ses pêchés commis sur terre. Le taux de naissance était aussi sous le contrôle de l'Église catholique. Il était important d'avoir le plus d'enfants possible (c'était la Volonté de Dieu). Les mariages de religions différentes étaient très mal vus de l'Église ainsi que de la population.
À cette époque, la peur de l'Église et de l'État faisait en sorte que les habitants s'épiaient les uns les autres. Tout ce qui sortait de l'ordinaire était condamné. Par contre, il y avait beaucoup d'entraide. Lors de sinistres, les gens se rassemblaient pour aider un voisin ou une toute autre personne dans le besoin. Les corvées étaient aussi un autre moyen de rendre service , c'est-à-dire que lorsqu'une personne devait reconstruire sa maison ou sa grange, elle pouvait demander l'aide de ses voisins et amis. Cela durait toute la journée et c'était un moment de festivité. Pendant que les hommes travaillaient à la reconstruction, les femmes se rassemblaient dans la cuisine pour servir une collation à leurs hommes. La population se réunissait fréquemment sur le parvis de l'église et discutait de multiples choses s'étant passées durant la semaine. C'est aussi à cet endroit que les gens ayant été insultés ou maltraités pouvaient demander réparation publique, c'est-à-dire qu'ils demandaient des excuses. Chacun devait le faire, car c'était aux yeux de la population une des conditions à la bonne entente. Les fêtes religieuses permettaient aussi aux familles de se revoir, les occasions étant plutôt rares. De plus, durant l'hiver, les moments de rencontre étaient moins fréquents, car les habitants restaient à l'abri dans leurs maisons . Les femmes, durant cette saison, s'adonnaient à la couture , à la broderie et autres travaux de ce genre. À la campagne, elles fabriquaient elles-mêmes les vêtements et parfois même les bottes pour toute la famille. Il y avait beaucoup de préjugés à cette époque: les femmes restant vieilles filles étaient mal vues par la famille et la société peu importe la raison de leur célibat. Cependant, celles qui devenaient religieuses rapportaient des honneurs, car elles étaient mariées à Dieu. Par contre, les filles-mères devenaient la honte de la famille et le sujet de disgrâce du village. Elles devaient rester cachées durant quelques temps et ne pouvaient en aucun cas garder l'enfant du pêché.
Les médecins de campagne
Ces petits magasins vendaient de tout: des grains de semence, aux instruments , en passant par les tissus pour la fabrication des vêtements. Le tenancier devait établir un climat de confiance avec ses clients, s'il voulait avoir une bonne réputation et que les habitants retournent le voir. Malheureusement, les gens n'ayant pas beaucoup d'argent, il devait souvent vendre à crédits ses marchandises. Comme il était le seul du village, ses prix pouvaient être moins avantageux que ceux des villes ou villages les plus proches, et cela au détriment des habitants.
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