Rue
du Musc
Vendredi dernier , traversant La Casbah , j'ai pu
me rendre compte que la peste bubonique n'y sévissait plus et que
les portes des maisons n'en portaient plus le signe maudit.
Les ruelles , lavées à grande eau
, n'avaient plus de traces de gras et les fruits pourris n'étaient
plus qu'un vague souvenir gisant dans la mémoire olfactive des passants.
Des cages d'oiseaux multicolores avaient fait leur
apparition devant des étals bigarrés et des boutiques studieuses
d'artisans tandisque le gazouillis des enfants emplissait les impasses
gorgées de musc.
Voilà ce que j'ai pu voir et sentir , vendredi
dernier , en escaladant , en rêve , les marches d'escaliers entre
la mosquée Ketchaoua et le mausolée de Sidi Abderrahmane.
Kaci ABDMEZIEM
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