Cannes
blanches
Notre école a formé, dans notre dos,
cette génération de « l’à-peu-près »
dont nous pressentons les difficultés futures à se mouvoir
dans ce siècle d’exactitudes.
Je suppose que nos enfants souffrent de voir, au
fil des ans, se rétrécir leur champ de compréhension
du monde.
Je suppose aussi que nos enseignants sont peinés
de voir sortir de leurs classes des processions d’élèves
handicapés.
Je suis sûr qu’ils ont le cœur gros et
qu’ils feront de leur mieux pour ne pas avoir, demain, à remettre
à nos enfants, en guise de diplômes, des cannes blanches de
non-voyants.
Kaci ABDMEZIEM
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