Béances
Chacun sait que depuis le vide programmatique
de la Charte de Tripoli , tout Algérien qui accède à
une responsabilité quelconque est condamné à combler
les carences que lui auront léguées ses prédécesseurs.
Il peut s'agir d'un vide politique à remplir,
d'une faille idéologique à remblayer ou de toute autre béance
par où s'écoulent les énergies du pays.
Ce travail de colmatage, décidément
ardu et stérile, tient la main , salit les doigts et , quoi qu'il
en soit , n'élève point l'esprit.
D'une façon générale , il empêche
l'Algérien d'accéder à un statut supérieur
à celui , bien détestable , de bouche-trous.
Kaci ABDMEZIEM
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