La Page de Jean-Marc Bélanger
Accueil               Recherche        Liens Pertinents
Sociologie

La face cachée de la socialisation chez les jeunes (suite)
Par contre, les moyens utilisés par ces jeunes pour se sortir de la stigmatisation sociale ne sont pas toujours bien tolérés par la société. L’association abusive à des groupes criminels et l’étiquetage de ces jeunes par les autorités policières rendent la situation déjà précaire de ces jeunes encore pire. La répression policière, notamment celle de la Sûreté métropolitaine de Québec décrite dans le discours des jeunes du film de Manon Barbeau, a pour effet d’apposer un collant par dessus un autre et un autre afin de masquer la réalité du phénomène des jeunes de la rue. C’est du moins ce que l’on peut interpréter du discours de ces jeunes. L’emprisonnement et les mesures correctives (émission de billets d’infractions) ne règlent pas le problème selon ces jeunes. Au contraire, ils rendent les choses encore pire puisqu’il s’installe un sentiment d’agressivité et de vengeance face à la police, représentante de la bonne marche de la société. Cette opposition aux forces de l’ordre sont des démonstrations de la volonté de contestation de la réalité par ces jeunes de la rue qui s’opposent au conformisme. Par la réalisation de L’armée de l’ombre, les jeunes ont pu manifesté leurs demandes à la société. Ce que l’on peut dégager de leurs demandes est qu’ils veulent une plus grande ouverture d’esprit de la part de la masse populaire. Ils veulent combattre la stigmatisation en s’ouvrant au monde et en prouvant qu’ils ne sont pas la crasse de la société et qu’ils peuvent se rendent utiles au fonctionnement du cycle. Les jeunes de la rue se sont mêmes trouvé une nouvelle vocation pour combattre les préjugés reliés à leur marginalisation, soit de laver les pare-brises des voitures s’arrêtant aux feux de circulation; ce que l’on nomme communément des “squeeges”. Cette ouverture de la société doit, selon leurs discours, être à double sens. La répression policière n’est pas le seul moyen de leur dicter le droit chemin. La société doit accepter, selon eux, le petit sentier qu’ils ont décidé de prendre pour sortir du grand chemin.

Conclusion

En conclusion, après l’analyse des témoignages du film documentaire L’armée de l’ombre de Manon Barbeau et la mise en parallèle des informations fournies dans le recueil L’errance urbaine, nous pouvons confirmer que le phénomène des jeunes de la rue résulte de problèmes d’adaptation social liés aux difficultés familières et financières. Par contre, le phénomène des jeunes de rue est d’autant plus grave que lorsque l’on analyse les conséquences du choix que ces jeunes ont fait. La stigmatisation de la société conformiste à l’égard de ces jeunes et la répression à laquelle ils sont soumis ne facilite par leur vie. Le phénomène des jeunes de la rue ne peut pas s’expliquer comme tel puisqu’il s’agit d’une réalité qui s’adresse souvent qu’à une seule personne qui a ses raisons, ses illusions et ses rêves. Il est difficile de dégager un large consensus de ce qu’est qu’un jeune de la rue d’un point de vue sociologique. Par contre, en analysant les comportements de ceux-ci par le visionnement du film et la lecture du document, le phénomène des jeunes de la rue nous a mis en évidence les “vrais” réalités de la société qui sont souvent cachées pour ne pas nuire aux normes déjà établies.
Pages    1 2 Définitions
Pour de plus amples explications, consulter les définitions, bibliographie et filmographie de ce document
Accueil

Recherche

Histoire
Sociologie
Sciences administratives
Philosophie
Essais
Espace
Biologie

Liens Pertinents
Hosted by www.Geocities.ws

1