Ha! tu es l�, salope! Tu m'attends? Oui, je viens. Prends-moi dans tes bras blancs. Serre-moi, serre mon coeur, angoisse-moi. Je te hais! Non, je t'adore. Si, je te hais: tu veux me pourrir la vie... Mais si tu n'�tais pas ici, comment ferais-je? J'ai besoin de toi. Tu me tortures. J'ai envie de te d�chirer, de te cracher dessus. Toutes ces douleurs et tous ces effrois que tu me jettes � la face! Et toi, tu ris! Tu oses rire! Car tu sais que tu m'es indispensable... Parfois je te mords. Parfois je t'urine dessus, parfois je me torche le cul avec toi. Et tu reviens. tu veux m'�puiser, c'est �a? Et me rendre ridicule? Tu es l�, � me regarder assis � mon bureau, la t�te vide, et tu te gausses! Tu te moques de ce pauvre mortel dont l'esprit lutte contre l'oubli; qui se tord tel un damn� dans les flammes, ou Paul-Emile Victor sur la glace... Tu aimerais que je succombe, l�, sous tes yeux inexistants, que je plante mon stylo dans mes entrailles et que je m'avale vivant? Tu voudrais tout �a? Alors... r�pond! Que t'arrive-t-il? Alors?! Tu renonces? Tu faiblis � mesure que je verse de l'encre et des larmes? Mais que t'arrive-t-il, Page? Tu n'es plus blanche.
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