image «Aventure... À l'ombre du 1000 de la Gauchetière

Intro - Une maison de chambre peu orthodoxe... - Un p'tit oiseau d'intérieur - Dolce vita sur le Plateau Mont-Royal - Sois beau et tais-toi !!! - Baiser chaud dans le métro... - Les musiciens du métro - La ballade des gens du quartier - Lavez, lavez... - Un peu d'eau, s'il vous plait ! - Italiana ? - Sur huit roues !  -  Elohim, où êtes-vous ?  -  Nouveauté: Le tourbillon «rides again» !!!

Souvent, tout arrive en même temps... Ce fut mon cas, en avril 1997. Mon arrivée chez Marusa Marketing en tant que télévendeur fut l'élément déclencheur de ma venue à Montréal. Avant d'être bien installé dans mon nouvel appartement, il a fallu que je demeure quelque part. Faire le trajet entre Saint-Jérôme et Montréal, ce n'est pas évident. Que voulez-vous, l'autobus, c'est long (une heure et dix) et ça coûte cher (6,60$ aller seulement) ! Pendant que j'étudiais l'art d'«achaler» le monde, je me cherchais une chambre. Au bout de deux semaines, j'ai cru avoir trouvé un havre de paix, dans l'est, où je pourrais relaxer et dormir. Ce fut tellement tranquille que j'ai passé le mois le plus plate de ma vie... Il faut dire que la convention que j'ai signé contenait des indices sérieux de ce qui allait se passer. Mais j'étais tannée d'aller de Marusa vers Maman-Papa, alors j'ai pris ce que je croyais être le mieux pour moi. Pour mon plus grand malheur !

Une maison de chambre peu orthodoxe...

Ici, lorsque je parle de peu orthodoxe, je ne fais pas référence à un endroit où sexe et drogue se conjuguent à l'infini. Au contraire !!!  Imaginez, un ex-toxicomane, maniaque d'ordre et de propreté qui règle la vie de ses pensionnaires dans les moindre détails... Pas le droit de boire dans la chambre (même de l'eau, de peur d'abîmer son beau plancher en bois franc qui a coûté la peau des fesses); pas le droit de faire d'appels personnels, ni d'en recevoir etc. Bref, cet endroit était pire qu'un monastère... Même en prison, les détenus ont droit de téléphoner ! De plus, les autres pensionnaires n'étaient pas très causants. Voyez-vous, cet homme prenait les gens pour des enfants d'école. Une fois, j'ai mal enclenché la porte d'aluminium (ça arrive dans les meilleures familles !). Le lendemain matin, j'ai eu droit au sermon sur la montagne ! Avec lui, je ne pouvais pas dialoguer parce qu'il avait toujours le dernier mot. Un soir où j'avais beaucoup de difficulté à m'endormir, je suis allée voir mon fameux bozo. Je lui explique calmement que j'avais froid dans sa «minuscule-petite-chambre-sans-fenêtre». Il répondit qu'il ne pouvait pas toucher au thermostat parce que s'il changeait la température, son charmant plancher allait craquer. Il se met à m'expliquer que le système de chauffage à l'huile est installé dans la cave (là, rien d'anormal !) et que la chaleur passe au travers le plancher. Mais le problème, c'était qu'il n'y avait pas de trou percé dans le plancher dans ma «mossus» de chambre !!!  Comment voulez-vous que la chaleur passe ! Lui, il affirmait dur comme fer que c'était possible. J'en doutais et j'en doute encore !  Bref, tout ça pour dire que je ne recommande pas cet endroit à personne sauf si vous désirez vous couper du monde extérieur...

Dolce vita sur le Plateau Mont-Royal

Heureusement, je me suis trouvée une autre chambre... Ce n'était pas un château: un espace restreint, un lit mou à l'extrême, un tapis sale et nauséabond malgré un grand nettoyage. Il faut dire que mon prédécesseur a habité cet endroit pendant cinq ans, ne sortant presque jamais de sa chambre. Mais au moins j'étais libre, je n'avais pas de compte à rendre. Une bouffée d'air frais dans la tourmente ! Deux semaines plus tard, ma grande copine d'enfance, Barbara, me prêtait son appartement. Wow ! J'allais habiter le Plateau Mont-Royal !  Là, j'étais à mon aise: pièces chaleureuses, jardin luxuriant, hamac invitant, voisins paisibles, bref tout pour que je sois aux petits oiseaux !!! C'est à cette époque que j'ai trouvé l'appartement où je demeure présentement. Dès que je l'ai vu, je fus conquise par le bain antique (mon fantasme ;-) ) ! La disposition de l'appartement m'a également beaucoup plu ! Le lendemain, j'appelais le proprio pour lui dire que j'allais signer le bail, le lundi. Ce que j'ai fait ! Mon amie Barbara m'a offert de demeurer chez elle jusqu'à mon déménagement. Alors, j'ai pu profiter encore plus longtemps du hamac jusqu'au moment où je me suis retrouvée sur le derrière, un soir après le travail ! Mais ceci est une autre histoire...

Un p'tit oiseau d'intérieur

On croit souvent que les centres commerciaux sont sans âme... Place Montréal Trust (rue Sainte-Catherine Ouest) entre dans une catégorie à part... Tous les mercredis de l'été 1997, avant d'aller travailler, j'allais lire mes journaux dans l'aire de repos du 5e étage. Un moment donné, j'ai vu un tout petit oiseau, seul dans cet univers de verre. Il est nourri par les visiteurs... surtout avec de la mie de pain. Il devrait avoir une compagne. Alors, Place Montréal Trust serait peuplé d'une nuée de petits oisillons !!! Je devrais y retourner, question de savoir si notre volatile est toujours là ! 

Note: Je suis allée à Place Montréal Trust en février 1999. Avec les dernières rénovations, il est peut-être est-il devenu de la chair pour hamburger du «Planet Hollywood» !!!

Sois beau et tais-toi !!!

Par un beau vendredi de juin 1997, à Place du Canada (un parc du centre-ville de Montréal), une jeune femme photographie un méchant beau mec, baraqué, barbe de trois jours, bref le genre à faire craquer un régiment de filles. Réflecteur argent à la main, elle mène la séance tambour battant... Il se contorsionne dans toutes sortes de positions... ou presque ! Pour une fois qu'on demande à un homme d'être beau et de se taire. De plus, la photographe n'est pas du genre poupoune (une fille super bien roulée, pour nos amis européens). Je profite du spectacle avec délectation !

Baiser chaud dans le métro...

Août 1997, 14h25, ligne orange du métro, entre les stations Beaubien et Bonnaventure... Un couple de «fashion victims» (des victimes de la mode pour mon ami Dany) entre dans le wagon. Elle est plus grande que lui, pendue à son cou et portant une jupe de longueur microscopique. Ils s'embrassent goulûment... (comme dans les vidéoclips !) Il glisse ses mains sur sa jupe et hop ! une bordure de fesses et la petite culotte de la demoiselle en plein visage ! Ils avaient l'air de s'en foutre éperdument... D'habitude, nous voyons ce genre de scène à la télé et cela nous semble banal, tellement que nous y sommes exposés. Disons que d'assister à une telle démonstration en personne, ça surprend toujours !    

Les musiciens du métro

En tant que utilisatrice de ce moyen de transport, j'ai l'occasion d'entendre plusieurs de ces musiciens. Il faut s'entendre sur la définition de musicien... Au métro Beaubien (celui tout près de chez moi), il y a deux catégories: les habitués et les autres. Les autres sont intéressants dans l'ensemble mais ils ne reviennent pas... J'ai l'impression que leur séjour n'est pas assez payant ! Mais, il faut se taper les habitués, véritables plaies d'Égypte... Je pense au chansionnier qui se prend pour Claude Gauthier mais qui chante comme une casserole !!! J'aurais envie de lui faire avaler sa guitare, tellement qu'il massacre nos classiques de la chanson ... Aussi, il y a ce jeune homme qui «tapoche» sur un bout de bois et une cloche à vache, en fredonnant ses «tounes» qu'on ne reconnait pas toujours. Bref, ce n'est pas à Beaubien que la crème de la crème des musciens du métro se réunissent. Pour ça, il faut se rendre au métro Place-des-Arts...

Précision: Il y a quelques temps, Kim Pelletier, la présidente de l'Association des musiciens et musiciennes du métro de Montréal a signé dans mon Cahier des Visiteurs. Elle a été un peu couroucée par le texte ci-haut... Je lui ai mentionné gentiment que je n'avais fait que rapporté que j'avais vu... Et j'ai ajouté qu'il y avait des musiciens qui avaient du talent ! Elle n'aimerait pas le fait que j'aie parlé que du joueur de bout de bois. Ce personnage n'est pas représentatif de la plupart des musiciens... Je comprends son point de vue et je le partage !

La ballade des gens du quartier.

De temps en temps, je vais à la buanderie, question d'avoir quelque chose de propre à me mettre sur le dos. :-) Cette fois-là, j'avais beaucoup de vêtements à laver ainsi que les draps de mon grand lit . Arrivée sur place, le gérant de la place est absent. Bon, comment vais-je changer mon 5 dollars de papier contre des 25 cents ? Une dame dans la soixantaine m'offre d'aller de la monnaie à la banque, à deux rues de là. Heureusement, j'avais assez de sous pour démarrer le premier lavage. Après 20-25 minutes d'attente, ma petite dame arrive en beau fusil parce qu'il y avait foule à la banque (normal, c'était jour du chèque de BS, l'assistance-sociale si vous préférez)... De plus, elle n'avait eu que de la monnaie que pour moi... Une chance qu'il y a une pharmacie de l'autre côté de la rue ! Tout le long de mon lavage, cette résidante du quartier depuis plus de 30 ans m'a fait la conversation. Chronique d'une vie bien ordinaire... Elle m'a fait penser à un personnage de Michel Tremblay ! Sauf que nous ne sommes pas sur le Plateau Mont-Royal (lieu principal des romans de Tremblay) mais dans le quartier Rosemont.

Lavez, lavez...

Le printemps, moment idéal pour nettoyer toute la crasse accumulée suite à un long hiver ! Armée de mon lave-vitre à manche téléscopique, je vais à l'assaut de mes fenêtres. Le soleil brille, l'air est doux... Je m'exécute d'abord à l'extérieur, du côté avenue de Lorimier. Les gens passent, me font des sourires gros comme la Place Ville-Marie (un célèbre édifice du centre-ville). Tout à coup, une pelle mécanique arrive en face de chez moi pour poursuivre des travaux entrepris depuis deux semaines)... Je suis déjà rendue à l'intérieur lorsque l'opérateur me fait signe du doigt (du genre «Tu fais bien ça»). Et pendant qu'il attendait ses compagnons de travail, il a pris sa bouteille de «Windex» ainsi que son rouleau de papier essuie-tout et il a nettoyé les vitres de sa cabine. Comme quoi, j'ai inspiré cet homme à s'activer au lieu de ne rien faire ! ;-)

Un peu d'eau, s'il vous plait !

Mai 1998, autobus 18 direction ouest... Je revenais d'une virée chez W.H. Perron (le centre de jardin d'Anjou) avec un panier de fines herbes. Un groupe de jeunes riaient assez fortement... Ils parlaient de tout et de rien, comme la plupart des gens étudiant au secondaire. Il faisait très chaud dans l'autobus. Disons que la température extérieure se trouvait au-dessus des moyennes saisonnières, comme disent les météorologues à la télé. Un moment donné, ils rient encore plus fort... Je me tourne et l'un d'eux pointe son fusil en direction d'un chien. Soyez sans crainte, cette arme était chargée d'eau ! :-) Je crois que le pitou a trouvé cette douche rafraîchissante !

Note: J'apprends cette semaine que W.H. Perron ferme ses portes...  :-(((  Où vais-je aller chercher mes fleurs et mes fines herbes maintenant ??? Va-t-il falloir que je me contente des grands magasins-entrepôts style Réno-Dépôt ? Ouais !!! Cela ne m'enchante pas vraiment... Une chance qu'il y a le Marché Jean-Talon ! (1999-02-04)

Italiana ?

C'est par cette question que je me suis fait aborder, un vendredi matin de mai, rue Jean-Talon Est, tout près de la Petite Italie. Deux femmes, entre 55 et 65 ans, m'ont demandé si j'étais italienne. Je leur ai répondu que j'étais d'origine italienne. Elles ne comprenaient pas bien le français. Alors, elles ont continué la conversation en anglais en me redemandant si j'étais bel et bien italienne. J'essaie d'expliquer (dans un anglais plutôt mauvais) que mon père est moitié québécois et moitié italien. Alors, l'une d'entre-elles sort de sa malette une copie en italien de «La Tour de Garde»... J'ai compris immédiatement que j'avais affaire à deux Témoins de Jéhovha. Puis, elles m'ont demandé quel était ma langue. «Le français» ai-je répondu ! Alors, elles m'ont laissé tranquille... Fiou ! Il faut vraiment être désespéré pour aborder les gens dans la rue pour leur parler de la Bible !

Sur huit roues !

Cela faisait une éternité que je voulais essayer des patins à roues alignées... Un vendredi après-midi de juin, j'ai fait une femme de moi, je me suis rendue au Tazmahal, une salle dédiée au «rollerblade» et à la planche à roulettes, située dans l'ancien Palais du Commerce, rue Berri. Je savais (parce que j'ai lu dans leur site) que je pouvais prendre un cours privé avec l'un de leurs moniteurs. J'arrive là-bas, gonflée à bloc, prête à apprivoiser ma paire de patins...

Après avoir enfilé toute la quincaillerie nécessaire (patins, protections et casque), j'ose me lever du banc de bois. Je me sens un peu craintive mais ce n'est pas si pire que ça... Avec son tout léger accent anglophone, mon moniteur me demande si j'ai déjà patiné. Une chance que j'ai déjà patiné sur de la glace ! Alors, il m'explique qu'il faut que je pousse mes pieds de chaque côté de mon corps (chacun leur tour, bien sûr), comme font les garçons avec leurs patins à lame. Je m'exécute... Je pousse seulement qu'avec le pied gauche... Mon moniteur corrige mon mouvement tout de suite. Tout à coup, je prends connaissance de muscles dont je ne soupçonne pas l'existance ! Bref, ça brûle et ça fait mal !  Il faut que je me repose deux petites minutes...

Par la suite, j'apprends à tourner et à arrêter... J'applique les conseils de mon moniteur à la lettre: plie tes genoux, place ton pied vers l'avant lorsque tu vires... Ce n'est pas toujours évident mais je ne lâche pas ! Au bout de 50 minutes, je me sens à l'aise, au grand étonnement de mon professeur ! Et je commence à avoir du plaisir ! Dès ma sortie du Tazmahal, je flottais, j'étais comme sur un nuage. Je n'avais qu'une idée en tête, acheter une paire de patins, ce que j'ai fait une semaine plus tard.

C'est bien beau d'avoir patiné à l'intérieur. Le défi maintenant, c'est de patiner à l'extérieur... Il est beaucoup plus difficile de patiner sur de l'asphalte que sur du ciment, surtout si le revêtement est âgé. Lors de ma visite chez ma grand-mère maternelle, je me suis élancée sur une asphalte vieille de vingt ans... Au bout de dix minutes, je n'étais plus capable de bouger. Heureusement, il n'y avait pas de trafic. Normal, Mont-Saint-Michel est un tout petit village tranquille à 20 minutes au nord de Mont-Laurier.

Le lendemain avant-midi, ma mère et sa soeur Line veulent se recueillir sur la tombe de mon grand-père. Je leur demande gentiment si je peux les accompagner en patins... question d'avoir quelqu'un sous la main, en cas de pépin ! Surprise ! Par rapport à la veille, mes mouvements se font plus facilement, mon équilibre est moins chancelant, mes muscles me font moins souffir !  Je me rends au cimetière sans tomber. Mais je suis revenue chez ma grand-mère à pied. Il ne faut quand même pas exagérer dans l'effort !!!  ;-) 

Dès mon retour à Montréal, j'ai la ferme intention d'attaquer la piste Gilles-Villeneuve, à l'Ile-Sainte-Hélène. En dehors de la compétition de Formule 1, la piste sert aux milliers de cyclistes et de patineurs. Lors d'une rencontre entre amis, Nadia me révèle qu'elle fait du patin, elle-aussi... C'est avec elle que j'ai abordé la célèbre piste. Nous avons fait la moitié du circuit, mais nous étions heureuses de l'avoir fait. Par la suite, j'y suis retournée de deux à trois fois par semaine jusqu'à la mi-septembre. J'ai même initié Barbara, ma deuxième maman ! Bref, j'ai découvert un sport où je me sens vraiment libre... 

Elohim, où êtes-vous ?

Le soleil était au rendez-vous, je venais d'acheter, dans une boutique du Vieux-Port, un ensemble pour protéger genoux, coudes et mains contre une vilaine chute en patins. Bref, j'étais très de bonne humeur. Arrivée à la Place Jacques-Cartier, il y avait des personnes plantées un peu partout, livre à la main, qui ne disaient pas un mot. Des Raëliens, pour être plus précise. En voir un ou deux, à travers les touristes, les vendeurs de colliers et les saltimbanques, ça va. Mais plus je remontais vers la rue Notre-Dame, plus j'en voyais ! Bref, j'en ai compté douze en tout et partout ! En tout cas, la fin du monde et des Raëliens, ce n'est pas pour demain ! À moins que les Elohim reviennent sur terre pour les amener sur leur planète ! ;-))))

 Le tourbillon «rides again» !!!

Imaginez-vous donc que les choses se sont encore précipitées dernièrement... Octobre 1998: une dame travaillant pour une maison de sondage m'appelle, un bon matin. Elle veut me rencontrer. Bon, encore une autre entrevue... Disons que je n'avais plus de chômage et qu'il fallait que je me trouve un job au plus vite ! Le lendemain, je me rends dans leurs bureaux... Ils sont situés à dix minutes de chez moi, à pied ! Déjà un bon point ! Je passe immédiatement dans la salle de conférence. Une jeune femme m'explique le fonctionnement de l'entreprise et la tâche que j'aurais à faire... Plus elle parlait, plus je me posait des questions... J'avais l'impression de faire déjà partie de la boîte. Dès qu'on m'a remis les règlements et mon numéro d'employé, j'ai compris que j'avais été engagée sur la seule foi de mon curriculum vitae, que je leur avais envoyé par courriel, un mois plus tôt. J'étais contente et un peu craintive, à la lumière de mon expérience en télémarketing...

Après le congé de l'Action de Grâce, je fais mes débuts de 9 à 17 heures. La première semaine se déroule très bien. J'appelle des gens d'affaires pour obtenir leur opinion sur les institutions financières. En général, les gens sont polis... (Ils ne peuvent se permettre de t'envoyer sur les roses. Ils ont une image à préserver.) La deuxième semaine, je travaille de soir... Malheur !!! Le monde ordinaire déteste se faire déranger au téléphone après leur journée de travail... Bref, le même genre de commentaires qu'en télémarketing. Moi qui croyais que cela serait plus facile parce que je ne leur vendais rien... Hummm !!!

Heureusement, au même moment, je vois une offre dans le guichet de l'assurance-emploi (via Internet): lectrice pour aveugles. Ça m'allume tout de suite ! Enfin une offre d'emploi qui colle plus à mes aspirations. J'appelle le responsable. Il me précise que l'emploi est destiné aux bénéficiaires de l'assurance-emploi ou de la sécurité du revenu (le B.S. en langage populaire). Je lui explique que je n'ai plus de chômage depuis deux semaines mais que j'étais admissible au bon d'emploi, parce que j'avais déjà fait la démarche pour un autre emploi, un mois plus tôt. Mais je me demande si je peux encore obtenir ce fameux bout de papier, étant donné que je ne recevais plus de prestation d'assurance-emploi. Il me suggère d'essayer quand même. J'avais encore le nom de la fonctionnaire qui avait traité mon dossier. Dès que je coupe la communication, j'appelle illico au Centre Emploi-Québec Rosemont-Petite-Patrie. Je parle immédiatement à la fonctionnaire en question. Elle se souvient de moi, vérifie mon dossier et me dit que je suis toujours admissible au bon d'emploi. Mieux encore, elle va le délivrer immédiatement, afin que je puisse rencontrer le responsable dès que possible ! Je laisse un message dans la boîte vocale de M. Fortin. Il me rappelle et me fixe un rendez-vous, deux jours plus tard...

Ce fameux vendredi arrive, je me rends au Regroupement des Aveugles et Amblyopes du Montréal Métropolitain. (En passant, amblyope signifie selon le Petit Larousse: dont l'acuité visuelle est très diminuée.) Dès que j'ai mis le pied dans la réception, j'ai senti que cet endroit était bien. Je discute, quelques instants, avec l'adjointe administrative, puis je rencontre M. Fortin. La minute que je me rends compte que mon interlocuteur est aveugle, je fige. Disons que je ne m'y attendais pas... il avait une si belle voix au téléphone. C'est bien pour dire, la «non-voyance», cela ne se détecte pas au téléphone... :-) Heureusement, je me suis dit qu'il était une personne comme une autre et je l'ai regardé comme s'il me voyait. Dès cet instant, le malaise s'est estompé. J'apprends qu'il existe un service appelé «Le Publiphone» qui permet à ceux et celles qui voient peu ou pas du tout, d'avoir accès à l'information imprimé (journaux, circulaires, télé-horaire, dépliants gouvernements, etc... Le job consisterait à lire des renseignements dans les boîtes vocales du Publiphone. J'entends ce qui est lu par les bénévoles. Très intéressant. Très rapidement, la conversation dévie vers le monde de la radio. Bref, je reçois des textes que je dois lire avant le mardi 8h30. Ce que j'ai fait...

La même semaine, je reçois l'appel du directeur de la programmation de M 103,5 (CJLM de ses véritables lettres d'appel) à Joliette. Ça faisait plus de 6 mois que j'avais envoyé mon cv... Il veut me rencontrer dans les studios à Repentigny, le mardi suivant. Il me propose de la co-animation à partir de Repentigny. Je dois me rendre à Joliette. Disons ce que la réalisation de ce «démo» fut un peu laborieuse... le technicien n'étant pas prêt à l'heure convenue. J'étais un peu beaucoup déçue de ma performance. Entre temps, je reçois l'appel de Luc Fortin qui me confirme que j'ai l'emploi ! Youpi ! Du côté de Joliette, je n'ai pas eu le job mais on ne m'a pas fermé la porte. J'entretiens le contact !

image

Dernière modification: le 11 novembre 1999.

barre de navigation

À l'ombre du 1000 de la Gauchetière - Au fil de mes visites - La Galaxie des Amis
C.V. - Lucie en ballon - Photos - La Magie du Baladi - Accueil
 

Pour me joindre ou laisser une trace dans mon «cahier des visiteurs»

Hosted by www.Geocities.ws

1