Avant de vous entraîner dans mes pensées, coups de coeur ou montées de lait, j'aimerais partager avec vous la prose de Jean Giono. Il s'adressait à l'un de ses amis qui d'un sac mangeait toujours la pomme qui commençait à pourrir. Il se remémorait son père qui, malgré la pauvreté, disait qu'il fallait jeter la pomme pourrie et manger les autres. Il écrivait:
«Nous avons toujours commencé par manger les meilleures pommes en tout. Nous sommes restés pauvres, mais notre vie n'a jamais été triste, et nous n'avons jamais eu besoin de personne pour faire notre bonheur.»
Cela porte à réfléchir...
Vizir
En ces plaines dorées
Surgit un vizir complètement vêtu de rouge et mauve
Au regard de braise qui envoûte les gentes dames...
Il descend de son chameau
Il inspecte les environs
Il scrute lhorizon
Il jauge le ciel
À la recherche dun signe !
Explorateur devant léternel
Il découvre les merveilles de ce monde
Grimoires, incantations, formules magiques
Il les récite, les psalmodie jusquà en faire sien
Puis, lénergie qui en résulte est dispersée
Aux confins de lunivers
Aurore sidérale, tropicale
Qui descend dans le désert
Où tout vit et tout meurt...
(1997-09-08)
Il harangue la foule
Mû par le par le plus profond du désespoir
Il agresse par ses paroles
Il attaque par son regard
Et moi, je suis là et je ne fais rien
Je suis passagère dans sa vie
Simple quidam à qui il sollicite
Monnaie et compréhension
Son discours tourne à vide
Il m'émeut visiblement personne
Mais moi, je me sens déchirée
Entre une envie de le croire ou de l'ignorer
Pourquoi vient-on à mendier ?
Il y a autant d'histoires que de pauvres oiseaux blessés
Brisés dans leur élan par des paradis artificiels
Ou une peine d'amour trop forte pour être supportée
Ou une sensibilité trop exacerbée
J'aimerais le croire dans sa détresse
Mais, j'ai été confronté à trop de ces gens-là
Qui crient dans le désert pour mieux arnaquer leur proie.
(1998-08-22)
Le désert
Cela faisait très longtemps quelle rêvait de ce voyage...
Depuis plus de 5 ans, elle imaginait cette expédition dans les moindres
détails. Imaginez: 40 jours et 40 nuits dans le désert du Sahara
en compagnie du soleil et de la lune, à partager sa gamelle avec dautres
personnes, venus comme elle dans lespoir dune découverte,
dun trésor à débusquer.
Le désert la toujours fasciné, intrigué... de longues plaines sans fin, sans âme qui vive, du sable à perte de vue. Le dénuement total, quoi. Et maintenant, elle y est, enfin... après tant de sacrifices. Elle nest pas riche... je dirais même quelle a dû ramasser ses sous un par un pour réunir la somme demandée, en se privant de cinéma, de bonne bouffe au restaurant et de sorties dans les bars.
Cela fait déjà 39 jours quelle et sa «gang» parcourent le désert. La nuit venue, après un repas frugal, elle sapprête à se coucher lorsquelle fut prise par une pensée obsédante. Elle essaie de se raisonner, mais rien a faire... il faut quelle sorte à lextérieur de la tente, même sil fait très froid dehors. Le ciel est un bleu profond, parsemé dune myriades détoiles... Un léger nuage séchappe de ses narines. Les cendres du feu grésillent encore... Elle met un morceau de bois pour activer le tout. Enfin, un peu de chaleur ! Alors quelle sassoie près du brasier, trois formes séchappent des flammes. Apeurée, elle recule immédiatement...
- Voyons, naie
pas peur... Nous sommes des amis, envoyés par les forces de lunivers
pour te raconter une histoire que tu dois absolument connaître.
Le premier esprit ressemble à un vieil indien, au visage buriné par le soleil et le vent. Le deuxième est une vieille dame aux cheveux blancs comme des étoiles, du genre «bonne grand-maman gâteau». Et le troisième na pas vraiment de visage défini... Il a une bouche, un semblant de nez et pas dyeux du tout. Elle ne sait pas si elle doit croire à ces entités, si elle doit leur faire confiance...
- Nous savons que tu as peur... très peur même. Sois sans crainte ! Si jamais tu ne veux plus nous voir, tu nas quà dire «shazam»... et nous nous partirons, dit la vieille dame !
Soulagée,
elle ramène ses jambes en fleur de lotus, lorsque le vieil indien prit
la parole...
- Ma belle, savais-tu que tu as déjà été une ancienne princesse Inca ? Jétais lun tes soldats, entraîné à te protéger. Jétais là lorsque les Espagnols ont envahi notre pays. Ils voulaient prendre tout ton or. Mes hommes et moi, nous les avons combattu jusquà notre dernier souffle. Malheureusement, ils ont tout raflé sur leur passage... et ils tont tuée ! Nous navons pu te défendre... Pour mettre du baume sur ma douleur, je me suis pendu... Depuis ce temps, je tai accompagné dans tes multiples incarnations et je tai aidé à plusieurs reprises... Sache que partout où tu iras, je serai toujours là pour toi.
- Je suis aussi vieille que le sable qui tentoure. Je tai connu lorsque tu as été pasteur au coeur du Far West. Tu combattais le crime et le vice avec le zèle dun Shérif. Ton discours était aussi structuré quun intellectuel français. Mais, tu avais nombre dennemis: le chef des rebelles, la propriétaire du Saloon où les plus belles filles du pays offraient leurs charmes aux cow-boys fatigués, le contremaître de la mine dor... Bref, ils voulaient ta peau. Un soir, un quidam, à lair tout à fait innocent, ta tiré à bout portant... Une balle dans la tête, cela ne pardonne pas. Moi-aussi, je tobserve et taide en cas de besoin. Tu peux compter sur moi, en tout temps... ajoute à son tour la vieille dame aux cheveux dargent.
Une voix métallique émane du dernier esprit...
-Je ne peux pas te voir, jeune fille. Pas avec des yeux dhumains, jentends... Je te sens par tes vibrations... Tu es lumière et noirceur, source de vie et de mort. Je ne tai jamais vu dans tes vies antérieures, parce que je viens tout juste de te rejoindre. Depuis le début de ce voyage dans le désert, je devine tes pensées les plus profondes et les plus superficielles, tes joies et tes peurs, tes désillusions et tes espérances, tes bons coups et tes mauvaises décisions. Mon rôle, cette nuit, est te faire voir lautre côté des choses, aller au-delà de ton corps... au-delà de la matière.
Alors, lesprit
pénètre à lintérieur de la jeune femme...
Elle voit défiler devant elle, une série de couleurs correspondant
à des souvenirs.
Orange comme linstant
où elle sortit du corps de sa mère.
Vert comme le verger de sa grand-mère,
Bleu comme le premier bisou que lui donna son père.
Jaune comme les vacances dété passés au bord de la
mer.
Mauve comme le soufflet que lui donna lévèque à sa
confirmation.
Indigo comme sa première révolte vis à vis la société.
Rouge comme sa première relation sexuelle avec un homme.
Noir comme la rupture que lui a fait subir ce même homme.
Blanc comme la délivrance qui a suivi, après de longs mois de
souffrances...
Après cet exercice, lesprit ressort, vêtu dune longue cape translucide... Il a pris les traits dun très beau jeune homme, au port altier, dégageant une grande sérénité. Il sexprime avec une voix tout à fait humaine.
- Maintenant, je suis devenu réel pour toi. Jai un visage et une nouvelle voix. Je suis le reflet de tout ce que tu as de plus beau en toi. Si jamais, tu devais sombrer dans le désespoir, pense à moi... À ce moment, je taiderai à puiser en toi, cette force qui thabite depuis la nuit des temps, cette force qui fait que tu es un être humain unique, à part entière.
Ses larmes à peine séchées, ses trois amis avaient déjà
disparu...
Elle ne raconta jamais cette histoire à personne, de peur quon
la prenne pour une folle. Pourtant, ce nétait pas un rêve
!
Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1998.
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Chrysalide
Je suis en évolution constante
Une mutation vivante
Une réincarnation perpétuelle
Une petite goutte d'eau
Qui se retrouve dans un océan immense
Individu et collectivité
Humanité
Nous sommes différents et pareils à la fois.
(1998-09-27)
Avant-propos: On dit toujours que plus le temps passe et plus les blessures guérissent. Foutaise ! J'en ai pour preuve le mot de Ivyann (dans le Cahier des Visiteurs), une proche de Gaétan Girouard, qui m'apprend que celui-ci n'a jamais été trouvé pendu. Selon elle, il aurait pris des médicaments pour s'enlever la vie et que l'histoire de la pendaison aurait été inventée par les médias pour se rendre intéressants. Elle voulait rectifier les faits. Voilà !
Je laisse mon texte, tel que rédigé en 1999. Le but de ce texte n'était pas de déterminer les causes de la mort de Gaétan Girouard. J'ai juste voulu dénoncer la manie malsaine de certains médias à faire du «pathos» et du «sensationnalisme» sur le dos des pauvres gens, afin de mousser leurs côtes d'écoute ou leurs ventes. Je suis désolée si j'ai froissé Ivyann et d'autres proches de Gaétan. Ce n'était pas le but de l'opération. [2001-11-08]
Il y a de ces événements qui ne laissent personne indifférent. Je parle ici de la mort de Gaétan Girouard.
Parenthèse pour nos amis étrangers qui ne seraient pas au courant: ce journaliste télé (du réseau TVA) fort réputé, a été retrouvé pendu dans sa maison de Sainte-Foy, près de Québec, le 14 janvier 1999. Fin de la parenthèse.
Imaginez-vous donc que dès le lendemain de cette découverte, un magazine publiait déjà un numéro spécial sur Gaétan.
(Je brûle de vous dire le nom de ce magazine, mais le groupe qui publie ce torchon n'a pas vraiment le sens de l'humour... Le magazine Safarir en sait quelque chose pour avoir fait un pastiche d'un autre magazine de cet éditeur ! Il a été obligé de retirer toutes les copies de son édition de juillet 1998 à cause d'une injonction. Disons que je n'ai pas envie de me faire poursuivre par ces requins.)
Dès que j'ai vu ça, j'avais envie de vomir. Aucun respect pour ceux qui restent, aucune considération pour ceux qui l'aimait et qui ne comprenaient pas son geste ! N'importe quoi pour assouvir notre curiosité malsaine... et de faire un paquet de fric sur le dos du pauvre monde ! Ce fut la même chose avec Diana. Et si chacun d'entre nous évitait d'acheter ces poisons sur papier glacés ? Ça serait déjà un petit pas...
Petit ajout: Ce fut la même chose avec Jean-Louis Millette et ça me fait toujours vomir !!! (1999-11-10)
Désir...
Inexplicable sensation qui naît d'un regard, d'une parole pour nous
saisir en plein corps,
cet immense désert où s'imprime les
secousses du désir...
Pulsion-Plaisir
Passion-Soupir
Extase
Le désir est un tremblement de l'âme et une explosion de l'esprit
en des myriades d'étoiles
qui s'impriment dans ton ciel et qui fait
que plus rien n'est pareil désormais...
(1999-01-21)
Il y a de ces matins où je voudrais pour rien au monde quitter ce havre de paix, tout chaud, tout douillet. C'est l'endroit où je me sens le mieux, même lorsque l'angoisse m'étreint, même s'il n'y a personne.
Mon lit est un immense continent !
J'adore m'étendre à mon aise, me désarticulier, occuper tout l'espace. Parfois, je ne prends qu'un côté du lit, comme si j'attendais quelqu'un...
Certains soirs, je rêve qu'il y a un beau jeune homme, étendu à mes côtés, à la peau de satin et aux cheveux de plume. Je n'aurais qu'à me lover près de lui afin d'humer son parfum, entendre sa respiration, sentir le moindre frémissement de sa peau.
Mais je me réveille, seule, dans cet espace trop grand pour moi...
(1999-01-31)
La réalité ne nous réserve que la réalité.
Le rêve en est exclus...
Sauf si on regarde un film d'amour et qu'on se laisse prendre au jeu.
Tu pourrais croire que cela existe.
Rien de plus faux.
Les histoires d'amour dans la réalité ne se terminent pas toujours
bien !
Il y a le désespoir qui m'étreint.
Cette boule qui étouffe...
Les larmes qui coulent sans crier gare
Qui font que ma vie se déroule sans fantaisie
Sans piquant, sans fard...
Est-ce que je crois encore à cette émotion qui chavire ?
Est-ce que je crois encore à cette fièvre qui enflamme ?
Est-ce que je crois encore à ce mot: amour ?
En ce moment, j'ai plutôt le vague à l'âme...
La Saint-Valentin a été inventé pour torturer les
célibataires.
Je me sens exclue de cette célébration.
Je me sens comme une «outsider».
Marginale parmi tous...
Marginale sans l'être tout à fait...
Marginale par rapport à qui ???
Solitude...
Tu sais te faire aussi tranchante que la lame d'un sabre
Aussi triste qu'un jour de pluie
Mais ma chère solitude, tu es mienne
Tu es là depuis toujours
Je te connais mais je te fuis tout à la fois.
Le silence est un catalyseur
Un révélateur de ma véritable nature.
Parfois, c'est trop fort, je ne supporte pas.
Il faut que je laisse aller
Ne plus subir mais d'accepter
Que je sois vulnérable, que je sois sensible
Que je sois entière, charnelle, passionnée
Que je sois attirée par des hommes inacessibles.
Voilà le noeud...
Un jour, vais-je enfin me faire confiance... ?
(1999-02-13)
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Son visage fraîchement peint
Se creuse de sillons, de lits
Pour torrents de larmes
Cette eau salée lui parcourt la joue
Et descend jusqu'à son cou
Une bouffée d'air frais l'envahit
C'est la rédemption, la délivrance.
(1999-08-17)
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Elle habitait également cet univers.
Une horrible pieuvre l'enserrait, l'étouffait, l'empêchait de vivre.
Elle n'arrivait pas à se défaire de son emprise.
Un jour, au hasard d'une nuit magique, la belle alla vers son destin. Un destin
en forme de coeur.
Une seule phrase et elle fut touchée... Classique, banal, me direz-vous.
Ce n'est jamais banal d'être touchée par la magie des mots.
Pendant des jours, elle se demandait ce qui se passait. Monsieur Destin lui courait après. De conversation en conversation, de phrase en phrase, elle accepta de lui faire face, d'aller au-delà de ses peurs, de combattre enfin la pieuvre.
Sa planète qui était si vide, si déserte, fut remplie de sa présence. Voyant cela, la pieuvre se débattait, voulait happer le peu d'oxygène qu'elle respirait. L'animal ne voulait pas être délogé. Il voulait rester au sommet de ses pensées.
En donnant une chance au destin, elle avait trouvé le moyen de se débarrasser de cette bête trop envahissante. Mais, elle n'y croyait pas. Elle pensait avoir affaire à un autre mollusque. Et pourtant...
De preuves en preuves, mademoiselle Solitaire s'aperçut de son aveuglement. Il n'était pas comme elle le pensait. Au contraire. Alors, elle laissa ouvrir son coeur et le laissa parler. La pieuvre étouffa sous la chaleur de cet amour inespéré..
(1999-09-15)
Note: Pour mieux apprécier ce texte, je vous conseille d'écouter les pièces «Planète Solitude» avant et «Les Vieux Entrepôts» après ce texte, tiré de «Tricycle» de Daniel Bélanger.
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Testament d'une étoile
(dédié à Jean-Louis Millette)
Quand je mourrai, je laisserai en héritage une traînée
d'argent, une longue queue scintillante, pour que je puisse être la source
d'un voeu.
Je laisserai une franche lumière dans la nuit pour que vous puissiez
suivre votre voie.
Et lorsque je serai éteinte, il restera le souvenir d'une humble étoile,
destinée à embellir votre vie.
(1999-10-06)
Note: Ce texte a capté l'attention de Guy Simard, un magicien de la lumière. Il l'a habillé de bleu et l'a révélé au public lors de la première édition du Festival Montréal en Lumière, en février 2000. À ma grande surprise, c'est son installation qui a remporté le prix du public. À voir en format QucikTimeVR (408k) ou lire le communiqué officiel, en format PDF.
Malgré les apparences
Malgré ce que vous voyez
Il se cache en moi une petite fille
J'ai le corps d'une femme
La voix adulte et grave
Et pourtant, je suis qu'une enfant
Qui a peur trop souvent.
Un rien me touche
Un regard
Un geste
Une remarque
Et je deviens en état d'urgence
Une zone dévastée
Par une imagination trop débridée
Tout ce que j'ai de besoin
C'est d'étre aimée, cajolée, consolée
Me sentir bien avec moi-même et les autres
Être en harmonie avec
l'univers
Mais trop souvent je doute et je me mets des chaînes aux pieds
Croire en mes moyens
Ne pas se sentir menacée par tout ou rien
Avoir une flamme qui brûle en moi
Mais ça, je l'ai déjà
Il suffit juste de remuer les braises
Oui, je suis une femme-enfant
Qui n'a jamais connu d'enfance
Parce que j'ai toujours cru
Que j'étais une adulte
(1999-10-07)
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Les cannibales
Incapbles de faire de la place à qui que ce soit
Les cannibales sont partout
Ils longent les rues
Ils apparaissent à tout moment
Et ils font mal
Ils veulent tout et tout de suite
La compassion, connait pas
C'est tellement facile d'être cannibale
Il y en a partout autour de vous
(1999-10-24)
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Danse macabre
Pas de deux cadencé
En une ronde effrénée
Où les pas tracent une ligne de feu
Autour des fauves
Flammes de l'esprit qui n'ont pour seul but:
Jouir et mourir
Le regard oblique
L'humeur délétère
Ils virevoltent vers le néant !
(2000-03-15)
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Il est là
Sa présence est obsédante
Son parfum a ce petit quelque chose de décadent
Qui fait que l'on est attiré, inévitablement
La seule issue: fuir
Mais où
Vers une issue prévisible
Mourir dans ses bras...
(2000-03-15)
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Grisée par le courant
Je flotte vers l'infini
Cet indéfinissable lieu
De tous les délices
Le vent tournoie autour de mon corps
Tel un drap de soie, étoffe légère
Qui glisse sur l'air
J'atterris au pied d'un chêne
Où une dame me prend
Et me met autour de son cou.
(2000-05-03)
![]()
Faut-il être superficiel pour avoir l'air artificiel ?
Quelle question !
Mais si tu es simple
C'est certain que tu auras l'air simple
Même chose avec les superficiels
Rires faux, baisers fourbes
Poignées de main hypocrites
La superficialité se contente de pas grand chose pour exister
Un cerveau en forme de petit pois !
(2000-08-30 sur le plateau de tournage de «Love Songs»)
![]()
D'une simple graine
Jaillit la vie
Fière et belle
Innocente et sincère
Pour grandir, il suffit de peu de choses:
- un peu d'eau
- du soleil
- et beaucoup d'attention
C'est surtout ça qui est important
L'ATTENTION
De là découle l'amour
Forme d'énergie la plus primaire
Mais la plus essentielle !
(2000-09-06)
![]()
Le sable m'entoure, comme s'il m'engloutissait perdue dans l'immensité de ce lieu vide et vivant à la fois.
Je suis ici parce que j'ai besoin de repos et de réflexion.
Le désert me semble être l'endroit idéal pour penser, se
laisser aller, vivre mon seul rythme, ma seule pulsion
mon coeur, ce coeur
tant blessé et tant rempli d'amour.
Depuis quelque temps, je me sens ballottée de tout bord tout côté.
Prise dans une vague immense qui ne laisse que désespoir et peine sur
son passage.
Dans le fond, je suis dans cette vague depuis toujours. Parfois elle était
à ras du sol et à d'autres moments, elle se trouvait à
une hauteur vertigineuse. Tellement vertigineuse, que j'avais peur de tomber,
de me noyer.
Je me suis accrochée à tant de bois mort, de bouts de branches
fragiles. Elles me donnaient l'impression d'être hors de danger. Parfois
les branches semblaient solides comme le roc, immenses comme la terre. Mais
au premier vent mauvais, elles disparaissaient comme les autres.
Illusions
Grandes illusions
Et je me retrouvais, face à moi-même, empêtrée dans
ce magma de doutes, de peurs et de peines. Et la vague grossissait, pour devenir
aussi grande que l'univers.
Il faut que j'aie la force de plonger dans cette vague, au risque de me noyer,
de mourir, afin de renaître à nouveau, sur la plage de mon âme.
J'ai déjà avalé quelques gorgées d'eau. Une tasse
de mer qui m'a presque étouffé. Mais il ne faut pas que je renonce,
que je recule une fois de plus. Aller au-delà de ses peurs, de cette
peur qui empoisonne et tue peu à peu.
Je suis au bout de la planche du pirate
Il faut que je saute !
(2000-09-28)
![]()
Les conditions
On les dit gagnantes
Il y a aussi des conditions contraignantes
Harassantes
Imposantes
Heureusement, il y a les conditions aimantes...
(2000-11-01)
![]()
Devant l'écran cathodique
Je te regarde
Totalement fascinée par ton visage
Rempli de douceur et de force
Mais tu es qu'une image
Reflet pâle de ce que tu es en réalité
(2001-02-01)
![]()
Singulière image
Intense et mystérieuse
Nul ne peut vous ignorer
Écran brillant
Doublement intriguant
Étoile filante
Unique et précieuse
Qui êtes-vous ?
Simple humain ou vedette
En tout cas
Vous êtes fascinant
Élu de mon coeur
Levant au chant de la lune...
(2001-04-11)
![]()
Il a été brisé, émietté, broyé,
pulvérisé, réduit en cendres.
Il a été piétiné, écrasé, meurtri,
coincé, tordu, réduit en bouillie pour les chats.
Mais comme le Phénix renaissant de ses cendres,
Mon coeur est redevenu aussi clair que le verre
Aussi beau et grand qu'avant, sauf qu'il sait à quoi s'en tenir,
Entre l'espoir et l'enchantement,
D'une histoire qui s'incruste de plus en plus dans ma chair...
(2001-08-29)
![]()
Vous avez sur moi
Le pouvoir d'un parfum capiteux
Qui colle à ma peau
Tel un tatouage olfactif
Ancré dans mon coeur
À la seule évocation de votre nom
Je deviens complètement saoule
Grisée par votre regard
Embaumée par votre sourire
Hantée par votre charme...
Que ferais-je pour revoir votre divin visage ?
(2001-10-18)
![]()
Je chanterais mille notes
Je réciterais des tonnes de mots
Je prendrais de multiples chemins
Pour me rendre à ton coeur
Le faire fondre de plaisir, de désir
Le prendre dans mes bras
Pour mieux t'aimer...
(2001-10-18)
![]()
Le temps court, comme le chantait Fiori
Il court à une vitesse folle...
Je veux capter les infimes secondes qui me séparent de toi
Ces secondes contenues dans d'interminables journées
Où tu accompagnes mes pensées.
Le temps est-il de mon côté ?
Va-t-il me permettre d'atteindre ton coeur
Qui fut fortement secoué, dernièrement ?
Le temps court.
La vie est trop courte pour attendre...
Plonge avec moi !
(2001-11-08)
Dernière modification: le 8 novembre 2001.