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Contrat de mariage de J. Baptiste et Julienne Boucher
Le 9
janvier 1850
Par devant les
Notaires Publics
En la Province du
Canada, ci-devant appelée
Bas Canada, Soussignés
Furent présens Jean
–Baptiste, enfant
Mineur, demeurant en la
Paroisse de Saint-
Simon stipulant pour lui
avec L’assistance
Et le consentement, de
M. Charles François
Caron, Cultivateur, Et
Lieutenant de milice
Son tuteur - present,
D’autre part ;
Et Demoiselle Julienne
Boucher, demeu-
Rante audit lieu de
Saint-Simon, fille Majeure
De Sieur François
Boucher Cultivateur et
De Dame Marie Plet dite
Argentcours
Stipulant aussi pour
elle même et en
Son nom D’autre part ;
Lesquelles parties ont
arrêté ainsi
Qu’il suit, les clauses
et conditions
Civiles du mariage
projeté entr’elles
Et dont la celebration
se fera dans
Les formes voulues par
la loi aussitôt
Que l’une des parties en
requerra
L’autre.
Article premier
Il aura communauté de
Biens
Entre les futurs Époux
en meubles et
conquets immeubles
suivant
Note, Me. Abréviation de
Messire
La coutume de Paris.
Seront en
Outre, uns et communs
dans tous leurs
Autres Biens, Acquets et
propres presens
Et futurs, - les quels
ils ameublissent par
Ces presentes a l’effet
de les faire tomber
En communauté.
Article 2
Le Sieur François
Thibault, Cultivateur
Dudit lieu de St Simon a
ce present
Promet faire donation,
au futur epoux
D’une torre de la Valeur
de sept louis
Dix schillings courant
–avec une
Vache, six moutons et un
Cochonet,
Pour le recompenser des
bons services
qu’il lui a rendu, et ce
quand il l’exigera
en cas qu’il ne veuille
pas demeurer
avec lui, après son
mariage.
Article 3
La future epouse tant
pour elle
Que pour les enfans qui
naitront du mariage
Au douaire.
Article 4
Le (mot rayé) survivant
des futurs epoux prendra
Par préciput, et avant
partage fait des
Biens de la communauté
la somme de
Six Louis cinq
schillings courant en meubles
De cette communauté
suivant la prisée
Note : Il faut lire « torre »
(sic) et non pas « terre » est à l’époque une terre se vendait
beaucoup plus cher
que la valeur indiquée ici.
Prisée de l’inventaire
qui en sera fait hors part
Et sans crue, ou cette
somme en deniers
Comptant, à son choix
et option, prendra
En Autre ledit survivant
lit garni cofre ou
Buffet, hardes linges de
corps, Bagues Armes
Et joyaux à son usage :
Article 5
La future epouse et les
enfants qui nai-
tront du mariage
pourront, en renonçant
à la communauté lors
quelle Sera dissoute
Reprendre tous ce quelle
Aura apporté en
Mariage, et tout ce qui
lui sera echu
Pendant la communauté.
Tant en Meubles,
Qu’immeubles, par
Succession, Donation
Legs ou autrement ; et
si c’est la future
Epouse qui exerce cette
faculté, elle
Reprendra en Outre son
Preciput ci dessus stipulé, le tout franc et
Quitte, de toutes Dettes
charges et hypo-
thêque de la communauté
en cas quelle
Y eut parlé, S’- fut
obligé, ou y eut été
Condamné, auquels cas
elle et ses enfans
En seront garantis et
indemnisés par
Le futur Epoux et Sur
ses Biens.
C’est ainsi que le tout
à
Été convenu et arrêté
entre les parties
Dont Acte----
Fait
Note : « Hors part »
signifie « fait par une ou des tierces personnes »
Fait et passé audit lieu
de Saint
Simon, demeure de
François Goltier
Dit Larouche, Sous le
numéro
Cinq cent vingt six____
L an de
Janvier à neuf heures
avant midi
Et ont declaré ne savoir
signer de
Ce requis (mot rayé) a
l’exception du
Sieur Charles François
Caron qui a
Signé avec les Notaires
p./_____
+ +
Chs Frs. Caron
P. Fournier
Not. Pub.
Jos Ouellet
Not. Roy.
haut de page
Baptistère de Jean-Baptiste
Thibault ( illégitime)
Le dix mars mil huit cent
trente par moi prêtre et curé de la
Paroisse de L’Islet notre Dame
de bon secours a été baptisé
Jean Baptiste né hier de parents
inconnus. Le parain a été
Prosper Couillard Despré et la
mareine genevieve Régis
Levesque qui n’ont pu signer
P.
Bourget ptre
Note: Il a fallu des
années de recherches pour retrouver le baptistère de Jean-Baptiste.
Il avait été adopté par un
couple de St-Simon, il était donc logique que les recherches
se fassent dans les
paroisses de la région. Pauline Caouette a cherché dans nombre de
paroisses les baptistères au nom
de Jean-Baptiste pour les années 1829/30/31. Aucun ne
permettait de croire qu'il
s'agissait du bon enfant. Soudainement elle pensa de chercher
à L'Islet, endroit d'où venaient
Hilarion et son fils François, lui même né là-bas. Pauline
et un très lointain cousin
de Montréal, Gilles Thibault, un descendant de Jean-Baptiste,
et d'un de ses fils nommé
Cyprien ont découvert presque en même temps ce baptistère
au nom de Jean-Baptiste.
Sa marraine était Geneviève
Régis femme de Étienne Thibault, un cousin germain de
Hilarion, qui avait été parrain
d'enfants dans la famille de Hilarion et même d'un des
enfants de Hilarion. La coutume
voulait que très souvent la mère d'une fille mère,
devienne la marraine de
l'enfant; genre de mère adoptive, l'adoption n'existant pas à
cette époque. La dernière des
filles de cette famille avait 20 ans à la naissance de
l'enfant illégitime. Coïncidence
très rare à cette époque, cette fille ne s'est pas mariée
jeune comme toutes les autres.
Elle a marié un veuf du nom de Fournier alors qu'elle
était âgée de 40 ans. Elle
décéda à l'âge de 41 ans, ce qui veut dire lors de son
accouchement, chose courante
alors et à plus forte raison à cet âge.
Une autre coïncidence qui aurait
pu aider à faire connaître à la famille d'Étienne que
François et sa femme n'avaient
pas d'enfants, et à apprendre à François et Françoise
que son petit cousin avait un
enfant non désiré, qu'on essayait de cacher. Un bâtard
dans la famille était alors une
honte qu'on laisserait en héritage à ses descendants;
était le fait que le curé Pierre
Bourget maintenant curé de L'Islet depuis 1829, avait
été le curé de
Trois-Pistoles durant les derniers huit ans, donc connaissait bien les
la situation des deux familles.
Un jour peut-être, on en
découvrira davantage, mais jusqu'à présent ceci est la
plus grande découverte; la plus
importante, sur ce Jean-Baptiste dont on ne savait rien.
Contrat d'achat de la terre portant les numéros de
lots 326 et 328 au deuxième rang
de St-Simon, par Jean-Baptiste Thibault
en date du 16 juillet 1914.
Contrat no. 42626
Enregistré à neuf heures
avant-midi le seize juillet mil-neuf-cent-quatorze.
Ed. Letendre, Régistrateur.
Devant Hervé Rousseau,
Notaire, pratiquant à Trois-Pistoles, district de Kamouraska, a comparu:
Mme Flora d'Amours, veuve
de Sieur Magloire D'Anjou, en son vivant, marchand de St-Simon,
Comté de
Rimouski, la dite dame comparante demeurant à St-Simon, laquelle a
vendu, avec garantie
de droit et possession immédiate, à Sieur
Jean-Baptiste Thibault, cultivateur, du dit lieu de St-Simon
présent et
comptant savoir: une terre située au deuzième rang de la dite paroisse
de St-Simon, connue
au plan et livre de renvoi officiel du cadastre fait
pour le comté de Rimouski pour la dite paroisse
de St-Simon, sous les
numéros trois-cent-vingt-six et trois-cent-vingt-huit (326-328) avec
toutes
les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. La
venderesse est propriétaire de
ce qui ci-dessus- vendu suivant les
termes d'un acte de vente à réméré passé devant le notaire
L.R. Gauvreau, le
quinze juillet 1902, enregistré au bureau de la seconde division
d'enregistrement
du Comté de Rimouski
sous le numéro 333722.
La dite vente à réméré
ayant de plus été confirmée par un juge de la Cour Supérieur, No. 4749.
Cette vente est faite à
charge par l'acquéreur, de tous les frais municipaux, locaux, scolaires,
et de Seigneurs; pour
l'année courante, la dite dame venderesse s'engageant de payer ce qui
peut être dû dans le passé,
à part les frais de l'année courante, et libre de toute hypothèque.
Faite en outre pour le prix
de seize cent piastres courant; cinq cent piastres comptant,
dont
quittance pour autant; quant à la balance de onze cents piastres; elle
sera payable,
avec intérêts au taux de cinq pour cent par année à
compter du premier mai mil neuf cent quatorze,
en versements-annuels
de cent piastres- aux moins- par année, capital et intérêts,
dans le courant de novembre
de chaque année et ainsi de suite jusqu'au parfait paiement de la dite
somme,
tant en capital qu'en
intérêts.
Fait et passé à
Trois-Pistoles, le quinze juillet mil neuf cent quatorze, sous le numéro
notarié:
deux- mille quatre- cent
trente-cinq.
Et les parties ont signé
avec le notaire,
lecture faite.
Signé:
Vve Magloire D'Anjou
Jean-Baptiste Thibault
J.H. Rousseau, N.P.
Vraie copie certifiée,
J.H. Rousseau N.P.
haut
de page
Copie du contrat de vente
de la terre de Mme Marie Gagnon dit Belles-Isles
à J.B. Thibault en
1927.
L'An mil neuf
cent vingt-sept, le deuxième jour d'août.
Devant Eugène
Boucher, notaire puclic pour la province de Québec,
résidant et
pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska.
A comparu:
Madame Marie Gagnon dit Belles-Isles, de la paroisse de St-Simon,
veuve
de feu Thomas Jean, en son vivant cultivateur de la paroisse de St-Simon.
Laquelle a par
les présentes vendu, avec garanties de tous troubles et évictions
quelconques, franc et quitte, et possession immédiate, à Sieur
Jean-Baptiste Thibault,
aussi cultivateur de la dite paroisse de St-Simon,
à ce présent et acceptant acquéreur,
savoir:
1- Une terre située au
deuxième rang de la dite paroisse de St-Simon, contenant
deux arpents
de front sur vingt-quatre arpents de profondeur, bornée au nord,
au
représentant de Xavier Lainé, au sud, au troisième rang, à l'est, à Vézina Jean
et à l'ouest à Alphonse Bélanger, laquelle terre est
maintenant connue et désignée
aux plan et livre de renvoi officiels du
cadastre pour la paroisse de St-Simon,
comme étant partie moitié ouest
du lot numéro trois cent vingt-un (321-p) avec
les bâtisses dessus
construites, criconstances et dépendances.
2- Une autre terre au même
endroit contenant deux arpents de front sur vingt-quatre
arpents de
profondeur, le tout plus ou moins, tenant à l'est à Pierre Bélanger
et à
l'ouest à Auguste Rioux, maintenant connue et désignée au dit cadastre
officiel pour la paroisse de St-Simon,
comme faisant partie du lot numéro
trois cent dix (310-p),
circonstances et dépendances.
3- Une autre terre située
au même endroit, contenant deux arpents de front sur
vingt arpents de
profondeur, bornée au nord à Jean Thibault, au sud au troisième rang,
à
l'est, à Alphonse Bélanger et à l'ouest à Pierre Bélanger, laquelle
terre est
maintenant connue au cadastre officiel pour la paroisse de St-Simon,
comme faisant
partie du lot numéro trois
cent six (306-p), circonstances et dépendances.
4- Vend de plus tout le
roulant de ferme, animaux, voitures, instruments aratoires,
grain, foin etc. sans
réserve. La dite dame venderesse réserve spécialement ce
qu'il y a actuellement
dans la maison.
Ce que dessus vendu appartient à la dite dame pour l'avoir eu tant comme
commune en biens avec feu
Thomas Jean son défunt mari que comme légataire
universelle de ce dernier
suivant son testament sous la forme dérivée de la
Loi d'Angleterre dûment
vérifié, et enregistré au bureau d'enregistrement du
comté de Rimouski, sous le
numéro 45960.
Cette vente est faite à charge par l'acquéreur qui s'y oblige: des
droits municipaux,
seigneuriaux, et locaux,
le tout à compter de ce jour, quittes pour le passé.
Faite en outre
pour le prix et somme de quatre mille cinq cents piastres courant,
à
compte de laquelle dite somme la venderesse reconnait avoir présentement
reçu
celle de mille piastres, dont quittance en conséquence pour ce
montant. La balance
de trois mille cinq cents piastres restant dûe,
l'acquéreur s'engage à la payer comme suit:
cinq cents piastres, pour et
à l'acquit de la dite dame venderesse à Sieur Théophile Thibault,
commerçant de ST-Simon, suivant les termes et conditions plus loin
mentionnés; cette
somme est dûe à ce dernier, partie par billet dû par
la venderesse, et partie par un
transport qui lui a été consenti par
Napoléon Fournier, devant le notaire J.H. Rousseau
le 12 novembre 1910,
enregistré à Rimouski, sous le numéro 39952. Ensuite,
trois cents
piastres, payables à la venderesse dans le courant de l'hiver prochain
sans
intérêt. Et enfin, deux mille sept cents piastres, payables à la
venderesse en dix-huit
termes égaux, annuels et consécutifs de cent cinquante
piastres chacun, dont le
premier d'iceux écherra au
premier octobre de l'année prochaine (1928), et le là
continuer d'année en
année, à la même date, sans intérêt jusqu'à chaque échéance,
mais avec intérêt après.
Comme M.
Théophile Thibault, sus-nommé, cultivateur et commerçant de
St-Simon, a fourni au dit
Jean-Baptiste Thibault, l'acquéreur, une somme de mille piastres,
ce dernier s'est engagé à
lui débourser la dite somme avec en plus les cinq cents piastres
mentionnées plus haut,
soit quinze cents piastres en tout, à demande, avec intérêt aux
taux de six pour cent par
année, icelui payable annuellement à compter de ce jour.
Et pour
garantie du remboursement de laquelle dite somme, avec intérêt
comme
susdit, le dit Jean-Baptiste Thibault a par les présentes hypothéqué en
faveur
du dit créancier, acceptant, les terres susdésignées et décrites
comme partie des lots
numéros trois cent six, trois cent dix et trois
cent vingt-un du cadastre de St-Simon,
ainsi que les lots numéros trois
cent vingt-six et trois cent vingt-huit du même cadastre
de St-Simon,
avec bâtistes dessus construites, et dépendances.
Et la dite
dame venderesse consent par les mêmes présentes que l'hypothèque
que le
dit Théophile Thibault possède sur les terres sus-vendues ait priorité
sur celle
qu'elle possède elle-même sur les mêmes terres, partie des
lots numéros trois cent six,
trois cent dix et trois cent vingt-un du
cadastre de St-Simon, pour jusqu'à concurrence
de cinq cents piastres de
sa dite créance, la balance de mille piastres passant après
elle sur les dites terres.
Dont acte en
la ville de Trois-Pistoles, les jour et an susdits, sous le numéro
deux mille six cent
vingt-huit.
Requis de
signer, les parties l'ont fait avec nous notaire, lecture faite.
(Signé) Marie
Gagnon dit Belzil
J.B. Thibault
Théophile Thibault
haut
de page
Voici copie de l'acte de
vente des biens de ma grand-mère Alice Bélanger-Thibault à
M. Adélard
Ouellet.
L'An mil neuf cent
trente-huit, le huitième jour de avril.
Devant Eugène
Boucher, notaire public pour la privince de Québec, résidant et
pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska.
A comparu:
Madame Alice Bélanger, de la paroisse de St-Simon, veuve de feu
Jean-Baptiste Thibault, en
son vivant cultivateur du même lieu.
Laquelle a par
les présentes vendu, avec toutes les garanties de droit, franc
et quitte
et possession immédiate, à Sieur Adélard Ouellet, cultivateur de la
paroisse
de St-Mathieu, à ce présent et acceptant acquéreur, savoir:
1- Une terre
située au deuxième rang de la paroisse de St-Simon, maintenant
connue et
désignée aux plan et livre de renvoi officiel du cadastre pour la
paroisse
de St-Simon, sous les
numéros trois cent vingt-six et trois cent vingt-huit,
avec toutes les bâtisses
dessus construites, circonstances et dépendances.
2- Une autre
terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur
vingt-quatre arpents de profondeur, bornée au nord au représentant
d'Xavier Lainé;
au sud, au troisième rang; à l'est à Vésina Jean et à
l'ouest à Alphonse Bélanger,
maintenant connue et désignée aux plan et
livre de renvoi officiels du cadastre de
la paroisse de St-Simon, comme
étant la partie ouest du lot numéro trois cent vingt-un
(321-p), avec
les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances.
3- Une autre
terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur
vingt-quatre arpents de profondeur, le tout plus ou moins, tenant à
l'est à Pierre Bélanger;
à l'ouest à Auguste Rioux, maintenant connue et
désignée au dit cadastre officiel pour
la paroisse de St-Simon,
comme faisant partie du lot numéro trois cent dix (310-p)
circonstances et
dépendances.
4-Une autre
terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur
vingt
arpents de profondeur, bornée au nord à Jean Thibault; au sud, au
troisième,
à l'est à Alphonse Bélanger et à l'ouest à Pierre Bélanger,
laquelle terre est maintenant
connue et désignée au cadastre officiel
pour la paroisse de St-Simon, comme faisant
partie du lot numéro
trois cent six (306-p), circonstances et dépendances.
Les immeubles
sus-vendus appartiennent à la dite dame venderesse, tant par
son droit de
communauté avec le dit Jean-Baptiste Thibault, que comme légataire
universelle de ce dernier,
suivant son testament sous forme anglaise en date du
dix-neuf juillet mil neuf
cent trente-trois, dûment enregistré au bureau d'enregistrement
du comté de
Rimouski, sous le numéro 62576.
Cette vente est faite à
charge par l'acquéreur qui s'y oblige: des droits seigneuriaux,
municipaux et locaux, le
tout à compter de ce jour, quittes pour le passé.
Faite en outre
pour le prix et somme de deux mille six cents piastres courant,
à compte
de laquelle dite somme cinq cents piastres ont été payées par
l'acquéreur,
à l'acquit de la venderesse, soit trois cents piastres à
Dame Vve. Thomas Jean,
et deux cents piastres à
la succession de feu Théophile Thibault, dont quittance
en conséquence pour ce
montant.
La balance de
vingt-un cents piastres restant due, l'acquéreur promet et s'engage
la
payer, pour et à l'acquit de la venderesse, aux exécuteurs-testamentaires de la
succession Vve. Théophile Thibault, M.M.
Adrien Bégin et Jean-Baptiste Thibault,
en vingt-un termes égaux,
annuels et consécutifs de cent piastres chacun, dont le
premier d'iceux
écherra au premier mai de l'année prochaine (1939) , et de là
continuer d'année en
année, à la même date, jusqu'au paiement final. Il est entendu
cependant que l'acquéreur
aura jusqu'au premier novembre de chaque année,
pour acquitter son terme,
sans intérêt. Après le premier novembre l'intérêt sera
de cinq pour cent sur le
terme échu.
Aux présentes
est intervenue: Dame Marie Gagnon dit Belles-Isles, de la dite
paroisse
de St-Simon, veuve de feu Thomas Jean, en son vivant cultivateur de
St-Simon.
Laquelle, pour
et en considération du paiement de la dite somme de trois cents
piastres
qui lui ont été payées sur le prix de la vente ci-dessus, déclare par
les présentes
donner quittance générale et finale de la somme de trois
mille piastres qui lui revenait
sur le prix de la vente de terre qu'elle
avait consentie à M. Jean-Baptiste Thibault,
devant le notaire
soussigné, le 2 août 1927, enregistrée au bureau d'enregistrement
du
comté de Rimouski, sous le numéro 56308, dans le Reg. A. vol. 61, et
consentir
main-levée de toutes inscriptions hypothécaires résultant des
dits enregistrements,
grevant et affectant les lots numéros trois cent vingt-un, trois cent dix et trois cent six
(321, 310 & 306) du cadastre
officiel pour la paroisse de St-Simon, avec bâtisses
et dépendances.
Aux présentes
sont également intervenus: Sieur Adrien Bégin, commerçant
de St-Octave,
et M. Jean-Baptiste Thibault, cultivateur de St-Simon, agissant aux
présentes en leur qualité d'exécuteurs testamentaires de feue Dame Anna
Fournier,
veuve de Théophile Thibault, en vertu de son testament reçu
devant le notaire soussigné
le 4 mars 1931, enregistré au bureau
d'enregistrement de Rimouski, sous le numéro 63069,
la dite dame Vve.
Théophile Thibault étant elle-même aux droits du dit Théophile Thibault,
en vertu du testament de ce dernier reçu devant le notaire J.C.H.
Laflamme, le 9 mars 1904,
enregistré au même bureau
d'enregistrement sous le numéro 59723.
Lesquels, en
considération du paiement et de la délégation de paiement ci-dessus
en
faveur de la succession de Vve. Théophile Thibault, et qu'ils acceptent
suivant sa forme
et teneur, déclarent par les présentes donner quittance
d'une somme de quinze cents piastres
qui était due à Théophile Thibault,
en vertu des termes de l'acte de vente consenti par la
dite Vve. Thomas
Jean à J. Bte. Thibault, devant le notaire soussigné, le 2 août 1927,
enregistrée au bureau d'enregistrement de Rimouski, sous le numéro
56308. Partie de
cette somme était originairement due à M. Thibault en
vertu d'un transport consenti par
Napoléon Fournier, devant J.H.
Rousseau, 12 novembre 1910, enregistré à Rimouski,
sous le numéro 39952,
Les comparants donnent également main-levée de toutes
inscriptions
hypothécaires résultant des enregistrements sus-relatés, grevant et
affectant les lots numéros trois cent six, trois cent dix, trois cent
vingt-six et
trois cent vingt-huit du cadastre de St-Simon, avec
bâtisses et dépendances.
Dont acte en
la ville de Trois-Pistoles, les jours et an susdits, sous
le numéro cinq mille sept
cent trente-six.
Requis de
signer l'acquéreur a déclaré ne le savoir, mais les autres parties
et M.
Eugène Rioux, rentier de Rivière Trois-Pistoles, témoin aux présentes,
l'ont fait avec nous
notaire, lecture faite..
(Signé) Eugène Rioux
" " Alice B.
Thibault
" " Marie G. Jean
" " Adrien Bégin
" " J. Bte.
Thibault
" " Eugène
Boucher N.P.
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de page
Donation de François-Xavier Thibault à
son fils Siméon
L’An mil neuf cent sept,
le deux janvier. Devant Charles D’Anjou, Notaire Public,
pratiquant en
la ville de St-Germain de Rimouski, district de Rimouski.
A comparu:
Monsieur François Thibault
de la paroisse de St-Simon, cultivateur.
Siméon Thibault, son fils
aussi de St-Simon, cultivateur, présent et acceptant savoir:
D’une terre sise et située
au deuxième rang de St-Simon, de trois arpents de front,
sur trente de
profondeur, bornée à l’est à Napoléon Bernier, à l’ouest, à Léon
Bélanger,
étant le lot numéro trois cent vingt-neuf ( no. 329) du
cadastre officiel de la dite paroisse
de St-Simon, avec tous ses
biens et effets mobilier consistant en chevaux, vaches,
moutons, cochons,
instruments d’agriculture et de ferme et qui se trouvent sur la dite
terre ou ailleurs,
excepté l`argent que le donateur a au dépôt à la Banque, qu`il se
réserve.
Cette donation est faite
aux charges, clauses et conditions suivantes:
1: de payer les dettes
présentes du donateur
2: le donateur se réserve
toute la partie ouest de la maison de dix pieds sur la
largeur de la maison du
haut en bas y compris la cave et le grenier, si la maison
venait à être détruite le
donataire sera tenu de loger le donateur et de lui fournir
un logement et de même
grandeur. Les dits appartements chauffés lavés et entretenus
convenablement par le
donataire.
Le donateur aura accès au
poèle au besoin.
Le donateur se réserve
trois compartiments dans l’écurie et de la place pour mettre
son fourrage dans le
fenil.
Le donateur aura en outre
accès dans toutes les parties de la maison et des dépendances
au besoin et dans la
laiterie pour y mettre ses provisions avec l`endroit où le
donataire
gardera ses provisions.
Le donateur se réserve sa
vie durant deux lits garnis, six chaises, une table tels que
les dits
meubles se trouvent actuellement dans les appartements sus-réservés et
le
donataire sera en outre
tenu de lui garnir une table de tous les ustensiles nécessaires
pour recevoir à sa
table six personnes à la fois soit six couteaux, six fourchettes,
six cuillères, six
assiettes, six bols à lait, six assiettes creusées, plat à
patates,
deux plats à viande,
sucrier, théière, le tout entretenu convenablement..
3: Le donataire devra
fournir et livrer au donateur à titre de pension alimentaire:
A) Tous les ans, cinq cent
livres de bonne fleur à pain, cent livres de fleur à pâtisserie,
quinze
minots de patates, un minot de pois, un quartier de bœuf de devant et
d’arrière
alternativement d’une pesanteur d’environ cent livres, un
minot de poisson, vingt-cinq
livres d’anguilles, un lard gras d’environ
deux cent livres, un gallon de sirop, dix livres
de sucre d’érable, cinq
douzaines d’œufs, cinq livres de raisin, deux livres de thé,
deux livres
de soda à pâte, une livre et demie de poivre, vingt-cinq livres de barley,
une livre de poudre
à pâte, un gallon d’huile à graisser, quatre gallons d`huile de charbon,
vingt-cinq livres
d’oignons, dix livres d’herbes salées, vingt livres de saindoux, un sac
de sel et six gros flacons
de gin, dix-huit livres de tabac, quatre boîtes d’allumettes,
une paire de mitaines de
laine et une autre de cuir , trois paires de bas neuves et une
paire à être ressemelées.
B: Tous les quatre ans, un
habit complet des pieds à la tête, le tout ne devant pas
excéder quinze piastres,
un pardessus d’une valeur de huit piastres, le tout au choix
du donateur qui pourra
acheter au prix qu`il voudra en payant la différence.
La dite rente ne courra et
sera payable qu’à compter de l’avis que le donateur en
donnera au donataire et
sera payable de suite pour moitié et la balance au bout de six mois.
4: Le donataire sera tenu
de laver et chauffer le donateur, d’entretenir et raccommoder
son linge et ses habits,
de préparer sa nourriture et de lui servir au besoin, de lui procurer
les secours
religieux et médicaux au besoin, de lui fournir deux places de
banc à
l’ église dans le banc
qu’il occupe actuellement et que le donataire sera tenu de
garder et payer à cet
effet, au décès du donateur de lui faire chanter un service décent
et un autre semblable au
bout de l`an de décès et de faire chanter six grandes messes
et dire six basses messes
aussitôt que possible après son décès.
5: Le donataire sera tenu
de garder avec lui sa sœur Victoria, de la nourrir à sa table,
de la conduire à l’église
et ce jusqu`à ce qu’elle se marie en par elle travaillant suivant
ses forces et capacités.
6: Le donateur se réserve
l’usufruit, sa vie courant, d’un lopin de terre formant partie
de la
terre sus-donnée, mesurant un arpent de front sur environ un arpent et
demi de
profondeur, borné au
nord, au rocher; à l’ est, au donataire: au sud, au chemin,
à l’ ouest à Léon
Bélanger, et le donataire sera tenu de fournir au donateur dix voyages
de fumier chaque année.
Le donataire sera tenu de
cultiver le dit terrain au profit du donateur, de faire la récolte,
l’ engranger, battre
le grain, etc. et ce quand le donateur sera incapable de le cultiver
pour cause de
vieillesse ou de maladie.
7: Le donateur se réserve
l’usage d’un cheval commode sa vie durant, pour son usage
personnel et
pour cultiver le terrain, sus-réservé, avec des voitures convenables,
suivant
les saisons, et le cheval
attelé et dételé par le donataire et ce dernier le conduira quand
il le donateur sera
incapable de le faire.
8:Le donateur se réserve
l’usufruit d’une vache à être choisie tous les ans parmi le
troupeau du
donataire et renouveler au besoin. La vache sera traite par le
donataire,
et le lait apporté à la
maison.
9: Au cas ou le donateur
voudrait aller vivre ailleurs que chez le donataire, il n’aura
pas le
droit d’amener la vache ni, à son profit, il n’aura droit au cheval, que
pour cultiver
son lopin de terre sus-réservé
et le donataire ne sera plus tenu aux soins et à l’entretien
du donateur mais seulement
à payer et livrer la rente et pension alimentaire à la résidence
du donateur.
Le donateur restant
toujours libre de revenir chez le donataire. Au cas où le donataire
viendrait à aliéner la propriété sus-donnée,
sans le consentement du donateur, celui-ci
pourra exiger en outre
de l’exécution des charges et conditions plus haut mentionnées,
le paiement d’une somme de
douze piastres, payable annuellement à l`avance, le premier
janvier de chaque année.
Fait et passé à St-Simon,
sous le numéro cinq-cent trente-et-un, de mes minutes.
Et les parties de ce
requises ont signé avec moi, Notaire, lecture faite.
*************
Quel petit bijou!
Je
sais que Siméon est demeuré sur la terre de son père de 1907 à 1911
environ.
Il avait accepté ce cadeau empoisonné parce que d'était comme
ça que les choses
se passaient dans ce temps-là. Si j'en crois mes
souvenirs lorsque mon père parlait
de sa tante Rose-Delima qui détestait
tellement son beau-père ne pouvait pas vivre
avec lui. C'est
probablement la raison pourquoi le couple et leurs deux enfants
déménagèrent à Montréal rejoindre son frère Jean-Baptiste dans le
quartier de la
paroisse de St-Eusèbe
de Verceil. Il me manque encore les documents de vente à
Charles Rioux, frère de mon grand-père, pour finir de comprendre cette
partie de
la
vie de mon arrière grand-père sur cette terre où j'ai eu la chance
d'aller très souvent
quand
j'étais jeune car mon grand-père Rioux l'avait acheté et cédée à Romuald
son fils.
Cette terre d’ailleurs,
fut revendue à Charles Rioux, frère de grand-père Rioux, ensuite
à son
fils et plus tard à mon grand-père Rioux qui la céda à Romuald, frère de
maman.
Par contre Joseph
m’obstinait que son père avait une terre à St-Mathieu quand ils sont
partis pour Montréal et,
il ne savait pas que son père avait hérité de la terre de son
grand-père.
C’est la preuve, que
les papiers ont meilleure mémoire que les hommes.
************
haut de page
Testament de Jean-Baptiste Thibault
Le 19 juillet 1933, mon
grand-père gravement malade, sentant venir la fin, devenue trop
faible
pour signer son nom fit venir des témoins et rédigea son testament. Un
Monsieur
J.M. D'Anjou écrit ce
testament à la main et son écriture est encore bien lisible.
En voici les détails:
Aujourd'hui ce
dix-neuvième jour de juillet mil neuf cent trente-trois en présence
de
Sieur Vézina Jean et Auguste Rioux, cultivateur, de J.M. D'Anjou
marchand que j'ai
requis de rédiger mon
testament.
Je, Jean-Baptiste Thibault affecté par la maladie, mais sain d'esprit
exprime mes
dernières volontés de la
manière suivante:
Je nomme par les présentes ma femme bien aimée Alice Bélanger légataire
universelle de tous mes
biens Meubles et les immeubles, avec charge de payer mes dettes
légitimes et de me faire
chanter un ou deux services ainsi que des messes suivant ses
moyens et sa
générosité. Ce testament détruit tout autre testament que je pourrais
avoir
fait avant ce jour.
Fait à
St-Simon en ma demeure. Ne pouvant signer moi-même, j'ai fait ma
marque
en présence des témoins et de l'écrivain sus-nommé qui eux ont signé en
privé et ce en presence les uns des autres.
(Signé)
Vézina
Jean
sa
Témoins Bte. X Thibault
Auguste
Rioux marque
J.M. D'Anjou
Note: J. Magloire D'Anjou,
marchand de St-Mathieu
Et comme cela se passe
souvent lorsqu'un testament n'a pas été enregistré au préalable,
l'exécuteur doit le faire homologuer. Cela se fait de différentes
façons, mais
cela retarde aussi les procédures d'exécutions. Alors le 2
septembre 1933, grand-mère
dut se présenter chez un notaire avec sa
requête.
CANADA
PR0VINCE DE QUEBEC
DISTRICT DE RIMOUSKI COUR
SUPERIEURE
No. 415
Dame Alice
Bélanger, épouse de Jean-Baptiste Thibault, cultivateur,
de la paroisse
de St-Simon, district susdit.
Requérante.
Vue la requête
de la requérante demandant la vérification du testament fait suivant
la
forme dérivée de la Loi d' Angleterre de feu Jean-Baptiste Thibault, son
époux,
de St-Simon, en son vivant cultivateur de la dite paroisse, le 19
juillet, 1933:
AYANT pris
connaissance de tout ce qui concerne le dit testament;
ATTENDU qu'il est établi devant nous que le dit testament a été fait aux
dates
et lieu qu'il
comporte, signé de la parque du testateur, en de témoins idoines
lesquels
ont signé en présence de
l'un de l'autre;
ATTENDU que le
testateur est décédé au dit lieu de St-Simon, le deux août,
mil neuf cent
trente-trois;
BUREAU DU
DISTRICT DE. Rimouski, ce 2 septembre, 1933.
ATTENDU que
rien ne tend à démontrer qu'il ait révoqué le dit testament;
EN CONSEQUENCE nous déclarons le dit testament dûment prouvé, confirmé
et vérifié pour
servir et valoir ce que de droit.
haut
de page
Copie du testament de Antoine Bélanger
Le 13 juin 1923, mon arrière-grand-père Antoine Bélanger rédigea son
testament
qui se lit comme suit:
L'An mil neuf
cent vingt-trois, le treizième jour de juin.
Devant Eugène
Boucher, notaire public pour la province de Québec, résidant
et
pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska,
et des
témoins soussignés.
A comparu:
Monsieur Antoine Bélanger, cultivateur de la paroisse de St-Simon.
Lequel, dans la vue de la mort, nous a requis de recevoir son testament
dans
les termes suivants:
1- Je
recommande mon âme à Dieu
2- J'ordonne
que mes dettes soient payées et mes torts si aucun j'ai fait,
réparés
sur mes biens par mon exécutrice-testamentaire ci-après nommée.
3- Je désire que mon corps soit inhumé en terre sainte, qu'un service
convenable
et décent me soit
chanté le jour de mon inhumation et un autre semblable un an après;
qu'il me soit aussi
célébré le plus tôt possible après mon décès, douze grand-messes pour
le repos de mon âme.
4- Je donne et
lègue à mon épouse, Dame Emilia Desjardins, tous les biens
meubles et
immeubles que je délaisserai au jour de mon décès et qui composeront
ma
succession, pour par elle en jouir et disposer alors, en vertu de mon
présent
testament en pleine et entière propriété, laquelle j'institue ma
légataire universelle
et mon exécutrice-testamentaire.
5- Je révoque
tous autres testaments ou codicilles que je puis avoir faits avant
celui-ci, car le présent contient mes dernières volontés. Dont acte en
la ville de
Trois-Pistoles, sous le numéro mille six cent trente-six.
Ainsi fait et
dicté par le dit testateur à nous dits notaire et témoins, et après
lecture à lui faite du présent testament, par nous dit notaire en
présence des dits témoins,
il a dit le bien entendre et comprendre et y
persister en l'étude du notaire soussigné en
la ville de Trois-Pistoles,
les jour et an susdits, en présence de Messieurs Léopold
Bilodeau et
Joseph Bilodeau, tous deux ferblantiers-plombiers de la ville de
Trois-Pistoles, témoins idoines pour ce
spécialement mandés.
Requis de signer, le testateur l'a fait en présence des dits notaire et
témoins
qui ont signé en présence
les uns des autres et du dit testateur après lecture faite.
Signé
Antoine
Bélanger
Léopold
Bilodeau
Joseph
Bilodeau
Eug. Boucher
N.P.
Vraie copie de la minute
demeurée en mon étude.
haut
de page
Le 19 janvier 1939, dame
Emilia Desjardins, Vve d’Antoine Bélanger, surnommée
dans le voisinage,
la bonne-femme Toine comparait devant le notaire Boucher pour
y rédiger
son testament. En premier lieu, elle recommande son âme à Dieu comme
c'était la coutume même si je ne suis pas sûr qu'Il voulait d’elle.
Elle demanda que
son corps soit inhumé et que l'on célèbre le service le
plus tôt possible, qu'on fasse
chanter les éternelles douze grand-messes --comme c'était la coutume--
son gendre à qui elle
n'avait aucune intention de pardonner ou de demander le pardon
avant de trépasser. Elle
ne savait pas quel genre de châtiment cette haine lui vaudrait
dans l'au-delà,
lorsqu'elle flotterait au-dessus des charbons ardents de l'enfer.
Elle faisait la liste bien
détaillée de tous ses biens et immeubles plus une somme
de 500.00$ qu'elle léguait
à sa fille Antoinette à condition expresse que ces dits
biens et immeubles
demeurent à tout jamais Sa propriété exclusive et n'en fasse
jamais le don ni le
partage avec son mari le dénommé Joseph Lafontaine .
Voici la rédaction du
testament de Mme Emilia Desjardins
(Son mari Antoine était
décédé le 8 janvier 1939 à l’âge de 77 ans. Elle a rédigé
ce testament le 19
janvier 1939. Elle est décédée le 27 novembre 1941 à l’âge de 79 ans.)
L'An mil neuf cent
trente-neuf, le dix-neuvième jour de janvier.
Devant Eugène Boucher,
notaire public pour la province de Québec, résidant et
pratiquant en la
ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska, soussigné,
et les témoins soussignés.
A comparu:
Dame Emilia Desjardins, veuve de feu Antoine Bélanger,
en son vivant
cultivateur de la paroisse de St-Simon, domiciliée au même endroit.
Laquelle nous a requis de
recevoir son testament dans les termes suivants:
1- Je
recommande mon âme à Dieu;
2- Je désire que mon corps soit inhumé en terre sainte, qu'un service
d'une
valeur d'environ cent
piastres me soit chanté le jour de mon inhumation et un autre
semblable un an après;
qu'il me soit aussi célébré le plus tôt possible après mon décès,
douze grand-messes pour le
repos de mon âme.
3- Je donne et lègue à ma fille
Antoinette Bélanger, épouse de Sieur Joseph
Lafontaine, toutes les
terres que je possède en la paroisse de St-Simon, étant les lots
numéros
trois cent trente-un, trois cent trente-deux et partie de trois cent
deux du cadastre
officiel de St-Simon, avec les bâtisses dessus
construites, circonstances et dépendances,
avec en plus tout le roulant
de ferme, animaux, voitures, instruments aratoires, grains,
foin, et
tout le ménage de maison, linge et lingerie de maison, et mes hardes et
linges
de corps. Je lui donne et lègue de plus la somme de cinq cents
piastres en argent.
Ce legs est fait à la condition expresse que tous
les biens sus-légués ne tomberont
pas dans aucune communauté de biens entre ma dite
fille Antoinette et son mari,
mais au contraire resteront sa propriété
exclusive à titre de propres, et ce tant pour
les immeubles que pour les meubles et l'argent,
biens meubles et l'argent.
4- Je donne et lègue à mon fils Pierre Bélanger, une somme de sept cents
piastres sur les quatorze
cents piastres qu'il me doit. Je lui fais ce legs à la condition
que sur les sept cents
piastres qui resteront dues, il paie et remette à sa sœur
Alice Bélanger, la somme
de trois cents piastres, payable à cent piastres par année,
à compter de mon décès, et
qu'il paie les quatre autres cents piastres à ses trois frères,
Alphonse, Jean et Siméon
Bélanger, à cent piastres par année, à commencer un an après
l'échéance du dernier cent
piastres dû à Alice.
5- Je donne et
lègue à mon fils Joseph Bélanger, la somme de trois cents piastres;
à
mon fils Antoine Bélanger, je donne et lègue la somme de cent piastres à
mon fils
Hermel Bélanger, je donne et lègue la somme de mille piastres.
6-Je donne et lègue aux trois enfants de ma fille Antoinette, Paul,
Roland et
Réal Lafontaine, à chacun
la somme de cent piastres, payable, la dite somme, à leur
majorité respective..
7- Le résidu
de tous mes autres biens, meubles et immeubles, que je délaisserai
au
jour de mon décès et qui composeront ma succession, je le donne et lègue
à mes
neuf enfants ci-dessous-nommés, soit Antoinette, Alice, Pierre,
Alphonse, Jean, Siméon,
Joseph, Antoine et Hermel,
par parts égales à chacun lesquels j'institue mes légataires
universels
résiduaires.
8- Je nomme
pour mon exécuteur-testamentaire mon fils Joseph Bélanger,
de St-Simon, lequel
administrera ma succession, verra à mes services, messes et
sépultures, paiera mes
dettes, collectera mes crédits et créances, en donnera tous
reçus ou quittances
valables, paiera les legs particuliers ci-dessus stipulés, et fera le
partage entre mes
légataires universels résiduaires, le tout sans le concours ni le
consentement de qui que ce
soit. Je le dispense de faire inventaire et de donner
caution, prolongeant sa
saisine au delà de l'an et jour, jusqu'à l'entière exécution
de mon présent testament.
9- Je révoque tous autres testaments ou codicilles que je puis avoir
faits
avant celui-ci, car le
présent contient mes dernières volontés.
Dont acte,
sous le numéro six mille vingt-six.
Ainsi fait et
dicté par la dite testatrice à nous dits notaire et témoins, et après
lecture à elle faite du présent testament, par nous dits notaire en
présence des dits
témoins, elle a dit le bien entendre et comprendre et
y persister en l'étude de notaire
soussigné, en la ville de Trois-Pistoles, les jour et an susdits, en présence de messieurs
Wilfrid
Morin, cultivateur de Ste-Françoise, et Pierre-Emile Bérubé, organiste,
de la
ville de Trois-Pistoles, témoins idoines pour ce spécialement
mandés.
Requis de signer, la testatrice a déclaré ne le savoir, en présence des
dits
notaire et témoins,
qui ont signé en présence les uns des autres et de la dite testatrice,
après lecture faite.
(Signé) Wilfrid Morin
" "
P.E. Bérubé
"
" Eug. Boucher N.P.
Vraie copie de la minute
demeurée en mon étude.
Bien que je ne sache pas
combien elle avait d'enfants. Elle avait légué quelques miettes
à ceux qui
demeuraient dans les alentours. Mais elle avait omis de mentionner son
fils
Cyprien; son
préféré, qui pourtant ne s'est jamais plaint de ce préjudice à son
endroit.
Et voilà une
histoire qui nous fera comprendre pourquoi.
Quand la vieille quitta
notre planète pour un monde meilleur où elle craignait devoir
expier ses
péchés, son favoritisme et sa rancoeur, elle demeurait avec sa fille
Antoinette
et son gendre détesté à qui elle avait rien donné et tout
donné quand même, car après tout,
le couple vivait ensemble et éleva
plusieurs enfants. Cette terre du deuxième rang de
St-Simon était située
juste en face du village de St-Mathieu, et, en ligne droite, la distance
était d'environ un mille; distance facile à parcourir à pieds lorsqu'on
y est habitué.
Cyprien habitait au village St-Mathieu
à peu près juste vis-à-vis. C'était dans la maison
appartenant à Félix Rioux
. Il était marié à une des filles de Félix Rioux. Je me souviens
encore d'être allé jouer
avec le fils de Cyprien alors que j'avais environ trois ans,
c'était avant que nous
soyons déménagés au quatrième rang, sur la terre.
Maman dit que Cyprien ne
s'était pas présenté à la lecture du testament prétextant
qu'il était
parti à la raquette--c'était l'hiver-- et qu'il s'était écarté, (égaré).
Ce qui
était impossible alors qu'il utilise ce sentier depuis sa
naissance. Il savait également
comme me le signifiait maman que son
héritage ne figurait pas sur le testament. Sachant
que lorsque les
autres réaliseraient que le préféré de leur mère n'était pas sur son
testament,
ils soupçonneraient qu'il y avait anguille sous roche, et
plutôt que de braver les regards
et commentaires des héritiers, il
décida de briller pas son absence. Il garda le secret
bien à lui et
personne ne sut jamais de quelle façon sa mère l'avait favorisé. La
rumeur
voulait que la bonne femme Toine
conserve son argent sous son matelas et que Cyprien
l'aurait soudoyé à son
insu ou encore qu'elle lui ait remis de bonne grâce l'argent de sa
cache car il était l'un
des seuls à aller visiter sa mère lorsqu'elle devint faible et malade.
Thérèse, qui se souvient
et, cela se comprend, --il s’agissait de sa mère qui se faisait
rouler dans cette
affaire--- , on est en 1939 et grand-mère est sur la paille--, me
raconte-t-on,
Cyprien s’était fait donner des sommes d’argent de sa mère. Et
Jean,
son frère, avait réussi à
retirer l’argent du compte de sa mère à la banque, juste avant
que la nouvelle de la mort
soit connue. Il avait imité le X de sa mère. A tout événement,
même si cela parait
invraisemblable dans une petite paroisse où tout le monde se
connaît si bien, elle
s’était effectivement fait voler l’argent de son compte de banque.
Il a sûrement fallu la
complicité du gérant pour y parvenir. Quoi qu`il en soit,
son exécuteur
testamentaire Joseph, homme honnête et sans reproches, a été obligé
de payer de ses
propres deniers les héritages de ses frères et soeurs. Cette histoire
a divisé la famille durant
plusieurs années et, même leurs descendants en gardent
des rancunes.
Ma grand-mère Alice ne
recevait aucun héritage directement. Elle devait se contenter
de trois
cent piastres qui lui seraient versées par son frère qui
crevait de faim sur sa
petite terre rocheuse qu'il avait achetée avec
l'aide de l'argent emprunté de sa mère
et qu’il devait rembourser à ses
frères et sœurs en leur versant de très gros montants
chaque année,
considérant qu'ils étaient encore en pleine crise économique. C'est
dans ce contexte que Alphonse délaissa sa terre et alla s'installer sur
un lot à
St-François-Xavier des Hauteurs dans les montagnes de l'arrière
pays dans les
concessions du haut du comté de Rimouski. Mon père n’a,
à ma connaissance,
jamais mentionné que sa mère ait ou n’ait pas reçu
quoi que ce soit de cet héritage,
pas plus d'ailleurs que les cents
piastres qui lui étaient dues à chaque année. Mais
Thérèse me confirme
que en effet, Joseph n’à pas manqué à ses obligations même
si l’argent
avait été volé. Elle n'a jamais pu compter sur cet héritage pour essayer
de
conserver sa terre, la somme étant d’ailleurs trop insignifiante.
D’ailleurs sa mère
mourut après qu’elle eut tout perdu. Par conséquent,
elle dû donc céder tous ses biens
à la succession de Théophile Thibault
qui s'en est emparée pour une dette de 1500.00$.
Ils (la succession de
Théophile Thibault) a fait perdre 3500.00$ à Vve Thomas Jean
et/ou à sa succession et,
ont liquidé le tout à leur profit. Ils ont mis ma grand-mère à
la rue sans aucun
revenu, avec encore quatre enfants à la maison.
haut de page
Acte de mariage de Donat Thibault et Yvette Rioux le 04 janvier 1937
Le 04 janvier mil neuf
cent trente sept, vue la dispense de bans de mariage
accordée par le Rev.
M. A. Richard V.J. curé de St-Éloi, en date du
présent mois, vu aussi la
publication du troisième ban de mariage faite
au prône de notre messe
paroissiale entre Donat Thibault, cultivateur,
domicilié en cette
paroisse, fils majeur de feu Jean-Baptiste Thibault et
de Alice
Bélanger de cette paroisse d’autre part, et Yvette Rioux, domiciliée
en
cette paroisse, fille mineure de Philippe Rioux, cultivateur et de
Domithilde Roussel de cette
paroisse d,autre part; ne s’étant découvert
aucun empêchement à ce
mariage auprès des parents de l’épouse mineure,
nous, curé, soussigné,
avons acquis et reçu leur mutuel consentement de
leur mariage, pour lequel,
il n’y a pas eu de contrat civil, et leur avons
donné la bénédiction
nuptiale en présence de Philippe Rioux, père de
l’épouse et Antoine
Bélanger grand-père de l’époux lesquels ont signé
avec nous ainsi que les
époux. Lecture
Yvette Rioux
Donat Thibault
Philippe Rioux
Antoine Bélanger
J.R.Charest, Ptre.
p.s. J’ai la copie
originale des signatures. Fernand
haut
de page
Acte de naissance
de Donat Thibault
( Il fut baptisé dans la
paroisse de St-Eusèbe-de-Verceil à Montréal)
Le vingt-trois octobre mil neuf
cent douze, nous prêtre, soussigné, avons baptisé
Joseph Donat Ernest ,
né hier fils légitime de Jean-Baptiste Thibault, artisan, et de
Alice
Bélanger de cette paroisse. Le parrain a été Siméon Thibault, artisan de
cette
paroisse, la marraine Rose Delima Dubé,
son épouse lesquels ainsi que le père ont
signé : Lecture faite.
Rose Delima Dubé
Siméon Thibault
Jean-Baptiste Thibault
P. Roy, Ptre.
haut
de page
Acte de naissance de
Fernand Thibault
Le vingt-deux janvier mil neuf
cent trente huit, nous prêtres soussigné, curé de cette
paroisse, avons
baptisé Joseph Fernand, né la veille, fils légitime de Donat Thibault,
journalier, et de Yvette Rioux de cette paroisse. Parrain Philippe
Rioux, marraine
Domithilde Roussel, épouse du
parrain, grands parents de l’enfant, qui ont signé avec
nous ainsi que le père.
Lecture faite.
Philippe Rioux,
Domithilde Roussel
Donat Thibault Charles
Pelletier, Ptre, curé.
Paroisse de St-Mathieu, de
Rimouski
haut de page
Acte de naissance de Rose
Yvette Rioux
( Maman est née à St-Mathieu
dans le troisième rang en haut de la colline en allant
vers Trois-Pistoles)
Le trente et un octobre mil neuf
cent dix sept, nous curé soussigné avons baptisé
Marie Rose Yvette, née
l’avant-veille, fille légitime de Philippe Rioux, cultivateur
et de Domithilde Roussel de cette paroisse. Parrain, Elzéar Lévesque, marraine
Geneviève St-Pierre épouse
du parrain lesquels ont signé avec nous. Le père absent.
Lecture faite :
Elzéar Levesque
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