Généalogie des Thibault

mercredi 06 septembre 2006

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D'autres liens importants:

Voici les liens vers les documents suivant:

Contrat de mariage de Jean-Baptiste Thibault et Julienne Boucher

Baptistère de Jean-Baptiste Thibault (illégitime)

Contrat d'achat de la terre de Jean-Baptiste Thibault en 1914 à St-Simon

Contrat de vente de la terre de Mme. Thomas Gagnon dit Belles-Isles à Jean-Baptiste Thibault

Copie de la vente et sécession des bien de Veuve Alice Bélanger à Adélard Ouellet

Donation de François-Xavier Thibault à son fils Siméon

Testament de Jean-Baptiste Thibault (notre grand-père)

Testament de Antoine Bélanger

Testament de Dame Émilia Roy dit Desjardins

Acte de mariage de Donat Thibault et Yvette Rioux

Acte de naissance de Donat Thibault

Acte de naissance de Yvette Rioux

Acte de naissance de Fernand Thibault

 
 


 

  Contrat de mariage de J. Baptiste et Julienne Boucher

Le 9  janvier 1850

Par devant les  Notaires  Publics

En la Province du Canada, ci-devant appelée

Bas Canada, Soussignés

 

Furent présens Jean –Baptiste, enfant

Mineur, demeurant en la Paroisse de Saint-

Simon stipulant pour lui avec L’assistance

Et le consentement, de M. Charles François

Caron, Cultivateur, Et Lieutenant de milice

Son tuteur  -  present, D’autre part ;

 Et Demoiselle Julienne Boucher, demeu-

Rante audit lieu de Saint-Simon, fille Majeure

De Sieur François Boucher Cultivateur et

De Dame Marie Plet dite Argentcours

Stipulant aussi pour elle même et en

Son nom D’autre part ;

 Lesquelles parties ont arrêté ainsi

Qu’il suit, les clauses et conditions

Civiles du mariage projeté entr’elles

Et dont la celebration se fera dans

Les formes voulues par la loi aussitôt

Que l’une des parties en requerra

L’autre.             Article premier

 

Il  aura communauté de Biens

Entre les futurs Époux en meubles et

 conquets immeubles suivant

 Note, Me. Abréviation de Messire

 

La coutume de Paris. Seront en

Outre, uns et communs dans tous leurs

Autres Biens, Acquets et propres presens

Et futurs,  -  les quels ils ameublissent par

Ces presentes a l’effet de les faire tomber

En communauté.

 

                      Article 2

Le Sieur François Thibault, Cultivateur

Dudit lieu de St Simon a ce present

Promet faire donation, au futur epoux

D’une torre de la Valeur de sept louis

Dix schillings courant –avec une

Vache, six moutons et un Cochonet,

Pour le recompenser des bons services

qu’il lui a rendu, et ce quand il l’exigera

en cas qu’il ne veuille pas demeurer

avec lui, après son mariage.

 

            Article 3

 

La future epouse tant pour elle

Que pour les enfans qui naitront du mariage

Au douaire.

 

            Article 4

 

Le (mot rayé) survivant des futurs epoux prendra

Par préciput, et avant partage fait des

Biens de la communauté la somme de

Six Louis cinq schillings courant en meubles

De cette communauté suivant la prisée

 

Note : Il faut lire « torre » (sic) et non pas « terre » est à l’époque une terre se vendait

 beaucoup plus cher que la valeur indiquée ici.

 

 Prisée de l’inventaire qui en sera fait hors part

Et sans crue, ou cette somme en deniers

Comptant,  à son choix et option,  prendra

En Autre ledit survivant lit garni cofre ou

Buffet, hardes linges de corps, Bagues Armes

Et joyaux à son usage :

 

            Article 5

 

La future epouse et les enfants qui nai-

tront du mariage pourront, en renonçant

à la communauté lors quelle Sera dissoute

Reprendre tous ce quelle Aura apporté en

Mariage, et tout ce qui lui sera echu

Pendant la communauté. Tant en Meubles,

Qu’immeubles, par Succession, Donation

Legs ou autrement ; et si  c’est la future

Epouse qui exerce cette faculté, elle

Reprendra en Outre son Preciput ci dessus stipulé, le tout franc  et

Quitte, de toutes Dettes charges et hypo-

thêque de la communauté en cas quelle

Y eut parlé, S’- fut obligé, ou y eut été

Condamné, auquels cas elle et ses enfans

En seront garantis et indemnisés par

Le futur Epoux et Sur ses Biens.

 

C’est ainsi que le tout à

Été convenu et arrêté entre les parties 

 

                        Dont Acte----

                                               Fait

 

Note : «  Hors part » signifie « fait par une ou des tierces personnes » 

 

Fait et passé audit lieu de Saint

Simon, demeure de François Goltier

Dit Larouche, Sous le numéro

Cinq cent vingt six____ L an de

Janvier  à neuf heures avant midi

Et ont declaré ne savoir signer de

Ce requis (mot rayé) a l’exception du

Sieur Charles François Caron qui a

Signé avec les Notaires p./_____

 

                                   + +   

                                   Chs Frs. Caron

 

            P. Fournier

            Not. Pub.

                                   Jos Ouellet

                                   Not. Roy.

 


haut de page


  

Baptistère de Jean-Baptiste Thibault ( illégitime)

 

Le dix mars  mil huit cent trente par moi prêtre et curé de la

Paroisse de L’Islet notre Dame de bon secours a été baptisé

Jean Baptiste né hier de parents inconnus. Le parain a été

Prosper Couillard Despré et la mareine genevieve Régis

Levesque qui n’ont pu signer

P.     Bourget ptre

 

 Note: Il a fallu des années de recherches pour retrouver le baptistère de Jean-Baptiste.

Il avait été adopté par un couple de St-Simon, il était donc logique que les recherches

se fassent dans  les paroisses de la région. Pauline Caouette a cherché dans nombre de

paroisses les baptistères au nom de Jean-Baptiste pour les années 1829/30/31. Aucun ne

permettait de croire qu'il s'agissait du bon enfant. Soudainement elle pensa de chercher

à L'Islet, endroit d'où venaient Hilarion et son fils François, lui même né là-bas. Pauline

 et un très lointain cousin de Montréal, Gilles Thibault, un descendant de Jean-Baptiste,

et d'un de ses fils nommé Cyprien ont découvert presque en même temps ce baptistère

au nom de Jean-Baptiste.

Sa marraine était Geneviève Régis femme de Étienne Thibault, un cousin germain de

Hilarion, qui avait été parrain d'enfants dans la famille de Hilarion et même d'un des

enfants de Hilarion. La coutume voulait que très souvent la mère d'une fille mère,

devienne la  marraine de l'enfant; genre de mère adoptive, l'adoption n'existant pas à

cette époque. La dernière des filles de cette famille avait 20 ans à la naissance de

l'enfant illégitime. Coïncidence très rare à cette époque, cette fille ne s'est pas mariée

jeune comme toutes les autres. Elle a marié un veuf du nom de Fournier alors qu'elle

était âgée de 40 ans. Elle décéda à l'âge de 41 ans, ce qui veut dire lors de son

accouchement, chose courante alors et à plus forte raison à cet âge.

Une autre coïncidence qui aurait pu aider à faire connaître à la famille d'Étienne que

François et sa femme n'avaient pas d'enfants, et à apprendre  à François et Françoise

que son petit cousin avait un enfant non désiré, qu'on essayait de cacher. Un bâtard

dans la famille était alors une honte qu'on laisserait en héritage à ses descendants;

était le fait que le curé Pierre Bourget maintenant curé de L'Islet depuis 1829, avait

 été le curé de Trois-Pistoles durant les derniers huit ans, donc connaissait bien les

la situation des deux familles.

Un jour peut-être, on en découvrira davantage, mais jusqu'à présent ceci est la

plus grande découverte; la plus importante, sur ce Jean-Baptiste dont on ne savait rien.

Contrat d'achat de la terre portant les numéros de lots 326 et 328 au deuxième rang

de St-Simon, par Jean-Baptiste Thibault en date du 16 juillet 1914.

 

 

Contrat no. 42626

 

 

Enregistré à neuf heures avant-midi le seize juillet mil-neuf-cent-quatorze.

 

Ed. Letendre, Régistrateur.

 

Devant Hervé Rousseau, Notaire, pratiquant à Trois-Pistoles, district de Kamouraska, a comparu:

 

Mme Flora d'Amours, veuve de Sieur Magloire D'Anjou, en son vivant, marchand de St-Simon,

Comté de Rimouski, la dite dame comparante demeurant à St-Simon,  laquelle a vendu, avec garantie

de droit et possession immédiate, à Sieur Jean-Baptiste Thibault, cultivateur, du dit lieu de St-Simon

présent et comptant savoir: une terre située au deuzième rang de la dite paroisse de St-Simon, connue

 au plan et livre de renvoi officiel du cadastre fait pour le comté de Rimouski pour la dite paroisse

de St-Simon, sous les numéros trois-cent-vingt-six et trois-cent-vingt-huit (326-328) avec toutes

 les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. La venderesse est propriétaire de

ce qui ci-dessus- vendu suivant les termes d'un acte de vente à réméré passé devant le notaire

 L.R. Gauvreau, le quinze juillet 1902, enregistré au bureau de la seconde division d'enregistrement

 du Comté de Rimouski sous le numéro 333722.

 

La dite vente à réméré ayant de plus été confirmée par un juge de la Cour Supérieur, No. 4749.

Cette vente est faite à charge par l'acquéreur, de tous les frais municipaux, locaux, scolaires,

et de Seigneurs; pour l'année courante, la dite dame venderesse s'engageant de payer ce qui

peut être dû dans le passé, à part les frais de l'année courante, et libre de toute hypothèque.

 

Faite en outre pour le prix de seize cent piastres courant; cinq cent piastres comptant,

dont quittance pour autant; quant à la balance de onze cents piastres; elle sera payable,

avec intérêts au taux de cinq pour cent par année à compter du premier mai mil neuf cent quatorze,

 en versements-annuels de cent piastres- aux moins- par année, capital et intérêts,

dans le courant de novembre de chaque année et ainsi de suite jusqu'au parfait paiement de la dite somme,

tant en capital qu'en intérêts.

 

Fait et passé à Trois-Pistoles, le quinze juillet mil neuf cent quatorze, sous le numéro notarié:

deux- mille quatre- cent trente-cinq.

 

Et les parties ont signé avec le notaire,

lecture faite.

 

Signé:

Vve Magloire D'Anjou

Jean-Baptiste Thibault

J.H. Rousseau, N.P.

 

Vraie copie certifiée,

J.H. Rousseau N.P.

 

 haut de page

Copie du contrat de vente de la terre de Mme Marie Gagnon dit Belles-Isles

à J.B. Thibault en 1927.

 

            L'An mil neuf cent vingt-sept, le deuxième jour d'août.

 

            Devant Eugène Boucher, notaire puclic pour la province de Québec,

résidant et pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska.

 

            A comparu: Madame Marie Gagnon dit Belles-Isles, de la paroisse de St-Simon,

veuve de feu Thomas Jean, en son vivant cultivateur de la paroisse de St-Simon.

 

            Laquelle a par les présentes vendu, avec garanties de tous troubles et évictions

quelconques, franc et quitte, et possession immédiate, à Sieur Jean-Baptiste Thibault,

aussi cultivateur de la dite paroisse de St-Simon, à ce présent et acceptant acquéreur,

savoir:

 1- Une terre située au deuxième rang de la dite paroisse de St-Simon, contenant 

 deux arpents de front sur vingt-quatre arpents de profondeur, bornée au nord,

au représentant de Xavier Lainé, au sud, au troisième rang, à l'est, à Vézina Jean

et à l'ouest à Alphonse Bélanger, laquelle terre est maintenant connue et désignée

aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre pour la paroisse de St-Simon,

comme étant partie moitié ouest du lot numéro trois cent vingt-un (321-p) avec

 les bâtisses dessus construites, criconstances et dépendances.

 

2- Une autre terre au même endroit contenant deux arpents de front sur vingt-quatre

 arpents de profondeur, le tout plus ou moins, tenant à l'est à Pierre Bélanger

et à l'ouest à Auguste Rioux,  maintenant connue et désignée au dit cadastre

officiel pour la paroisse de St-Simon, comme faisant partie du lot numéro

trois cent dix (310-p), circonstances et dépendances.

 

3- Une autre terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur 

vingt arpents de profondeur, bornée au nord à Jean Thibault, au sud au troisième rang,

à l'est, à Alphonse Bélanger et à l'ouest  à Pierre Bélanger, laquelle terre est

maintenant connue au cadastre officiel pour la paroisse de St-Simon, comme faisant

partie du lot numéro trois cent six (306-p), circonstances et dépendances.

 

4- Vend de plus tout le roulant de ferme, animaux, voitures, instruments aratoires,

grain, foin etc. sans réserve. La dite dame venderesse réserve spécialement ce

qu'il y a actuellement dans la maison.

 

            Ce que dessus vendu appartient à la dite dame pour l'avoir eu tant comme

commune en biens avec feu Thomas Jean son défunt mari que comme légataire

universelle de ce dernier suivant son testament sous la forme dérivée de la

Loi d'Angleterre dûment vérifié, et enregistré au bureau d'enregistrement du

comté de Rimouski, sous le numéro 45960.

 

            Cette vente est faite à charge par l'acquéreur qui s'y oblige: des droits municipaux,

seigneuriaux, et locaux, le tout à compter de ce jour, quittes pour le passé.

 

            Faite en outre pour le prix et somme de quatre mille cinq cents piastres courant,

à compte de laquelle dite somme la venderesse reconnait avoir présentement reçu

celle de mille piastres, dont quittance en conséquence pour ce montant. La balance

de trois mille cinq cents piastres restant dûe, l'acquéreur s'engage à la payer comme suit:

cinq cents piastres, pour et à l'acquit de la dite dame venderesse à Sieur Théophile Thibault,

commerçant de ST-Simon, suivant les termes et conditions plus loin mentionnés; cette

somme est dûe à ce dernier, partie par billet dû par la venderesse, et partie par un

transport qui lui a été consenti par Napoléon Fournier, devant le notaire J.H. Rousseau

 le 12 novembre 1910, enregistré à Rimouski, sous le numéro 39952. Ensuite,

trois cents piastres, payables à la venderesse dans le courant de l'hiver prochain sans

intérêt. Et enfin, deux mille sept cents piastres, payables à la venderesse en dix-huit

termes égaux, annuels et consécutifs de cent cinquante piastres chacun, dont le

premier d'iceux écherra au premier octobre de l'année prochaine (1928), et le là

continuer d'année en année, à la même date, sans intérêt jusqu'à chaque échéance,

mais avec intérêt après.

 

            Comme   M. Théophile Thibault, sus-nommé, cultivateur et commerçant de

 St-Simon, a fourni au dit Jean-Baptiste Thibault, l'acquéreur, une somme de mille piastres,

ce dernier s'est engagé à lui débourser la dite somme avec en plus les cinq cents piastres

mentionnées plus haut, soit quinze cents piastres en tout, à demande, avec intérêt aux

taux de six pour cent par année, icelui payable annuellement à compter de ce jour.

 

            Et pour  garantie du remboursement de laquelle dite somme, avec intérêt

comme susdit, le dit Jean-Baptiste Thibault a par les présentes hypothéqué en faveur

du dit créancier, acceptant, les terres susdésignées et décrites comme partie des lots

 numéros trois cent six, trois cent dix et trois cent vingt-un du cadastre de St-Simon,

ainsi que les lots numéros trois cent vingt-six et trois cent vingt-huit du même cadastre

de St-Simon, avec bâtistes dessus construites, et dépendances.

 

            Et la dite dame venderesse consent par les mêmes présentes que l'hypothèque

que le dit Théophile Thibault possède sur les terres sus-vendues ait priorité sur celle

 qu'elle possède elle-même sur les mêmes terres, partie des lots numéros trois cent six,

trois cent dix et trois cent vingt-un du cadastre de St-Simon, pour jusqu'à concurrence

de cinq cents piastres de sa dite créance, la balance de mille piastres passant après

elle sur les dites terres.

 

            Dont acte en la ville de Trois-Pistoles, les jour et an susdits, sous le numéro

deux mille six cent vingt-huit.

 

            Requis de signer, les parties l'ont fait avec nous notaire, lecture faite.

 

            (Signé) Marie Gagnon dit Belzil

                        J.B. Thibault

                        Théophile Thibault

 

 

 haut de page

 

Voici copie de l'acte de vente des biens de ma grand-mère Alice Bélanger-Thibault à

 M. Adélard Ouellet.

 

L'An mil neuf cent trente-huit, le huitième jour de avril.

 

            Devant Eugène Boucher, notaire public pour la privince de Québec, résidant et

pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska.

 

            A comparu: Madame Alice Bélanger, de la paroisse de St-Simon, veuve de feu

Jean-Baptiste Thibault, en son vivant cultivateur du même lieu.

 

            Laquelle a par les présentes vendu, avec toutes les garanties de droit, franc

 

et quitte et possession immédiate, à Sieur Adélard Ouellet, cultivateur de la paroisse

de St-Mathieu, à ce présent et acceptant acquéreur, savoir:

 

            1- Une terre située au deuxième rang de la paroisse de St-Simon, maintenant

connue et désignée aux plan et livre de renvoi officiel du cadastre pour la paroisse

de St-Simon, sous les numéros trois cent vingt-six et trois cent vingt-huit,

avec toutes les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances.

 

            2- Une autre terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur

vingt-quatre arpents de profondeur, bornée au nord au représentant d'Xavier Lainé;

au sud, au troisième rang; à l'est à Vésina Jean et à l'ouest à Alphonse Bélanger,

maintenant connue et désignée aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre de

la paroisse de St-Simon, comme étant la partie ouest du lot numéro trois cent vingt-un

(321-p), avec les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances.

 

            3- Une autre terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur

vingt-quatre arpents de profondeur, le tout plus ou moins, tenant à l'est à Pierre Bélanger;

à l'ouest à Auguste Rioux, maintenant connue et désignée au dit cadastre officiel pour

la paroisse de St-Simon, comme faisant partie du lot numéro trois cent dix (310-p)

circonstances et dépendances.

 

            4-Une autre terre située au même endroit, contenant deux arpents de front sur

vingt arpents de profondeur, bornée au nord à Jean Thibault; au sud, au troisième,

à l'est à Alphonse Bélanger et à l'ouest à Pierre Bélanger, laquelle terre est maintenant

connue et désignée au cadastre officiel pour la paroisse de St-Simon, comme faisant

 partie du lot numéro trois cent six (306-p), circonstances et dépendances.

 

            Les immeubles sus-vendus appartiennent à la dite dame venderesse, tant par

 son droit de communauté avec le dit Jean-Baptiste Thibault, que comme légataire

universelle de ce dernier, suivant son testament sous forme anglaise en date du

dix-neuf juillet mil neuf cent trente-trois, dûment enregistré au bureau d'enregistrement

 du comté de Rimouski, sous le numéro 62576.

 

Cette vente est faite à charge par l'acquéreur qui s'y oblige: des droits seigneuriaux,

municipaux et locaux, le tout à compter de ce jour, quittes pour le passé.

 

            Faite en outre pour le prix et somme de deux mille six cents piastres courant,

à compte de laquelle dite somme cinq cents piastres ont été payées par l'acquéreur,

à l'acquit de la venderesse, soit trois cents piastres  à Dame Vve. Thomas Jean,

et deux cents piastres à la succession de feu Théophile Thibault, dont quittance

en conséquence pour ce montant.

 

            La balance de vingt-un cents piastres restant due, l'acquéreur promet et s'engage

la payer, pour et à l'acquit de la venderesse, aux exécuteurs-testamentaires de la

succession Vve. Théophile Thibault, M.M. Adrien Bégin et Jean-Baptiste Thibault,

en vingt-un termes égaux, annuels et consécutifs de cent piastres chacun, dont le

 premier d'iceux écherra au premier mai de l'année prochaine (1939) , et de là

continuer d'année en année, à la même date, jusqu'au paiement final. Il est entendu

cependant que l'acquéreur aura jusqu'au premier novembre de chaque année,

pour acquitter son terme, sans intérêt. Après le premier novembre l'intérêt sera

de cinq pour cent sur le terme échu.

 

            Aux présentes est intervenue: Dame Marie Gagnon dit Belles-Isles, de la dite

paroisse de St-Simon, veuve de feu Thomas Jean, en son vivant cultivateur de St-Simon.

 

            Laquelle, pour et en considération du paiement de la dite somme de trois cents

 piastres qui lui ont été  payées sur le prix de la vente ci-dessus, déclare par les présentes

 donner quittance générale et finale de la somme de trois mille piastres qui lui revenait

 sur le prix de la vente de terre qu'elle avait consentie à M. Jean-Baptiste Thibault,

devant le notaire soussigné, le 2 août 1927, enregistrée au bureau d'enregistrement

du comté de Rimouski, sous le numéro 56308, dans le Reg. A. vol. 61, et consentir

 main-levée de toutes inscriptions hypothécaires résultant des dits enregistrements,

grevant et affectant les lots numéros trois cent vingt-un, trois cent dix et trois cent six

(321, 310 & 306) du cadastre officiel pour la paroisse de St-Simon, avec bâtisses

et dépendances.

 

            Aux présentes sont également intervenus: Sieur Adrien Bégin, commerçant

de St-Octave, et M. Jean-Baptiste Thibault, cultivateur de St-Simon, agissant aux

présentes en leur qualité d'exécuteurs testamentaires de feue Dame Anna Fournier,

veuve de Théophile Thibault, en vertu de son testament reçu devant le notaire soussigné

le 4 mars 1931, enregistré au bureau d'enregistrement de Rimouski, sous le numéro 63069,

la dite dame Vve. Théophile Thibault étant elle-même aux droits du dit Théophile Thibault,

en vertu du testament de ce dernier reçu devant le notaire J.C.H. Laflamme, le 9 mars 1904,

enregistré au même bureau d'enregistrement sous le numéro 59723.

 

            Lesquels, en considération du paiement et de la délégation de paiement ci-dessus

en faveur de la succession de Vve. Théophile Thibault, et qu'ils acceptent suivant sa forme

et teneur, déclarent par les présentes donner quittance d'une somme de quinze cents piastres

qui était due à Théophile Thibault, en vertu des termes de l'acte de vente consenti par la

dite Vve. Thomas Jean à J. Bte. Thibault, devant le notaire soussigné, le 2 août 1927,

enregistrée au bureau d'enregistrement de Rimouski, sous le numéro 56308. Partie de

cette somme était originairement due à M. Thibault en vertu d'un transport consenti par

Napoléon Fournier, devant J.H. Rousseau, 12 novembre 1910, enregistré à Rimouski,

sous le numéro 39952, Les comparants donnent également main-levée de toutes

inscriptions hypothécaires résultant des enregistrements sus-relatés, grevant et

affectant les lots numéros trois cent six, trois cent dix, trois cent vingt-six et 

trois cent vingt-huit du cadastre de St-Simon, avec bâtisses et dépendances.

 

            Dont acte en la ville de Trois-Pistoles, les jours et an susdits, sous

le numéro cinq mille sept cent trente-six.

 

            Requis de signer l'acquéreur a déclaré ne le savoir, mais les autres parties

et M. Eugène Rioux, rentier de Rivière Trois-Pistoles, témoin aux présentes,

l'ont fait avec nous notaire, lecture faite..

 

(Signé)  Eugène Rioux

  "  "       Alice B. Thibault

  "  "       Marie G. Jean

  "  "       Adrien Bégin

  "  "       J. Bte. Thibault

  "  "       Eugène Boucher N.P.

 

 haut de page

Donation de François-Xavier Thibault à

son fils Siméon          

 

 

L’An mil neuf cent sept, le deux janvier. Devant Charles D’Anjou, Notaire Public,

pratiquant en la ville de St-Germain de Rimouski, district de Rimouski.

 

A comparu:

 

Monsieur François Thibault de la paroisse de St-Simon, cultivateur.

Siméon Thibault, son fils aussi de St-Simon, cultivateur, présent et acceptant savoir:

 

D’une terre sise et située au deuxième rang de St-Simon, de trois arpents de front,

sur trente de profondeur, bornée à l’est à Napoléon Bernier, à l’ouest, à Léon Bélanger,

étant le lot numéro trois cent vingt-neuf ( no. 329) du cadastre officiel de la dite paroisse

de St-Simon, avec tous ses  biens et effets mobilier consistant en chevaux, vaches,

moutons, cochons, instruments d’agriculture et de ferme et qui se trouvent sur la dite

 terre ou ailleurs, excepté l`argent que le donateur a au dépôt à la Banque, qu`il se réserve.

 

Cette donation est faite aux charges, clauses et conditions suivantes:

 

 

 1: de payer les dettes présentes du donateur

 

2: le donateur se réserve toute la partie ouest de la maison de dix pieds sur la

largeur de la maison du haut en bas y compris la cave et le grenier, si la maison

venait à être détruite le donataire sera tenu de loger le donateur et de lui fournir

un logement et de même grandeur. Les dits appartements chauffés lavés et entretenus

convenablement par le donataire.

 

Le donateur aura accès au poèle au besoin.

 

Le donateur se réserve trois  compartiments dans l’écurie et de la place pour mettre

 son fourrage dans le fenil.

 

Le donateur aura en outre accès dans toutes les parties de la maison et des dépendances

 au besoin et dans la laiterie pour y mettre ses  provisions avec l`endroit où le donataire

gardera ses provisions.

 

Le donateur se réserve sa vie durant deux lits garnis, six chaises, une table tels que

 les dits meubles se trouvent actuellement dans les appartements sus-réservés et le

donataire sera en outre tenu de lui garnir une table de tous les ustensiles nécessaires

 pour recevoir à sa table six personnes à la fois soit six couteaux, six fourchettes,

six cuillères, six  assiettes, six bols à lait, six assiettes  creusées, plat à patates,

deux plats à viande, sucrier, théière, le tout entretenu convenablement..

 

3: Le donataire devra fournir et livrer au donateur à titre de pension alimentaire:

 

A) Tous les ans, cinq cent livres de bonne fleur à pain, cent livres de fleur à pâtisserie,

quinze minots de patates, un minot de pois, un quartier de bœuf de devant et d’arrière

 alternativement d’une pesanteur d’environ cent livres, un minot de poisson, vingt-cinq

livres d’anguilles, un lard gras d’environ deux cent livres, un gallon de sirop, dix livres

de sucre d’érable, cinq douzaines d’œufs, cinq livres de raisin, deux livres de thé,

deux livres de soda à pâte, une livre et demie de poivre, vingt-cinq livres de barley,

 une livre de poudre à pâte, un gallon d’huile à graisser, quatre gallons d`huile de charbon,

 vingt-cinq livres d’oignons, dix livres d’herbes salées, vingt livres de saindoux, un sac

de sel et six gros flacons de gin, dix-huit livres de tabac, quatre boîtes d’allumettes,

une paire de mitaines de laine et une autre de cuir , trois paires de bas neuves et une

paire à être ressemelées.

 

B: Tous les quatre ans, un habit complet des pieds à la tête, le tout ne devant pas

excéder quinze piastres, un pardessus d’une valeur de huit piastres, le tout au choix

du donateur qui pourra acheter au prix qu`il voudra en payant la différence.

 

La dite rente ne courra et sera payable qu’à compter de l’avis que le donateur en

donnera au donataire et sera payable de suite pour moitié et la balance au bout de six mois.

 

4: Le donataire sera tenu de laver  et chauffer le donateur, d’entretenir et raccommoder

son linge et ses habits, de préparer sa nourriture et de lui servir au besoin, de lui procurer

 les secours religieux et médicaux au besoin, de lui  fournir deux places de banc à

l’ église dans le banc qu’il occupe actuellement et que le donataire sera tenu de

garder et payer à cet effet, au décès du donateur de lui faire chanter un service décent

et un autre semblable au  bout de l`an de décès et de faire chanter six grandes messes

et dire six basses messes aussitôt que possible après son décès.

 

5: Le donataire sera tenu de garder avec lui sa sœur Victoria, de la nourrir à sa table,

de la conduire à l’église et ce jusqu`à ce qu’elle se marie en par elle travaillant suivant

ses forces et capacités.

 

6: Le donateur se réserve l’usufruit, sa vie courant, d’un lopin de terre formant partie

de la terre sus-donnée, mesurant un arpent de front sur environ un arpent et demi de

 profondeur, borné au nord, au  rocher; à l’ est, au donataire: au sud, au chemin,

à l’ ouest à Léon Bélanger, et le donataire sera tenu de fournir au donateur dix voyages

de fumier chaque année.

 

Le donataire sera tenu de cultiver le dit terrain au profit du donateur, de faire la récolte, 

 l’ engranger, battre le grain, etc. et ce quand le donateur sera incapable de le cultiver

 pour cause de vieillesse ou de maladie.

 

7: Le donateur se réserve l’usage d’un cheval commode sa vie durant, pour son usage

 personnel et pour cultiver le terrain, sus-réservé, avec des voitures convenables, suivant

les saisons, et le cheval attelé et dételé par le donataire et ce dernier le conduira quand

il le donateur sera incapable de le faire.

 

8:Le donateur se réserve l’usufruit d’une vache à être choisie tous les ans parmi le

 troupeau du donataire et renouveler au besoin. La vache sera traite par le donataire, 

et le lait apporté à la maison.

 

9: Au cas ou le donateur voudrait aller vivre ailleurs que chez le donataire, il n’aura

pas le droit d’amener la vache ni, à son profit, il n’aura droit au cheval, que pour cultiver

 son lopin de terre sus-réservé et le donataire ne sera plus tenu aux soins et à l’entretien

du donateur mais seulement à payer et livrer la rente et pension alimentaire à la résidence

du donateur.

 

Le donateur restant toujours libre de revenir chez le donataire. Au cas où le donataire

viendrait à aliéner la propriété sus-donnée, sans le consentement du donateur, celui-ci

pourra exiger en outre  de l’exécution des charges et conditions plus haut mentionnées,

le paiement d’une somme de douze piastres, payable annuellement à l`avance, le premier

janvier de chaque année.

 

Fait et passé à St-Simon, sous le numéro cinq-cent trente-et-un, de mes minutes.

 

Et les parties  de ce requises ont signé avec moi, Notaire, lecture faite.

 

                                                           *************

 

Quel petit bijou!

 

Je sais que Siméon est demeuré sur la terre de son père de 1907 à 1911 environ.

Il avait accepté ce cadeau empoisonné parce que d'était comme ça que les choses

se passaient dans ce temps-là. Si j'en crois mes souvenirs lorsque mon père parlait

de sa tante Rose-Delima qui détestait tellement son beau-père ne pouvait pas vivre

avec lui. C'est probablement la raison pourquoi le couple et leurs deux enfants

déménagèrent à Montréal rejoindre son frère Jean-Baptiste dans le quartier de la

paroisse de St-Eusèbe de Verceil. Il me manque encore les documents de vente à

Charles Rioux, frère de mon grand-père, pour finir de comprendre cette partie de

la vie de mon arrière grand-père sur cette terre où j'ai eu la chance d'aller très souvent

 quand j'étais jeune car mon grand-père Rioux l'avait acheté et cédée à Romuald son fils.

Cette terre d’ailleurs, fut revendue à Charles Rioux, frère de grand-père Rioux, ensuite

à son fils et plus tard à mon grand-père Rioux qui la céda à Romuald, frère de maman.

Par contre Joseph m’obstinait que son père avait une terre à St-Mathieu quand ils sont

partis pour Montréal et, il ne savait pas que son père avait hérité de la terre de son

grand-père.

 C’est la preuve, que les papiers ont meilleure mémoire que les hommes.

 

                                                           ************

haut de page

 

 

Testament de Jean-Baptiste Thibault

 

Le 19 juillet 1933, mon grand-père gravement malade, sentant venir la fin, devenue trop

 faible pour signer son nom fit venir des témoins et rédigea son testament. Un Monsieur

J.M. D'Anjou écrit ce testament à la main et son écriture est encore bien lisible.

En voici les détails:

 

            Aujourd'hui ce dix-neuvième jour de juillet mil neuf cent trente-trois en présence

de Sieur Vézina Jean et Auguste Rioux, cultivateur, de J.M. D'Anjou marchand que j'ai

requis de rédiger mon testament.

 

            Je, Jean-Baptiste Thibault affecté par la maladie, mais sain d'esprit exprime mes

dernières volontés de la manière suivante:

 

            Je nomme par les présentes ma femme bien aimée Alice Bélanger légataire

universelle de tous mes biens Meubles et les immeubles, avec charge de payer mes dettes

légitimes et de me faire chanter un ou deux services ainsi que des messes suivant ses

 moyens et sa générosité. Ce testament détruit tout autre testament que je pourrais avoir

fait avant ce jour.

 

            Fait à St-Simon en ma demeure. Ne pouvant signer moi-même, j'ai fait  ma

 marque en présence des témoins et de l'écrivain sus-nommé qui eux ont signé en

privé et ce en presence les uns des autres.

 

(Signé)

 

Vézina Jean                                                                       sa

                        Témoins                                             Bte. X Thibault

Auguste Rioux                                                      marque

J.M. D'Anjou

 

Note: J. Magloire D'Anjou, marchand de St-Mathieu

 

Et comme cela se passe souvent lorsqu'un testament n'a pas été enregistré au préalable,

l'exécuteur doit le faire homologuer. Cela se fait de différentes façons, mais

cela retarde aussi les procédures d'exécutions. Alors le 2 septembre 1933, grand-mère

 dut se présenter chez un notaire avec sa requête.

 

CANADA

PR0VINCE  DE QUEBEC

DISTRICT DE RIMOUSKI  COUR SUPERIEURE

No. 415

 

            Dame Alice Bélanger, épouse de Jean-Baptiste Thibault, cultivateur,

de la paroisse de St-Simon, district susdit.

 

                                                                                              Requérante.

 

            Vue la requête de la requérante demandant la vérification du testament fait suivant

la forme dérivée de la Loi d' Angleterre de feu Jean-Baptiste Thibault, son époux,

de St-Simon, en son vivant cultivateur de la dite paroisse, le 19 juillet, 1933:

 

            AYANT pris connaissance de tout ce qui concerne le dit testament;

 

            ATTENDU qu'il est établi devant nous que le dit testament a été fait aux dates

 et lieu qu'il comporte, signé de la parque du testateur, en de témoins idoines lesquels

ont signé en présence de l'un de l'autre;

 

            ATTENDU que le testateur est décédé au dit lieu de St-Simon, le deux août,

mil neuf cent trente-trois;

 

            BUREAU DU DISTRICT DE. Rimouski, ce 2 septembre, 1933.

 

 

            ATTENDU que rien ne tend à démontrer qu'il ait révoqué le dit testament;

 

            EN CONSEQUENCE nous déclarons le dit testament dûment prouvé, confirmé

 et vérifié pour servir et valoir ce que de droit.

 haut de page

 

Copie du testament de Antoine Bélanger

 

            Le 13 juin 1923, mon arrière-grand-père Antoine Bélanger rédigea son testament

qui se lit comme suit:

 

            L'An mil neuf cent vingt-trois, le treizième jour de juin.

 

            Devant Eugène Boucher, notaire public pour la province de Québec, résidant

et pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska, et des

témoins soussignés.

 

            A comparu: Monsieur Antoine Bélanger, cultivateur de la paroisse de St-Simon.

 

            Lequel, dans la vue de la mort, nous a requis de recevoir son testament dans

les termes suivants:

 

            1- Je recommande mon âme à Dieu   

 

            2- J'ordonne que mes dettes soient payées et mes torts si aucun j'ai fait,

réparés sur mes biens par mon exécutrice-testamentaire ci-après nommée.

           

            3- Je désire que mon corps soit inhumé en terre sainte, qu'un service convenable

 et décent me soit chanté le jour de mon inhumation et un autre semblable un an après;

qu'il me soit aussi célébré le plus tôt possible après mon décès, douze grand-messes pour

 le repos de mon âme.

 

            4- Je donne et lègue à mon épouse, Dame Emilia Desjardins, tous les biens   

 meubles et immeubles que je délaisserai au jour de mon décès et qui composeront

ma succession, pour par elle en jouir et disposer alors, en vertu de mon présent

testament en pleine et entière propriété, laquelle j'institue ma légataire universelle

et mon exécutrice-testamentaire.

 

            5- Je révoque tous autres testaments ou codicilles que je puis avoir faits avant

celui-ci, car le présent contient mes dernières volontés.  Dont acte en la ville de

Trois-Pistoles, sous le numéro mille six cent trente-six.

 

            Ainsi fait et dicté par le dit testateur à nous dits notaire et témoins, et après

lecture à lui faite du présent testament, par nous dit notaire en présence des dits témoins,

il a dit le bien entendre et comprendre et y persister en l'étude du notaire soussigné en

la ville de Trois-Pistoles, les jour et an susdits, en présence de Messieurs Léopold

Bilodeau et Joseph Bilodeau, tous deux ferblantiers-plombiers de la ville de

Trois-Pistoles, témoins idoines pour ce spécialement mandés.

 

            Requis de signer, le testateur l'a fait en présence des dits notaire et témoins

qui ont signé en présence les uns des autres et du dit testateur après lecture faite.

 

            Signé

            Antoine Bélanger

            Léopold Bilodeau

            Joseph Bilodeau

            Eug. Boucher N.P.

Vraie copie de la minute demeurée en mon étude.

 haut de page

 

Le 19 janvier 1939, dame Emilia Desjardins, Vve d’Antoine Bélanger, surnommée

dans le voisinage, la bonne-femme Toine comparait devant le notaire Boucher pour

y rédiger son testament. En premier lieu, elle recommande son âme à Dieu comme

c'était la coutume même si je ne suis pas sûr qu'Il   voulait d’elle. Elle demanda que

 son corps soit inhumé et que l'on célèbre le service le plus tôt possible, qu'on fasse

chanter les éternelles douze grand-messes --comme c'était la coutume--

son gendre à qui elle n'avait aucune intention de pardonner ou de demander le pardon

avant de trépasser. Elle ne savait pas quel genre de châtiment cette haine lui vaudrait

dans l'au-delà, lorsqu'elle flotterait au-dessus des charbons ardents de l'enfer.

 

Elle faisait la liste bien détaillée de tous ses biens et immeubles plus une somme

de 500.00$ qu'elle léguait à sa fille Antoinette à condition expresse que ces dits

biens et immeubles demeurent à tout jamais Sa propriété exclusive et n'en fasse

jamais le don ni le partage avec son mari  le dénommé Joseph Lafontaine .

 

Voici la rédaction du testament de Mme Emilia Desjardins

 

(Son mari Antoine était décédé le 8 janvier 1939 à l’âge de 77 ans. Elle a rédigé

 ce testament le 19 janvier 1939. Elle est décédée le 27 novembre 1941 à l’âge de 79 ans.)

 

L'An mil neuf cent trente-neuf, le dix-neuvième jour de janvier.

 

Devant Eugène Boucher, notaire public pour la province de Québec, résidant et

pratiquant en la ville de Trois-Pistoles, dans le district de Kamouraska, soussigné,

et les témoins soussignés.

            A comparu: Dame Emilia Desjardins, veuve de feu Antoine Bélanger,

en son vivant cultivateur de la paroisse de St-Simon, domiciliée au même endroit.

 

Laquelle nous a requis de recevoir son testament dans les termes suivants:

 

            1- Je recommande mon âme à Dieu;

 

            2- Je désire que mon corps soit inhumé en terre sainte, qu'un service d'une

valeur d'environ cent piastres me soit chanté le jour de mon inhumation et un autre

semblable un an après; qu'il me soit aussi célébré le plus  tôt possible après mon décès,

douze grand-messes pour le repos de mon âme.

 

            3- Je donne et lègue à ma fille Antoinette Bélanger, épouse de Sieur Joseph

Lafontaine, toutes les terres que je possède en la paroisse de St-Simon, étant les lots

numéros trois cent trente-un, trois cent trente-deux et partie de trois cent deux du cadastre

officiel de St-Simon, avec les bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances,

avec en plus tout le roulant de ferme, animaux, voitures, instruments aratoires, grains,

foin, et tout le ménage de maison, linge et lingerie de maison, et mes hardes et linges

 de corps. Je lui donne et lègue de plus la somme de cinq cents piastres en argent.

Ce legs est fait à la condition expresse que tous les biens sus-légués ne tomberont

pas dans aucune communauté de biens entre ma dite fille Antoinette et son mari,

mais au contraire resteront sa propriété exclusive à titre de propres, et ce tant pour

les immeubles que pour les meubles et l'argent, biens  meubles et l'argent.

 

            4- Je donne et lègue à mon fils Pierre Bélanger, une somme de sept cents

piastres sur les quatorze cents piastres qu'il me doit. Je lui fais ce legs à la condition

que sur les sept cents piastres qui resteront dues, il paie et  remette à sa sœur

Alice Bélanger, la somme de trois cents piastres, payable à cent piastres par année,

à compter de mon décès, et qu'il paie les quatre autres cents piastres à ses trois frères,

Alphonse, Jean et Siméon Bélanger, à cent piastres par année, à commencer un an après

l'échéance du dernier cent piastres dû à Alice.

 

            5- Je donne et lègue à mon fils Joseph Bélanger, la somme de trois cents piastres;

à mon fils Antoine Bélanger, je donne et lègue la somme de cent piastres à mon fils

Hermel Bélanger, je donne et lègue la somme de mille piastres.

 

            6-Je donne et lègue aux trois enfants de ma fille Antoinette, Paul, Roland et

Réal Lafontaine, à chacun la somme de cent piastres, payable, la dite somme, à leur

majorité respective..

 

            7- Le résidu de tous mes autres biens,  meubles et immeubles, que je délaisserai

 au jour de mon décès et qui composeront ma succession, je le donne et lègue à mes

 neuf enfants ci-dessous-nommés, soit Antoinette, Alice, Pierre, Alphonse, Jean, Siméon,

Joseph, Antoine et Hermel, par parts égales à chacun lesquels j'institue mes légataires

 universels résiduaires.

 

            8- Je nomme pour mon exécuteur-testamentaire mon fils Joseph Bélanger,

de St-Simon, lequel administrera ma succession, verra à mes services, messes et

sépultures, paiera mes dettes, collectera mes crédits et créances, en donnera tous

reçus ou quittances valables, paiera les legs particuliers ci-dessus stipulés, et fera le

partage entre mes légataires universels résiduaires, le tout sans le concours ni le

consentement de qui que ce soit. Je le dispense de faire inventaire et de donner

caution, prolongeant sa saisine au delà de l'an et jour, jusqu'à l'entière exécution

de mon présent testament.

 

            9- Je révoque tous autres testaments ou codicilles que je puis avoir faits

avant celui-ci, car le présent contient mes dernières volontés.

 

            Dont acte, sous le numéro six mille vingt-six.

 

            Ainsi fait et dicté par la dite testatrice à nous dits notaire et témoins, et après

 lecture à elle faite du présent testament, par nous dits notaire en présence des dits

témoins, elle a dit le bien entendre et comprendre et y persister en l'étude de notaire

soussigné, en la ville de Trois-Pistoles, les jour et an susdits, en présence de messieurs

 

Wilfrid Morin, cultivateur de Ste-Françoise, et Pierre-Emile Bérubé, organiste, de la

ville de Trois-Pistoles, témoins idoines pour ce spécialement mandés.

 

            Requis de signer, la testatrice a déclaré ne le savoir, en présence des dits

 notaire et témoins, qui ont signé en présence les uns des autres et de la dite testatrice,

après lecture faite.

 

            (Signé) Wilfrid Morin

             "   "     P.E. Bérubé

             "   "      Eug. Boucher N.P.    

 

Vraie copie de la minute demeurée en mon étude.

 

Bien que je ne sache pas combien elle avait d'enfants. Elle avait légué quelques miettes

 à ceux qui demeuraient dans les alentours. Mais elle avait omis de mentionner son fils

 Cyprien; son préféré, qui pourtant ne s'est jamais plaint de ce préjudice à son endroit.

 Et voilà une histoire qui nous fera comprendre pourquoi.

 

Quand la vieille quitta notre planète pour un monde meilleur où elle craignait devoir

expier ses péchés, son favoritisme et sa rancoeur, elle demeurait  avec sa fille Antoinette

et son gendre détesté à qui elle avait rien donné et tout donné quand même, car après tout,

le couple vivait ensemble et éleva plusieurs enfants. Cette terre du deuxième rang de

St-Simon était située juste en face du village de St-Mathieu, et, en ligne droite, la distance

était d'environ un mille; distance facile à parcourir à pieds lorsqu'on y est habitué.

Cyprien habitait au village St-Mathieu à peu près juste vis-à-vis. C'était dans la maison

appartenant à Félix Rioux . Il était marié à une des filles de Félix Rioux. Je me souviens

encore d'être allé jouer avec le fils de Cyprien alors que j'avais environ trois ans,

c'était avant que nous soyons déménagés au quatrième rang, sur la terre.

 

Maman dit que Cyprien ne s'était pas présenté à la lecture du testament prétextant

qu'il était parti à la raquette--c'était l'hiver-- et qu'il s'était écarté, (égaré). Ce qui

était impossible alors qu'il utilise ce sentier depuis sa naissance. Il savait également

comme me le signifiait maman que son héritage ne figurait pas sur le testament. Sachant

que lorsque les autres réaliseraient que le préféré de leur mère n'était pas sur son testament,

ils soupçonneraient qu'il y avait anguille sous roche, et plutôt que de braver les regards

 et commentaires des héritiers, il décida de briller pas son absence. Il garda le secret

bien à lui et personne ne sut jamais de quelle façon sa mère l'avait favorisé. La rumeur

voulait que la bonne femme Toine conserve son argent sous son matelas et que Cyprien

l'aurait soudoyé à son insu ou encore qu'elle lui ait remis de bonne grâce  l'argent de sa

cache car il était l'un des seuls à aller visiter sa mère lorsqu'elle devint faible et malade.

 

Thérèse, qui se souvient et, cela se comprend, --il s’agissait de sa mère qui se faisait

rouler dans cette affaire--- ,  on est en 1939 et grand-mère est sur la paille--, me

 raconte-t-on,   Cyprien s’était fait donner des sommes d’argent de sa mère. Et   Jean,

son frère, avait réussi à retirer l’argent du compte de sa mère à la banque, juste avant

que la nouvelle de la mort soit  connue. Il avait imité le X de sa mère. A tout événement,

 même si cela parait invraisemblable dans une petite paroisse où tout le monde se

connaît si bien, elle s’était effectivement fait voler l’argent de son compte de banque.

Il a sûrement fallu la complicité du gérant pour y parvenir. Quoi qu`il  en soit,

son exécuteur testamentaire Joseph, homme honnête et sans reproches, a été obligé

 de payer de ses propres deniers les héritages de ses frères et soeurs. Cette histoire 

a divisé la famille durant plusieurs années et, même  leurs descendants en gardent

des rancunes.

 

Ma grand-mère Alice ne recevait aucun héritage directement. Elle devait se contenter

de trois cent piastres   qui lui seraient versées par son frère qui crevait de faim sur sa

petite terre rocheuse qu'il avait achetée avec l'aide de l'argent emprunté de sa mère

et qu’il devait rembourser à ses frères et sœurs en leur versant de très gros montants

chaque année, considérant qu'ils étaient encore en pleine crise économique.  C'est 

dans ce contexte que Alphonse délaissa sa terre et alla s'installer sur un lot à

St-François-Xavier des Hauteurs dans les montagnes de l'arrière pays dans les

concessions du haut du comté de Rimouski.  Mon  père n’a, à ma connaissance,

jamais mentionné que sa mère ait  ou n’ait pas reçu quoi que ce soit de cet héritage,

pas plus d'ailleurs que les cents piastres qui lui étaient dues à  chaque année. Mais

Thérèse me confirme que en effet, Joseph  n’à pas manqué à ses obligations même

si l’argent avait été volé. Elle n'a jamais pu compter sur cet héritage pour essayer de

conserver sa terre, la somme étant d’ailleurs trop insignifiante.  D’ailleurs sa mère

mourut après qu’elle eut tout perdu. Par conséquent, elle dû donc céder tous ses biens

 à la succession de  Théophile Thibault qui s'en est emparée  pour une dette de 1500.00$.

Ils (la succession de Théophile Thibault) a fait perdre 3500.00$ à Vve Thomas Jean

et/ou à sa succession et, ont liquidé le tout à leur profit. Ils ont mis ma grand-mère à

 la rue sans aucun revenu, avec encore quatre enfants à la maison.

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Acte de mariage de Donat Thibault et Yvette Rioux le 04 janvier 1937

Le 04 janvier  mil neuf cent trente sept, vue la dispense de bans de mariage

 accordée par le Rev. M. A. Richard V.J. curé de St-Éloi, en date du

présent mois, vu aussi la publication du troisième ban de mariage faite

 au prône de notre messe paroissiale entre Donat Thibault, cultivateur,

domicilié en cette paroisse,  fils majeur de feu Jean-Baptiste Thibault et

de Alice Bélanger de cette paroisse d’autre part, et Yvette Rioux, domiciliée

 en cette paroisse, fille mineure de Philippe Rioux, cultivateur et de

Domithilde Roussel de cette paroisse d,autre part; ne s’étant découvert

aucun empêchement à ce mariage auprès des parents de l’épouse mineure,

nous, curé, soussigné, avons acquis et reçu leur mutuel consentement de

leur mariage, pour lequel, il n’y a pas eu de contrat civil, et leur avons

donné la bénédiction nuptiale en présence de Philippe Rioux, père de

 l’épouse et Antoine Bélanger grand-père de l’époux lesquels ont signé

avec nous ainsi que les époux. Lecture

Yvette Rioux

Donat Thibault

Philippe Rioux

Antoine Bélanger

                                                                                               J.R.Charest, Ptre.

 

p.s. J’ai la copie originale des signatures. Fernand

 

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Acte de naissance de Donat Thibault

 

 ( Il fut baptisé dans la paroisse de St-Eusèbe-de-Verceil à Montréal)

Le vingt-trois octobre mil neuf cent douze, nous prêtre, soussigné,  avons baptisé

Joseph Donat Ernest , né hier fils légitime de Jean-Baptiste Thibault, artisan, et de

 Alice Bélanger de cette paroisse. Le parrain a été Siméon Thibault, artisan de cette

paroisse, la marraine Rose Delima Dubé, son épouse lesquels ainsi que le père ont

signé : Lecture faite.

 

Rose Delima Dubé

Siméon Thibault

Jean-Baptiste Thibault

 

                                                           P. Roy, Ptre.

 

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Acte de naissance de Fernand Thibault

 

Le vingt-deux janvier mil neuf cent trente huit, nous prêtres soussigné, curé de cette

paroisse, avons baptisé Joseph Fernand, né  la veille, fils légitime de Donat Thibault,

journalier, et de Yvette Rioux de cette paroisse. Parrain Philippe Rioux, marraine

Domithilde Roussel, épouse du parrain, grands parents de l’enfant, qui ont signé avec

 nous ainsi que le père. Lecture faite.

 

Philippe Rioux,        Domithilde Roussel

Donat Thibault         Charles Pelletier, Ptre, curé.

Paroisse de St-Mathieu, de Rimouski

 

 

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Acte de naissance de Rose Yvette Rioux

 

 

( Maman est née à St-Mathieu dans le troisième rang en haut de la colline en allant

vers Trois-Pistoles)

Le trente et un octobre mil neuf cent dix sept, nous curé soussigné avons baptisé

Marie Rose Yvette, née l’avant-veille, fille légitime de Philippe Rioux, cultivateur

et de Domithilde Roussel de cette paroisse. Parrain, Elzéar Lévesque, marraine

 Geneviève St-Pierre épouse du parrain lesquels ont signé avec nous. Le père absent.

Lecture faite :

 

Elzéar Levesque

 

 

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