LE STATUT DES ARTISTES:

questions posées par les grèves des intermittents du spectacle.

Isabelle Aubert-Baudron

A lire également : Yannick Chosse , "L'homo attractus" http://homo.attractus.free.fr

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Lycos : traductions de pages et sites web en anglais, allemand, espagnol, italien

Foe Tamajiro in Culturegrounds.org (US)

INTERZONE MANIFESTOS

Les grèves votées par les intermittents du spectacle en cet été 2003 ont abouti à l'annulation des festivals, engendrant une catastrophe économique pour les villes festivalières.

Au delà de la question du rôle des différents intervenants en présence : MEDEF, syndicats, et votants de grève, ce mouvement pose des questions de base sur les critères d'évaluation des grévistes, sur l'argent investi dans le domaine culturel, la fonction de l'art, le statut social des artistes et sur l'origine des abus des entreprises qui les emploient.

1. Les critères d'évaluation des grévistes : ils ont démontré par le refus d'honorer leurs contrats que leur statut social avait pour eux une valeur plus importante que leur fonction artistique: si vous nous subventionnez, nous jouerons, sinon nous ne jouerons pas.

Ce qui pose la question des motivation dans le choix de la profession et permet d'émettre l'hypothèse que ce choix soit basé, pour ceux qui ont refusé de jouer, davantage sur le statut qu'il procurait que sur la création artistique elle-même d'une part, et d'autre part qu'ils ont en la circonstance privilégié sur la forme leur intérêt personnel immédiat à l'intérêt général, même si ce choix est dans une certaine mesure suicidaire.

Cette attitude ne peut qu'inciter le MEDEF à supprimer ce statut, et conforter le raisonnement suivant : pourquoi payer des indemnités à des gens qui s'autoproclament "artistes" pour obtenir le statut que confère ce terme ?

2. Ce mouvement des intermittents posé également la question de la fonction de l'art. A l'origine, l'art est un phénomène magique, qui sert a créer la réalité. Voir à ce sujet l'article de Yannick Chosse , "L'homo attractus" http://homo.attractus.free.fr . Il relie les hommes au nagual, qui est la dimension non ordinaire, l'inconnu, l'imprévisible, opposé au tonal, monde de la réalité ordinaire, logique et préenregistré.

Les artistes sont à notre société ce qu'étaient les chamans des sociétés traditionnelles.

Exiger d'être financièrement pris en charge par les pouvoirs publics, c'est entrer dans un système préenregistré qui est en quelque sorte contre la nature de l'art lui-même. C'est un détournement de sa fonction.

Gysin a vécu dans la précarité pendant les dernières années de sa vie, continuant à travailler jusqu'au bout, et Burroughs a donné des lectures jusqu'à un âge avancé. Ils n'ont pas eu de retraite à 60 ans, pas d'ASSEDIC qui tombait tous les mois, mais cela leur a permis d'échapper mentalement à la vieillesse: cela m'avait beaucoup frappé chaque fois que je les ai rencontrés : bien que nous étions de génération différentes, il n'y avait pas de différence d'âge entre nous. A soixante quinze ans, ils n'étaient pas vieux. C'était assez étonnant, et très réconfortant dans la mesure où ils donnaient de la vieillesse une image bien plus positive et plus vivable que celle qui a cours aujourd'hui dans le monde occidental, en dépit du niveau de vie généralement élevé dont bénéficient actuellement les retraités comparés aux autres générations.

Pour Gysin, le spectacle primait : "The show must go on", disait-il, en dépit des aléas de l'existence.

C'est là la véritable victoire de l'esprit sur la matière, la faculté de continuer de créer en dépit des vicissitudes est un bras d'honneur fait aux forces de l'inertie et du chaos. Elle est une preuve de notre liberté et de notre humanité.

3. Ce mouvement pose également la question de la répartition des bénéfices de la création : comment se fait-il que les artistes doivent être assistés, alors qu'ils ne profitent pas de la majeure partie des bénéfices générés par ce qu'ils créent, ceux-ci allant pour une grande part aux intermédiaires ?

En toile de fond des événements de ces jours-ci, j'ai encore en tête les émissions consacrées par France Culture en 2001 à l'évolution de la culture de ces dernières décennies, déplorant la dépendance de l'art vis à vis des autorités de tutelle, et l'avènement d'une culture officielle, vidée de sa spontanéité.

Mon expérience de la culture institutionnalisée au cours de ces dernières années m'a conduit à éviter en raison de leur parasitisme des animateurs culturels qui vous font miroiter des projets grandioses alors qu'ils sont complètement dépendants des politiques et avant tout désireux de porter le crédit des œuvres qu'ils promeuvent, quand ils ne cherchent pas à se les approprier purement et simplement. Impossible de travailler sérieusement dans de telles conditions. Alors qu'ils sont en théorie payés pour être au service de la culture, ils utilisent les artistes au pro rata de l'intérêt personnel qu'ils en tireront. Dans cette logique, la fonction de l'artiste consiste avant tout à servir de faire valoir.

Il me semble alors contradictoire et peu réaliste de déplorer d'être dépendant d'un système et de demander en même temps d' être entretenu et encadré par celui-ci, la relation d'argent instaurant une dépendance de celui qui le touche à l'égard de celui qui le lui donne.

Exiger en revanche de bénéficier des fruits de son travail me semble dans l'ordre des choses. La précarité des artistes repose sur le parasitisme institutionnalisé dont ils sont l'objet, qui les dépossède des revenus de leur création. Etre entretenu par le gouvernement ne change rien à ce fait, il le cautionne et le conforte.

Il est profondément injuste et proprement inacceptable qu'un artiste comme Gysin, qui a créé des concepts dont bénéficient les générations suivantes, rapporte beaucoup d'argent à d'autres gens alors que lui vivait dans la précarité.

Au lieu de cela, les artistes pourraient avoir un statut d'indépendants et gérer eux mêmes leur production, comme les artisans, en traitant directement avec le public, leurs gains étant alors fonction de l'offre et de la demande de celui-ci. Ceci permettrait de démocratiser et de libérer l'art et de mettre fin aux manipulation des modes et des images par certains professionnels de la culture, qui orientent celle-ci non en fonction de la diversité des créateurs, ni de la qualité des créations, ni de l'élévation du public, mais pour leurs intérêts personnels (marché de l'art, détournements d'argent) et à des fins idéologiques : médiatisation d'images données en fonction d'effets préenregistrés : actuellement le courant grotesque - satanique, l'apologie de la laideur de l'absurde et de la désespérance, la manipulation des symboles et des mots, impulsés par les théoriciens du chaos.

A été fabriqué le concept d'une culture au dessus des gens, basée sur des critères d'évaluation variant au fil des modes, dans lequel le public n'a pas voix au chapitre, mais qui lui est imposé d'en haut, et qui en fin de compte sert à l'inférioriser.

Il n'y a rien là de démocratique et cette conception de l'art repose sur une escroquerie institutionnalisée. Que les derniers publics puissent être investis dans cette entreprise ne me semble pas justifiable.

Si vraiment le MEDEF veut faire des économies, voici un bon tuyau : renvoyez les intermédiaires à leurs chères études, et mettez les maisons de la culture à la disposition des artistes, afin que ceux-ci puissent les louer aux municipalités, grâce à l'intégralité des prestations qu'ils toucheront, lesquelles leur permettront de vivre décemment.

Toutefois, indépendamment des positions du MEDEF, il existe d'autres alternatives, qui ne dépendent que des artistes eux-mêmes : se doter de lieux où réaliser des spectacles et qui permette parallèlement de gagner sa vie , comme un café. Rien n'empêche le milieu artistique de s'organiser pour reprendre des débits de boisson et de les changer en des lieux plus divertissants et plus chaleureux que ceux qu'ils sont actuellement.

L'imagination au pouvoir, ce n'est pas exiger des gouvernants, si besoin par la force, d'être entretenu par les deniers publics, c'est se réapproprier son pouvoir de décision pour prendre en mains ses propres affaires. Prétexter la faute d'autrui pour cesser de fonctionner ne représente pas une solution, c'est une impasse, à laquelle aboutit la problématique de culpabilité qui génère ce discours. Pour sortir de l'impasse, il faut inventer de nouveaux moyens de fonctionner, permettant de se réapproprier les bénéfices de son travail et de vivre dignement.

D'où le choix pour lequel nous avons opté dans le cadre d'Interzone, de ne dépendre que de nous-même pour la création, la production et la vente.  « The Zone takes care of its own" (la Zone s'occupe de ses propres affaires). Ce qui revient éminemment moins cher, est beaucoup plus facile à gérer, et est bien plus intéressant, même si cela prend du temps, même si nous devons assurer notre subsistance parallèlement, et même si le niveau rentabilité laisse pour le moment encore à désirer. Mais au moins, ce que nous créons reste à l'échelle humaine, nous en avons la maîtrise totale, cela nous appartient en propre, nous n'avons aucun impératif au dessus de nous et ne dépendons de personne. L'important est de créer, accessoirement de gagner de l'argent, mais au bout du compte, si nous en produisons, c'est nous qui le toucherons.

4. Les détournements du régime des intermittents par les entreprises qui les emploient : fondements d'une économie truquée :

 Ce détournement n'est malheureusement pas spécifique au secteur des intermittents du spectacle. Il n'est que le sommet apparent d'un iceberg caché, qui repose sur la diffusion récente d'une conception de la gestion dépourvue de règle éthique, basée sur une tromperie commerciale, selon laquelle les règles du commerce classique seraient dépassées, et l'avènement d'une "nouvelle économie" dans le cadre de laquelle tout est permis pour gagner de l'argent. Le vol y est présenté comme de la débrouillardise, la corruption, déguisée en "commissions", le pillage de l'argent public, considéré comme allant de soi, et la manipulation, élevée au rang des beaux arts.

 Or, comme le démontre Daniel Schneidermann dans son article du Monde du 22 juillet "Chirac censuré", ce phénomène échappe aux dirigeants de la nation: il ne s'agit pas d'un complot venu d'en haut et monté par ceux-ci, mais d'un phénomène plus rampant qui leur échappe, et devant lequel ils se heurtent à la même opacité que tout citoyen quand ils s'interrogent sur celle-ci.

 Il ne s'agit pas là non plus d'un phénomène inhérent au capitalisme ni de son évolution inéluctable, mais de l'instauration au cœur de celui-ci de règles économiques structurées sur les lois de l'électricité, complètement déconnectée des facteurs humains. Comme si l'économie était une science exacte régie par des lois existant indépendamment de nous et de toute éternité. Or l'argent est une invention humaine, un symbole d'échange pratique, dont la valeur repose sur une convention. Une économie donnée repose sur une convention entre humains, elle fonctionne selon les règles que ces utilisateurs décident d'appliquer entre eux. Il n'existe aucune loi économique qui serait comparable aux lois physiques. Cette conception frauduleuse de l'économie, qui consiste à la faire passer pour ce qu'elle n'est pas, repose sur une manipulation des symboles.

 Ces règles truquées, sur lesquelles il est impossible de construire quoi que ce soit, ne peuvent aboutir à long terme qu'au parasitisme généralisé et à la ruine de l'économie des pays dans lesquels elle sévit. Bien entendu, il n'est pas question dans cette "nouvelle économie" d'envisager un instant les conséquences qu'elle engendre, auxquelles elle est incapable de se confronter, seuls étant pris en compte ses bénéfices à court terme.

 Cette généralisation de l'escroquerie s'accompagne de la diffusion d'une logique de la culpabilité et d'un certain nombre de sophismes qu'elle utilise pour se justifier et engendrer une corruption par le bas:

- "Tout est pourri, à commencer par les puissants."

- "Si tout le monde triche, on ne peut pas faire autrement que de tricher, c'est le seul moyen de s'en tirer. Si l'autre le fait, il n'y a pas de raison pour que je ne le fasse pas."

Ces postulats sont censés justifier la diffusion de comportements similaires au niveau individuel, et engendrent des relations entre citoyens fondées sur la jalousie, le ressentiment, la haine, la perte de confiance dans les institutions et justifiant toutes les dérives.

 A ce point, il semble utile de considérer les faits: hors de cette sphère de la gestion d'entreprise, comparé à beaucoup d'autres, notre pays n'est pas pourri : les patrons de cafés de la France profonde ne sont pas rackettés par des mafias, les gendarmes n'exigent pas de pourboire au bord des routes quand ils vérifient les voitures, et les mafieux des pays alentours évitent ce pays comme la peste.

Le fait que les journaux relatent les affaires mises à jour ne signifie pas que le pays soit corrompu, il est au contraire un signe de santé: dans un pays pourri, personne n'en entendrait jamais parler.

 L'idée accréditée selon laquelle le fait que le voisin transgresse la loi autoriserait à la transgresser soi-même est éminemment pernicieuse dans la mesure où elle engendre un nivellement par le bas. Elle repose sur un mépris total des règles démocratiques: respect d'une loi commune à tous les citoyens, modèle de relation défini par la devise de la république : "Liberté - Egalité - Fraternité". Et ce qui est plus grave, elle engendre le mépris de soi-même et des autres.

Or le fait que nous appliquions ou pas ce modèle de relation ne dépend pas des autorités: impossible d'obliger quelqu'un à vivre en homme libre et à traiter ses contemporains en égaux et en frères. Cela ne peut venir que de la volonté des individus.

En ce qui concerne la justification de ses propres égarements par ceux des autres, elle repose sur une généralisation de la culpabilité. Cette logique est également truquée : comment puis-je attendre des autres qu'ils me respectent si je ne les respecte pas moi-même ? Le fait que mon voisin ne respecte pas la loi ne m'autorise pas à la transgresser: si j'ai à pâtir du comportement de quelqu'un, rien ne m'empêche d'utiliser les recours de la légalité pour lui mettre des limites. Si je me comporte comme lui, je cautionne par là même le comportement qu'il adopte envers moi et confère à celui-ci une légitimité de fait, dont il est totalement dépourvu légalement. Autrement dit, je privilégie la loi de la jungle à l'état de droit. Rejeter alors la culpabilité de mon comportement sur les dirigeants est une malhonnêteté intellectuelle qui consiste à les utiliser comme des boucs émissaires pour éviter de me confronter aux conséquences de mes propres actes. Ce raisonnement me départit de ma citoyenneté et de mon humanité pour faire de moi un inconscient nuisible et irresponsable.

 Un autre procédé très en vogue actuellement pour renforcer l'assise de cette économie frauduleuse consiste à susciter la contestation en faisant apparaître les conditions de vie des gens comme pires qu'elles ne sont, et leur situation comme désespérée, à travers :

- le dénigrement systématique de la démocratie, présentée comme responsable des conséquences de ce mode de gestion, et décrite comme ringarde et dépassée. Le fait est que les règles de la démocratie sont incompatibles avec ces règles économiques, ces dernières étant dépourvues de légitimités dans un cadre démocratique, et inconstitutionnelles.

- l'idée accréditée que nous serions dans un régime fasciste, comparable à celui de Vichy, traqués par une police politique omniprésente. De telles propos sont faux et ridicules: si nous étions dans un régime fasciste, les téléphones portables ne seraient pas autorisés, nous n'aurions pas accès à internet , ne pourrions pas mettre que nous voulons dans nos sites et nous ne pourrions certainement pas aller déverser les flots de nos récriminations dans des listes de courrier publiques non censurées.

Pour vivre à la campagne, je peux dire que les gendarmes y ont un rôle positif auprès de la population, dans la mesure où ils sont un élément important de la cohésion sociale.

En ce qui concerne les rapports entre forces de l'ordre et démocratie, les événements
récents qui se sont déroulés en Irak nous ont permis de constater que dans ce pays livré au chaos, le métier qui faisait le plus défaut était les forces de l'ordre, qui se révélaient alors le service public le plus urgent à restaurer pour que la vie devienne vivable. Nous vivons dans des conditions éminemment plus enviables qu'eux. Les forces de l'ordre sont les garantes de cet état de fait, et dans une certaine mesure nous le leur devons. Sans elles, notre vie n'aurait pas plus de valeur ni de poids qu'une allumette.

Pour ce qui est des relations entre ces forces et la populations, elles dépendent des uns et des autres. Les forces de l'ordre sont une force chargée de maintenir la cohésion d'un pays. Si nous structurons nos relations avec elles sur les bases de rapports de force, comme de toutes façon elles sont les plus fortes, le résultat ne pourra en être que désastreux pour ceux qui les affrontent, qui se mettent en position de faiblesse. C'est stratégiquement désastreux, et cela revient à tendre les verges pour se faire battre. En outre, cette opposition n'a pas lieu d'être dans un contexte démocratique, dans la mesure où elles sont garantes de la démocratie.

Enfin, des relations structurées sur des rapports de force ne sont plus adaptées au modèle démocratique (voir Rousseau : Le Contrat Social) où la loi du plus fort y est obsolète, la force cédant le pas au droit.

 En conséquence, indépendamment des dirigeants, l'application de la démocratie dépend avant tout de NOTRE aptitude en tant que citoyens à instaurer entre nous et avec nos institutions des relations conformes à celles de notre modèle politique. Autrement dit, elle dépend DE NOUS et de la prise de conscience de notre responsabilité en tant que citoyens de son application dans notre vie de tous les jours.

Ce n'est pas en nous opposant à nos institutions par la force que nous progresserons, mais en participant à construire avec elles des rapports économiques et sociaux basés sur des règles saines, le respect des citoyens, et la prise en compte de nos capacités et de nos moyens respectifs. Ces moyens et ces capacités ne sont pas quantifiés dans les indices économiques, ils ne sont pas le jouet de la bourse, et leur cours ne peut s'effondrer. Ils constituent les véritables ressources humaines de la nation. A nous de donner à nos dirigeants l'envie de les prendre en compte et d'investir leurs capitaux dans les valeurs sûres que représente leur peuple plutôt que dans des pseudo-formations qui leur sont vendues à prix d'or par des manipulateurs de symboles peu crédibles dont le seul but est de s'enrichir à leur dépends.

L'affrontement des différentes forces de la nation ne peut qu'engendrer leur destruction mutuelle et l'affaiblissement de cette nation. En conséquence, la résolution des oppositions qui génèrent ces affrontements, qui ne peut être imposée d'en haut de manière pyramidale, mais qu'être impulsée du bas, peut engendrer le rassemblement de ces forces et conduire à une ère plus sereine et harmonieuse sur les plans économique, politique et humain.

 En matière de coopération humaine, 1 + 1 ne font pas 2, mais 3 (principe de non- additivité). Si nous sommes capables d'opérer un changement de structure en appliquant ce principe à l'intérieur de la nation, non seulement nous pourrons nous débarrasser des conséquences pernicieuses de la logique biaisée qui nous enferme actuellement, mais nous arriverons à un résultat supérieur à la somme des parties se traduisant par un accroissement des ressources et des biens.

Nous avons vécu dans l'illusion que nous dépendions des règles économiques. En tant qu'espèce humaine, ce qui nous différentie des autres espèces est la capacités à utiliser les symboles. Les règles économiques que nous adoptons entre nous sont des règles symboliques reposant sur une convention, laquelle dépend des partenaires des échanges et de personne d'autre. A nous de convenir entre nous de règles permettant de commercer sur la base de contrats dignes de ce nom compatibles avec notre constitution démocratique, entre gens sensés et de bonne compagnie. :)

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