Lundi 9 Octobre

Ce lundi matin, il m'a été particulièrement pénible de me séparer d'Alexandre, sachant que je ne le reverrai que mercredi, et d'amorcer une nouvelle semaine laborieuse, n'ayant décidément pas la tête à gérer les problèmes qui n'allaient pas manquer de consteller mes journées. Il m'a fallu néanmoins faire contre mauvaise fortune bon coeur, et j'ai trouvé le courage de prendre le chemin de mon bureau en me mettant en perspective le sourire de Séverine, déjà heureuse de la décision que j'avais prise de l'appeler le soir. Je me suis accrochée à cette jolie couleur qui se profilait à l'horizon de ces heures difficiles, et lorsque je me suis aperçue que ma montre marquait 18h, mon attention s'est relâchée. Aussitôt, une foultitude d'images, d'émotions et de sensations ont commencé à s'infiltrer en moi, et je me suis sentie heureuse de me trouver à nouveau habitée par ces pensées évanescentes mais néanmoins voluptueuses, qui savent si bien faire naître ces non moins voluptueuses ondes qui se répandent dans mon corps avec une fréquence et une intensité allant toujours croissantes. Aussi, mon corps était-il déjà bien troublé quand j'ai repris mon véhicule pour gagner, cette fois, mon appartement de la rue B....., dans le 7ème. Bien sûr, au passage, je n'ai pu résister au plaisir d'entrer dans mon Monoprix préféré, mais celui-là a été vite écorné en constatant qu'Aurélie n'était présente à aucune des caisses. J'en ai conçu une vive déception en allant jusqu'à mettre quelques solides tâches de gris dans mon ciel, voyant dans cette absence un fâcheux présage. Cela n'a pas fait baisser la tension de mon corps pour autant et, rentrée chez moi, je me suis empressée de la faire baisser quelque peu.  Et ce soir, tout mon être en émoi et le coeur battant la chamade, j'ai enfin appelé Séverine. Elle était manifestement contente de m'entendre, et quand je lui ai eu dit tout le bonheur qui serait le mien si nous pouvions être ensemble demain, elle m'a dit de la petite voix que j'aime : "Oui..., oui, bien sûr... Mais est-ce que tu crois que tout ça est bien raisonnable ?" J'ai eu évidemment tôt fait de lui rétorquer que la raison n'avait pas sa place dans nos désirs, et elle m'a répondu :"Oui, pour toi... Tu oublies que moi, j'ai jamais fait ça..., que c'est tout nouveau..., et... que ça me perturbe." Lorsque j'ai raccroché, j'étais aux anges car elle a néanmoins accepté de venir chez moi demain soir. Je tâcherai alors de savoir si elle est vraiment perturbée ou seulement troublée. 

Retour au calendrier du mois

 

 

Mardi 10 Octobre

Ce matin, Alexandre m'a appelé à l'instant même où je sortais de ma douche. J'ai été profondément heureuse de l'entendre et tout autant de lui apprendre que j'allais passer ma soirée en compagnie de Séverine. Après m'avoir dit qu'il s'en réjouissait dès lors qu'il me trouverait encore plus excitée à son retour, demain, ce qui m'a fait sourire, il m'a fait une confidence qui m'a fait m'esbaudir de contentement. "Tiens, au fait..., m'a-t-il fait, hier soir, j'ai réussi à joindre Raphaël au téléphone... Te dire tout d'abord qu'il a été littéralement enchanté par notre soirée de samedi et que tu l'as beaucoup impressionné. Tu ne seras donc pas surprise d'apprendre qu' il est prêt à recommencer dès que nous le souhaiterons. C'est bon de le savoir !"  Cette nouvelle ne pouvant que s'ajouter à la jolie promesse que constituait la venue de Séverine, ce soir, je suis partie à mon bureau dans un état d'exaltation proche de la griserie, et comme il m'arrivait quelquefois de le faire au collège durant mes cours, j'ai compté les heures qui me rapprochaient de la sortie. Aussi, lorsque la fin d'après-midi est arrivée, je n'ai pas traînée, et, après avoir fait un crochet par la Samaritaine faire provision de gel-douche exfoliant, de lait hydratant et de crèmes nourrissantes et restructurantes, j'ai pris la direction de mon appartement de la rue L....., dans le 3ème. J'ai connu toute la journée une sourde excitation qu'il m'a été quasiment impossible d'endiguer, mon corps ne cessant pas de me le faire savoir, et lorsque je suis rentrée chez moi, l'empiècement de dentelle de mes bas, sur le haut de mes cuisses était trempé comme une éponge. Comme la semaine dernière, je n'ai pas donné à mon corps ce qu'il me réclamait pourtant avec une belle insistance. J'ai réglé quelques factures, rangé les papiers qui s'étaient accumulés dans le tiroir de mon secrétaire, sorti l'aspirateur pour me mettre à ôter la poussière oubliée dans les coins du salon par la femme de ménage (je suis une maniaque de la propreté et de la netteté), puis, après avoir grignoté, je suis allée faire un long séjour dans la salle de bains. Il n'était pas loin de 20h30 lorsque je suis allée m'étendre sur le lit, trépignant d'impatience devant les trente minutes qu'il me restait à passer. Allant jusqu'à m'exciter de la pose lascive que je me suis mise à adopter, je me suis laissée aller à rêvasser et, bientôt, j'ai senti sur le haut de mes cuisses le nuage humide se reformer. Je me suis alors amusée à en suivre d'abord mentalement l'étendue et la progression puis, quelques instants plus tard, à aller constater de visu que j'avais senti juste. Quand Séverine à sonné à la porte, toujours ponctuelle, je me suis promptement levée et, si j'ai couru jusqu'à la porte en enfilant mon peignoir, il était bien sommairement accroché lorsque j'ai ouvert le battant. Ah qu'il était doux de revoir son sourire et de constater qu'elle tenait dans ses mains une rose !... Une fleur qu'elle était allée quérir pour moi dans une boutique, puisqu'elle était toujours protégée par son enveloppe de cellophane à laquelle était accrochée la vrille d'un ruban de couleur bleu. Cette attention m'a profondément touchée, et comme je n'ai pas su (ou voulu) lui cacher mon émotion qui me laissait stupéfaite sur le pas de la porte, c'est elle qui m'a tendu ses lèvres. Que cette soirée m'a été douce !!... Nous ne sommes restées dans le salon que quelques toutes petites minutes, le temps que je retrouve le vase long et effilé qui allait pouvoir recevoir la tige de la superbe fleur qui m'avait été apportée, sachant voir dans le rose veloutée de ses délicates pétales toute la suavité des caresses que nous allions échanger. Et lorsque j'ai entraînée Séverine vers ma chambre en lui prenant sa main, je n'ai pas voulu me séparer de sa rose et j'ai posé le vase sur le petit chevet proche du lit. Très vite, je me suis aperçue (et ce constat en a assurément rajouté à mon exaltation) qu'elle avait jeté par dessus bord ses toutes dernières timidités ou inhibitions. Dès que nous nous sommes retrouvées enlacées, nos corps soudés l'un à l'autre, elle ne s'est pas contentée d'attendre passivement mes baisers, ses lèvres sont venues chercher maintes fois les miennes,  et elle les a descendues autant de fois dans mon cou pour me souffler de langoureux et bien émus "oh, Clémence..." J'ai également senti cela à la manière dont son corps s'était lové dans le mien, me faisant percevoir ses imperceptibles frottements, ses pressions et autres ondulations. Puis, répondant immédiatement à mes caresses, ses mains n'ont pas hésité à courir sur moi, à éprouver longuement la rotondité puis le moelleux de mes seins ainsi que l'extrême sensibilité de leur pointe, à suivre la ligne de mes hanches puis de mes jambes, à se plaire dans la déclivité de mon ventre, à goûter le satiné de ma toison. Et quand j'ai senti sa paume descendre jusqu'à mes genoux et que je m'attendais à la voir refluer sur l'extérieur de mes jambes, j'ai eu le souffle coupé de la voir remonter sur l'intérieur de mes cuisses, s'attarder sur le film épais qui en recouvrait l'épiderme en faisant plus que l'effleurer avec la pulpe de son majeur, non en y demeurant statique mais en progressant lentement vers la porte en feu de mon ventre. Quand ses doigts se sont posées sur mes chairs éclatées et à vif, mon cri a été immédiatement bu par ses lèvres, et elle m'a caressée, explorée, fouillée, titillée, frottée en aspirant ma langue, comme si elle voulait donner à toute sa bouche le soin de percevoir les ondes de plaisir qui me traversaient. Puis, je me suis enivrée de son propre corps, ne me lassant pas de ses formes et de ses creux, me plaisant à la parcourir avec ma langue pour découvrir des recoins encore ignorés, comme le dessous de ses bras, me délectant de ses tétons durcis et sensibles, me régalant de la savoureuse pulpe que m'offrait l'entaille ouverte de sa chatte, me plaisant enfin à la voir frémir, se tordre, se cabrer, me crier son plaisir. Peut-être s'est-elle lancée en avant sous le coup d'une pulsion, répondant davantage à la volonté de m'être agréable qu'à un réel désir mais, tout à coup, je l'ai vue descendre sur mon corps, sa langue brûlant les étapes car ne faisant que passer rapidement sur ma poitrine, mon ventre, mes cuisses... Quand je me suis rendue compte qu'elle écartait mes genoux et qu'elle était en train de s'installer entre eux, la respiration m'a manqué, et j'ai rejeté mes bras en arrière pour mieux m'écarter et m'offrir à cette bouche qui s'apprêtait à donner, à celle de mon ventre, le même satin qu'elle savait si bien mettre dans ses baisers. Après un temps d'hésitation, sa caresse a été tout d'abord timide, légère et peut-être un peu maladroite mais, très vite, elle est devenue plus précise et plus appuyée, et il ne m'a pas fallu attendre longtemps pour me sentir littéralement fondre, sa bouche aspirant mes chairs et sa langue sachant donner à mon clitoris les plus voluptueuses vibrations. Percevant et mesurant les jouissances qu'elle me donnait, et sans doute fière elle-même de me les apporter, elle ne m'a pas plaint le temps durant lequel elle est restée là entre mes cuisses écartelées, et je ne lui ai pas compté mes orgasmes. Ce soir, je n'ai rien eu à lui demander car nous nous sommes endormies enlacées et lovées l'une contre l'autre.

Retour au calendrier du mois

 

 

Mercredi 11 octobre

Notre réveil a été aussi doux que notre sommeil, et il nous a fallu quelques secondes, à Séverine et à moi-même, pour réaliser que nos doigts étaient noués et que nos corps n'avaient pas voulu se séparer. Nos lèvres ont alors rapidement trouvé leur chemin et après s'être effleurées, elles ont laissé nos bouches se donner en dépit de la sécheresse que la nuit y avait laissée. Dans cette saveur particulière, j'ai cru déceler, sur sa langue, le goût de ma chatte, et cette conscience a soufflé sur les braises encore incandescentes qui se consumaient dans mon ventre, et nous avons refait l'amour, si pleinement et si voluptueusement que nous avons eu du mal, l'une et l'autre à séparer nos lèvres et nos corps, l'horloge nous mettant un peu plus en retard à chaque avancée de sa grande aiguille. Si mon employeur savait dans quel état j'ai passé ma journée dans ses locaux, il en serait profondément scandalisé. Même si la qualité de ma prestation n'en est pas pour autant affectée, il faut que je me calme et que je réapprenne à séparer les genres en laissant mes émois à la porte de mon bureau, comme on le fait avec un parapluie que l'on ne reprend qu'en sortant. C'est donc particulièrement exaltée, et au paroxysme d'une excitation nerveuse, cérébrale, émotionnelle et sexuelle, qu'Alexandre m'a trouvée ce soir. Et si il s'en est vite aperçu, ce ne sont pas seulement les fréquentes incursions de sa main entre mes cuisses, alors que nous dînions dans une brasserie de la rue du Bac, qui le lui ont fait savoir, tout mon être ne devant rien lui cacher des turbulences qui l'agitaient. Aussi, m'a-t-il dit en riant : "Je ne sais pas s'il est bon pour toi que je t'emmène ce soir chez Nathalie..." Comme il a dû voir s'allumer une nouvelle flamme dans mes yeux, il s'est empressé d'ajouter :"Je ne lui ai pas parlé depuis dimanche, en ta présence, et nous y serions allés a l'aveugle... Cela aurait été beaucoup plus amusant. Mais je ne crois pas que tu aies besoin de cela pour te retourner les sens. Et puis, tu dois avoir dix mille choses à me raconter sur ta folle nuit avec Séverine !" Oui, mes sens devaient être bien retournés car je me suis entendue lui dire, avec le ton d'une petite fille réclamant un tour de manège :"Oh si, allons-y !...Je te promets que je te ferai le plus circonstancié des rapports sur ma nuit dernière lorsque nous serons rentrés !" Mon amant a éclaté de rire puis il m'a glissé :"D'accord, mais à trois conditions : un, que nous y partions sur le champ, deux, que tu n'attendes pas que je te le dise pour te montrer, trois que nous n'y restions pas plus d'une heure." Le marché étant conclu, c'est toute tremblante d'excitation que je nous ai vus emboucher l'autoroute A4, ne cessant pas jusqu'au Pont de Nogent de m'émouvoir de l'amplitude des rouleaux qui malmenaient mon ventre. Arrivés devant l'immeuble de la jeune femme, je me suis plu à reconnaître les lieux, la répétition des évènements et des gestes éloignant toujours de moi la peur, et c'est effectivement l'âme légère que j'ai laissé Alexandre presser le bouton de la sonnette, en dépit des 22h passées que marquaient nos montres, et du judas dont était doté le milieu de la porte. J'ai senti néanmoins un petit poids me quitter lorsque j'ai vu cette dernière s'entrouvrir, après que de nombreux bruits de serrure se soient faits entendre, et que j'ai entr'aperçu le visage de Nathalie apparaître dans l'entrebâillement. Prenant immédiatement un air outré, elle a plaqué sa main sur son front pour nous dire, d'un ton aussi excédé que moqueur : "Non mais..., je rêve !!... Maintenant, vous arrivez comme ça, sans crier gare, alors que..." Mon ami ne lui a pas laissé terminer sa phrase. Il a poussé la porte, m'a propulsée à l'intérieur de l'appartement puis a refermé celle-ci derrière lui. L'on ne peut pas dire que cette fille nous attendait ! Elle avait aux pieds des chaussons un peu éculés, et elle portait une robe de chambre molletonnée de couleur bordeaux boutonnée jusqu'au cou. J'ai noté ces détails quand j'ai vu la main d'Alexandre venir se poser sur son épaule, celui-là lui disant alors : "Dimanche, ne t'ai-je pas dit que nous passerions te voir dans la semaine ?  Notre venue ne doit donc pas constituer une surprise pour toi. Et comme je ne veux pas m'entendre reprocher que nous ne venons te rendre visite que lorsque cela nous plaît, nous sommes venus t'inviter à passer la soirée de mardi prochain en notre douce compagnie." Je crois que mon amant a le chic pour la déconcerter et, surtout, la déstabiliser. Il a dû le sentir tout autant que moi car, se mettant à glisser une de ses mains, à hauteur de la poitrine, entre deux boutons du vêtement d'intérieur de la jeune femme, il lui a susurré : "Montre-nous le chemin de ta chambre. Nous y serons plus confortablement installés que sur ton canapé."  La fille a bien tenté d'extraire de son torse ces doigts explorateurs, mais elle a très vite fini par les laisser à leur promenade, préférant donner son sentiment à l'injonction qui venait de lui être faite. Elle a mis cependant si peu de coeur dans son "non mais, ça va pas ??" qu'elle s'est trouvée entraînée vers la porte légèrement entrouverte, attenante à la salle de bains. En en perdant ses chaussons et en opposant une résistance de pure forme, elle s'est laissée traîner jusqu'au seuil de la pièce, et propulsé sur le lit dont le rectangle se détachait dans la pénombre. Emoustillée par cette situation aux développements délicieusement incertains, j'ai activé l'interrupteur qui a aussitôt allumé une lampe au grand abat-jour située sur une commode, puis j'ai ôté ma robe sous laquelle je ne portais rien, ne conservant que mes bas et mes chaussures. Je me suis agenouillée sur le bord du lit à l'instant même où Alexandre, couché sur Nathalie, tirait sur les pan du peignoir de cette dernière, l'ultime bouton venant de sauter. Après être parvenu à ouvrir complètement le vêtement molletonné sur sa nudité, la fille a laissé entendre un plainte qui se voulait être bien douloureuse, mais elle n'a pas bougé lorsque mon amant l'a laissée pour se dévêtir prestement, se contentant de lâcher, pour probablement tenter de sauver la face :"Vous êtes quand même gonflés... C'est presque du viol, ça !" Pendant les minutes qui ont suivi, la "presque violée" a noué ses bras autour de la taille de mon ami tandis que celui-là promenait son pénis dans sa chatte. Et là, je me suis surprise moi-même. Poussée, sans doute, par le désir qui me tenaillait les entrailles, je suis allée enjamber la poitrine de Nathalie et, tournant le dos à son visage, j'ai plié mes genoux afin de m'affaisser sur son thorax, ces derniers se trouvant écartelés de part et d'autre de ses flancs. Pressant alors ma chatte sur le haut de son buste en ayant cure de ses couinements et des protestations de son corps, j'ai enlacé le cou de mon amant et nous nous sommes alors donnés un long et profond baiser, lui, ne cessant pas de coulisser dans le vagin de la la jeune femme, moi, poursuivant les frottements que j'exerçais sur son épiderme. Et puis, lorsque nos lèvres se sont séparées, ce que m'a soufflé Alexandre dans le tuyau de l'oreille a eu l'effet d'un jet d'essence sur un foyer incandescent. La détonation qui s'en est ensuivie m'a irrésistiblement propulsée en arrière, ma vulve plus que béante et au paroxysme de ses émissions liquide allant s'écraser sur le visage de Nathalie. Son corps tout entier s'est aussitôt cabré, et sa tête a bien essayé d'échapper à la pression de mes chairs à vif,  mais mes deux cuisses enserraient fortement ses joues et mon poids la bloquait. Dès les premières secondes, je n'ai éprouvé qu'une seule crainte : qu'elle me morde. Mais, constatant qu'elle ne recourrait pas à ses dents, cela m'a libérée et enhardie, et je me suis mise alors à lui labourer le visage en m'étourdissant du plaisir que cela me procurait, chacune de mes allées et venues me donnant l'impression d'abriter un océan déchaîné dans mon ventre, ses vagues venant se fracasser dans un bruit de tonnerre contre les tissus internes de mon sexe. Lorsque leur puissance ont fini par avoir raison de ces derniers et que ceux-ci se sont contractés pour les laisser sortir de moi, j'ai pris un plaisir infini à me frotter tout d'abord contre ce visage, depuis le menton jusqu'au front, ne lui épargnant rien de toutes les turbulences qui me secouaient, puis à écraser, enfin, ma chatte en délire sur ses lèvres immobiles. Alexandre qui continuait de coulisser en elle me dira, plus tard, qu'il est certain d'avoir senti et vu Nathalie jouir quelques secondes après moi. Mais là, dans l'instant, lorsque je me suis ôtée d'elle et que mes yeux se sont portés sur la face que je venais de quitter, j'ai été saisie par l'abondance du mucus que j'avais laissé sur sa peau, celle-ci exposée à une pluie d'automne n'aurait sans doute pas été aussi détrempée. Cette vision m'a excité au delà de toute expression, et je me suis alors penchée une nouvelle fois vers son visage, mais cette fois pour le lécher. Très vite cependant, une deuxième langue à rejoint la mienne et durant un assez long moment, nous avons ramassé ainsi tous les excès auxquels s'était livrée ma vulve en folie, nos bouches se joignant quelquefois pour nous régaler de la nouvelle saveur que prenaient nos baisers. La jeune femme demeurait toujours immobile, ses yeux fermés, et lorsque nous nous sommes relevés, elles ne les a pas ouverts pour autant, sauf, quand Alexandre a tenté d'immiscer sa verge entre ses lèvres. Là, ses paupières à demi ouvertes, elle nous a fait entendre un lourd gémissement, puis elle a avalé le pénis, plaquant ses deux mains contre le pubis de mon amant afin de le recevoir plus profondément, et le buvant à longs traits lorsque celui-ci s'est enfin répandu en elle.

Retour au calendrier du mois

 

 

Jeudi 12 Octobre

Hier soir, après moults échanges sur l'audace qui avait été la mienne ainsi que sur tout ce qui pouvait nous aider à conjecturer le comportement de Nathalie, après qu'il m'ait fallu rapporter ma nuit avec Séverine et après que nous ayons fait l'amour, furieusement excités que nous étions l'un et l'autre par toutes ces évocations, il était bien tard, et, ce matin, le réveil a été plutôt difficile. Sans parler de la sourde excitation qui n'a cessé de contracter mon ventre ainsi que les pointes de mes seins et qui a fini par être douloureuse, je me suis traînée tout aujourd'hui un fond de manque de sommeil et un zeste de migraine. Aussi, ce soir, ne vais-je pas veiller bien tard. L'horloge de mon PC marque 22h04. Le temps de terminer ces quelques lignes et de finir de me démaquiller, et je serai couchée.

Retour au calendrier du mois

 

 

Vendredi 13 Octobre

Les vendredi 13 m'ont toujours été favorables et celui-là n'a pas failli à la série. Ce matin, alors que j'étais en train de boire mon thé, accoudée comme cela m'arrive quelquefois à la balustrade de ma fenêtre, le téléphone s'est mis à carillonner et je me suis douté que cela devait être Alexandre. Je me suis précipitée si vivement vers l'appareil que j'ai failli en renverser ma tasse. Je ne m'étais pas trompée et si j'ai été, sur le coup, profondément heureuse de l'entendre, ce bonheur en a vu naître un second dans la minute qui a suivi car mon amant m'a dit : "Ce soir, ne rentre pas trop tard. Prépare ton sac de voyage et sois prête pour 19h. Nous allons partir nous aérer un peu..." Ca, c'est tout Alexandre ! Si cette idée de week-end ne lui est pas venue à son réveil, il s'est bien gardé de m'en parler, ne serait-ce que hier matin et, là encore, il a voulu me laisser dans l'ignorance de notre destination. Si il sait combien j'aime les surprises, il mesure peut-être encore imparfaitement combien je suis exaltée et impatiente, et ces deux caractères ont fini par provoquer un vif énervement, qui ne s'est apaisé qu'en fin de journée, dans ma baignoire, l'eau du bain ayant sur moi un pouvoir purificateur, et les jets fins et vifs de la poire de douche trouvant toujours mon clitoris réceptif à leurs irrésistibles et  salvatrices ondes . Dix minutes avant l'heure dite, j'étais déjà sur le trottoir, mon sac de voyage dans une main et ma vanity dans l'autre, et je piaffais d'impatience. En dépit des aléas de la circulation parisienne, la ponctualité de mon amant me surprendra toujours car, une fois encore, il n'était pas 19h quand j'ai pu me pendre à ses lèvres. Lorsque, quelques minutes plus tard, je l'ai vu rejoindre les quais et prendre la direction d'Issy-les-Moulineaux, je me suis enquise de notre destination et Alexandre m'a alors répondu en souriant : "Lorsque tu vas me voir emprunter cette direction, tu en auras déjà une petite idée." Il m'a fallu effectivement attendre de nous voir emboucher l'A13 pour subodorer que nous partions en direction de la mer... Deux heures plus tard, j'ai pu constater que je ne m'étais pas trompée, et j'étais alors certaine que nous allions à Deauville, ce qui m'a rendue sur le champ profondément heureuse. Or, quand j'ai vu Alexandre ignorer cette sortie, j'ai été surprise et agacée par le fond de déception qui me saisissait. Mais son clignotant n'a pas tardé à se faire entendre et à marquer de sa flèche verte le tableau de bord du véhicule. Cabourg, ai-je lu sur le panneau qui indiquait la sortie que nous empruntions. Il me restait peu de souvenirs de cette plage où je m'étais rendue avec mes parents alors que j'étais enfant, et sans doute parce que l'on m'avait alors refusé une glace, ma mémoire n'avait retenu que ma déception du moment. Ces grises et vagues impressions associées à ce nom ont commencé à s'estomper lorsque, arrivés sur une place qui m'a semblé coquette, mon ami a stoppé son véhicule devant ce qui était manifestement un hôtel : une superbe bâtisse à la façade entièrement illuminée. "Grand Hôtel", ai-je cru lire quand nous avons passé la porte tournante. Et à partir de là, ce fut un enchantement. Emballée par le côté kitch et Belle-Epoque de cet établissement, je n'étais pas au bout de mon émerveillement, celui-là culminant à la découverte de la chambre confortable s'ouvrant sur une terrasse à faire frémir : spacieuse, longue, au sol constitué de planches de bois telles qu'on les trouve à Deauville. Ah, qu'il était bon et doux, le baiser que nous nous sommes donnés là, dans le sourd grondement de la mer que nous devinions juste devant nous, nos visages fouettés par l'air vivifiant sentant si bon l'iode !

Retour au calendrier du mois

 

 

 

Samedi 14 et Dimanche 15 Octobre

Oui, ces deux jours furent un vraie enchantement. Entre nos séjours sur la terrasse à regarder la mer, nos promenades en amoureux sur la plage, les incalculables révolutions que nous avons faites, enlacés, autour du Vieux-Bassin, à Honfleur, nos incessants va-et-vient sur les planches de Deauville, et tous les pas que nous avons faits, main dans la main, dans Cabourg, nez au vent, nous attendant à chaque instant à voir surgir Proust au détour d'une rue, nous n'avons fait que manger, boire, et faire l'amour. Et quand la fin de l'après-midi de ce dimanche est arrivée et qu'il a fallu songer à reprendre le chemin de la capitale, j'étais un peu attristée de voir se rompre le charme qui nous avait accompagné durant ses deux jours, mais j'étais aussi heureuse de la provision de jolis souvenirs que j'emportais avec moi, et qui vont rester dans un des coins les plus doux de ma mémoire. Comme nous nous y attendions un peu en cette fin de week-end, notre retour sur Paris a été laborieux, et lorsque nous sommes sortis du Périphérique, j'ai souhaité voir se poursuivre encore notre escapade marine, invitant Alexandre dans une grande brasserie de la Porte Maillot à déguster un monumental plateau de fruits de mer. Rentrés enfin chez moi, rue L....., une surprise nous attendait, faisant perdurer un week-end décidément bien merveilleux. Du répondeur téléphonique que j'ai fait défiler en arrivant, est sortie la voix de Séverine ! Son message non daté et très court m'a ainsi caressé les tympans : "Oui..., c'est Séverine... Bon... Tu n'es pas là, apparemment... Je... je rappellerai plus tard." Alexandre a alors jeté un regard à sa montre (il était plus de 23h) et, après avoir fait une petite grimace, il a saisi brusquement le téléphone et s'est mis, de mémoire, à composer un numéro. Au "allô" aussi surpris que prudent qui a répondu, j'ai reconnu immédiatement la voix de celle qui avait laissé le message, et mon coeur s'est mis à battre plus vite. Mon amant a conversé quelques petites minutes avec elle, puis il lui a fait : "Demain, je  serai en voyage et je ne rentrerai que mardi. Pourquoi ne viendrais-tu pas tenir compagnie à Clémence, demain soir ?" Séverine, un peu surprise, s'est contenter de répéter : "Demain ?..." Interprétant sa réponse comme un "oui", j'ai alors serré de contentement le bras de mon ami jusqu'à lui faire mal. Et c'est tout recroquevillé sur lui même pour échapper à la douleur, qu'il a lâché en riant à la jeune femme :"Fais attention néanmoins à toi. Quand Clémence est heureuse, elle a une fâcheuse tendance a martyriser celui -ou celle, sans doute- qui lui a procuré ce bonheur!... Je te la passe." J'étais effectivement aux anges lorsque j'ai raccroché et je n'ai pas voulu voir partir Alexandre sans que nous fassions l'amour. Et une heure après, alors que nous étions enlacés sur la moquette du salon, j'ai laissé mon esprit vagabonder, et une foultitude d'images sans suite s'est mise à flotter dans les limbes de mon cerveau.  Et là, tout à coup, évoquant le visage détrempé de Nathalie, une évidence est venue me frapper, si vivement que je me suis tournée vers mon amant et que je me suis mise à la formuler, autant pour lui que pour moi : "Tu ne crois pas que Nathalie est un peu maso ?"... Celui qui m'enveloppait dans ses bras s'est alors mis à sourire, puis il m'a rétorqué : "Maso, je ne sais pas... Ce qui est toutefois certain, c'est qu'elle aime être forcée... Nous en saurons davantage mardi."

Retour au calendrier du mois

 

 

Lundi 16 Octobre

Ce matin à mon réveil, dès que les premières bribes de conscience ont gagné mon cerveau, j'ai su quelle allait être la tonalité de cette journée. Mon corps était tendu comme un arc, mes seins était si congestionnés que leur pointe en étaient douloureuses, et les draps sur lequel reposaient mes fesses était si mouillé que j'aurais pu croire m'être oubliée durant mon sommeil. Encore a moitié endormie, j'ai passé moins de temps à chercher les causes de cet émoi, qu'à ma convaincre que je ne devais pas l'emporter avec moi et lui faire passer les limites des locaux professionnels dans lesquels j'allais devoir me rendre. Aussi, ai-je soufflé sur ma tasse de thé en jetant quelques regards obliques sur la banane délicieusement mouchetée de noir, qui reposait sur la rotondité des pommes entassées dans la corbeille de fruits. Mon infusion avalée, j'ai ôté mon peignoir, je me suis assise sur le petit tabouret de bois que je venais de déplacer et là, après avoir fait basculer mon dos en arrière jusqu'à ce que ma nuque vienne accrocher l'arête du plateau du petit buffet qui se trouve plaqué contre l'autre cloison, j'ai suspendu mes deux talons écartelés au rebord métallique de l'évier. Ayant accordé à mon corps tous les orgasmes que celui-là me réclamait, toutes ses zones érogènes ayant été très généreusement enduites de cette pulpe odorante transformée en onguent, je n'ai pas ainsi été trop tourmentée durant ma journée, et j'ai pu donner toute ma tête à ce que je faisais. Mais lorsque je suis sortie à la nuit déjà tombée, je crois que sans m'en rendre vraiment compte j'ai voulu voir s'amorcer le phénomène inverse, c'est à dire tirer mentalement le rideau de fer derrière l'univers que je venais de quitter, et, en  même temps que j'aspirais à pleins poumons l'air frais du soir, faire s'engouffrer en moi les pensées et les sensations qui m'avaient agitée ce matin. J'ai marché sans but durant quelques minutes, m'arrêtant distraitement  devant les vitrines éclairées des boutiques, jusqu'à ce qu'une douce chaleur humide naisse entre mes cuisses et que les images du sourire et du corps de Séverine se fassent plus précises. Et lorsque deux heures plus tard cette dernière a sonné à la porte, j'étais dans un état d'exaltation et d'excitation tel que la jeune femme l'a immédiatement décelé. Je n'avais pas refermé ma porte sur elle qu'elle m'a dit, déjà troublée : "J'arrive pas à croire que je te fais cet effet-là !" Elle n'est sans doute pas la seule à générer "cet effet-là" mais un point est cependant certain : elle me fait de l'effet ! Les étreintes que nous avons partagées ce soir ont été d'autant plus vibrantes, émouvantes, excitantes et voluptueuses, que Séverine s'est donnée sans réserves, ne me mesurant ni sa tendresse, ni ses attentions, ni ses caresses... Toutes ces caresses !!...Me léchant doucement les lèvres avec le velours de sa langue, passant et repassant ses mains sur tout mon corps sans éluder le moindre recoin de chair, frottant son épiderme au mien pour me faire sentir la pointe acérée de ses seins, le soyeux de sa toison ou la rotondité de son genoux, m'offrant toute sa bouche pour me tracer le chemin, bordé de délices inconcevables, qui sait si irrésistiblement me conduire à l'éclatement. Je crois qu'elle tire son plaisir du mien et qu'elle est émue de me voir si réactive à ses caresses, s'excitant du désir qu'elle se voit capable de créer en moi, passivement, quand elle mesure combien son corps me transporte, et activement, quand elle perçoit les effets univoques que savent provoquer ses doigts, sa langue, ses lèvres....  Nous nous sommes endormies dans les bras l'une de l'autre, épuisées mais heureuses et émues, nos peaux moites de toutes les sécrétions émises par nos corps en délire. 

Retour au calendrier du mois

 

 

Mardi 17 Octobre

Comme la dernière fois, j'ai oublié d'activer le sonnerie de mon réveil et lorsque nous avons ouvert les yeux, il était 8h passées de cinq minutes ! Ce constat ne nous a pas fait bouger pour autant, et après que nos lèvres se soient effleurées, je n'ai pu résister au désir de descendre les miennes sur son corps irradiant encore la chaleur emmagasinée durant la nuit, aspirer une dernière fois dans ma bouche la pointe des seins, puis faire prendre à celle-ci le chemin de son ventre, frémissant à la perception des vapeurs qui se faisaient plus brûlantes et plus odorantes, au fur et à mesure que je me voyais glisser sous le drap. Séverine s'est alors doucement mais pleinement ouverte à ma langue, et lorsque celle-ci a plongé dans son entaille pleine de pulpe juteuse, mes doigts sont allés simultanément se loger entre mes cuisses. Lorsque, quelques instants plus tard, je l'ai sentie se tendre puis se cabrer, j'ai ajouté mes cris à ses lourds gémissements, finissant de nous extasier dans le baiser que nous nous sommes données quelques secondes plus tard. C'est là, en lâchant mes lèvres, que Séverine m'a fait fait ce craquant et si délicieux aveu : "Clémence..., c'est terrible..., je crois que j'ai jamais autant joui." Celui-là m'a accompagné durant toute ma journée, me rendant peut-être plus émue qu'excitée. Puis, chaque heure passant me rapprochant un peu plus d'Alexandre, je me suis laissée gagner par l'impatience de le retrouver et de connaître les développements de cette soirée. Mercredi dernier, lorsque nous avons quitté Nathalie, et qu'elle demeurait les yeux clos, immobile et muette, mon amant ne lui a-t-il pas dit que nous passerions la prendre ce soir chez elle, à 20h30?  Et je dois avouer que j'avais hâte de savoir comment elle allait se comporter avec nous, si tant est qu'elle veuille bien nous recevoir. Mon amoureux est arrivé plus tôt que je le pensais alors que je sortais à peine de la salle de bains, ce qui lui a permis de me conseiller sur la robe à revêtir. Toujours la même. La noire à volants qui, certes, affine mon corps qui, certes encore, peut aisément s'enlever de par le seul zip qui la ferme jusqu'au bas du dos, mais j'aimerais quelquefois en changer, ma garde-robe m'offrant des vêtements plus agréables à porter. Je ne déteste pas cependant le voir s'intéresser à manière dont je suis vêtue car, nue ou habillée, j'ai appris à lire dans ses yeux, et j'aime y voir cette petite flamme qui sait me dire qu'il me trouve belle, attirante ou excitante. Passant alors la fameuse robe, j'ai voulu précéder la question qui devait lui brûler les lèvres et qu'il ne posait pas, sachant que nous ne disposions pas du temps nécessaire. Je lui ai fait néanmoins  savoir, dans les grandes lignes, comment s'était passée ma soirée d'hier avec Séverine, lui disant, en l'embrassant dans l'oreille, tandis que nous sortions de l'appartement et que je tirais sur la porte : "Je saurai être plus précise lorsque nous reviendrons." La porte de Bercy, l'autoroute A4, le Pont de Nogent..., tout cela m'est devenu familier. Y compris la pagode chinoise que l'on peut voir de l'autre côté de la Seine, sur les quais d'Ivry, et que j'ai cherchée des yeux par superstition. L'ayant encore aperçue ce soir, j'ai voulu croire que cela ne pouvait que laisser augurer une soirée plaisante. Une fois descendus de voiture, à deux pas de l'entrée de l'immeuble, Alexandre m'a pris la main pour me conduire dans le sens opposé à celle-là, en me disant : "Allons voir de l'autre côté du bâtiment. Ses fenêtres éclairées ou pas nous renseigneront sur sa présence." Toutes les ouvertures de cette partie arrière laissant, peu ou prou, passer une source de lumière, Nathalie ne pouvait être que chez elle, et c'est en nous adressant des sourires entendus que nous avons grimpé jusqu'à son appartement. Dès que sa porte a été ouverte, j'ai eu sur le champ le sentiment qu'elle nous attendait mais qu'elle ne voulait pas nous le montrer. Elle avait sur elle sa robe de chambre bordeaux, et comme le premier bouton était ouvert, je pouvais entr'apercevoir facilement le chemisier de couleur sombre qu'elle portait en dessous. Comme je l'imaginais mal n'être vêtue que de celui-là et de ses collants, puisque l'on voyait ses pieds sans chaussons être prisonniers des mailles, il m'était facile de déduire qu'une jupe était accrochée à sa taille. Après avoir accepté que nous embrassions ses joues, voilà qu'elle s'est mise à opiner du chef, à adopter une mine à forte nuance de gris, puis à grommeler, sur un ton qui convenait à cette couleur : "Heureusement qu'avec vous je m'étonne plus de rien parce que sinon !..." Se mettant en suite à frétiller de la tête, comme si le caractère abscons des événements la dépassait, elle a ajouté : "Mais j'ai cru que vous plaisantiez l'autre soir en me parlant de ce mardi !..." La présente scène se passant toujours dans son hall d'entrée, Alexandre a alors posé sa main sur son épaule et lui a dit calmement : "Nathalie, je veux bien que tu nous fasses ton cinéma lorsqu'il s'agit de nous donner ta chatte. Pour l'heure, nous ne réclamons de toi que tu ôtes ta robe de chambre et que tu retrouves la tenue que tu as enfilée pour venir dîner avec nous. Et dépêche-toi, car nous n'avons pas, hélas, la nuit devant nous. Demain, nous avons tous à bosser !". La jeune femme est tout d'abord restée interdite, puis elle a profondément soupiré, et enfin, après avoir fait bouger sa tête en signe de dénégation, elle nous a lâché, un peu décontenancée : "Bon... Qu'est-ce qu'il faut que je fasse?...OK, je viens dîner avec vous. Mais je vous préviens, ça s'arrêtera là !" Cinq minutes plus tard, nous étions dans la voiture. Sur les conseils de Nathalie nous avons gagné Vincennes puis, très vite, nous nous sommes retrouvés installés à la table d'un restaurant chinois. Si Alexandre sait apprécier et goûter la cuisine asiatique, cela n'a jamais été ma tasse de thé, et, ce soir, je me suis impérialement moquée des rouleaux et autres mets in identifiables que je pouvais avoir au bout de mes baguettes maladroites, tant ce dîner m'a amusée. D'abord, la jeune femme a essayé, à plusieurs reprises, de tenir tête à Alexandre après l'avoir provoqué. Comme elle s'est faite envoyer dans les cordes à chaque fois, elle s'en est prise à moi en me lançant "toi, tu es une belle salope, en tout cas !" et je crois l'avoir mouchée en lui rétorquant en substance : "Si tu veux me dire que je suis une femme encline à la lascivité, tu as sans doute raison, bien que tu mesures probablement mal à quel point je peux être lascive et aimer les plaisirs de la chair. Je prends donc ce que tu m'as dit pour un compliment, mais je regrette que tu aies cru bon de choisir ce mot pour me le signifier. Vois-tu, en matière de sexe, ce ne sont pas les actes qui sont importants, mais les acteurs. Si nous savons garder nos âmes pures, nos actes ne seront jamais impurs ou vulgaires, quoique nous fassions." Après m'avoir bredouillé une réponse qui devait contenir quelques excuses, elle s'est vue contrainte de ronger son frein à plusieurs reprises, mon amant profitant de la présence du serveur pour tourmenter les cuisses de celle-là, sous la table. Puis, ce fut l'apothéose au moment où Alexandre lui a dit : " Un de ces soirs, je te conduirai, en même temps que Clémence, chez ce garçon qui a su si merveilleusement lui trouer les reins, tu te souviens ?" A ces mots, Nathalie a bien failli s'étrangler puis elle a poussé des hauts cris, en affirmant qu'elle ne livrerait jamais à de telles turpitudes. Pour se jouer d'elle, Alexandre lui a alors répondu :"Bien... Alors, n'en parlons plus." Et là, j'ai vraiment bu du petit lait car, tout à coup dépitée, elle ne savait plus comment faire pour raccrocher les wagons. Et c'est un peu embarrassée qu'elle a alors lâché :"Mais qui c'est ce garçon, d'abord ?" Après que nous ayons échangés un regard et un sourire complices avec mon amant, ce dernier s'est exécuté et en lui peignant un portrait flatteur mais juste de Raphaël. "Non, non..., je veux pas" , s'est alors écriée Nathalie. Mon ami a alors éclaté de rire puis lui a dit, en s'approchant d'elle pour lui baiser la joue : "Je ne sais plus qui a dit...'Quand une femme du monde dit non, cela veut dire peut-être, quand elle dit peut-être, cela veut dire oui, et quand elle dit oui, c'est que ce n'est pas une femme du monde'... Si nous avions quelques doutes en venant ici ce soir, nous allons repartir avec la ferme conviction que tu es une vraie femme du monde !" Nous sommes en effet repartis en la laissant devant la porte de son immeuble. Si la fille nous a mal caché sa déconvenue, je n'ai pas du tout travesti la mienne à mon amant, déçue que j'étais de ne pas nous avoir vus pousser Nathalie dans sa chambre. Tout en conduisant, Alexandre s'est mis à me caresser les cheveux puis, me souriant, il m'a dit : "D'abord, il est tard, ensuite tu as encore à me fournir les détails dont tu m'as frustré, tout à l'heure, et enfin, sa déception servira assurément nos désirs."

Retour au calendrier du mois

 

 

Mercredi 18 Octobre

Je ne sais si c'est le fait d'avoir d'avoir rapporté dans le détail du détail à Alexandre ma soirée de lundi avec Séverine, mais je me suis levée ce matin avec une furieuse envie de voir cette dernière. Mais ce désir est resté lettre morte car ce soir je dois sortir avec Agnès et Isabelle qui tiennent absolument m'emmener à l'Opéra Bastille assister à une représentation du Cosi Fan Tutte de Mozart.  Je regrette que Virginie ne nous accompagne pas. Depuis que cette dernière est mère de famille, il est bien rare de nous voir passer une soirée en sa compagnie, ce qui me prive du sel que je savais trouver dans tous les moments que nous partagions toutes les trois quand nous nous retrouvions ensemble. Ah, ma si jolie Virginie ! Ce soir, je l'emporterai dans mes rêves, dans ces espaces où il m'est autorisé de me pencher doucement vers elle pour effleurer ses lèvres, ou le carré de peau si émouvant qu'elle abrite à la base de son cou. Je souris car à cette douce image vient se superposer celle de Julien. J'ai eu ce matin la surprise de le voir débarquer dans mon bureau et j'en ai été profondément ravie, car cela faisait plusieurs semaines que je ne l'avais pas vu. Mon graphiste m'envoie maintenant le plus souvent ses documents Illustrator par Internet, ce qui me prive des passages de son si craquant assistant. Comme l'heure du déjeuner n'était pas loin, j'ai fait des pieds et des mains pour le retenir mais, hélas, en vain, son emploi du temps ne lui permettant manifestement pas cette bien douce pause pour moi et -j'ai toujours l'ingénuité de le croire- pour lui aussi.

Retour au calendrier du mois

 

 

Jeudi 19 Octobre

Quand Alexandre m'a appelé, ce matin, la première chose qu'il m'a dite, après les petits mots doux que j'attendais, est celle-ci : "Ce soir, je t'emmène en villégiature dans l'Essonne. Sois prête pour 19h30. Je passerai te prendre au bas de chez toi." Comme nous sommes tacitement convenus que je ne poserai nulle question et que je me laisserai toujours conduire, je n'ai pas dérogé à cette règle même si l'envie m'a faite me mordre les lèvres. Naturellement, l'impatience de savoir m'a habitée toute la journée, et celle-ci n'a fait que croire au fil de fil de l'après-midi. Aussi, lorsque ma montre a marqué 18h, j'ai tiré ma révérence aux filles qui étaient encore dans les bureaux, et j'ai pris la poudre d'escampette. Me doutant que mon amant ne m'emmenait pas à un dîner d'agrément en compagnie de son big boss, j'ai choisi d'enfiler sur mon corps nu la robe qui me semblait la plus appropriée à la circonstance. Facile à ôter, mais sachant montrer que ma poitrine est libre sous le tissu et mettre en valeur mes jambes, mes fesses et -je n'en suis pas peu fière- ma taille fine. Et lorsque vers 20h, nous avons traversé Villeneuve-St Georges, j'étais effroyablement excitée : nerveusement, par l'attente et, sexuellement, par la terrible mais si voluptueuse nappe de brouillard vers laquelle je me laissais mener. Avec la nuit et ma méconnaissance totale de la géographie de l'Ile de France, je serais bien incapable de dire dans quelle localité nous nous trouvions lorsque, après avoir rebroussé chemin deux fois, nous avons embouché une rue bordée de pavillons. C'est cependant devant une petite porte ouverte dans un mur bien sombre que nous nous sommes arrêtés et lorsqu'une voix féminine s'est mise à crachotter dans l'interphone mural, je me suis sentie quelque peu soulagée. Le battant métallique s'étant refermé sur nous en produisant un "clac" bien lugubre, c'est dans l'obscurité que nous avons suivi un chemin qui paraissait traverser un jardin. Au bout de celui-là, nous nous sommes trouvés devant une porte de garage béante, et au moment où l'idée de m'engouffrer dans ce trou noir commençait à oppresser ma poitrine, une porte s'est entr'ouverte sur le côté laissant passer suffisamment de lumière pour nous permettre d'apercevoir un silhouette de femme. Celle-ci m'est restée invisible lorsque nous avons passé le seuil, cachée qu'elle était derrière le battant qu'elle nous tenait ouvert, et nous invitant à pénétrer dans la pièce qui se trouvait devant nous. Lorsque nous sommes rentrés dans ce salon quelconque et stéréotypé, je ne saurais dire pourquoi mais j'ai été surprise de n'y trouver personne, et c'est sans doute ce sentiment qui m'a donné l'impression que la voix de notre hôtesse résonnait étrangement lorsque je l'ai entendue, dans mon dos, nous inviter à nous asseoir sur la banquette en "L" qui se trouvait devant nous. Ce n'est que lorsque mes fesses se sont posées sur le petit côté de ce "L" que j'ai enfin pu découvrir la femme chez laquelle nous nous trouvions. Je lui ai donné entre quarante cinq et cinquante ans et je ne sais si je dois attribuer ce sentiment à ses fines lunettes, à ses bons un mètre soixante quinze, à sa minceur ou à l'ovale de son visage accentué par le chignon qui tirait en arrière ses cheveux blonds, mais j'ai été frappée par la finesse qui se dégageait de toute sa personne, mais aussi par la sécheresse de son corps au parfait maintien, et par la froideur, voire la sévérité, qui émanait des traits de son visage, pourtant délicats et plutôt plaisants. Le coup d'oeil qu'elle m'a jeté n'a duré que l'espace d'un très court instant, mais je ne saurais dire pourquoi il a instantanément provoqué chez moi une sensation de malaise. Ce qui s'est ensuivi ne me l'a pas ôtée, bien au contraire. Campée sur ses hauts talons, le buste bien droit et les mains sur ses hanches, notre hôtesse a alors lancé à Alexandre : "Oui, vous ne m'avez pas menti et je ne regrette pas de vous avoir fait confiance." Puis, commençant à me lorgner sans vergogne, elle s'est mise à ajouter : "Cette jeune personne me semble tout à fait charmante, et je suis sûre que sa robe nous cache bien d'autres charmes..." Elle s'adressait à mon amant et manifestement, je n'existais pas pour elle en tant qu'être humain. Mon ami aurait mis à ma place un sac de sport ou un chien, elle ne l'aurait pas regardé autrement, et n'aurait pas employé d'autres mots. Déconcertée et choquée par le comportement que cette femme adoptait à mon égard, j'en ai perdu la suite de sa phrase, raccrochant mon attention à ses propos à l'instant où elle terminait de dire à Alexandre : "...il faudra que vous me la laissiez. Je crois que moi-même et mes amis..." J'ai vu ce dernier lever aussitôt sa main et se mettre à interrompre sèchement son interlocutrice ainsi : "Ma chère Lucie...(tiens, me suis-je dit, la voilà, celle qui avait commencé à lui écrire dans sa Bal !)..., je crois que vous m'avez mal compris ou que vous n'avez pas voulu m'entendre. Je me vois donc dans l'obligation de vous réitérer les conditions que je vous ai, à plusieurs reprises, pourtant exposées et auxquelles je ne dérogerai pas. Clémence m'appartient et je ne la confie à personne d'autre qu'à moi-même. Si j'accepte de la livrer à vos... caprices, ce sera toujours en ma présence. Quant à vos amis -si amis il y a- , je veux les connaître, m'attribuant le droit de ne pas les convier à côtoyer Clémence !" La femme s'est mise alors à esquisser un petit sourire un peu pincé, puis à répliquer, après avoir hoché sa tête plusieurs fois de suite : "Vous êtes bien exigeant." Lui adressant un large sourire, mon ami lui a rétorqué :"Je crois avoir les moyens de mes exigences. C'est à prendre ou à laisser. Et si vous laissez, de nous deux, ce n'est pas moi qui serai le plus déçu !" Au petit sourire presque amical qu'elle a lancé à mon ami, j'ai compris que celui-là avait marqué un point. Est-ce pour en marquer immédiatement après un second afin de réaliser un break, ou bien a-t-il cherché à s'engouffrer dans la petite brèche qu'il a vu s'ouvrir sur le visage jusque là impavide de cette femme, je l'ignore, mais mon estomac s'est noué lorsque j'ai entendu Alexandre m'enjoindre, presque sèchement : "Retrousse ta robe sur ton ventre et écarte toi !"  J'ai dû rester interdite durant cinq bonnes secondes. Compte tenu des circonstances, cela peut paraître long mais, dans ma tête, tout est allé très vite. L'idée de m'ouvrir devant cette femme au demeurant peu sympathique m'a tout d'abord terrorisée, puis, la présence de mon amant me rassurant,  j'ai réalisé l'état de forte indécence dans lequel devait se trouver ma chatte, celle-ci ayant subi toute la journée l'incessante charge instillée par mes neurones. Et lorsque, à la dernière seconde de ce laps de temps durant lequel ce dernier est resté suspendu, une contraction de mes cuisses a su me rapporter l'hyper sensibilité et la tension de mes chairs ouvertes en corolle, ainsi que la saturation liquide dont était l'objet les milliers de mailles qui formaient, entre mes jambes, le voile de mes bas. Et là, tout à coup, un désir impétueux s'est engouffré en moi, me vrillant le corps et la cervelle en me faisant mesurer tout le plaisir qui allait être le mien à voir la glace du regard de cette femme devenir braise ardente, ne pouvant pas endiguer le flot d'émotions qui allait la déstabiliser et la désarçonner plus profondément que n'avaient su le faire les propos d'Alexandre. Ainsi, je crois avoir mis, même, quelque précipitation à soulever mes fesses pour tirer sur le tissu de ma robe, le remontant alors bien au delà de ma toison pour, simultanément, écarteler mes genoux aussi largement que me le permettaient mes articulations. En fait de braise, c'est de la lave que j'ai vu surgir dans le regard de celle qui arrondissait ses lèvres pour marquer une telle surprise, que tous ses traits la faisaient presque devenir méconnaissable. Se mettant alors à acquiescer en se mettant à produire de très amples mouvement de menton, elle a laissé siffer entre ses lèvres à l'intention de mon amant : "Ah, oui !!!...ah, oui !!!... Quelle splendeur !!!... Mon cher, je vous félicite. Vos arguments sont, je l'avoue, imparables, et vont me contraindre à m'accommoder de toutes vos exigences." Ôtant alors ses mains de ses hanches pour faire quelques pas vers moi, elle a décoché à Alexandre un sourire plein d'aménité qui a su la rendre jolie et sympathique durant deux secondes, en lui disant : "Vous permettez ?... Je sais que je déborde des limites que nous avions définies pour cet entretien mais... je ne sais résister au tourbillon de délices que vous m'avez mis sous les yeux." Alors que notre hôtesse se plantait devant moi, j'ai entendu mon ami lui répondre :"Je vous accorde dix minutes. Précisément, les limites que nous avons définies m'ont fait accepter un dîner dans Paris et je ne voudrais pas me mettre en retard." En même temps qu'elle mettait un genoux à terre face à mon ventre et à mes deux mains qui tenaient toujours sur celui-là le fond de ma robe, je l'ai entendue répondre très distraitement "Dix minutes..., c'est plus qu'il n'en faudra...." Mais la phrase de la femme est restée en suspend, ses doigts étant déjà en train d'effleurer le voile détrempé de mes bas. Et là, brusquement, un faisceau de perceptions m'a faite complètement chavirer : la fixité de son regard, et sa brûlure, accrochée aux profondeurs de mon ventre, les vapeurs suaves et enivrantes de son parfum qui parvenait jusqu'à mes narines, les frémissements que je pouvais voir naître sur ses traits, le "oh, quelle merveille !!" qu'elle a alors proféré, ses très longs doigts aux ongles parfaitement maquillés sur moi, l'émotion qui a envahi son visage quand elle a porté son index à ses lèvres en lâchant un long et pâmé "Huuuummmm !!".  Et là, je n'ai pas osé penser à la force du souffle qui allait m'emporter si elle ne se mettait qu'à poser sa main sur mes chairs. Etait-ce inconscient ou bien ai-je voulu apporter une dimension supplémentaire à mon impudeur, mais je me suis vue me mettre à onduler imperceptiblement du bassin pour lui faire percevoir combien je l'attendais. Et quand ses doigts ont commencé à glisser dans les replis détrempés de mes chairs éclatées, quand il m'ont fouillé sans vergogne après avoir longuement éprouvé la rondeur et la dureté de mon clitoris gonflé comme un bourgeon d'avril, quand sa langue m'a lapé, entortillant ce dernier dans une spirale qui me vrillait le cerveau et le ventre, je me suis entendue lui lâcher, sur un ton de prière, comme si mon indécence ne suffisait pas : "Je vous en prie, Madame, faites-moi jouir !..." Je crois que ces mots ont jeté la valeur de trois jerricans d'essence sur le brasier qui brûlait déjà en elle. La femme s'est mise alors à se redresser brusquement, dégrafant simultanément et prestement sa jupe, puis, tandis qu'elle m'agrippait les cheveux pour me contraindre à mettre mes genoux à terre, elle s'est laissée tomber sur les coussins de la banquette et m'a craché :"C'est toi, chienne, qui va me faire jouir !... Et ne me plains pas ta bouche, si tu veux que la mienne te délivre de ta chiennerie !". Ces deux mains pressant ma nuque entre ses jambes gainées de bas noirs retenus par un porte-jarretelles de même couleur, j'ai cru défaillir de désir quand je me suis vue inexorablement poussée vers ce bas-ventre dépourvu de la moindre pilosité, et qui ne cachait rien des deux oreillons gonflés et luisants entre lesquels s'ouvraient les lèvres d'une large et longue blessure, faite d'un ahurissant entrelacs de chairs rouge noir, toutes boursouflées, festonnées, et se perdant dans un labyrinthe de plis et de replis entièrement couverts d'une rosée épaisse et mousseuse, d'où émergeait une amande si rose, si transparente, si oblongue et si luisante, que l'on aurait dit un de ces bonbons que l'on sort de sa bouche après l'avoir sucé quelques instants et que l'on garde entre ses doigts pour le goûter aussi avec ses yeux. Je n'ai pas eu besoin des deux mains de Lucie, pourtant fermement plaquées sur l'arrière de mon crâne pour trouver le chemin de toute cette voluptueuse luxuriance,  et lorsque mes lèvres se sont posées sur celle-là, une secousse d'amplitude sismique a soulevé en moi une vague si gigantesque qu'elle a tout emporté sur son passage m'arrachant les entrailles pour sortir de moi avec une telle violence que mon ventre a littéralement explosé, m'entraînant dans une formidable jouissance d'autant plus délirante que je ne me touchais pas, et que mon cerveau savait me rapporter combien les pétales carnées de ma chatte palpitaient au souffle de ce seul vent orgasmique. Mon déchirement plutôt baroque, mes cris, la folie dont toute ma bouche était la proie, n'ont pas tardé à faire basculer cette femme, qui m'a crié :"Vas-y salope !... Voilà pour ta chiennerie puisque tu aimes tant çà !" Je n'ai pas su si c'est ce qu'elle voulait me signifier,  mais ma langue a immédiatement perçu une nette différence de goût, comme si, brusquement, un nuage aussi âcre que salé avait inondé ma gorge, me laissant au fond de celle-ci une saveur ressemblant à celle qui nous vient en bouche lorsque l'on mâche la tige d'une fleur. Puis, elle s'est mise à tressauter si vivement qu'elle m'a échappé deux ou trois fois, me rendant étrangement heureuse de lui donner tout ce plaisir, qu'elle ne cherchait pas à me dissimuler. Quand nous avons repris notre véhicule, j'étais à moitié groggy par la violence des émotions qui m'avaient secouée, et je ne garde de ses instants que le souvenir de la lueur des phares ou des lampadaires urbains éclairant, par moments, l'habitacle de la voiture, ou des gestes machinaux que faisaient Alexandre en pilotant le véhicule au travers de ces avenues de banlieue qui, à force de se ressembler, finissent toujours par me donner l'impression de tourner en rond. Puis, émergeant peu à peu, je suis allée me blottir contre mon amant, avec la furieuse envie de me lover dans ses bras, de le voir me serrer contre lui, me caresser les cheveux, m'embrasser avec toute la tendresse qu'il sait me donner, me faire l'amour. C'est là qu'il m'a dit qu'il était fier de moi et qu'il m'aimait profondément, et lorsque je l'ai vu emprunter le périphérique Nord et que j'ai cru qu'il m'emmenait  dîner dans un nouveau restaurant, j'étais si touchée par ses aveux que je me réjouissais des instants de chaude intimité que nous allions partager durant ce dîner, même si je n'avais pas très faim en dépit des 22h30 que marquait l'horloge du tableau de bord. Mais, quand j'ai vu la voiture sortir Porte des Lilas, je me suis soulevée, et Alexandre a pu lire toutes les interrogations qui devaient se trouver dans mon regard. Il m'a alors caressé la joue avec son index recourbé puis m'a dit : "Demain soir, je ne pourrai pas être avec toi. Je vois de moins en moins Elsa et je me dois, demain, de passer la soirée avec elle. Comme je ne veux pas que tu restes sur cette mauvaise nouvelle, nous allons nous arrêter au passage chez Séverine. Si elle est libre demain, nous lui demanderons de venir et tu la garderas avec toi jusqu'à ce que je vienne vous retrouver, samedi matin, dans la chaleur de vos draps. Je crois que rien ne pouvait me faire plus plaisir. Non pas d'être privée d'Alexandre demain, mais que celui-là sache se montrer si attentionné, m'offrant ainsi un double bonheur : celui de passer de longues heures d'amour avec Séverine et celui de le voir se glisser entre nous le lendemain matin. Je me suis mise à alors à trembler de bonheur puis à exulter, allant jusqu'à lui planter mes ongles dans la chair de son bras, tant je le serrais fort. Mais en arrivant devant la porte de notre amante, celle-ci est restée close à notre grand désappointement. Mon amant m'a alors prise dans ses bras puis m'a dit : "Demain, ce sera à toi de la faire venir et de me préparer ainsi une surprise pour samedi matin !"

Retour au calendrier du mois

 

 

Vendredi 20 Octobre

Cette soirée d'hier ne m'a pas laissée inaltérée et j'en ai ressenti toute la violence dans tout mon être, durant toute la journée. Les propos que m'a tenu Alexandre ce matin ont, sans doute aussi, participé à ce sourd sentiment. Il m'a dit : "Cette Lucie est une dominatrice qui ne manque ni de charme ni d'intérêt. J'ai bien envie de lui passer ma baguette de chef d'orchestre pour voir quel morceau de musique elle va te faire jouer. D'autant que tu as su merveilleusement attiser sa convoitise et sa concupiscence. Je ne serai pas surpris, tout à l'heure, de trouver un de ses messages dans ma Bal." Oui, tout cela m'a profondément perturbée, et quand la fin de la journée est arrivée et que je me suis retrouvée au dehors, j'ai été heureuse d'avaler la première goulée d'air de ce week-end auquel je ne voulais guère cependant trop penser, compte tenu des incertitudes qui pesaient encore sur la présence de Séverine. Ne faisant que passer rue B...., prendre quelques affaires et relever mon courrier, j'ai filé ensuite dans le 3ème me faire couler un bain et me préparer à ma soirée. Mais là, ma porte close, me retrouvant au calme dans cet univers familier, j'ai senti le trouble qui m'avait tenue toute la journée se faire plus présent, plus profond, et éveiller en moi des sensations qui me surprenaient par leur violence, et que je ne pouvais qu'attribuer à notre escapade d'hier, dans l'Essonne. Au delà de tout ce qui s'est passé, je sais que cette Lucie est bien loin de m'avoir laissée indifférente, et que c'est bien moins la brutalité de ces mots, de ces gestes ou de ses comportements que l'ineffable plaisir que j'ai pris à aboucher cette chatte mature, gorgée de sève et de vie, pour la conduire à l'éclatement. J'en ai été si profondément marquée, que je redoute de me trouver une nouvelle fois en face d'elle car je ne sais à quels excès, débordements ou folies, je suis prête à me livrer pour la voir daigner m'octroyer le quart de ce qu'elle m'a laissé prendre hier. Et ce soir, tournant et virant dans mon salon, comment aurais-je pu éviter les bras de mon fauteuil, m'abandonner entre ces derniers et me mettre à revivre ces instants, non en actrice, mais en spectatrice de moi-même, m'excitant de ma propre posture entre les cuisses écartelées de cette femme, m'émouvant de la course de ma propre langue au travers de toute cette pulpe si luxuriante, si mousseuse et si juteuse. Il n'était pas 20h lorsque je me suis mise sur mon lit, serrant dans mes mains le dernier roman que j'ai acheté. Mais, j'étais à peine étendue qu'une autre pensée et un autre désir ont éclos dans ma tête, me faisant bientôt rêver puis, comme sous le coup d'une pulsion, me tourner, saisir le téléphone et composer fébrilement le numéro de Séverine. Sentant mon ventre se serrer à chaque sonnerie supplémentaire, j'ai dû poursuivre mon soupir de soulagement alors que la jeune femme avait déjà décroché et me lançait son "allô". Après lui avoir dit combien j'étais contente de l'entendre et combien je serais heureuse de l'avoir à mes côtés jusqu'à demain matin où nous aurions la joie (que j'espérais partagée) de voir Alexandre nous rejoindre, elle m'a littéralement arraché les tripes et le coeur lorsque je l'ai entendue me dire "Ah mince !...C'est bête. Ce soir, je dois sortir avec des amis." Et puis, a-t-elle senti ma déception et n'a-t-elle pas voulu me faire de peine, ou bien le désirait-elle tout simplement pour elle-même, mais j'ai littéralement exultée (alors que je ne m'y attendais guère !) lorsque je l'ai entendue me dire : "Ecoute..., à cette heure, ils doivent toujours être chez eux. Je vais voir ce que je peux faire... Je te rappelle." Oh, comme j'étais heureuse durant le quart d'heure qui a succédé à cette communication !  Puis, les minutes passant, l'impatience a commencé à me gagner, et une demi heure plus tard, j'étais sur des charbons ardents, leur incandescence écornant passablement mon bonheur. Et puis, tout à coup, la sonnerie de la porte d'entrée s'est faite entendre. Agacée par cette attente et complètement paniquée par ce signal qui, à cette heure, ne pouvait que laisser présager rien de bon, j'ai serré le cordon de mon peignoir sur ma taille et je suis allée tirer timidement sur la porte, prenant bien soin de laisser celle-ci prisonnière de l'entrebâilleur. Un bonheur indicible m'a envahi sur le champ, car Séverine était là, un sac de sport de couleur vert tilleul dans ses mains, un sourire radieux éclairant son visage. "J'ai voulu te faire la surprise... J'ai essayé de faire au plus vite. J'espère que tu ne t'es pas inquiétée !" Je ne saurais dire ce que j'ai éprouvé à cet instant, la voyant si joyeuse, si attentionnée, si désireuse de me faire plaisir. Je m'en suis trouvée si émue que ma gorge s'est serrée et que mes yeux se sont instantanément remplis de larmes. Elle en a été touchée, et c'est elle qui m'a prise dans ses bras, qui a logé ma tête au creux de son cou en me caressant doucement les cheveux, qui saisi mon menton entre ses doigts pour me donner un baiser aussi délicat que tendre. Combien de temps sommes nous restées là, debout, dans les bras l'une de l'autre, le sac vert tilleul à nos pieds, puis quelle est celle qui, la première, a fléchi ses jambes pour entraîner l'autre sur la moquette ? Et là, pourrions-nous dire combien de minutes et de minutes nous n'avons rien fait d'autre que nous sourire, nous embrasser, nous caresser, nous câliner, nous murmurer des douceurs à l'oreille, nous étonner d'être si bien dans les bras l'une de l'autre. Et puis nos corps se sont mis à se presser l'un contre l'autre, à s'épouser, à se frotter, et nos mains sont parties à la recherche de la première rondeur ou du premier creux, et très vite, nous nous sommes retrouvées nues, nos peaux n'en finissant pas de se caresser l'une l'autre. C'est là, sur cette moquette, près de l'entrée que nous avons fait l'amour, laissant sans aucune réserve nos bouches et nos doigts, mais aussi nos corps tout entier, exprimer le désir qui naissait, qui flamboyait, et puis qui renaissait... Et quand nous nous sommes retrouvés étendues sur le lit, dans ma chambre, nos bras se sont encore noués, faisant chavirer une nouvelle fois nos sens, puis nos ventres. Je suis ravie du plaisir que je la vois prendre à ces éteintes. Et c'est vrai que, m'ayant confié qu'elle n'avait jamais autant joui qu'avec moi, je n'ai eu de cesse, ce soir, de la sentir ou de la voir se déchirer. Et j'ai aimé, cette fois, l'entendre me demander grâce, alors que je me délectais, encore, avec toute ma bouche, de la saillie de son clitoris. "Ma chérie, non..., je suis morte. Tu m'as tout pris...", m'a-t-elle dit alors en venant enserrer mes tempes entre ses deux mains. Et quand je l'ai rejointe, n'est-ce pas elle qui m'a happé les lèvres et qui s'est mise  à aspirer ma langue toute entière en elle, pour la caresser et l'enrouler avec la sienne, et la sucer comme s'il s'agissait d'un pénis, finissant alors par faire onduler son corps, presser ses seins contre les miens, faire s'épouser les rebondis et les creux de nos ventres rythmés par notre respiration. Et lorsque nos souffles ont amplifié les mouvements de cette mécanique, mes jambes n'ont-elles pas senti ses genoux s'ouvrir doucement, sa vulve faisant rayonner sur ma peau une chaleur qui savait me dire... que je ne lui avais encore pas tout pris.

Retour au calendrier du mois

 

 

Samedi 21 Octobre

Je garde peu de souvenirs de cet instant où Alexandre s'est glissé sous notre couette car nous étions endormies, Séverine et moi. Je me rappelle seulement du sourire entrevu sur ses lèvres dans la demi pénombre de la chambre, et de la joie qui m'a envahie lorsque ma conscience à réalisé qu'il était enfin là, auprès de moi, près de nous. Puis, j'ai dû sombrer dans le sommeil. Quand j'ai ouvert un oeil, j'étais enfermée dans l'étau des deux corps de mes amants, lesquels me semblaient profondément endormis et, après avoir longuement goûté et bu l'élixir produit par cette conscience, je me suis très doucement extraite des mâchoires bien serrées de cet étau et je me suis rendue dans la cuisine. J'ai souri en voyant sur le petit buffet le gros sachet blanc, fermé par les mêmes deux tortillons que j'aimais tant défaire, lorsque j'étais petite fille, parce que je savais que j'allais trouver là, les chaudes et moelleuses viennoiseries que papa était allé acheter pour notre petit-déjeuner dominical. Et j'ai alors pris un grand plaisir à préparer le nôtre, activant la cafetière, mettant de l'eau à chauffer pour le thé, composant mon plateau en n'osant même pas présenter la demi noisette de beurre qu'il me restait sous le couvercle ovale de la boite plastique décorée aux couleurs de la marque. Je m'en veux quelquefois d'être une aussi piètre maîtresse de maison, entendant toujours maman me dire, avec son effroyable réalisme : "Ma fille, si tu veux voir un homme t'accorder ses bonnes grâces, veille à ce que son assiette soit toujours pleine !" J'ai fait taire la voix de ma mère en remplaçant le beurrier par un pot de miel et un autre de confiture. Puis, laissant mon thé infuser, j'ai pris conscience que j'avais froid et que ma nudité ne cessait pas de me faire frissonner et je me suis alors souvenue que mon peignoir était resté sur le sol de l'entrée. Lorsque je me suis rendue sur les lieux, j'ai souri à la pensée qui a dû traverser l'esprit d'Alexandre quand il a passé ce matin le seuil, car l'endroit ressemblait à un champ de bataille, les cadavres parsemant le terrain s'appelant "jupe", "soutien-gorge", "collants", "culotte"... Revenue dans la cuisine et buvant mon thé à petites gorgées, j'ai soudain réalisée combien j'étais excitée. La brûlure de l'infusion par l'intérieur, la chaleur apportée par le tissu de mon peignoir sur l'extérieur, ont su vite réchauffer mon corps, celui-là me restituant alors tous les émois qu'il abritait. Une fois de plus, je me suis plue à constater que plus je faisais l'amour, plus j'avais envie de le faire et, une fois encore, cette pensée (ou ce fantasme) a occupé mon esprit, me faisant me dire combien j'aimerais, un jour, tomber sur un homme ou une femme qui me contraindrait à ne pas quitter la chambre vingt quatre heures durant, en n'ayant pendant ces mille quatre cent quarante minutes qu'un seul but, qu'une seule volonté, qu'un seul désir : me voir jouir ! Cela, pour les tonnes de plaisir qui finiraient par m'écraser, mais aussi pour la volupté de découvrir dans quel état de surexcitation extrême serait mon corps le lendemain, à partir de la vingt cinquième heure et sur les suivantes. Que dire de cette journée de samedi ?...Que j'ai été la plus heureuse et la plus comblée des femmes, parce que mes bras ont pu serrer simultanément le cou de mes deux amants, parce que j'ai lu le bonheur qui éclairait leurs yeux, parce que nous ne nous sommes pas lassés de nos nombreuses étreintes, parce qu'ils m'ont rendue tellement ivre de désirs et de plaisirs que je les ai confondus sur mon corps, Alexandre, vite épuisé, finissant par m'aimer comme  ne cessait de le faire Séverine. Vers le milieu de l'après-midi, alors que nous étions en train de grignoter les indigentes, indigestes, et pour tout dire, infâmes, pizzas que nous venions probablement de commander à un marchand de mobylettes, cette dernière nous a fait savoir qu'elle devait nous quitter. Quand elle a lu notre déception sur nos visages, elle s'est empressée de nous dire : "Ah, là, non... Je le regrette, bien sûr, car j'aurais beaucoup aimé rester encore avec vous, mais j'ai promis à une amie que je serai, ce soir, au dîner qu'elle donne pour l'anniversaire de son gamin, et... je peux vraiment pas me débiner car je suis sa marraine." Alors, nous lui avons dit, en baisant le coin de ses lèvres, encore embarrassées des rouges miettes de la pâte qu'elle était en train de mâcher :"Lorsque ta soirée sera bien avancée et que tu auras conscience d'avoir fait tout ton devoir, tu diras que tu as sommeil..., et tu reviendras nous rejoindre dans notre lit. Nous te laisserons la clé sous le paillasson, devant la porte." La jeune femme a bien failli s'étrangler avec un des morceaux de pizza. Elle s'est mis ensuite à pousser de hauts cris et à nous dire que tout cela n'était pas très raisonnable, mais nous sentions bien qu'elle en brûlait d'envie, et lorsqu'elle nous a dit d'un ton bien peu convaincu, en hochant sa tête "Non, mais vous vous rendez pas compte !...Moi demain, j'avais prévu de faire mon ménage, ma lessive... J'ai des tonnes de repassage à faire !", nous l'avons embrassée l'un et l'autre dans le cou, heureux que nous étions de savoir que nous l'aurions avec nous pour le restant de la nuit. Et ce soir, après nous être un peu peu décemment remplis l'estomac dans un restaurant de la rue de Lappes, c'est moi qui ai proposé à Alexandre d'aller assister à la projection d'un film.

Retour au calendrier du mois

 

 

Dimanche 22 Octobre

Lorsque nous sommes allés nous coucher, hier soir, avec Alexandre, nous n'avons pas vraiment fait l'amour, préférant, d'un commun et tacite accord, attendre l'arrivée de notre amante. Dans ses bras, au moment de nous endormir, je me suis faite jouir en silence, sans qu'il le sache, simplement en contractant par intermittence les muscles de mon vagin. Puis, j'ai éprouvé le besoin d'interroger mon amant ainsi : "Finalement, Séverine, elle ne te déplaît pas..." Ce dernier m'a alors répondu dans l'obscurité de la chambre : "Nous allons dire qu'elle me plaît parce qu'elle te plaît. Que je l'ai érotisée grâce à toi, et que je la vois désormais avec des yeux qui savent me la faire trouver émouvante et excitante." Je l'ai serré alors plus fort encore et mes lèvres se sont mises, dans la nuit, à chercher fébrilement les siennes. Je crois que je n'aurais pas voulu qu'il me fasse une autre réponse que celle-là. C'est là qu'il m'a dit, après un silence : "Tiens, au fait, que je te dise... Tu as littéralement enchantée Lucie et je ne te cacherai pas que j'aime assez la voir piaffer ainsi d'impatience, car naturellement, elle brûle de te revoir." Pourquoi ces mots m'ont-ils troublés au point de devoir me mordre la lèvre pour ne pas lâcher à mon amant, avec la fougue que je sentais que j'allais y mettre :"Mais quand donc me ramèneras-tu là-bas ??". Nous ne devions pas nous être endormis depuis bien longtemps quand j'ai senti la froideur du corps de Séverine venir chercher la chaleur du mien. Malgré les frissons que cela a provoqué dans tout mon être, comme j'ai aimé ce contact ! Les pointes durcies de ses seins trouant mes omoplates, son ventre se soudant à la chute de mes reins, sa toison se mettant à picoter mes fesses, son bras enveloppant mes hanches comme pour me presser un peu plus contre elle. Et puis, son baiser dans mon cou, son souffle brûlant près de mon oreille, son profond soupir de bien-être, là, au creux de mon épaule... Sans doute est-ce le bruit mouillé de nos baisers qui a réveillé Alexandre, ses bras venant alors se joindre aux nôtres. C'est en restant chaudement lovés sous la couette que nous avons fait l'amour, mon amant nous offrant une érection si vive, que je n'ai pas résisté au furieux désir de la pointer moi-même sur l'anneau de chair que mes doigts et ma langue avaient ouvert entre les fesses de la jeune femme. "Non..." a alors soufflé cette dernière, à laquelle j'ai répondu par un vibrant baiser dans le cou, tandis que les doigts d'une de mes mains écartaient ses deux hémisphères de chair et que la seconde entraînait le gland d'Alexandre à passer la porte de ses reins. Sous ses lourds gémissements, je l'ai laissé ainsi pénétrer jusqu'à mi course, puis j'ai placé mon corps face à celui de Séverine et je l'ai enlacée, buvant sur ses lèvres les cris que sa gorge lâchait à chaque centimètre gagné en elle. Comme j'ai aimé sentir sur ma langue l'affolement de la sienne ainsi que son souffle brûlant ! Et quand j'ai senti sur le mien son ventre se mettre imperceptiblement à rouler, ne sachant pas si elle était entraînée par les mouvements de celui qui l'investissait, ou si c'était elle qui allait au devant de ce poignard qui la trouait, mon sang s'est trouvé être propulsé dans mon cerveau avec une telle force, que c'est au travers d'une brume rouge vif que je me suis mise à chercher la bouche de mon amant, sur le cou de la jeune femme, lui murmurant dans un souffle :"Répands-toi en elle!...C'est ainsi que je veux te boire, ce soir." Je crois que mon injonction a libéré Alexandre d'un désir qui le tenaillait depuis un moment déjà car, très vite, j'ai entendu son premier bruit de gorge libérateur. Et là, après avoir bu sa jouissance sur les lèvres en plein délire de Séverine, je suis descendue sur le corps de celle-ci écartant doucement celui qui venait de se défaire, et j'ai soudé mes lèvres aux chairs distendues du petit chaton, m'émerveillant de pouvoir conduire ma langue si loin, frémissant de plaisir à la voir ramener tant de perles, et défaillant à la seule pensée de l'embrasement qu'allait connaître notre baiser lorsque mes lèvres iraient rejoindre celles de mon amante. Pour notre plus grand bonheur, cette journée de dimanche a été copie conforme à celle d'hier, à cette différence que, vers le milieu de l'après-midi, nous avons voulu profiter du magnifique soleil que nous avions aujourd'hui dans le ciel de Paris. Après avoir mangé une salade et une part de tarte à la terrasse extérieure d'un bistrot, nous sommes allés, main dans la main, nous promener jusqu'au Jardin des Plantes. Et lorsque ce soir, j'ai trouvé Alexandre quelque peu préoccupé, je l'ai interrogé sur la nature du problème qui semblait absorber ses pensées, tout en connaissant à l'avance la réponse qu'il allait me faire. Et quand il m'a dit : "Je crains de voir cette fille s'attacher un peu trop à nous.", je n'ai pas été surprise. Alors que je me trouvais bien en peine de lui répondre, ne sachant voir que le bonheur qui était le mien lorsque cette fille se trouvait auprès de moi, mon ami a poursuivi ainsi : "Tu me diras..., ce n'est pas fâcheux en soi, mais il faut que nous sachions que cela ne serait pas sans implications sur la liberté que nous donnons à notre vie d'amants."

Retour au calendrier du mois

 

 

Lundi 23 Octobre

La remarque d'Alexandre sur les rapports que nous entretenons avec Séverine m'a préoccupée tout aujourd'hui car je pense qu'il a raison. L'intensité de ce que nous partageons ne nous autorise plus à la considérer comme une marionnette entièrement dévolue à notre seul plaisir. Si, personnellement, je ne le souhaite pas, elle ne comprendrait pas que nous puissions avoir ce comportement-là avec elle, celui-là venant discréditer tous les doux aveux que je pourrais lui faire. Ce soir, par exemple, j'ai eu bigrement envie de l'entendre et si je ne l'ai pas fait, c'est que ce problème occupe mes pensées. Cela étant posé, Alexandre n'a pas tort lorsqu'il prétend que cela risque, à terme, d'amputer notre liberté. Et cela, le veux-je vraiment ? Comme je me sens tout à fait incapable de répondre avec netteté à cette question, je veux me persuader du caractère prématuré de ce souci. Nous verrons bien !..., suis-je en train de me dire en écrivant ces lignes. A la demande de mon amant, je suis allée tout à l'heure sur minitel prendre connaissance des messages qui sont contenus dans sa Bal. Si j'ai pu rapidement passer sur les quelques petits mots d'une certaine Carine, j'ai mis un peu plus de temps à découvrir la correspondance entretenue avec une femme se prénommant Audrey. Alexandre l'a amenée à se dévoiler et à avouer ses troubles penchants pour les plaisirs charnels, et j'ai pris quelque plaisir à lire les aveux de cette correspondante auprès de laquelle j'interviendrai demain, utilisant toujours la même prétendue "méprise".

Retour au calendrier du mois

 

 

Mardi 24 Octobre

Ce soir, avant de gagner l'appartement situé non loin de la place des Vosges, j'ai dû passer en coup de vent dans le 7ème récupérer les deux enveloppes cachetées et timbrées, que la tête de linotte que je suis a oubliées ce matin. Ayant à faire quelques provisions, mes placards et autre réfrigérateur ressemblant au Désert de Gobi, je n'ai pu m'arrêter ailleurs que dans le  Monoprix dont l'enseigne et la façade ont, pour moi, une si jolie couleur dorée.. Pourquoi, lorsqu'on le peut, ne pas joindre l'utile à l'agréable ? Et si, en l'occurrence, la réalisation de l'utile m'a été pénible, elle a été très largement compensée par le caractère particulièrement plaisant de sa conclusion. En effet, Aurélie, ma si craquante blondinette m'a vue emprunter sa file, et lorsqu'elle a commencé à prélever un de mes achats sur son tapis roulant, elle m'a saluée, m'a décoché un ravissant sourire et m'a dit :"Ah..., ça fait longtemps que je vous ai pas vue." Déconcertée par son accueil inattendu, je l'ai été bien plus encore lorsque j'ai vu que sa blouse était à moitié ouverte sur sa poitrine, et qu'un bouton défait de son chemisier me laissait entrevoir la dentelle de son soutien-gorge, venant effleurer une peau claire mais dorée, toute constellée des mêmes minuscules tâches de rousseur que je sais observer sur l'épiderme de Virginie. Cette vision m'a mise de bonne humeur..., de si bonne humeur que je me suis demandée sur le trajet qui me conduisait dans le 3ème, si je n'allais pas parler d'Aurélie à Alexandre, sans doute dans l'espoir de lui voir venir une idée... Lorsque ce dernier est arrivé vers 20h30, il a été tout surpris de me voir déguisée en fée de cuisine. Mes achats tout frais m'ont donné envie de nous voir dîner en amoureux, chez nous, et lorsque mon amant est entré, la table était dressée avec nappe et chandeliers, et l'air fleurait bon l'oignon frit. Et comme l'on ne doit jamais faire les choses à moitié, j'ai tendu à Alexandre la bouteille de champagne que j'avais mise à rafraîchir dans le  compartiment idoine de mon réfrigérateur, lui demandant de l'ouvrir pendant que j'allais chercher deux coupes dans le bas de la desserte. J'ai été très heureuse de passer ce tendre dîner avec mon amant, et à  son sourire, à ses yeux, à sa façon de prendre ma main, il m'a semblé qu'il l'a goûtée tout autant que moi, semblant même apprécier les côtes de veau à la crème que je lui avais mitonnées, selon une recette ancestrale gardée jalousement par la famille de maman. Nous sommes restés ensuite quelques minutes dans le salon, me voyant prendre plaisir à jouer les petites filles, assise sur ses genoux, mes bras autour de son cou. Et c'est là que j'ai vu se dessiner un sourire quelque peu mutin sur les lèvres d'Alexandre. Il m'a dit alors : "J'ai beaucoup hésité mais, compte tenu des circonstances, je ne peux pas cette fois te laisser la surprise de la soirée que je nous ai concoctée pour ce jeudi soir." La manière dont mon esprit s'est trouvé émoustillé l'emportant sur la peur qui m'a brusquement nouée les tripes, j'ai approché mon visage de celui de mon ami et je l'ai exhorté à poursuivre, alors qu'il paraissait s'amuser de mon exaltation. Je lui ai su gré de s'être alors exécuté sans me faire attendre, me confiant : "Voilà... J'ai contacté Raphaël et je lui dit que nous serions peut-être accompagnés d'une jeune femme se prénommant Nathalie... " Je crois qu'à cet instant, je me suis trouvée être si remplie de joie que mes oreilles ont refusé de capter le reste de sa phrase. Excitée comme une puce, j'ai repris le cours de son propos alors qu'il était en train d'ajouter :"... ainsi, il faut que ce soir nous appelions Nathalie. Si j'avais été certain à cent pour cent qu'elle se laisse finalement conduire, je ne t'en aurais guère parlé ce soir, préférant vous en laisser la surprise, à elle, mais aussi à toi." C'est ainsi que vers 22h30, nos deux corps enlacés sous la couette, nous avons appelé la plantureuse et ombrageuse jeune femme. Après de nombreuses sonneries qui m'ont fait redouter qu'elle ait pu être absente de chez elle, Nathalie a fini par décrocher et, à ma grande surprise, elle ne s'est pas montrée désagréable. Oh, ce n'était pas la grande chaleur mais elle semblait s'être départie de son ton volontiers acerbe et de ses remarques qui ne l'étaient pas moins. Mais quand Alexandre lui a fait part de ses projets pour ce jeudi, elle est remontée sur ses anciens chevaux pour commencer à dire, du ton que nous lui connaissons, qu'elle ne se commettrait jamais dans des plans pervers comme celui que nous avions le toupet de venir lui proposer, etc..., etc... Mon ami l'a alors brutalement coupée pour lui répliquer vertement : "Nathalie, tu m'emmerdes parce que tu ne sais pas exprimer tes désirs autrement qu'en jouant une comédie à laquelle tu ne crois pas toi-même. Alors, de grâce, pour une fois, veux-tu avoir le courage de dire que tu en as envie, non en nous l'exprimant de manière explicite, mais en acceptant tacitement de nous suivre ce jeudi en un lieu qui ne sera pas un traquenard pour toi, je t'en donne ma parole d'honneur!  Je vais donc te donner cette occasion de nous dire que tu acceptes, en ne me répondant rien à ce que tu m'auras entendu te dire, lorsque j'aurai déclaré que nous passerons te prendre ce jeudi à 20h30." Un très long silence s'est alors ensuivi, nous amenant, Alexandre et moi, à échanger une série de moues plus ou moins perplexes, puis sa voix s'est faite entendre, après deux ou trois raclement de gorge, pour nous dire, sur la même musique mais deux tons au dessous : "Bon... Je vous préviens. Si je viens. Je ferai rien.??"

Retour au calendrier du mois

 

 

Mercredi 25 Octobre

Ce mercredi ne s'est évidemment pas pensé sans que je songe à Séverine, que le désir de l'avoir ce soir auprès de moi se fasse jour, et que celui-là n'aille qu'en s'amplifiant au fil des heures, me rendant folle de joie et d'excitation quand j'ai vu survenir la fin de cette journée, mais aussi grandement inquiète de ne pas la trouver chez elle ce soir ou de l'entendre me dire qu'il lui était impossible de se déplacer. Cela m'a fait me traiter d'idiote, ayant pu éviter ce stress dimanche en décidant tranquillement de cette soirée avec elle, mais ce sentiment a fait resurgir dans toute sa dimension le problème qui m'a agitée ses derniers jours : si je, ou plutôt nous, commençons à planifier nos rendez-vous avec elle, nous changeons de fait la nature de la relation et des liens qui nous attachent à cette fille. Ayant horreur de me trouver dans ces alternatives aussi cornéliennes que vaines, qui me laissent, avec une solide migraine, dans l'incapacité d'opérer un choix, j'ai recouru à ma bonne et vieille méthode qui consiste, purement et simplement, à évacuer le problème ! C'est donc l'esprit serein et le corps en fol émoi que je me suis mise à guetter les aiguilles de ma petite pendule, m'impatientant de voir la plus grande de celle-ci entamer une interminable remontée sur la partie gauche du cadran jusqu'au chiffre douze qui aurait alors marqué 2Oh. Sautant ainsi sur le téléphone, j'ai tapé le numéro de Séverine et mon coeur a bondi dans ma poitrine quand j'ai perçu le déclic qui a précédé son "allô". Elle m'a aussitôt fait : "Dis-donc, tu as dû le sentir... Tu as appelé à l'instant même où j'ai refermé ma porte. Attends, je te pose quelques secondes... j'ai une folle envie de faire pipi..." Et là, une énorme coulée de miel m'est subitement tombée dans la gorge, car je l'ai entendue ajouter, d'un ton joyeux, frémissant et frétillant : "Oh, que je suis contente de t'entendre!!..." Et quelques secondes plus tard, quand je lui ai dit que je mourrai d'envie de la serrer dans mes bras et que nos baisers me manquaient, c'est une rivière de sucre qui a ruisselé jusqu'à mon estomac car, baissant sa voix, elle m'a dit d'un ton ému :"Oui... oui, moi aussi... Je mange quelques bricoles et j'arrive."  Maintenant furieusement impatiente de l'avoir près de moi, je lui ai alors lancé : "Ma douce chérie, mon frigo est plein... Nous nous aimerons dans la cuisine, si tu veux, mais viens... Viens vite !! Une fois encore, notre soirée a été des plus douces et des plus torrides, et je suis aussi surprise que ravie de la voir se donner pleinement à nos étreintes. Il ne fait aucun doute que mon propre bonheur l'émeut et que son excitation se trouve être directement proportionnelle au plaisir qu'elle me donne ou qu'elle me voit prendre sur son propre corps. Et comme ce soir, mon ventre abritait des braisons ardents, le sien n'a cessé de flamber aussi. De sorte que lorsque nous nous sommes retrouvés sur le lit, pantelantes mais heureuses, et qu'elle m'a vue venir lentement happer les bouts dressés de ses seins puis redescendre, avec une plus grande lenteur encore, sur son bas-ventre, elle m'a dit en geignant, avec une délicieuse pointe de langueur : "Oh, Clémence... Tu vas me faire devenir folle... Je ne peux plus... Je n'en peux plus... C'est mon sang que je vais te donner si tu me fais jouir encore une fois !"

Retour au calendrier du mois

 

 

Jeudi 26 Octobre

Tout a commencé ce matin, lorsque, encore endormie, j'ai senti contre mon corps la douce chaleur de celui de Séverine, ses lèvres venant cueillir sur les miennes le souffle de mon sommeil. Comme j'ai aimé sa bouche légère et amoureuse sur mon visage et ses mains douces et caressantes sur mon corps !... Comme j'ai aimé percevoir ses soupirs et les émois qui semblaient éclore, les uns après les autres, dans son âme et dans son corps !...Et comme j'ai aimé, le baiser fou que nous nous sommes donné, nous étreignant brusquement, nos corps étant irrésistiblement attirés l'un vers l'autre. Lorsque je me suis rendue à mon bureau, mon épiderme gardait encore dans ses cellules la chaleur douillette de sa peau, et ma bouche la douce saveur iodée de sa chatte sur toute les papilles de ma langue. Ces souvenirs, associés à ceux que ne cessaient de me lâcher mon cerveau ont entretenu une fébrilité qui n'avait d'égale que l'excitation qui m'étreignait. Puis, quand le début d'après-midi est arrivé, ce sont d'autres pensées qui sont venues se superposer à celles qui m'agitaient et qui n'en étaient pas moins émoustillantes pour mon esprit et mon ventre, puisque se profilait l'imminente perspective de cette ébouriffante soirée chez Raphaël, en compagnie cette fois des charmantes rondeurs de Nathalie. Au fil des heures, je me suis sentie littéralement fondre, au point qu'il m'a fallu me rendre aux toilettes éponger les surplus de liqueur qui ne cessaient de ruisseler de mes chairs béantes, saturant la capacité d'absorption du voile de mes bas. Et quand je suis rentrée chez moi, ivre de me sentir aussi retournée, je me suis dévêtue et j'ai pris directement le chemin de ma baignoire, la pensée qui m'était venue sur le trajet rendant impérieux le besoin de me renverser et de m'étendre dans la cuvette et de m'écarteler en accrochant mes talons aux rebords opposés de cette dernière. Et là, toute frissonnante et le coeur soulevé par la prémonition du plaisir qui allait m'atteindre, j'ai lâché les muscles de ma vessie... Aussitôt, le jet dru qui est sorti de mon ventre s'est mis à décrire dans les airs une orbe dorée qui est allée se fracasser contre la paroi de faïence se trouvant en face de moi, sous les robinets, mon clitoris en recevant les ondes brûlantes par mon index qui le pressait vers cette anfractuosité des profondeurs de laquelle naissait cette courbe. Lorsque je me livre à cela, dans le secret de ma salle de bains, je sais que j'ai besoin de la violence du plaisir quasi instantané que cela va me procurer, et ce soir, cela n'a pas été différent des autres fois, mes spasmes de plaisir venant contracter mes muscles jusqu'à briser le jet, pour le voir repartir plus fort lorsque ma jouissance m'entraînait au creux d'une de ses vagues... Ainsi rendue moins fébrile, j'ai pu me préparer pour cette soirée qui me faisait frémir dès que je tentais de m'en représenter une seule image. Et quand Alexandre est arrivé et qu'il m'a dit "Allons vite dîner chez ton italien. Je crois que nous n'avons que le temps d'avaler une pizza.", je l'ai suivie avec le sentiment d'avoir ingurgitée une bouteille entière du Chianti de mon restaurateur transalpin. Nous étions juste à l'heure dite à Nogent sur Marne lorsqu'un nuage de parfum patchouliesque s'est engouffré à l'arrière du véhicule en même temps que Nathalie. Elle s'était mise sur son trente et un, en tailleur et escarpins, et le sourire que nous avons échangé avec Alexandre m'a fait savoir qu'il pensait la même chose que moi. Naturellement, nous n'avions pas quitté sa localité qu'elle s'est empressée de nous dire qu'elle ne savait pas (sic) pourquoi elle avait accepté de nous suivre, et de nous réitérer sa ferme volonté de ne faire qu'une "simple visite" à ce Raphaël, qui devait être, selon elle, un fieffé pervers. Bref, ces jérémiades nous ont distraits durant une partie du trajet, et lorsque nous sommes allés garer notre voiture au parking en sous-sol du boulevard Saint-Germain, à hauteur de la place Maubert, et que je suis sortie du véhicule, j'ai été effrayée par l'étendue de la sensation de mouillé que me rapportait le contact des mes bas, sur mes cuisses. Lorsque nous avons grimpé les fameux et interminables escaliers qui nous menaient chez ce garçon, Nathalie nous a fait savoir qu'elle n'était pas du tout rassurée, et comme pour la déconcerter encore davantage, Alexandre a glissé sa main sous sa jupe, suffisamment haut, a-t-il semblé, puisqu'il s'est mis à lui lancer alors qu'elle cherchait à se débarrasser de ces doigts importuns "Tu as mis des bas... C'est bien. Mais je ne vois pas pourquoi, en spectatrice que tu tiens à être, tu n'as pas gardé tes habituels collants !" Cette remarque m'a faite éclater de rire, mais in petto car je n'ai pas voulu qu'elle me voit me moquer d'elle de la sorte. Quand nous sommes enfin arrivés chez Raphaël, je l'ai trouvé encore plus craquant que la dernière fois et j'ai tout de suite remarqué, à la façon dont elle le regardait, qu'il était loin de laisser notre invitée indifférente. Cet homme fin semblait avoir perdu une bonne partie de sa gaucherie et il évoluait dans son minuscule appartement avec désinvolture et élégance, dans son jean, sa chemise de soie blanche et ses mocassins qu'il portait nu-pieds. Avec courtoisie, il a fait la conversation à Nathalie tandis qu'il débouchait une bouteille de champagne, celle-ci se trouvant être assise à une extrémité de la basse banquette, Alexandre étant installé, lui, entre nous deux. Je crois que nous n'avons fait que tremper deux fois nos lèvres dans les coupes qui nous ont été servies, car Raphaël, assis comme à son habitude sur la moquette, s'est rapidement approché de moi pour me caresser mon genoux. L'instant d'après, il avait sa main sous ma robe, et ce que ces doigts ont touché a paru l'électriser puis le tétaniser. Il m'a regardé avec deux perles étincelantes au fond de ses yeux puis, son visage s'étant subitement adouci un peu plus encore, il m'a pris la main et m'a contrainte à me soulever pour me faire asseoir, un peu plus loin, sur une sorte de pouf en cuir noir, passablement avachi. Faisant basculer mes épaules contre la cloison attenante à celle où se trouvait la banquette que je venais d'abandonner, il s'est mis à retrousser le bas de ma robe sur mes jambes, puis sur mon ventre, et si je ne l'ai pas attendu pour m'ouvrir doucement, ses mains sont venues presque aussitôt hâter et parachever l'écartèlement de mes genoux. Si les diamants qu'il avait dans ses yeux se sont mis à étinceler, je me souviens de l'ébahissement que j'ai pu voir naître sur le visage de Nathalie, mon regard se portant à cet instant sur elle. Si je n'ai pu voir ce que les trois paires d'yeux étaient en train de fixer avec tant d'émotions, je crois que j'en ai pris la mesure à l'invraisemblable écartement des lèvres de ma vulve, que je pouvais voir, roses et gonflées, dépasser de la limite de ma toison, et à l'effrayante abondance des coulées de sève qui s'étaient échappées de mon ventre, et qui détrempaient ma peau, sous l'aine, au point de goutter et de ruisseler sur l'empiècement de dentelle de mes bas, inondant en dessous la gaine voilée sur l'intérieur de la quasi totalité de mes cuisses. La conscience de me trouver excitée de manière aussi inconcevable et de me voir si indécemment offerte à ces regards en feu, a provoqué dans mon ventre, puis sur les chairs de ma chatte, une sensation analogue à celle que j'ai ressenti, l'autre soir, lorsque je me trouvais être agenouillée entre les jambes de Lucie. Au point que j'ai bien cru que j'allais, en plus, leur offrir un superbe déchirement de mes entrailles. Et si celui-là a avorté, c'est que j'ai vu Raphaël avancer ses deux mains dans les deux mares qu'abritaient mes cuisses, et que je voulais vivre pleinement l'instant où sa langue, déjà sortie de ses lèvres, allaient se poser sur mes chairs complètement chavirées. Mais avant ce bonheur, j'en ai connu un autre : le voir aspirer ma liqueur sur mes bas et sur ma peau, passer et repasser sa langue  sur toute cette sève dont il paraissait ne pas se lasser de faire passer en lui. Et puis, lorsque sa bouche a atteint la pulpe retournée de ma chatte et que l'ai entendu ronronner de bonheur, je n'ai pas su retenir le mien, et c'est en poussant un véritable hurlement que tout mon être s'est pressé sur ses lèvres. L'orgasme qui m'a faite me soulever et me tendre comme un arc sur son passage a été si violent qu'il m'a ôté une partie de ma conscience. Aussi n'ai-je que très peu de souvenirs de l'instant où l'on m'a débarrassée de ma robe ainsi que du moment où Raphaël s'est dévêtu. Je ne me rappelle que de la dureté et -m-a-t-il semblé alors- de l'énormité de la verge qui tentait de passer la porte de mes lèvres, alors que je réalisais que je me trouvais étendue, pantelante, sur la moquette. Ce sexe, dès qu'il a été en moi, je l'ai reconnu à sa force, à sa vigueur, à sa douceur, à la sensation d'étouffement qu'il provoquait, et je me suis mise à l'accueillir en tentant de me faire la plus creuse possible afin qu'il puisse faire de ma bouche le fourreau dans lequel il allait pouvoir enfoncer son sabre le plus loin possible. N'ayant cure des hauts le coeur que la pointe de son gland provoquait dans mon arrière-gorge, je suis parvenue à le prendre si loin en moi, que mes lèvres ont fini par effleurer les poils de son pubis. Comprenant sans doute que Raphaël allait finir par se répandre en moi, Alexandre est alors venu mettre fin à cette fellation, et lorsque cet homme est sorti de moi, j'ai vu durant une fraction de seconde que la jupe de Nathalie était bien remontée sur ses jambes... Et puis, très vite, je me suis retrouvée sur mes genoux, le corps en avant, supportant le poids de ce dernier avec mes deux bras tendus... Et puis il y a eu cette attente insupportable où tout mon être espérait l'instant où mes fesses allaient être effleurées par le gland qui, je le savais, je le voulais, s'apprêtait à me transpercer les reins... Et puis, il y a eu ce frisson qui m'a parcouru l'échine lorsque j'ai senti cette dureté frôler ma peau, s'immiscer entre mes fesses, chercher leur porte, puis la forcer avec une puissance si irrésistible que je ne pouvais que m'abandonner à son inexorable dessein... Et puis il y a eu cette vigueur en moi, ce coup de poignard, la sensation d'éclatement suivie de celle d'être complètement remplie... Et puis il y a eu cet étonnement à le sentir si loin dans mes reins, et puis cet émerveillement à voir mes chairs le contenir, lui faire un place afin qu'il y prenne ses aises. Comme la dernière fois, je crois que le sentiment d'être pourfendue, béante, l'a emporté sur le plaisir que je pouvais ressentir à l'avoir dans le tréfonds de mes entrailles. Et si je me suis pressée contre ce sabre, si mes fesses se sont mises à accompagner ses longs va-et vient, c'est qu'à chaque plongée, je voulais qu'il m'ouvre davantage, la défaite de mes chairs électrisant mon cerveau à chaque nouvelle, et à chaque fois plus profonde, pénétration. Je crois que ce sont les lourds gémissements que faisait entendre Nathalie qui ont fini par faire s'échapper Raphaël, ou bien est-ce Alexandre qui a demandé à ce dernier de se retourner. Et quand j'ai regardé derrière moi, j'ai vu la jeune femme à moitié renversée sur la banquette, nue, ou presque puisqu'on lui avait conservé ses bas, son porte-jarretelles, ainsi que ses escarpins. Quelques secondes plus tard, elle était retournée, ses genoux mis au sol, sa poitrine pressée contre les coussins, Raphaël avançant son sabre entre ses fesses rebondies... Et là, je n'ai fait que suivre cette pensée qui s'est engouffrée en moi avec une telle violence, qu'elle m'a faite me placer brusquement sur mon dos, la tête pointée en direction des tibias ouverts de notre hôte, pour, par reptations successives, me glisser entre eux afin que mon visage puisse se faufiler sous l'arche de ses cuisses, frémissant à l'idée de ce que mon regard allait saisir. Et là, après avoir passé mes joues, j'ai bien cru que j'allais défaillir tant l'image que j'avais sous les yeux était forte : la tête sombre et, dans ma position, effrayante de la verge de Raphaël déformant affreusement le collier de chair qui ferme habituellement les reins de Nathalie. Si cette dernière poussait des cris d'oiseau, si l'homme qui était maintenant soudé à elle faisait entendre quelque ahanements, quelle volupté pour moi de voir ce bélier fracasser la porte et pénétrer le corridor, en me laissant aussi émerveillée qu'ahurie de pouvoir vivre avec mes yeux ce que ma croupe, quelques minutes plus tôt, venait de connaître. Lorsque j'ai senti Alexandre venir entre mes jambes pour y coller son visage, je m'apprêtais à faire descendre ma main sur mon ventre tant j'étais excitée de voir ce si gros manche venir à bout de cette si étroite gaine de chair. Et là, en même temps que mon amant collait sa bouche aimée sur celle non moins aimée de ma chatte, j'ai opéré une nouvelle reptation pour pénétrer un peu plus loin sous Raphaël mais également sous Nathalie, contraignant Alexandre à suivre ma progression et stoppant celle-ci quand mon visage s'est trouvé être juste au dessous du sexe offert, ouvert et délicieusement mouillé de la jeune femme. Je n'ai eu qu'à soulever un peu ma nuque pour me trouver au contact de ses chairs, et celles-ci ont dû avoir pitié de la tension douloureuse de mon cou car elles se sont elles-mêmes écrasées sur ma bouche. Le doux parcours de ma langue sur toute cette pulpe juteuse, et le non moins doux chemin que traçait celle de mon amant sur les tissus à vif de mon ventre m'ont faite basculer dans un si violent orgasme qu'une barre rouge sang est venue s'imprimer devant mes yeux lorsque la première décharge m'a atteinte. Je ne sais si se sont mes cris, mes torsions ou l'affolement des mes lèvres et leur souffle brûlant sur la chatte de la jeune femme mais celle-ci s'est mise à se déchirer en hurlant et en se pressant sur moi, faisant durer mon propre orgasme par tout le plaisir que je prenais à sentir cette vulve jouir sur ma bouche. Mais un autre plaisir, peut-être plus voluptueux encore m'attendait. En effet, quand nos deux corps en délire sont retombés l'un après l'autre, il n'a fallu que quelques secondes à Raphaël pour se retirer des reins de Nathalie, plaquer cette dernière contre les coussins de la banquette, saisir mon cou avec sa main, et plonger son sexe au fond de ma gorge en même temps qu'une salve brûlante la faisait hoqueter. Me ressaisissant, je l'ai accueilli en le laissant me prendre comme s'il pénétrait les lèvres de mon sexe, le buvant à longs traits en me délectant de sa saveur et de toute la pellicule brillante qui enveloppait la hampe. Je l'ai ainsi gardé en moi jusqu'à ce que je le sente reprendre vie, jusqu'à ce que son mandrin, qui n'avait pas pour autant dégonflé, retrouve sa vigueur et son insolente rigidité, et puis c'est moi qui ai désiré aller m'asseoir sur ce pieu, qui l'ai guidé en moi et qui l'ai conduit jusque dans les profondeurs de mes reins... Combien de fois, ce soir, l'ai-je reçu ainsi en moi, je ne sais pas. En tous cas, plus fréquemment que Nathalie, non pas parce qu'elle ne le désirait pas, mais bien parce que Raphaël aime mon corps. Il me l'a dit... Plusieurs fois, il m'a soufflé à l'oreille des mots comme "Tu es étourdissante..." ou bien "Qu'est-ce que tu m'excites !!"... Et lorsque, épuisée et en nage, j'ai vu son visage arriver à ma hauteur, cela m'a touchée de l'entendre me dire, retrouvant presque sa gaucherie :"J'ai très envie que tu donnes ta chatte à ma bouche... Je... J'aimerais tant te sentir jouir sur mes lèvres." Bien sûr, je lui ai donné ce qu'il me demandait avec tant d'émotion, cela d'autant plus facilement que sa charmante prière avait déjà fait naître ce désir dans mon ventre. Quand nous sommes ressortis, vers minuit, Alexandre a eu l'intelligence de ne pas taquiner Nathalie et je pense qu'elle en a été surprise, elle qui devait probablement s'attendre à quelques sarcasmes de notre part. Sur le trajet, nous avons parlé de tout et de rien en évitant soigneusement d'évoquer ce qui venait de se passer, et je crois que la jeune femme nous en a su gré, car quand nous l'avons laissée devant chez elle, elle s'est approchée spontanément de nous pour nous embrasser et elle nous a dit avec un petit sourire : "Merci pour cette soirée. C'était très... sympa."

Retour au calendrier du mois
Suite du Journal du mois

 

 

 

 

Si vous désirez retourner aux calendriers...

Si vous voulez connaître tous mes petits secrets...

Si vous souhaitez revenir à la page d'accueil...

 

Hosted by www.Geocities.ws

1