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Si vous voulez connaître tous mes petits secrets... |
| Bien sûr, je ne vous les livrerai pas d'un seul coup!...Je viendrai en compléter la liste au fur et à mesure de l'écriture de mon Journal, et lorsqu'il me semblera nécessaire de vous faire cette confidence pour la compréhension (ou la seule appréciation) du propos que vous me verrez vous tenir dans ces pages. |
| Mes Rêves | Si
j'ai la tête habitée de rêves, certains d'entre eux viennent me
visiter souvent, et c'est dans ces derniers que se trouvent ceux qui
s'immiscent dans mes pensées lorsque mon esprit se laisse gagner par la
torpeur à laquelle le convie mon corps abandonné, ou qui viennent à
moi parce que je les appelle, comme lorsque j'éteins la lumière et que
je m'apprête à dormir. Là, dans l'obscurité propice de ma chambre,
dans ces instants où, la fatigue et le sommeil aidant, les contingences
liés au réel se déforment et s'étirent, j'appelle à moi l'image de
celle ou de celui que je vais soumettre à cette aberration, celle-là
me permettant de prendre avec elle ou avec lui, toutes les libertés, y
compris celles que mon esprit n'a encore jamais conçues. Le plus
souvent, comme le ferait un sultan choisissant parmi les pensionnaires
de son harem, celle avec laquelle il va passer la nuit, je m'octroie ce
même privilège lorsque je suis dans ma salle de bain en train de me
démaquiller. Là, le disque de coton courant sur mon visage, je laisse
mon esprit caresser ces images secrètes et venir me dire qui, j'ai
envie ce soir-là d'emporter avec moi dans mon sommeil, l'élu étant
souvent (mais pas toujours) celle ou celui que j'ai croisé au cours de
la journée, ou à laquelle ou auquel j'ai tout simplement songé. Venez
!... Je vous ouvre donc les monumentales portes de mon harem aussi
virtuel que (très !) secret, puisque personne ne connaît à ce
jour son existence et sa composition.
Si je ne vais mettre, dans cette présentation, aucune hiérarchie de valeur qui pourrait être liée à la place que je lui donne dans cette liste, je veux néanmoins faire une exception pour ma préférée d'entre tous, à laquelle je tiens justement à accorder la place d'honneur :
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| Mes Seins | Depuis que je suis toute petite, je voue une véritable adoration à ces attributs éminemment féminins que sont les seins. Je me souviens de cette femme de ménage que nous avions, alors que je n'avais que dix ou onze ans, et qui utilisait une sorte d'arrière-cuisine pour se changer lorsqu'elle arrivait ou repartait. Je me cachais alors derrière un tas de vieilleries pour le plaisir de la voir la poitrine nue, l'espace des trois secondes qui lui étaient nécessaires pour troquer son soutien-gorge contre un haut de jogging ou l'inverse. Là, tapie derrière des monceaux de livres et de ferraille, j'attendais le coeur battant l'instant où ses seins lourds, aux aréoles marquées d'une couronne de picots de chair gonflée, retombent sur sa poitrine en opérant un mouvement si harmonieux que j'en restais troublée pendant de longues minutes. Lorsque deux protubérances ont commencé à naître sur ma poitrine, je crois que je les ai observées, touchées et éprouvées, matin et soir, attentive à l'évolution de leur gonflement et aux changements que je pouvais observer sur leur pointe, me désolant de ne les voir prendre forme que si laborieusement, alors que des camarades de mon âge arboraient déjà de bien généreuses rotondités. C'est de cette période d'inquiétude que datent mes premiers attouchements, mes premières caresses, et mes premiers émois, m'étonnant puis m'émerveillant de leur sensibilité et de leur réactivité. Très vite, les frémissements de ma jeune poitrine sont devenus les prémisses des autres vibrations que j'accordais à mon corps, et lorsque je sentais tout mon être au bord du chavirement, une de mes mains remontait toujours sur un sein et sur son téton durci pour prendre celui-là dans la tenaille de mes doigts, l'exquise douleur ressentie ici, relevant, pas seulement par contraste, le furieux désir éprouvé un peu plus bas. Et aujourd'hui encore, cela n'a pas changé ; mieux, je crois que ma sensibilité émotionnelle et physique n'a cessé de croître avec le temps. Lorsque mes yeux découvrent une jeune femme pour la première fois, mon regard se pose, d'abord, toujours, au niveau de la poitrine, et je n'ignore pas que le degré d'émotion ressenti influera sensiblement sur l'appréciation que je porterai, l'instant d'après, sur sa personne. Je voue aux seins un véritable culte, et si mes doigts sont invinciblement attirés par les deux globes de chair d'une amante, sur lesquels ils reviennent sans se lasser, ils connaissent par coeur le chemin de ma propre poitrine lorsque je me fais l'amour à moi-même. Dans ces moments d'intimité avec mon propre corps, ces derniers ne viennent pas sur mon buste qu'en prélude à d'autres caresses, ils font de mes seins les acteurs de mes émois, se plaisant, souvent, à rendre mes orgasmes d'autant plus voluptueux que mon pouce et mon index sauront délicieusement torturer mes bouts gonflés, au paroxysme de leur sensibilité. |
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