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| ROCK STAR |
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| Cast: Mark Wahlberg, Jennifer Aniston, Dominic West, Timothy Olyphant, Timothy Spall, Dagmara Dominczyk |
| Année:
2001 |
| Studio: Warner Bros. |
| Longueur: 107 minutes |
| Classé 13 ans+ |
Les années 1980 ne sont pas intéressantes. Comme époque, on préfère toujours raconter des histoires se déroulant dans les années '60, '70, ou '90. Et ça se comprend. Les '80s restent dans notre mémoire comme une décennie ennuyante, vide et à oublier. Rock Star (même titre en v.f.), avec son histoire se passant dans cette période, possède ainsi encore plus de mérite à réussir à rendre son contenu si accesible et si divertissant.
Cette histoire, c'est celle de Chris Coles (Mark Wahlberg), un maniaque de "heavy metal", qui, après avoir quitté son groupe amateur (il le prenait apparemment "trop au sérieux"), se voit offrir la chance de sa vie: le rôle de chanteur dans son groupe fétiche, Steel Dragon. Chris prend donc l'avion pour Los Angeles, et devient rapidement célèbre et adoré du public. Tout son succès fait cependant chuter la qualité de sa relation amoureuse avec sa petite amie Emily (Jennifer Aniston). Elle lui servait autrefois de "manager" et, bien qu'elle se réjouisse de la réussite de Chris, elle voit de plus en plus de problèmes à continuer à vivre d'une telle façon. On voit donc déjà le dilemme à travers duquel devra passer le héros.
Si cela semble un cliché facile, eh bien ça surprend à quel point Rock Star fait des efforts afin d'éliminer ces stéréotypes. Il y en a bien sûr (le choix carrière/femme, le baiser passioné tout juste avant le générique), mais en général le film les évite habilement. Par exemple, au lieu de faire d'Emily un simple symbole de résistance et de pureté contre les ambitions de son ami, le scénario fait d'elle un vrai personnage. Elle encourage Chris, l'aime et apprécie sincèrement ce qui lui arrive, jusqu'à un certain point cependant. Et encore là, au lieu d'avoir droit à une scène classique de départ de la pauvre sainte offensée (voir la relation Matt Damon/Gretchen Mol dans Rounders ou Russell Crowe/Diane Venora dans The Insider pour des exemples récents), on a droit à quelque chose d'authentique.
De plus, Chris, malgré sa popularité, reste fondamentalement lui-même. Il ne devient ni avare, ni méchant, seulement plus perdu. Et Wahlberg ne fait qu'aider le tout, alors qu'il donne une quatrième performance rien de moins qu'excellente dans sa jeune carrière, après celles dans Boogie Nights, Three Kings et The Yards. Et si on compte ses présences moins marquées mais tout de même effectives dans The Perfect Storm et le récent Planet of the Apes, on réalise quelquechose de bien simple: Wahlberg n'est pas seulement l'un des acteurs les plus charismatiques travaillant aujourd'hui, il possède le vrai status de star. Et il n'y a pas un moment dans Rock Star où il sonne faux.
Parlant de bien sonner, que dire de cette trame sonore! Wow!!! Vu au cinéma ou à domicile avec un système de son puissant, l'aspect sonore et musical du film vaut pratiquement le prix à lui-seul. Amateurs de bonne musique, préparez-vous à être renversés. Rock Star impressionne également par moments visuellement. Les scènes de concert s'avèrent magnifiques, et le réalisateur Stephen Herek rajoute un peu de piment avec quelques trucs intéressants.
Je ne qualifie pas Rock Star de chef-d'oeuvre, entendons-nous. On a droit à du déjà-vu, et ceux ayant vu les excellents Almost Famous et Boogie Nights se croiront peut-être parfois devant un croisement entre les deux. Mais pourtant, on s'amuse constamment devant ce film. Plusieurs scènes (comme l'une délirante où Chris attaque un "policier" dans sa chambre vers le début) nous fait rire aux éclats, alors que plusieurs autres nous fait taper du pied et nous captiver du regard. Rock Star est vivant, passe comme vite l'éclair, et nous fait passer une centaine de minutes de plaisir. Pour commencer l'automne du bon pied, c'est grandement réussi! --RJ
Cote: B+
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