THE ITALIAN JOB
Cast: Mark Wahlberg, Charlize Theron, Edward Norton, Seth Green, Jason Statham, Mos Def, Donald Sutherland
Année: 2003
Studio: Paramount
Longueur: 110 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Sans que cela paraisse trop, le genre le plus surutilisé présentement au cinéma est très possiblement ce que l'on appelle le "caper movie": les histoires de vol. Vol d'argent, de voitures, de bijoux, d'objets précieux. En moins de deux ans, on a eu droit à Ocean's Eleven, The Score, Sexy Beast, Heist et tout récemment Confidence. Ces films, comme The Italian Job (Un Boulot à l'Italienne en v.f.), possèdent tous la même structure: une équipe de voleurs (possédant évidemment tous leurs caractéristiques distinctes) se sert de la première portion du scénario à construire un plan tentant de triompher contre toute probabilité, puis passe aux actes dans le seconde moitié. Dans la plupart des cas, la partie du vol est la plus intéressante, et elle se doit intensément de l'être pour faire valoir tout ce qui est venu avant.

The Italian Job, un remake du film du même titre de 1971, suit la formule à la lettre, sans commettre trop d'erreurs, mais sans ajouter quoique ce soit de nouveau non plus. La fameuse bande de cambrioleurs est ici composée de Charlie (Mark Wahlberg), Stella (Charlize Theron), Lyle (Seth Green), Rob (Jason Statham) et Left Ear (Mos Def), et recherche plus de 30 millions$ en lingos d'or volés par leur ancien complice Steve (Edward Norton), qui les a trahi après un gros coup. La tactique de vol n'est peut-être pas aussi élaborée que celle dans Ocean's Eleven, par exemple, mais compense par l'énergie qu'elle dégage. En effet, The Italian Job nous offre une poursuite exhaltante de près d'une demi-heure en Mini Coopers à travers les rues de Los Angeles. Et c'est tant mieux, car le film n'a franchement pas grand chose d'autre à offrir.

En sortant de la salle, on ne peut que constater comment ce que l'on vient de voir était dénué du moindre contenu (ce si l'on a pas déjà oublié le film). Et pourtant, on sort réjoui. The Italian Job n'aspire pas à être quoique ce soit d'autre qu'un bon divertissement échapatoire d'été, et à ce niveau, il succède. Le film aurait-il pu être mieux? Absolument. À commencer par le casting principal de Wahlberg, qui ne fonctionne que partiellement (avec Boogie Nights et Three Kings il a démontré qu'il s'avérait nettement plus efficace pour jouer les types fiers trop sûrs d'eux que les simples bon gars). Les rôles de soutien, à commencer par celui de Seth Green, aurait grandement pu bénéficier d'un traitement plus attentionné dans l'écriture du scénario.

Mais le film fonctionne. Norton, qui a carrément pété des crises pendant la production car il n'avait aucun intérêt à y participer (il avait une obligation contractuelle avec Paramount), livre une interprétation bien calibrée d'un type vicieux et surnois. Le réalisateur F. Gary Gray (qui a signé A Man Apart plus tôt ce printemps) nous fait oublié ce dernier flop en mettant en scène de façon très efficace une confrontation finale aux enjeux importants. Il a dû bloquer plusieurs rues capitales de L.A. afin de tourner la poursuite, et il peut se réconforter en disant que les maux ont valu le coup. Non seulement parce que cette séquence est spécifiquement bien tournée, mais aussi parce que The Italian Job remplit son mandat de simple petit divertissement. --RJ

 

Cote: B

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