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| THE HULK |
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| Cast: Eric Bana, Jennifer Connelly, Nick Nolte, Sam Elliot, Josh Lucas
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| Année:
2003 |
| Studio: Universal |
| Longueur: 138 minutes |
| Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants |
Les bandes-dessinées se font décidemment à la mode ces jours-ci à Hollywood. Après X-Men, X-Men United et Spider-Man nous parvient The Hulk (Hulk v.f.), la gigantesque adaptation cinématographique signée par le réalisateur de Crouching Tiger, Hidden Dragon Ang Lee.
Le héros ici, Bruce Banner (Eric Bana), est d'abord et avant tout un homme normal, un scientifique de l'Université Berkeley en fait, à qui rien n'arrive de trop extraordinaire. Tout change cependant lorsqu'il est un jour exposé par erreur à des rayons gama qui font naître en lui une puissance surhumaine extraordinaire lui ayant été transmise génétiquement lorsqu'il était enfant par son père (Nick Nolte). Dorénavant, la colère que vit Bruce intérieurement s'extériorise en faisant de lui un géant vert ayant le pouvoir de tout détruire sur son passage.
The Hulk demeure fidèle - un peu trop - à ses origines remontant à la bande-dessinée. Lee surutilise, et ce la plupart du temps complètement inutilement, le procédé de "split-screen", ce qui divise constamment l'écran en deux ou trois cases. La technique n'a rien de mal en tant que tel; au contraire, elle peut grandement servir à un film qui sait bien l'exploiter, comme par exemple Requiem For A Dream ou Phone Booth. Mais ici, on se sent presque captifs d'un jeu vidéo où l'on nous offre tous les angles inimaginables de la séquence la plus élémentaire. Non seulement en vient-on exaspéré, mais cela nous empêche d'accrocher à certains moments se voulant plus importants. Lee compense cependant en bonne partie en employant brillamment les effets visuels impressionnants présents dès que Hulk est aperçu. Ses séquences d'action ne jouent peut-être pas dans la finesse (et risquent de s'avérer probablement trop dures pour les jeunes enfants, doit-on le noter), mais elles ont le mérite d'épater l'oeil à plusieurs reprises.
Nul ne va voir une production comme The Hulk pour la performance des acteurs. Cela étant dit, l'australien Eric Bana, si éblouissant l'an dernier en officier Delta dans Black Hawk Down, s'avère à la hauteur de tenir un premier rôle majeur à Hollywood. Il permet de donner un côté plus humain, sensé et concret au protagoniste principal, qui aurait pu sans lui ne comporter aucun réel intérêt. À ses côtés, Jennifer Connelly reprend à peu près le même rôle qui lui a valu un Oscar dans A Beautiful Mind. L'impact émotif n'est certes pas le même, mais Connelly prouve à nouveau qu'elle possède toute l'étoffe d'une star de premier plan. Nick Nolte, peu vu depuis ses plus récentes problèmes avec la justice, ajoute quant à lui un certain charisme au personnage paternel.
À défaut de miser sur un scénario et une réalisation moindrement subtils, The Hulk, malgré sa longueur exagérée, en offre assez aux amateurs pour leur argent. Le film bouge, rugit et distrait - tout comme son gros héros vert. --RJ
Cote: B-
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