Note sur le mot "banalisation", "banaliser"

Banal: extrêmement commun, sans originalité; courant, insignifiant, ordinaire.
Banaliser: rendre banal, ordinaire.
Banalisation: action de rendre banal; suppression de toutes marques distinctives.
Banalisé: dépourvu de ses signes distinctifs.

M. Michaud n'a JAMAIS dit ou écrit nulle part, et ce, pas même en présence du sénateur Kolber au salon de coiffure qui leur est commun, que l'Holocauste, appelé aussi Shoah, était ordinaire, insignifiant, très commun et sans originalité. Tout comme le mot "fustiger", cette HÉNAURME accusation de soi-disant banalisation de l'Holocauste n'a absolument aucun sens.

Mais alors, comment en est-on arrivé là? Pour le comprendre, j'invite tous mes lecteurs et lectrices à lire l'article de Pierre Foglia, "Faut arrêter de freaker" (16 décembre 2000), qui traite de cette question et que j'ai d'ailleurs reproduit ailleurs.
En gros, semble-t-il que l'Holocauste est tellement tabou et sacré qu'il n'est pas question, sous aucune considération, d'évoquer d'autres génocides que celui opéré par les nazis à l'égard des Juifs. Cela s'appelle - ou plutôt est interprété comme - "une comparaison des souffrances juives", une pure "comparaison de souffrances". (M. Bouchard a lui-même dit - ou plutôt prétendu - que "le débat linguistique en est venu à dévier vers la quantification comparée des souffrances du peuple juif" (discours de démission, 18 janvier 2001). Or, je mets au défi n'importe qui, et surtout M. Lucien Bouchard lui-même, de trouver où M. Michaud aurait fait une telle "quantification" et où quelqu'un, depuis le 14 décembre, l'aurait effectuée.

Voir aussi ce que je dis de cette soi-disant banalisation de l'Holocauste dans mon texte 2.

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