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Avalgorn : Venez,
maître Gémi. Il ne sert à rien de rester ici et de se morfondre.
Allons nous morfondre plus loin.
Gémi : Vos paroles sont pleines de sagesse, maître humain, et vos
postillons pleins de germes inconnus. Très bien, je viens avec vous.
[Le Dwarf se leva d'un bond comme une nonne qui vient de se faire
pincer le cul par le curé de la paroisse et avant de partir, il prit
bien soin d'écrabouiller un ou deux rats sur son passage, question
de se venger de ces maudits rongeurs moqueurs (sans le savoir, il
avait écrasé les deux rats les plus détestés de la colonie, deux
fieffés voleurs de fromage. Les autres en furent donc tous bien
heureux.
Au bout d'une heure de marche intense pendant laquelle la Falluship
couvrit plus de 300 mètres de distance, ils arrivèrent aux abords
d'une ville de Dwarfs où Gémi avait vécu une grande partie de son
enfance malheureuse à travailler dans des conditions horribles dans
des mines de crottes de troll, sous la supervision d'un chef de
service verreux et verrueux.]
Gémi : Mes amis, voici mon village natal. Dwarfpotoir. Reniflez-moi
cette odeur vigoureuse et délicieuse.
[Les autres membres de la Falluship se pincaient le nez de dégoût
tant il émanait de ce village en ruine une odeur de poubelles et de
mouffette apeurée. Tout était en décomposition. Un véritable paradis
pour la vermine et les goélands des cavernes de tout acabit. Il y
avait tant d'excréments et de pisse dans les rues que les milliers
de rats qui y allaient et venaient dans une journée n'avaient pas
assez de 24 heures pour en remplir leur piscine. C'était l'endroit
le plus horrible que les membres de la Falluship n’avaient jamais
vus de leur vie.]
Lesgrelos : Pouark! C'est une vraie horreur ici. Pas d'arbres, pas
de plantes, pas de saunas pour hommes à ciel ouvert.
Avalgorn : J'avoue que je ne m'attendais pas à...ça.
VaVomir : Comment peut-on laisser un village tomber dans l'abandon
de cette façon ?
Gémi : L'abandon ?! De quoi vous parlez ? J'ai jamais vu Dwarfpotoir
aussi replendissante et en bon état. Ils ont même revitalisé le
centre-ville depuis que je suis parti. Regardez, ils ont érigé une
fontaine de vomi là-bas, à côté des mares de bouette pour les
cochons et les enfants en bas âge.
[Les compagnons étaient tout bonnement écoeurés par de tels détails
mais certains remarquèrent que Glandalf n'avait tout de même pas pu
résister à la tentation de se passer un « wellé » à la mention des
mares pour les cochons et les petits enfants. Avalgorn urgea tout le
monde d'avancer et de ne pas regarder autour d'eux. Il leur suggéra
de visualiser en rêves des champs de fleurs et des arbres aux
feuilles dorées. Ptit Pine demanda s'il pouvait visualiser autre
chose étant donné qu'il était allergique au pollen et aux écorces de
bouleaux. MerryChristmas lui conseilla de la boucler.]
Gémi : Où allez-vous comme ça ? Ne vous sauvez pas. Je ne vous ai
même
pas encore montré les champs de mulots et les piscines de purin.
VaVomir : Baaaarrfff !!!
[En entendant cela, VaVomir dégueula pour la sixième fois de la
journée (les cinq fois précédentes étant du à un embouteillage de
vers solitaires dans un boulevard achalandé de son intestin grêle).]
Frotteux : Arrête de vomir, VaVomir. J'entends quelque chose.
[C'est au moment où la Falluship avait quitté les rues infestées de
Dwarfpotoir et qu'ils s'aventuraient dans une nouvelle contrée
souterraine des plus morbides que le porteur du Cockring lança cet
appel au calme. Tout le monde s'arrêta et porta son attention au
bruit suspect que Frotteux avait entendu le premier (Scram allait
dire par la suite que c'était lui mais comme il avait la mauvaise
manie de se décrotter le nez en public, les autres penchèrent du
côté de son ami). C'était un son sourd et puissant. Comme un
grognement qui faisait trembler la terre. Un éclair de terreur
traversa le regard biaiseux de Glandalf. VaVomir s'approcha du vieux
mage et avec son haleine chaude et puant le vomi, il lui glissa à
l'oreille d’une voix apeurée.]
VaVomir : Merde ! C’est quoi ce bruit là ?
Glandalf : Un Balrote. Un démon des temps anciens.
[En entendant prononcer ce nom maudit, Lesgrelos eut un petit
sourire d'anticipation, lui qui n'avait encore jamais eu la chance
de se « taper » un fameux Balrote. Par prudence, il banda son arc en
se frottant sur le derrière d'Avalgorn.]
Frotteux : Touche-Pipi ! Euh… Avalgorn ! Protèges-moi, je t'en
supplie. T'es mon meilleur ami. Tu le sais, ça.
[Avalgorn se secoua la tête d'incrédulité, pareille à sa promise
lorsqu'elle s'apercevait à sa grande déception qu'elle ne saignait
même pas du cul après que le coureur des bois y eut rentré sa
baguette magique et son poing en même temps.]
Avalgorn : Évidemment, lorsque tout va bien, je ne suis que
Touche-Pipi, un vulgaire coureur des bois. Mais quand le danger
s'approche, je suis Avalgorn, fils de Aramorve et futur roi des
Hommes.
Frotteux : Je ne me rappelle pas t'avoir dit que tu étais le futur
roi des Hommes.
Avalgorn : Qu'importe, c'est mon devoir de vous protéger et je vais
le
faire malgré votre manque de respect évident à mon endroit.
Frotteux : Voilà qui est bien dit !
[Le bruit semblait s'amplifier de plus en plus. C'était un son
horrible qui vous glaçait le sang, pareil comme de voir une grosse
Dwarf femelle se gratter les pieds avec les mamelons verts de ses
seins pendants. Tout le monde se rapprocha autour d'Avalgorn,
confiant que celui-ci allait les protéger (seul Gémi resta à
l’écart, lui qui disait ne rien entendre de particulier) mais le
coureur des bois les écarta tous inopinément de son chemin. Il lança
ensuite un long regard accusateur en direction de Glandalf.]
Avalgorn : Pourquoi tu ne dis pas la vérité, Glandalf ? Ce n'est pas
le son d'un Balrote qui s’approche, n'est-ce pas ?
[Le vieux magicien soupira, enleva son chapeau, baissa le regard,
honteux, et avoua qu'il avait mentit.]
Glandalf : Avalgorn a vu juste. Ce n'est pas un Balrote que vous
avez entendu. C'est...
Scram : C'est quoi, criss de calisse, tu vas-tu le dire ?!
Glandalf : C'est le bruit de ma couche qui vient d'éclater en deux.
[Les membres de la Falluship restèrent sans voix en apprenant cette
vérité annonciatrice de malheurs. Lesgrelos, lui, pesta en apprenant
qu'il ne s'agissait pas d'un Balrote. C'était une autre journée
difficile pour les compagnons de la grande quête.
Après une brève halte durant laquelle VaVomir fit une autre crise de
larmes, ils oublièrent cet incident, se remirent en route et
arrivèrent au bout d’un certain temps à une intersection remplie de
fausses portes, sauf une qui menait au sous-sol dégoulinant des
mines.]
Glandalf: Je n’ai aucun souvenir de ce labyrinthe.
Scram: C'est normal, t'es un sale alzheimer ! Tu te souviens même
pas que ça fait six jours que t’as pas changé ta couche !
Glandalf: Peu importe. Je dois trouver le bon passage. Nous
arrêterons donc ici jusqu'à ce que la mémoire me revienne.
Scram : On va crever de faim bien avant.
Gémi: Je ne comprends pas, maître Glandalf. Ce sont toutes des
fausses portes sauf une. On devrait passer par là, il me semble ?
Glandalf: Fermez-la Gémi ou je vous change en l'un de ces horribles
chats qui vous servaient de compagnon dans votre jeunesse !
[Personne ne rajouta un mot et ils attendirent. Ils en profitèrent
aussi pour casser la croûte : la croûte de crasse qui poussait sans
cesse sur les pieds de Gémi. À la recherche d’un petit coin
tranquille pour prendre des nouvelles du Cockring qui reposait sur
le bout de son gland, Frotteux aperçut une étrange créature qui
allait et venait un peu plus bas dans la mine.]
Frotteux: Glandalf ! Y a une drôle de bibitte qui nous suit !
Glandalf: Je sais. Elle est là depuis un bon bout à ramasser mes
dégats.
Frotteux: Est-ce que c'est la créature que mon oncle a enculé il y a
longtemps après lui avoir piqué l’anneau ?
Glandalf: Eh oui. C’est elle. C’est Scrotum. Autrefois connu sous le
nom de Sméacrotte.
Frotteux: Sacrament ! Bimbo aurait du lui défoncer l'anus à mort
quand il en a eu la chance ! Il n’aurait pas du avoir pitié de lui.
Depuis ce temps-là, je n’arrête pas de faire des cauchemars
horribles à propos de ce Scrotum à marde.
Glandalf: La pitié hein !? Qui sommes nous pour décider de qui doit
vivre et de qui doit mourir ? Pourquoi certaines personnes
n’auraient pas le droit à la vie, hein ? Pourquoi on devrait tuer
sans honte les chats de gouttière, les rats pesteux, les chiens
galleux, les sales mendiants qui demande une pièce d’or pour aller
prendre un café a la taverne, les pauvres diables manchots,
aveugles, sourds, muets et cul-de-jattes dont y faut toujours
torcher le cul parce qui sont pas capable ? HEIN POURQUOI ???
Frotteux : On n’a pas déjà eu cette conversation avant qu’on rentre
dans les mines ?
Glandalf : Je crois que je m’en souviendrais si c’était le cas,
n’est-ce pas ? Allez réponds. Pourquoi ?
Frotteux: Ben, parce que tous ces rejets polluent la société et
qu’ils ne méritent pas mieux que de finir dans un compacteur à
déchets ?!
Glandalf: ... T'as pas tort, tu sais…
[Caché à l’abri des regards, Scrotum écoutait la conversation avec
intérêt pendant qu'il se lichait ses doigts qui avaient
préalablement fait une petite randonnée dans son cul. Cependant, en
entendant Glandalf et Frotteux parler de la sorte, il jugea bon de
s'enfuir avant de se faire capturer puis lapider. Il se déguisa donc
en rat d'égout en rentrant par le cul d'un de ceux-ci et s'enfuit à
toutes pattes.]
Frotteux: J'aurais tellement aimé ne pas être impliqué dans cette
histoire pis être resté chez nous à me crosser à tous les dix
minutes sur ma cassette sans fin de Anal Monstruosity 3 : Anus vs
Elephant Cock.
Glandalf: C'est ce qu'on souhaite tous ! Personnelement, j'aurais pu
me faire une bonne beurrée de marmelade aux oignons. Une nouvelle
recette sur laquelle je travaille depuis quelques semaines.
[Sans le dire ouvertement, chacun des autres comapagnons de la
Falluship songea à ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas été là à ce
moment précis.
Scram fantasmait à l’idée de retourner à la Chire et de frapper avec
l’épée fraichement aiguisée qu’il avait trouvé dans un vieux
garde-robe dans la Maison du Spagetthi tout ceux qui l’avait fait
chier au cours des dernières années. Lesgrelos pour sa part
fantasmait sur une horde de Balrotes en habits de cuir et Gémi,
quant à lui, de se trouver dans une grotte humide remplie de pisse
de rat à lire un livre sur la reproduction en captivité des mulots à
grosse cervelle.
Ptit Pine et MerryCristmas, eux, pensèrent à manger des gros
champignons juteux sur la noune de leur cousine germaine dont ils
n’avaient jamais su le nom exact. Avalgorn pensait à essayer, sans
pourtant réussir, à faire jouir la princesse Analrwen par le cul et
Vavomir, quant à lui, ne pouvait réussir à penser à quoi que ce soit
comme il était pris d'une violente crisse de tics qui le poussait à
se moucher jusqu'au sang.]
Glandalf : Ah ! Ça y est !
Scram : Quoi ?! Tu viens de chier la grosse crotte qui te bloquait
l'intestin grèle ?
Glandalf : Non, je viens trouver le passage à prendre !
Avalgorn : Ah, finalement il s'en est souvenu !
Glandalf : Ça n’a rien à voir avec la mémoire. J'ai un crisse de
gros nez au milieu du visage. Il faut bien que ça serve pour une
fois !
Scram: C'est quoi le rapport ?
Glandalf: Il y a très longtemps de cela, je suis passé par ici une
fois. À cette époque, je portais des couches OgreEase ultra-minces.
Et je me souviens que la marde m’a coulé le long des jambes tout le
long du voyage. Un peu comme c’est le cas en ce moment. J'ai juste
reconnu l'odeur ! C’est tout.
Avalgorn : Bien. Allons-y dans ce cas !
[La Falluship entama une descente aux enfers dans les mines de
Morvia. Glandalf ouvrait la marche en éclairant le passage à l'aide
de sa couche Indiglo comme son sort de lumière n’était plus actif
depuis des heures maintenant. Mais au bout d’une heure de marche, le
vieux magicien cessa d’avancer et se tourna vers les autres en
arborant un air de découragement profond.]
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