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[Pendant ce
temps, dans la tour du Manoir du spaghetti, L-Rond et Glandalf (qui
venait souvent traîner dans les cuisines de ce restaurant à la
recherche de restants de bouffe qu’il utilisait dans la création de
ses fameuses recettes expérimentales) discutaient du Cockring, des
Grosbits et de l'avenir du monde.]
Glandalf: Middle Eurk est en grand danger maintenant que le Cockring
y a refait surface. Smoron finira tôt ou tard par l’apprendre et il
n’y aura rien pour l’empêcher de le reprendre. Et si cela se
produit, ce sera le début d’une nouvelle ère de Ténèbres. C’est
pourquoi, maître L-Rond, je crois que la meilleure solution serait
que vous gardiez l’anneau ici. Peut-être pourriez-vous le cacher
quelque part dans une assiette de spaghettis !?
L-Rond: Glandalf, votre sénilité m’abasourdie toujours un peu plus à
chaque jour qui passe. Voyons ! Je ne peux pas garder le Cockring
dans mon restaurant. Vous devez bien savoir que le plus gros de ma
clientèle est constitué par les orcs de la région. Ils sont toujours
rendus ici à se bourrer leur hideuse face de spaghettis boulettes de
viande. D’ailleurs, ils essaient par tous les moyens de m’intimider
afin que je leur vende des parts dans mon entreprise. Un jour ou
l’autre, ils finiraient bien par mettre la main sur l’anneau et
comme la plupart d’entre eux travaillent pour Smoron, cela
reviendrait à la même chose que d’aller le lui porter en mains
propres dans son château maudit de Merdor. Non ! Il n’est pas
question de garder le Cockring ici. Le jeune con de Grobit n’a qu’à
continuer à le porter au bout de son gland jusqu'au bout du monde.
Glandalf: On ne peut pas demander à un simple d'esprit de garder
l’anneau. Ce n’est qu’un petit bout d’homme sans défenses et sans
cervelle.
L-Rond: C'est pas mon sapristi de problème ! C'est la faute des
hommes pervers si nous en sommes là aujourd'hui ! Je me souviens il
y a plus de deux mille ans quand j'ai dit à Yladur de foutre le
Cockring dans le dépotoir à pneus en feu de Merdor…
[Deux mille ans plus tôt, aux abords du mont Doom II, dans lequel
brûlait des millions de vieux pneus usagés, se trouvait L-Rond, qui
avait l’air beaucoup plus jeune à cette époque, bien qu’il portait
déjà sa flèche dans le derrière de la tête. Avec lui se trouvait le
roi des Hommes qui avait pour nom Yladur. Ce dernier transportait
avec fierté le Cockring sur son engin reproducteur qu’il baladait
aux quatre vents. C’est Yladur qui avait tranché la bite de Smoron
et mit fin à la grande bataille du deuxième âge. C’est à ce moment
qu’il avait aperçu et pris en sa possession le fameux Cockring.
L’homme et l’Elfe se tenaient sur une pépine qui surplombait le tas
de pneu en feu.]
L-Rond: YLADUR !!! Jette l’anneau dans le feu. Débarrasse le monde
du Cockring !
Yladur: Fuck you man, j'ai jamais eu un aussi gros bat de toute ma
vie ! Ma femme va être folle de joie !
L-Rond: Espèce d'humain faible et vaniteux ! Ça fait trois mille ans
que je baise ma conjointe en position du missionnaire et je ne m’en
suis jamais plains.
Yladur: Tu peux dire ce que tu veux, moé je décrisse, je vais avoir
une de ces baises !!!
L-Rond: YLADUR !!! YLADUR !!! YLADUR !!!
[Glandalf écoutait attentivement le récit de ces événements du
passé que lui narrait L-Rond tout en se passant un wéllé mémorable.]
L-Rond: Tu comprends pourquoi je suis en colère après les Hommes,
Glandalf ? Tout est de leur faute.
Glandalf : Qu’est-ce qu’on peut faire dans ce cas ? Il nous faut
trouver une solution pour mettre un terme une fois pour toute à
l’influence maléfique de cet anneau qui fait perdre la tête à tout
ceux qui en prennent possession.
L-Rond : Je le sais. Et c’est pourquoi j’ai organisé un grand
concile qui aura lieu tout à l’heure et au cours duquel nous devrons
décider de ce que nous allons bien foutre avec ce maudit Cockring
puant. J’ai invité tous nos alliés à mes frais en prévision de cette
réunion importante. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs ici même
depuis plusieurs jours à profiter de mon hospitalité. Regarde en bas
!
[Glandalf jeta un coup d’oeil dans la cours du manoir et aperçu
trois personnages qui venaient d’y arriver : il y avait un cavalier
humain de forte carrure avec le visage couvert de boutons et de tics
nerveux à n'en plus finir. Il y avait également un gros nain, obèse
et poilu, qui crachait partout en pestant contre la qualité de l'air
ambiante. Il y avait également un elfe mâle efféminé qui terminait
la marche.]
L-Rond: Voici Vavomir, Gémi et Lesgrelos. Ils vont être d'un énorme
encombrement pour toute la durée du voyage !
Glandalf: Ah ben calisse !
[De retour dans
la salle à dîner, Frotteux, Scram et Avalgorn discutaient des
avantages de ne pas avoir de cul avec William le barde quand
Frotteux annonça qu'il devait aller à la toilette.]
Frotteux: Bon crisse de crisse. Là c’est vrai. Je m’en vais aux
toilettes pour chier mes tripes. Pis y’a rien qui va pouvoir m’en
empêcher. Rien !
Scram: C’est drôle comment tes envies de chier viennent, partent et
reviennent comme ça. J’ai pas l’impression que c’est pour aller
chier que tu veux t’enfuir aux toilettes de même. J’ai plutôt
l’impression que c’est pour aller t’y dégorger le poireau encore une
fois. Pourtant tu viens juste de le faire y a pas cinq minutes. Tu
pensais peut-être que personne t’avait vu venir sur le jeu de dard à
côté de la porte ? Regarde, la desh a même pas encore eu le temps de
sécher. T'es fort pareil, un triple 20.
Frotteux: Je ne vais pas faire ce que vous pensez tous. J'ai
vraiment envie de chier. Ça fait quasiment vingt-quatre heures que
je me retiens et là je n'en peux plus, tabarnak.
Scram: Vas-y. Awaille. Personne te retient. Fais-ce que tu as à
faire. Après tout, tu es sous l'emprise du Cockring.
Frotteux: Ah pis allez donc chier !...M…Mais attendez que j’y sois
allé avant.
[Sur ce, Frotteux s'en alla aux toilettes, furieux parce que
personne ne voulait le croire. Mais, cette fois-ci, il avait
vraiment envie de déféquer comme un malade mental en manque de pâte
à modeler brune. Le mieux aurait été qu'il chie directement sur le
stand à desserts pour prouver ses intentions. Mais cela risquait
d'attirer l'ennemi, en plus des coquerelles qui avaient un
condominium au-dessus du bar à salade. Frotteux se sentait de plus
en plus seul dans son monde de masturbation frénétique et de
location de cassettes olé-olé. Il commençait à croire qu'il vaudrait
peut-être mieux pour lui de compléter cette quête tout seul (bien
qu’il n’avait pas la moindre idée de la nature de cette quête).
Avait-il vraiment besoin de cet abruti de Scram qui n'arrêtait pas
de se décrotter le nez jusqu'au coude comme s'il n'y avait pas de
lendemain ? Il verrait. Il fallait qu'il continue à y réfléchir. Et
pour ça, il valait mieux chier avant. Difficile de réfléchir sur un
rectum plein : dans ce temps-là, les idées qu'on trouve ne valent
pas de la marde. Frotteux le savait bien ça.]
Scram (en parlant de son ami derrière son dos) : Quelque chose a
changé en lui. Il n'est plus le bon vieux Frotteux, enthousiaste,
qui pinçait le cul à toutes les petites filles dans la cour de
l'école primaire ou encore qui chiait dans la machine à slush au
dépanneur, sans que personne ne s'en rende compte. Il a perdu cette
étincelle d'innocence qui faisait son charme dans les réunions de
village où il s'amusait à allumer des pétards à mèche et des bombes
puantes.
[Avalgorn et William abondèrent dans le même sens malgré qu’aucun
d'entre eux ne l'avait rencontré avant cette étrange journée.]
Scram : Si vous l’aviez connu à cette époque. Ah ! C’était vraiment
quelqu’un, ce Frotteux là. Mais depuis qu’il a son maudit Cockring
dans les culottes, il pense juste à une chose et de se branler la
queue à s’en déboîter le poignet. Ça commence à me mettre
sérieusement en crisse. Surtout qu’il veut jamais me le passer l’ostie
d’anneau. Argh !
Avalgorn : N’enviez pas votre ami d’être en possession du Cockring,
maître Gamchi. C’est une véritable malédiction, une drogue
asservissante. Et plus le temps passera, plus il sera en son
pouvoir. Et moins le Frotteux que vous avez connu ne continuera à
exister. À sa place, il n’y aura plus qu’une machine à se masturber
avec violence. Et il voudra tuer quiconque se mettra dans l’idée de
vouloir l’en empêcher. Ce sera un véritable monstre tel que l’est
celui qui a forgé cet anneau à partir de caoutchouc brûlé il y a des
siècles de cela.
Scram : C’est qui qui l’a forgé ?
Avalgorn : Une créature maléfique d’une puissance inouïe dont je ne
voudrais pas prononcer le nom tout haut pour tout l’or du monde.
Scram : Encore ! C’est quoi cette fixation que tout le monde a sur
le fait de ne pas prononcer tout fort un simple foutu nom. Ça me
dépasse en ostie.
[À ce moment, trois personnes firent leur apparition dans la
salle à manger du restaurant. Il s’agissait des trois invités de
L-Rond. Vavomir, l’humain ; Gémi le nain et finalement Lesgrelos,
l’Elfe. Tout le monde commença à se saluer et à décliner leur
identité aux autres. À ce moment, un messager de L-Rond vint leur
annoncer que le concile commencerait dans moins de trente minutes
puisque tout le monde était arrivé. Scram ne le laissa pas repartir
avant de lui avoir fait promettre, en lui attrapant les couilles à
pleine poignée, qu’il y aurait de quoi à manger à ce concile.]
Scram : Excellent ! Je vais enfin pouvoir bouffer d’autres choses
que des putains de All Bran ! En passant, c’est quoi au juste un
concile les gars ?
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