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[Une fois le
magicien partit, Scram réintégra le trou de marmotte de Frotteux et
lui avoua qu'il avait tout entendu à propos de ce fameux cockring
pendant qu'il coupait les marguerites sur le rebord de la fenêtre.]
Scram : J'ai pas fait exprès. J'essayais de me concentrer pour
comprendre l'intrigue du film. Je sais qui y avait une passe avec un
mouton mais à cause de vous deux, j'entendais pas tous les
dialogues. Mais, j'ai entendu ce que le vieux schnouk t'as raconté à
propos de l'anneau.
Frotteux : Scram, je vais te dire quelque chose mais il ne faut pas
que tu le répètes à qui que ce soit.
Scram : À qui tu voudrais que je le raconte ? Y'a personne à part
toi qui veut m'adresser la parole dans toute la Chire depuis que je
me suis fait pincer en train de semer des crottes de nez dans la
rangée des orchidées au jardin botanique.
Frotteux : Dans ce cas, je vais te faire une révélation incroyable à
propos de cet anneau. Tu n’en croiras pas tes orteils, mon homme.
[De peur que les coquerelles qui rampaient dans son salon
n'aillent tout raconter, Frotteux divulgua son secret dans le creux
de l'oreille infectée de Scram. En apprenant l'incroyable vérité, ce
dernier fut estomaqué au point d’avoir un urgent besoin d'un grand
verre de peto bitemol pour s'en remettre.]
Scram : Dis, est-ce que tu voudras bien me prêter ton cockring, une
bonne fois ?
[Frotteux arbora soudainement un air menaçant.]
Frotteux : Non! Jamais. JAMAIS !
[Il revint aussitôt à de meilleurs sentiments.]
Frotteux : En tout cas, on verra ça plus tard. Pour l’instant,
j’aimerais beaucoup que tu retournes chez toi. Je me sens un peu
fatigué et j’aimerais être seul.
Scram : C’est beau, j’ai compris. Scram, fais donc de l’air. C’est
ça, hein ? C’est aussi bien comme ça. À l’heure qu’il est, Rosie
Croton doit être de retour chez elle et doit se préparer à prendre
sa douche. Je vais aller l’espionner sur le rebord de sa fenêtre.
Dis Frotteux, t’aurais pas une poignée de kleenex à me passer, par
hasard ?
Frotteux : Sacré Scram, tu ne changeras jamais, vilain Grobit.
Tiens, tu peux te servir dans ma réserve personnelle de mouchoirs
quadruple épaisseurs qui résistent à tout. Tu en profiteras aussi
pour te curer le nez parce que ça commence à être dégueux les toiles
d’araignées qui vont de ta narine gauche à ta narine droite.
Scram : C’est promis, Frotteux. Bon, j’y vais maintenant. À demain.
[Scram sortit du trou de marmotte de son meilleur et seul ami et
se dirigea sur la pointe de ses orteils poilus en direction de la
maison des Croton. Pendant ce temps, Frotteux alla s’enfermer dans
sa chambre à coucher dans l’intention toute simple mais tellement
irrésistible de s’auto gratifier : passe-temps qu’il pratiquait
d’ailleurs de plus en plus.
Sa chambre à coucher, en désordre total, était une vraie soue à
cochon et empestait l’urine à plein nez. Les murs de celle-ci
étaient tapissés de haut en bas de posters de l’actrice de films
porno fétiche de Frotteux : la belle et talentueuse Elfe du nom de
Live Tire. La reine de l’anal comme elle était communément reconnue
dans le milieu du XXX.
Frotteux lui vouait un véritable culte : il avait tous ses films en
VHS et également en BETA (même s’il n’en possédait pas un). Il était
également abonné à son fan club : ce qui lui donnait droit à
recevoir la même photo dédicacée de Live Tire, une fois par mois.
Pour lui, c’était parfait étant donné ce qu’il faisait subir à ces
dites photos (qui ne restaient jamais intactes très longtemps).
Pendant que Scram Gamchi était en train de s’adonner à de vulgaires
petits plaisirs solitaires alors qu’il espionnait la fille de ses
rêves qui était inaccessible pour lui, Frotteux en faisait autant
dans sa chambre alors qu’il s’inspirait des positions outrageantes
de l’actrice Live Tire sur ses multiples posters pour faire ce que
la nature lui commandait de faire, toujours de plus en plus souvent,
et toujours avec de plus en plus de violence.
Dix minutes plus tard, complètement vidé par les efforts intenses
qu’il avait du déployés, Frotteux s’endormit à moitié nu au travers
du fouillis des bobettes souillés répandues sur son lit, alors qu’un
coulis de sa semence zigzaguait toujours vers le bas à la surface du
poster sur lequel il avait joui au-dessus de son oreiller. Cette
nuit-là, le jeune Grobit fit de bien étranges cauchemars à propos
d’une petite créature visqueuse et vicieuse qui lui fouillait dans
le cul avec ses longs doigts mous et froids tout en lui sifflant des
injures humiliantes.]
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