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Frotteux: Glandalf
!!! C'est bien toi ?
[Un homme qui avait l'air encore plus vieux qu'une statue de cire
dans la salle surchauffée d'un musée à l'abandon pénétra à
l'intérieur du trou de marmotte alors que des bruits de SQUISH!
SQUISH! émanaient de la couche pour adultes qu'il arborait à
l'extérieur de sa robe de magicien. Il portait également un vieux
chapeau fripé au dessus de sa tête d'oeuf pleine de cheveux gris.]
Glandalf : Mon cher Grobit! Quelle joie de te revoir.
Frotteux : T'es en retard pour la fête à mononcle Bimbo. Le party
est fini pis Bimbo a crisser son camp, je sais pas trop où.
Glandalf : Un magicien arrive toujours le lendemain d'une fête
d'anniversaire, Frotteux Backins. Comme ça, il n’est pas poigné pour
ramasser les dégâts ou faire la vaisselle.
Frotteux : Dis donc que t'avais oublié que c'était hier. Je sais
bien que ta mémoire n'est plus ce qu'elle était. D'ailleurs je te
regarde et j'en reviens pas à quel point t'as pris un coup de vieux
terrible depuis la dernière fois où t'es venu jouer au paquet voleur
avec mononcle Bimbo.
Scram : C'est vrai, je t'avais même pas reconnu, Glandalf. Je
pensais que c'était la nuit des morts-vivants.
Glandalf : Et toi, jeune Frotteux, tu n'as pas oublié que nous
devions avoir une petite conversation concernant cet objet magique
que ton oncle t'a légué, maintenant qu'il est allé vivre avec les
Elfes sur la Rive Nord ?
Frotteux : Ouin, mais là c'est parce que Scram et moi étions en
train d'écouter un film.
Glandalf : Est-ce que je l'ai déjà vu, ce film ?
Frotteux : Ça me surprendrait pas mal.
[Frotteux haussa la voix en espérant ainsi couvrir les
gémissements de femme et les grognements de truie que crachaient les
trois haut-parleurs monos de son antiquité de télévision de marque
Panachronique.]
Glandalf : Il n’y a pas de honte à se passer un bon film porno.
D'ailleurs, n'est-ce pas des petits garçons que je vois en train de
téter une truie si gaiement ?
Frotteux : Non, c'est pas des petits garçons. Y'en a pas dans ce
film là.
Glandalf : Dans ce cas, c'est complètement dénué d'intérêt pour moi.
Bon, la récréation est terminée, nous avons à parler de choses
sérieuses.
Scram : Est-ce que je peux rester ?
Glandalf : Non, Scram. Allez dehors pendant que votre ami et moi
allons bavarder. Vous pourriez vous rendre utile pendant ce temps et
couper les marguerites qui poussent à travers les bouquets d'herbes
à poux sur le rebord des fenêtres de ce trou de marmotte.
[Scram grogna un peu puis s'exécuta avec l'enthousiasme d'un
condamné à mort. Sitôt qu'il eut quitté le trou en se jouant dans
les trous de nez comme il en avait la répugnante habitude, Glandalf
s'approcha de Frotteux avec un regard inquiet.]
Glandalf : Où est l'anneau ? Est-il en sécurité ?
Frotteux : L'Anneau
? Est-ce que tu parles de l'anneau de mes rideaux de douche qui est
tombé dans le fond de ma bole de toilette ?
Glandalf : Non, bougre d'idiot ! L'anneau magique légué par ton
oncle Bimbo. Tu sais très bien de quoi je parle. Cet anneau bizarre
qui semble beaucoup trop gros pour être porté au doigt.
Frotteux : Ah oui. Ce truc là. Je ne sais plus trop où je l'ai
crissé. Il doit être quelque part dans le fouillis de mes bobettes
pleines de traces de break sur mon lit.
Glandalf : Tant mieux! C'est là qu’il sera le plus en sécurité. Qui
irait l'y voler dans un endroit pareil ?!
Frotteux : Qui voudrait bien le voler tout court et pourquoi ?
[Provenant de la télévision, l’on entendait d'étranges hurlements
de plaisir qui ressemblaient à des bêlements de mouton. Frotteux
s'étira le cou pour voir de quoi il s’agissait.]
Glandalf : J'ai bien peur que cet anneau soit convoité par
d’autres...
Frotteux : Man! Regardez-moi la taille de ce mouton ? Oups. Excuse.
Je t'ai interrompu, Glandalf.
Glandalf : *soupirs de découragement* J'allais dire que j'ai peur
que cet anneau étrange ne t'appartienne pas légalement et soit
convoité par....
Frotteux : Wo minute! Bimbo me l’a légué à gros prix. C'est écrit
noir sur blanc sur un bout de papier de toilette qui doit se trouver
quelque part dans le fouillis de mes bobettes.
Glandalf : Le problème est que l'anneau n'appartenait pas légalement
à ton oncle. Vois-tu jeune Backins, Bimbo l'avait volé à une étrange
créature que l'on appelle Scrottum alors qu'il était partit avec
plusieurs nains de mes amis en quête du trésor d’un gros dragon
constipé quelque part dans les Montagnes de la Brume Verte. Cet
anneau, si mes sources à l'institut psychiatrique pour légumes
profonds de Culdor disent vrai, serait l'anneau de pouvoir ultime ;
mais de quel pouvoir s'agit-il ? Je ne le sais pas encore.
Frotteux : Man! Où est-ce qui sont allés chercher ce mouton là. Heu.
Oui. Ok. Je comprends ce que tu dis, Glandalf.
Glandalf : Je dois me rendre quelque part pour parler à quelqu'un
qui va me dire quelque chose à propos de l'anneau. En attendant, tu
vas me promettre quelque chose. Tu vas garder l’anneau là où il se
trouve en ce moment. Si jamais quelqu'un de louche te demandait de
le lui donner ou de le suivre ou encore d'embarquer dans sa voiture
sous prétexte qu'il veut te donner des bonbons, tu dis non et tu
attends mon retour. Est-ce que c'est clair, ça ?!
Frotteux : C'est drôle pour les bonbons, mononcle Bimbo disait qu'il
fallait toujours accepter les friandises des inconnus. Lui en tout
cas, il en offrait à tous les enfants dans la cour de mon école,
quand j'étais plus petit.
Glandalf : Ton oncle est exceptionnel, je le sais. Mais crois-moi,
toi tu ne l'es pas. Alors, sois prudent.
Frotteux : C'est promis, Glandalf. Mais heille, une dernière petite
question. Cet anneau, est-ce qu'il a un nom particulier ?
Glandalf : Et bien, oui. Il a ce curieux nom de 'Cockring'. Je ne
sais pas du tout ce que cela veut dire ni même de quelle langue il
s'agit. Mais je vais le trouver, crois-moi. Aussi vrai que ma couche
est pleine en ce moment, je vais le trouver.
[Le vieux magicien alla ensuite essorer sa couche pleine de pisse
dans l'évier de la cuisine puis quitta le trou de marmotte, à
l'extérieur duquel l'attendait son fidèle cheval ChameauFax, le plus
lent des chevaux de traie de tout l'est du continent.]
Glandalf : *LA! LA! LA! La route continue toujours et toujours. Et
ma couche se remplit toujours et toujours.*
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