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Sécurité contre Vie Privée
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Introduction |
La complicité des lois Les
attentats du 11 septembre ont mis en évidence un nouvel défi pour l'
Internet dans la mesure où « le réseau des réseaux » devra
désormais faire face au strict contrôle des administrations publiques et
à l' exacerbation de la souveraineté américaine qui a profité de l'
indignation des attaques terroristes pour mettre en place une nouvelle
forme de contrôle planétaire. Dans
un pays qui prône la liberté
d' expression et le droit à l' information perpétués par le premier
amendement de la constitution, le contrôle du flux de l' information
devient de plus en plus une réalité. Pourtant, soyons clairs, les attentats du 11 septembre n' ont fait que précipiter l' avènement, ou plutôt la justification, d 'une volonté du Gouvernement américain d’ élargir leur contrôle global sur Internet. Une « Cyber Pax Americana » ? Dans
un article publié début novembre, le journal Libération répertorie les
nouvelles lois, votées dans la foulée des attentats du 11 septembre, qui
réduisent singulièrement la liberté sur Internet. Le journal français
manifeste sa préoccupation du
fait " qu'en France, aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Angleterre,
il aura suffi de moins de deux mois pour effacer plusieurs années de négociations
entre défenseurs et pourfendeurs de la liberté dans le cyberespace
". On constate avec préoccupation les nouvelles formes de contrôle
en France où les fournisseurs d’accès ont été invités à conserver
la trace des connexions de leurs clients durant au moins un an. Au
Royaume Uni, suivant l’ exemple de Paris, le ministère de l’ intérieur
affirmant " avoir un droit de regard sur les transactions financières
en ligne, ou contrôler ostensiblement les e-mails privés " a décidé
également d’ allonger la période de conservation
des données à un an. De
l’ autre côté de l’ Atlantique, aux Etats-Unis, les mesures
conjoncturelles vont encore plus loin, avec
la légalisation récente de
l'utilisation, par le FBI, du controversé système d'écoute du courrier
électronique « Carnivore »
rebaptisé en février « DCS1000 »
et leur nouvelle arme liberticide « lanterne
magique » en même temps que le FBI demandait aux grandes
compagnies de télécommunications de " modifier leurs réseaux pour
les rendre accessibles à ses enquêteurs et à ses outils informatiques,
dans le cadre de la traque des terroristes" D’
autre part, en Novembre, le FBI, en alerte suite au piratage du site du
ministère de la défense par un hacker Pakistanais qui a remplacé la
page d’ accueil du site par des messages allusifs à l’ islam et au
terrorisme déclare un avis général
" d'alerte maximum au cyberterrorisme " Voir
plus : La guerre des Hackers
Le 23 novembre 2001, dans le cadre de la conférence internationale contre la cybercriminalité, trente états ont accordé de nouvelles dispositions interventionnistes pour rassembler des preuves électroniques liées a l’action terroriste, acte critiqué par les défenseurs de la liberté dans le cyberespace. L’
Internet est la première victime des lois votées par diverses
administrations mondiales après les attentats du onze septembre.
Espionnage, insécurité et « privacy » sont des termes
maintenant institutionnalisés sur le Web dès que le gouvernement de la
planète a décidé d’élargir son champ de pouvoir pour intercepter
des communications électroniques. Le FBI, sous l’égide du
gouvernent américain devient, après les attentats du 11 septembre, le
gendarme mondial de la planète. C’est une fatalité inexorable : si
nous acceptons un Internet américain, devons nous accepter avec résignation
la surveillance et le contrôle de nos vies par le FBI ?
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