| SMSN (suite 2) |
| De plus, selon les recherches, le risque de d�c�s du nourrisson diminue avec l'�ge de la m�re, les nourrissons n�s de m�res adolescentes �tant les plus � risque. Il existe �galement un taux plus �lev� de SMSN chez les nourrissons dont les m�res n'ont pas re�u de soins pr�natals, chez celles qui ont fum� pendant leur grossesse ou qui ont fait un usage abusif de drogues. Un autre fait int�ressant r�v�l� par la recherche est la possibilit� que l'apport d'oxyg�ne dans les tissus de l'organisme (t�te, cerveau, poumons), chez certains nourrissons d�c�d�s du SMSN, ait �t� moins �lev� penant une p�riode relativement longue avant leur d�c�s et possiblement m�me avant leur naissance. Cependant, les raisons d'un tel ph�nom�ne ne sont pas claires. Personne n'est reponsable de cette mort. Il est possible de comprendre et d'accepter la mort d'un enfant lorsqu'elle r�sulte d'un accident de la route ou d'une maladie connue. La mort d'une victime du SMSN, que m�me les m�decins ne peuvent expliquer, semble tr�s myst�rieuse et, au d�but, beaucoup de parents se sentent coupables et peuvent m�me se bl�mer mutuellement, pensant que la mort de leur enfant est la cons�quence de quelque chose qu'ils ont fait ou qu'ils ont omis de faire. Il est compr�hensible que les parents r�agissent ainsi, mais ils n'ont pas raison de se sentir coupables. Parfois, les familles bl�ment la personne qui prenait soin du b�b� au moment du d�c�s ou encore leur m�decin. Souvent, l'enfant a subi un examen m�dical peu de temps avant sa mort et cet examen n'a r�v�l� aucun indice pouvant faire penser � une mort prochaine. Il est impossible de pr�venir le SMSN. De nombreux m�decins et infirmi�res ont perdu ainsi leur propre enfant et cette mort peut m�me se produire � l'h�pital. M�me apr�s avoir obtenu des renseignements exacts et d�taill�s sur le SMSN, certains membres de la famille acceptent difficilement les faits. Parfois, ils continuent � chercher des r�ponses � leurs questions ou ils persistent � se bl�mer ou � bl�mer les autres. Bien que plusieurs faits concernant le SMSN soient connus, nous ne poss�dons toujours pas de connaissances absolument s�res relativement � la cause ou aux causes de cette mort, pas plus d'ailleurs que les moyens de la pr�venir. Les recherches ont permis de d�terminer certains �l�ments fr�quemment pr�sents chez les nourrissons qui en sont victimes ainsi que chez leurs parents, de m�me que certaines caract�ristiques communes concernant la mort elle-m�me. On parle alors de facteurs de risque. Cependant cela ne signifie pas que la majorit� des cas de SMSN aient eu en commun plusieurs ou m�me un seul de ces facteurs, mais plut�t que leur pr�sence �tait plus fr�quente chez les nourrissons victimes du SMSN que chez les autres nourrissons. Il est vrai que nous poss�dons un profil de la victime typique du SMSN mais celui-ci fournit tout au plus un indice quant aux nourrissons susceptibles d'�tre � risques particuli�rement �lev�s ; n�anmoins, nous sommes toujours incapable de d�terminer quel enfant en particulier peut mourir du SMSN. Il est important de garder � l'esprit que les facteurs de risque ne sont pas des causes. La vaste majorit� des nourrissons d�c�d�s du SMSN �taient des nourrissons robustes qui, de toute �vidence, avaient re�u de bons soins et qui paraissaient �tre en bonne sant� avant leur d�c�s. Plusieurs chercheurs pensent que nous d�couvrirons un jour que ce que nous appelons en ce moment le SMSN constitue en fait un certain nombre d'entit�s pathologiques diff�rentes entra�nant des morts qui, en apparence, se ressemblent. Parce que nous sommes incapables, en ce moment, de d�terminer quelle est la cause du SMSN, nous ne disposons pas d'analyses ou d'examens pr�cis que les m�decins pourraient utiliser dans l'identification des nourrissons particuli�rement � risque. Et comme nous n'avons pas pu d�celer d'�tat pathologique particulier existant avant la mort, il n'y a pas de traitements ou de mesures pr�ventives auxquels les parents pourraient avoir recours. Il est n�cessaire de recommander aux futures m�res de bien prendre soin d'elles-m�mes et de suivre les conseils qui leur sont donn�s en mati�re de soins pr�natals de mani�re � r�duire le plus possible les risques pour leur nourrisson. On d�conseille aux m�res de fumer ou de s'exposer � la fum�e secondaire pendant leur grossesse. |
| 1�re partie |
| Suite |