7 	Précis de Nutrition: Aliments - Nutriments - Dépense Énergétique 

  1. 12. NOTION DE MÉTABOLISME ET DE MÉTABOLISME BASAL

    Le métabolisme est la transformation des nutriments, après leur absorption intestinale, en énergie destinée à soutenir les activités de l’organisme. Le métabolisme est donc la production des calories à partir des graisses, des sucres et des protéines présents dans l’organisme. Le métabolisme qui s’accompagne de la mise en réserve des nutriments dans l’organisme vivant est l’anabolisme; le métabolisme qui s’accompagne de la consommation de ces nutriments pour la production d’énergie est le catabolisme.

    1. Le Métabolisme des Graisses
      1. Anabolisme des Graisses
        L’anabolisme des graisses se fait avec la graisse alimentaire, mais aussi avec le sucre alimentaire. Au cours de l’anabolisme, la graisse alimentaire et la graisse nouvellement formée à partir de la graisse ou du sucre alimentaires sont mises en réserve dans l’organisme. Des graisses entrent dans la formation des membranes tissulaires. Ces graisses sont les phospholipides, les cérébrosides et le cholestérol. Les graisses entrent aussi dans la composition des liquides sécrétés par l’organisme, tels, par exemple, le lait, au niveau de la glande mammaire, et les hormones, au niveau de divers tisssus glandulaires. Une graisse, le cholestérol, n’a pas toujours un rôle structurel ou un rôle hormonal, mais, lorsqu’elle est mise en réserve, représente une surcharge à l'organisme. D’autres graisses, enfin, tels les triglycérides, sont mises en réserve au niveau des cellules graisseuses de l’organisme pour être brulées et servir à la production des calories dont l’organisme a besoin.

      2. Catabolisme des Graisses
        Le catabolisme des graisses est la mobilisation de la graisse déposée au niveau des tissus (graisse de réserve) et son oxydation, sa lipolyse, subséquente au niveau des cellules des muscles et du foie. Il existe donc un rapport constant entre la graisse sanguine et la graisse cellulaire de réserve: lorsque la lipidémie (graisse sanguine) s’abaisse, de la graisse est mobilisée au niveau des cellules (adipocytes ou lipocytes) de réserve pour passer dans le sang et rétablir ce rapport. Cette graisse sanguine est ensuite utilisée au niveau des cellules musculaires et hépatiques.

         

    2. Le Métabolisme des Sucres

      Après leur absorption intestinale, les sucres vont être utilisés (catabolisme) et stockés dans l’organisme après quelques modifications (anabolisme). Comme pour les graisses, il existe un rapport constant entre le taux du sucre sanguin (glycémie) et le sucre de réserve.


      1. Anabolisme des Sucres
        L’anabolisme des sucres inclut la gluconéogenèse, la glycogénogenèse, la synthèse des glycoprotélnes et des glycolipides, et l’interconversion des sucres. L’anabolisme des des sucres est associé à la lipogenèse et à la formation des acides nucléiques (nucléosynthèse).
            La gluconéogenèse est la formation du glucose à partir du fructose, du galactose et d’autres sucres plus complexes. Elle se produit également è partir des acides aminés glucoformateurs. La glycogénogenèse est la formation du glycogène, un sucre complexe, à partir des sucres plus simples. La lipogenèse est la formation des graisses à partir des sucres. La synthèse des glycoprotéines et des glycolipides est, respectivement, la formation d’associations de sucres et de protéines et de celles de sucres et de graisses. L’interconversion des sucres se produit, par exemple, au niveau des glandes mammaires où le glucose de l’organisme est transformé en lactose du lait mammaire. L’interconversion des sucres survient également au niveau d’autres tissus de l’organisme.

                  
      2. Catabolisme des Sucres
        Le catabolisme des sucres inclut la glycolyse et la glycogénolyse. La glycolyse est l’utilisation des sucres simples — glucose, fructose, galactose — à des fins énergétiques. La glycogénolyse est l’utilisation d’un sucre complexe, le glycogène, à des fins énergétiques.

       

    3. Le Métabolisme des Protéines

      Après leur absorption intestinale, les protéines subissent, comme les graisses et les sucres, des transformations anaboliques et des transformations cataboliques pour être utilisées à des fins diverses dans l’organisme.

      1. Anabbolisme des Protéines
        L’anabolisme des protéines est la formation de protéines de novo, dans l’organisme. Il inclut:
        • la synthèse des protéines tissulaires ou protéines de structure et des enzymes. Les protéines tissulaires forment la charpente de l’organisme, Les enzymes, quant à eux, sont des protéines indispensables aux processus métaboliques de l’organisme
        • la synthèse des produits azotés non protidiques, telles la créatine, la créatinine et les bases puriques et pyrimidiques qui entrent dans la composition des gènes
        • la synthèse des hormones comme celle de l’hormone pancréatique — l'insuline qui intervient dans le métabolisme des sucres (sa carence produit le diabète) et celle des hormones de croissance, hypophysaire et thyroïdienne; la synthèse des hormones se fait au niveau des glandes endocrines.
        • la synthèse des protéines spéciales au niveau des glandes exocrines telle, par exemple, celle de la protéine du lait
        • la formation desprotéines sanguines et des enzymes du foie
        • les transaminations ou échanges de fragments entre des acides aminés

      2. Catabolisme des Protéines
        Le catabolisme des protéines inclut
        • la synthèse de l’urée ou uréogenèse qui va de pair avec la déamination et la la dégradation des protéines tissulaires


    4. Le Métabolisme Basal

      Le métabolisme basal (M.B.) est l’énergie strictement nécessaire au fonctionnement des organes vitaux tels que le coeur, les poumons, le foie, le cerveau et les reins. Ces organes vitaux sont responsables des fonctions vitales que sont la circulation, la respiration, la digestion, la détoxification et l’élimination des déchets
          Le métabolisme basal se mesure à jeûn, au repos (de préférence au réveil, au petit matin), à la température de la chambre (i.e., sans l’utilisation du refroidisseur artificiel de l’air ("air conditioner")). En effet, l’activité de l’estomac, l’activité musculaire et une température trop fraîche augmentent la dépense énergétique (i.e., le métabolisme) et ne permettent pas d’avoir une bonne évaluation du métabolisme basal. La valeur moyenne du métabolisme basal, donnée en kilocalories, est, approximativement, chez l’homme, de 1700 Kcal/j ou, plus précisément, de 40 Kcal/m2/j ou, encore, de 1 Kcal/Kg/h (où j: jour, m2: surface corporelle, Kg: poids corporel, Kcal: dépense énergétique mesurée, et h: heure).

 

  1. 13. LA MALNUTRITION PROTÉINIQUE

page précédente       page suivante

Hosted by www.Geocities.ws

1