HANOI 1952 / 53
Enlever des lampes usées d'un poste de radio et en repiquer des neuves, changer des condensateurs, relever les numéros, procéder aux affectations de matériel, tout cela commençait à devenir monotone et Petit Louis trouvait le temps long. Une engueulade faramineuse avait suivi sa promenade mouvementée en taxi. Il lui restait à tirer dix mois pour terminer son contrat de trois ans et il décida de quitter le SL2 pour une occupation plus attrayante.
Un
samedi matin, ils se trouvait au PC, assis sur le bureau du général Cogny en
achevant de raccorder la télécommande qui devait permettre au général
d'employer directement l'émetteur de 1000 watts assurant les liaisons des
postes de commandement. De la musique
de jazz parvenait de la pièce voisine.
" 'Drum face' de Zutty Singleton ! ", il avait lui-même ce disque. Il alla jeter un coup d'oeil. L'adjudant chef du bureau des effectifs écoutait ses airs favoris sur un vieux Teppaz. C'était un mordu du style Chicago des années 30. Ils furent aussitôt en pays de connaissance.
" Vous connaissez 'Black and tan fantasy' de Duke Ellington" demanda Petit Louis."
" Bien sûr " dit l'autre," vous avez le disque ? "
" Oui, et pas mal de morceaux d'Armstrong, de Count Basie, de Cab Calloway, de Sydney Bechet et aussi de Claude Luther."
La conversation se continua chez Poulette puis Petit Louis emmena l'adjudant chef dans sa carrée pour lui montrer son installation.
Il eut soudain une inspiration.
" C'est vous qui vous occupez des mutations ? "
" En principe elles sont décidées par le commandement, mais je peux glisser une proposition. Pourquoi ? vous voulez être nommé ailleurs ? "
" Ici on s'emmerde plutôt. Si vous me trouviez un boulot intéressant à Hanoi, je pourrais vous faire cadeau de l'ampli, des baffles et du tourne-disque."
L'autre se gratta la tête.
" Je sais qu'ils demandent un chef de station pour Radio Hirondelle, mais c'est un adjudant qui est prévu. Ca me parait difficile. "
Petit Louis sortit une caisse de dessous le lit.
" Trente cinq disques de la bonne époque. Pour votre collection si vous m'obtenez le poste..."
L'adjudant chef examina les pochettes une par une et regarda les titres, il bavait...
" Je vais voir ce que je peux faire, venez au bureau mercredi ou jeudi. Mais attention, pas de vagues ! "
Grâce au jazz, Petit Louis fut muté à Hanoi. Radio Hirondelle se trouvait en pleine transformation: l'acquisition d'un nouvel émetteur de 20 kW et d'une console de prise de son toute neuve lui avait redonné du tonus.
Il arriva tout juste pour l'installation du nouveau matériel. Sa première tâche fut de réceptionner l'émetteur qui arrivait de métropole par le Pasteur, encore lui...L'ensemble représentait une douzaine d'énormes caisses qu'il fallait transborder avec précaution.
Quand les marins sortirent le transfo de modulation de la cale, ils oublièrent de respecter les indications Haut, Bas marquées sur la caisse en lettres de vingt centimètres et une cascade de liquide huileux dégoulina sur le pont. Le temps de redresser la situation, le pyranol* du transfo était perdu.
" Ca commence bien " se dit Petit Louis. Heureusement le capitaine Deprez en charge de la station avait assisté à l'incident et c'est lui qui fit la commande des bidons d'huile de refroidissement à livrer par avion dans les plus brefs délais. Les spécialistes envoyés par le constructeur devaient s'occuper du montage de l'émetteur qu'on avait logé à plus de deux kilomètres des studios.
Les équipes des Transmissions tendirent la ligne de communication à travers la ville en utilisant les poteaux en place. Il s'agissait d'une quarte* équilibrée en segments de quatre cents mètres munis à chaque bout de connecteurs spéciaux avec des bobines de Pupin* et qui coûtait un prix phénoménal.
Petit Louis attendait les monteurs pour effectuer le raccordement à la console. Il devait effectuer des essais le soir même et il trépignait sur place. Le camion arriva au coin de la rue, les types grimpèrent au dernier poteau et fixèrent les brides.
" Ca y est " le chef venait d'arriver.
" Comment ça y est ? " dit Petit Louis " Il faut encore traverser la rue et rentrer dans le bâtiment."
" On n'a plus de câble."
" Qu'est ce que vous racontez ? "
" En fait on a encore une bobine de quatre cents mètres, mais on nous a interdit de la couper pour faire l'appoint."
" Evidemment vous ne pouvez pas la couper, les boîtes de raccords sont en bout de chaque bobine. Vous n'auriez pas pu vous démerder pour gagner un peu de mou, il manque trente mètres."
" Mon pote, on s'est fait assez chier pour traverser la ville et fixer le câble aux poteaux, barca* c'est fini pour nous."
" Vous n'avez qu'à raccorder le dernier rouleau, pour aller jusqu'à la console à l'intérieur."
" Moi je veux bien " dit le chef en levant les bras " mais tu as vu le morceau où tu va le foutre le rab ? . Dans le jardin ? et puis je m'en fous...Les gars sortez le touret qui reste, on le monte. "
Un fois le raccordement opéré, il restait un tas énorme, 350 mètres d'un câble gros comme le poignet.
" Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? " fulmina le capitaine en voyant le jardin de la villa envahi.
Petit Louis lui fit part du problème.
" Que suggérez-vous, mon capitaine, on ne peut pas raccourcir le câble et on ne peut pas le laisser comme ça dehors."
Le capitaine prit une décision:
" On va construire un appentis pour ranger ce qui dépasse."
Le lendemain un maçon construisit une sorte de placard en briques à l'extérieur du bâtiment, sans porte ni fenêtre, le câble rentrait par un trou et sortait par un autre. A l'intérieur, soigneusement enroulé se trouvait une petite fortune en conducteurs parfaitement inutiles.
La console commandait deux studios, un pour les émissions en français, l'autre pour la propagande en langue vietnamienne plus quatre liaisons téléphoniques en circuits fantômes. Il y avait quatre tourne-disques Pierre Clément, qui pouvaient passer les tout nouveaux 33 tours micro-sillons, une machine pour graver les disques souples, deux Ampex* à bande et un Tolana à enregistrement sur fil magnétique, une vacherie qui usait les têtes à toute vitesse et fut très vite mis au rancart par Petit Louis qui avait failli se faire cisailler un pouce aux premiers essais.
Les studios étaient à air conditionné. Le thermostat encastré dans le mur n'était pas réglable et la température avait été fixée une fois pour toute à 16°, on ne sait pourquoi. Les dames qui lisaient le journal parlé enfilaient un manteau dans le sas et s'entortillaient dans une écharpe de laine avant d'entrer dans le studio. Elles attrapaient souvent des rhumes coriaces dans ce frigo alors que de l'autre côté de la triple vitre le technicien à la console transpirait en short et en maillot de corps.
" S'il vous plaît, essayez de remonter la température" suppliaient les filles.
" Je vous interdis de toucher au thermostat, il est scellé." ordonna le capitaine.
Chaque soir après les émissions, Petit Louis ouvrait en grand les deux portes des sas, attendait que le courant d'air fasse remonter la température et procédait aux vérifications dans une atmosphère normale. Quand les portes étaient refermées, le conditionnement d'air repartait et la pièce retournait à son climat polaire. Mais ça ne pouvait pas durer...
Comme le capitaine n'assurait qu'une présence intermittente, Petit Louis finit par se résoudre à intervenir. Il déconnecta les thermostats des studios, en installa deux autres provenant de cabines d'émetteurs 399 et régla la température à 22°. Les speakerines en robes d'été présentaient un spectacle plus agréable à travers le panneau vitré que les informes silhouettes emmitouflées et tout le monde était satisfait. Il avait respecté les consignes à la lettre: il n'avait pas touché aux thermostats d'origine.
Au
fond ses fonctions étaient une sinécure. Une équipe de 'journalistes'
assuraient la rédaction des textes, deux techniciens de consoles faisaient les
enregistrements et jouaient au disque jockey. Le secrétariat s'occupait des
programmes, le capitaine signait les papiers. Le rôle de Petit Louis se
résumait à faire en sorte que tous les appareils demeurent en bon état de
fonctionnement et à se faire engueuler quand quelqu'un arrachait un fil de
micro ou renversait une bouteille de limonade dans la console.
Il disposait d'un petit atelier avec des appareils de mesure, du matériel et pas mal de loisirs. Cela lui donna l'idée de construire des postes de radio. Les clients potentiels ne manquaient pas : tout le Corps Expéditionnaire.
Un jour il tomba sur une annonce alléchante: une firme française, Paris-Nord confectionnait des kits de récepteurs à monter pour les amateurs. Il écrivit, se fit envoyer trois jeux de pièces pour récepteurs monta les postes et les revendit avec un bénéfice substantiel.
Avec une légère modification, ces appareils pouvaient fonctionner sur les piles militaires standard. Petit Louis commanda dix nouveaux kits mais cette fois se les fit envoyer par l'intermédiaire des colis de la Croix Rouge. Ces colis en principe destinés aux échanges entre les soldats et leur famille échappaient aux contrôle de l'administration vietnamienne et aux tracasseries douanières, il y avait là un filon à exploiter.
Après une série de colis un problème insurmontable se présenta: il puisait sur son compte en banque en France et se retrouvait en Indochine avec des liasses de piastres parfaitement inutilisables à cause des difficultés de change. Il lui fallait une filière pour la suite des opérations.
Un des journalistes de l'équipe s'appelait Abraham Rappaport, Petit Louis se dit qu'avec un nom pareil il devait être en mesure de lui fournir de tuyaux financiers valables.
Il l'approcha avec précaution.
" Tu ne connaîtrais pas un moyen d'échanger des piastres contre des francs ou des dollars ? "
" C'est facile, tu trouves un type qui n'a pas de délégation de solde, tu lui fais une ristourne, il en établit une et chaque mois il vire la somme à ton compte."
" J'y ai bien pensé, mais ça ne suffit pas."
" Ah bon ! " il parut intéressé ." Il y a un gros paquet à transférer ? "
" Pas en ce moment, mais ça pourrait venir."
" Il y a bien les banquiers chinois, ils sont de mèche avec les types du gouvernement, mais ils ne travaillent pas pour des clopinettes. Si tu as un million de piastres, ils te les changent à dix ou onze francs. "
Petit Louis fit le calcul. Il vendait ses récepteurs mille piastres. Mille postes à monter? pas possible...
" Trop gros pour moi " dit-il à Rappaport, "cinquante ou cent mille pour commencer, ça irait ? "
" Pas avec les chinois. Mais je pourrais peut-être...Attends deux ou trois jours."
Dès le lendemain il revenait avec un large sourire.
" J'avais pensé à quelque chose, mais je voulais vérifier. Tu pourras virer jusqu'à cent mille par mois, mais il faut laisser une commission de trente pour cent. "
" Combien as-tu là dessus ? " demanda Petit Louis soupçonneux.
" Dix pour cent. "
" Qui c'est l'autre ? "
Rappaport hésita avant de répondre puis se décida.
" Autant que tu le saches, c'est l'adjudant des effectifs de la Base. Quand des types sont sur le point d'être rapatriés, il établit des délégations de solde bidon pour les deux derniers mois. Ensuite puisque les gens sont partis, il n'y a plus de vérification possible. "
" Et comment s'assurer qu'il ne va pas se faire la malle avec la somme?"
" Tu crois peut-être qu'il va risquer son blot* avec un coup foireux ?. Il en est à son troisième séjour. C'est du cousu main."
Petit Louis tenta le coup avec cinquante mille piastres et dix jours plus tard il apprenait que son compte avait été crédité de 595.000 francs. La filière semblait honnête. Il avait de quoi acheter une centaine de kits qui, après montage et revente lui rapporteraient 200.000 piastres. Il commanda illico cinquante appareils à envoyer par petites doses, les services du vaguemestre* auraient pu s'étonner que tant de donateurs généreux s'intéressent à lui.
Il
fallait envisager une sérieuse embauche de main-d'oeuvre. Petit Louis dénicha
un local, la place de manquait pas, il recruta deux vietnamiens qui montaient
les postes et les paya généreusement.
Les colis de la Croix Rouge parvenaient maintenant à plusieurs destinataires bienveillants et l'affaire tournait rond quand le premier coup dur arriva: Abraham reçut son ordre de rapatriement. De plus l'adjudant de la Base commençait à se faire tirer l'oreille, il ne voulait plus augmenter les sommes à reverser. Il avait tellement de clients que le circuit arrivait à saturation. Il fallait trouver autre chose.
Une lettre enthousiaste de Rappaport rentré en France et rendu à la vie civile ouvrit alors de nouvelles perspectives.
En Indochine, les gens en place sentaient venir la débâcle et une valeur montait, montait : l'or, refuge pour les temps difficiles. En France un kilo du précieux métal pouvait s'acheter avec de l'entregent et 550.000 francs environ. A Hanoi il pouvait facilement être revendu entre 80 et 90.000 piastres.
Même en passant par les pirates chinois et la piastre à dix francs cela laissait une marge confortable.
Le lingot arrivait dans une grosse boîte de jambon , l'étiquette était décollée, la tôle coupée soigneusement et le contenu remplacé par de la sciure immobilisant la brique. Une soudure à l'étain devenait invisible sous l'étiquette recollée et le tout arrivait sans encombre et par avion.
En
partant Rappaport avait laissé à Petit Louis quelques bonnes adresses. C'est
ainsi qu'il fit la connaissance de Wang Chu le Chinois. Après maintes
tractations, un accord fut conclu : pour chaque lingot Wang Chu versait 850.000
francs sur le compte de Petit Louis en France, celui-ci virait aussitôt 650.000
à Rappaport qui envoyait un autre kilo de jambon.
L'année du Dragon se terminait, Petit Louis montait ses postes, rendait de petites visites à Wang Chu et comptait ses sous. Pour une bouchée de pain, il avait acheté une Dodge probablement voléee aux Philippines car elle portait encore des plaques de l'armée américaine. Elle roulait maintenant, parfaitement en règle avec des plaques bidon.
Un jour le Chinois lui fit une proposition.
" Je possède un immeuble rue du Coton dont je désire me débarrasser. Si vous vous en portez acquéreur je vous le cède un million de piastres."
" C'est impossible pour le moment " lui répondit Petit Louis," je suis loin de pouvoir rassembler une somme pareille..."
" Ca ne fait rien, je peux vous proposer un arrangement: la moitié maintenant et le reste par versements mensuels."
Wang Chu se montrait vraiment accommodant, trop même, cela devait cacher quelque chose, mais quoi ? Petit Louis alla voir la maison. Elle était située rue du Coton une des deux principales artères commerçantes de la capitale avec la rue la Soie. Il y avait une grande boutique sur la rue, derrière une salle qui pouvait constituer un atelier, un cour intérieure avec sortie séparée et deux appartements en étages. La bâtisse avait l'air saine, le toit en bon état, les habitants des lieux devaient déménager. C'était trop beau pour être vrai.
Pourtant Petit Louis se décida, il racla les fonds de tiroir et la transaction fut conclue. Une clause l'intriguait: il pouvait rembourser en piastres jusqu'au premier mai, mais ensuite les versements devaient s'effectuer en dollars ou en francs sur un compte en métropole.
Et il s'installa rue du Coton. Les affaires prospéraient, il avait fait venir une centaine de kits officiellement malgré les droits de douane de 16% et trois ouvriers les montèrent en un temps record dans l'atelier aménagé.
Le 15 mai le gouvernement Mayer dévaluait la piastre. Le taux officiel d'échange passait à dix francs. Le Chinois avait bien calculé son coup, il ne s'était trompé que de quinze jours et Petit Louis se retrouvait avec un joli paquet à rembourser en monnaie forte. Ca ne le préoccupait guère, la mort de Staline le 15 mars précédent avait encore fait grimper la cote différentielle pour l'or, encore quelques mois et il serait à flot.
Le samedi 30 mai la station de Radio Hirondelle était en effervescence. Le général Salan remplacé par Navarre devait le lendemain faire ses adieux officiels au Corps Expéditionnaire. Son dernier discours officiel devait être enregistré et diffusé le dimanche à deux reprises.
Vers
15 heures le Patron arrivait entouré de la cohorte habituelle d'adjoints, de
sous-ordres, de porte-documents, de oui-mon-général et de prévôts.
Le capitaine l'installa dans le studio, Petit Louis rapprocha le micro et passa de l'autre côté de la vitre. On fit un bout d'essai. Le général se renfrogna.
" Ce n'est pas ma voix ! "
Petit Louis tenta de lui expliquer que c'était un phénomène normal: on s'entend sa propre voix surtout par conduction osseuse et ce que l'on perçoit est assez différent de ce que les autres entendent. Le général n'était pas convaincu. On recommença donc.
Cette fois les raclements de gorge de l'officier d'Etat Major passaient nettement, il se fit virer du studio. Un troisième essai commençait ainsi:
" Officiers, sous-officiers, euh.. hommes de troupe du euh... Corps Expéditionnaire..." en outre le général froissait nerveusement les feuillets et ça faisait un potin terrible dans le Mélodium 75A*.
Il fallut installer une secrétaire qui mettait les papiers un par un sous le nez du grand chef et les laissait tomber sur le sol quand il arrivait au bout. Petit Louis s'amusait bien de voir la fille joue à joue avec le général et prononçant les mots en même temps que lui pour ne pas louper la synchro.
Salan n'était pas content du tout lorsqu'il écouta la bande. Il fallut reprendre à zéro.
Le
général lut son discours d'un bout à l'autre et déclara qu'il en avait assez et
que des obligations plus importantes l'attendait ailleurs; la cohorte
s'engouffra dans les voitures et Petit Louis se retrouva face à face avec un
capitaine furibard.
" Je comptais sur vous pour cet enregistrement. Voyez le résultat ! "
" C'est toujours pareil avec les gens qui n'ont pas l'habitude du micro " protesta Petit Louis " écoutez !"
Il repassa plusieurs parties du discours.
" Là il s'arrête entre deux mots...maintenant il se reprend et répète la phrase."
" Pouvez-vous améliorer le résultat ?"
" Jusqu'à un certain point. On peut couper les blancs et les redites, mais pour le reste..."
" Faites le maximum. C'est compris ? "
"
Bien mon capitaine."
Il fallut à Petit Louis une bonne partie de la nuit pour effacer tous les 'euh' et les 'ah' dont le général Salan avait émaillé son discours d'adieu aux troupes d'Extrême Orient. Un moment il avait eu bien envie de combiner des phrases au montage pour lui faire dire des incongruités que personne n'aurait remarqué, mais à quoi bon, c'eût été du travail supplémentaire...Il avait recopié le montage sur une bande neuve de l'Ampex et expédié la bobine au Bureau de la Place tout en gardant l'original pour les archives.
L'ennui était ce rendez-vous à Phu Ly avec son revendeur. Il devait être sur place à midi, ça ne lui laissait plus beaucoup de temps pour dormir.