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Province du Chimborazo, Équateur |
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La communauté de Pulinguí San Pablo est située à près de 3 900 m d’altitude au dessus du niveau de la mer, au pied du volcan Chimborazo (6310m), à approximativement 45 minutes d’autobus de la ville de Riobamba, dans la province du Chimborazo.
Cette communauté compte aujourd’hui près de 240 habitants, survivants de la nation Puruhá, dont la langue parlée est toujours le «kichwa» qui est un dialecte du quechua. Bien qu’ils apprennent tous aujourd’hui la langue espagnole, ils vivent toujours dans le respect de leur culture et des traditions de leurs ancêtres. L’exploitation, la misère et l’abandon qu’ils ont subi depuis l’invasion espagnole, et ensuite des propriétaires terriens, mis sévèrement en péril la pérennité de leur nation. |
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Compte tenu de leur situation géographique avantageuse et des terres ancestrales à proximité du volcan Chimborazo, cette communauté travaille déjà depuis quelques années à développer des infrastructures et des services reliés à l’écotourisme dans le but de mettre en valeur leur patrimoine collectif et culturel et contribuer par le fait même au développement économique local. Dans leur volonté de s’engager de la sorte, les dirigeants souhaitent ainsi assurer la survivance de leur communauté et intéresser leurs jeunes à des emplois gratifiants qui leur permettront d’y vivre adéquatement et dignement. Cet engagement s’appuie aussi sur une volonté ferme de mettre en valeur leur culture et leurs traditions auprès d’éventuels touristes ou bénévoles disposés à participer au développement de leurs infrastructures de services. Un handicap important à leur développement demeure la mise en marché de leur offre de service. Il n’existe pas ou peu d’outils promotionnels et d’informations permettant aux éventuels touristes de s’intéresser aux activités de la région. Par ailleurs, bien que certains jeunes soient qualifiés à titre de guides naturalistes, le peu d’achalandage actuel fait en sorte qu’il est difficile de développer et de maintenir une expertise et une organisation solide et efficace. Depuis 1997, plusieurs jeunes ont été formés et sont devenus des guides naturalistes certifiés. Ils sont en mesure d’offrir des services d’hébergement et d’encadrement dans le cadre des activités de randonnée, de vélo et d’interprétation de la faune, de la flore et de la culture. Une association locale fut fondée («Wamanway») dans le but d’organiser et de diffuser l’information sur les services offerts. |
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En 1997, en collaboration avec l’ACDI-CIDA, la communauté de Pulinguí San Pablo mis sur pied un projet nommé Cóndor, ayant pour objectifs de favoriser le développement et l’autonomie de la communauté tant sur le plan de l’éducation, de l’agriculture et du financement. Cette initiative développa un nouvel espoir chez les concitoyens de la communauté d’un possible développement économique, social et culturel, dans le respect et la valorisation du milieu ambiant et de leurs racines. |
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En bref, voici quelques-unes des initiatives et projets mis de l’avant:
· Au fil des ans, les villageois construisirent un bâtiment nommé Casa Cóndor (photo), utilisé à la fois comme salle de rencontres, de cuisine pour l’école, de halte pour les touristes, de centre d’approvisionnement pour l’élevage et l’agriculture, et de centre médical
· Une association de femmes fut formée. Les femmes sont responsable de l’élevage de «cuyes» (petit cochon d’inde et de la fabrication d’objets et vêtements artisanaux. Elles reçurent une formation leur expliquant les phases du traitement de la matière première, de la conception de l’objet à la vente de leur artisanat. De plus, certaines d’entre elles reçurent une formation minimale au niveau des premiers soins et des urgences, dans un but de prévention par des mesures d’hygiène et afin d’être en mesure d’intervenir auprès de personnes souffrant de blessures mineures.
· Une école alternative bilingue (espagnol et kichwa) fut mise sur pied afin de réduire le taux d’analphabétisation et aussi de permettre aux jeunes de la communauté d’apprendre dans un contexte propice au respect de leurs coutumes, leur langue et de leurs obligations familiales.
· Certains membres de la communauté reçurent de la formation d’un vétérinaire afin d’être mieux outillé dans les soins à donner aux bêtes d’élevage et favoriser le développement de meilleurs élevages. D’ailleurs, ces projets ont permis de réintroduire des espèces actuellement en voie d’instinction (lamas et alpacas) et qui s’adaptent bien à l’altitude, tout en ne détruisant pas la flore.
· Ils participèrent à des ateliers de sensibilisation au problème d’érosion et de maintien de leur terre ainsi que du respect de l’environnement.
· Une banque fut mise sur pied dans la communauté.
·
Appuyé par le gouvernement canadien, une
vingtaine de jeunes, 16 hommes et 4 femmes, s’engagèrent dans une démarche
dans le but de devenir guide naturaliste pour les secteurs de «La Reserva de Producción
Faunística Chimborazo» et aussi du Parc National de Sanguay. Durant une
période de 6 mois, ils fréquentèrent l’École Supérieure Polytechnique de
Chimborazo (ESPOCH) et y reçurent une formation sur le milieu ambiant, l’identité
culturelle, le service à la clientèle, la cartographie ainsi que sur la faune
et la flore locale.
Ensuite, ils suivirent un cours intensif donné par le Ministère de l’Environnement
et du Tourisme dans le but d’obtenir leur licence de «guide naturaliste
niveau 1». Ils furent ainsi les premiers guides autochtones certifiés de la
région. Par la suite, ils ont fondé le centre d’information Wamanway. Ce
centre est équipé de matériel pour la cuisine en plein air, salle d’accueil,
radio, d’équipement de montagne et d’escalade, de vélo de montagne et ils
possèdent un autobus. Il vise à développer et faire connaître les activités d’éco-ethno-tourisme
de ces localités.
Actuellement, l’enjeu de cette entreprise de développement communautaire
consiste évidemment à attirer une clientèle ciblée et lui offrir un produit
intégré de qualité, privilégiant l’axe du tourisme dit «communautaire». Le
principal obstacle permettant d’intéresser d’éventuels touristes est d’abord
et avant tout le manque d’informations. Malgré une référence dans le Lonely Planet - Équateur,
peu de voyageurs connaissent l’existence de cette communauté et des services
qu’elle offre, de telle sorte que le développement demeure précaire et
incertain.
Faisant suite à plusieurs constats effectués sur place avec les dirigeants, nous en sommes venu à la conclusion qu’il est nécessaire de poursuivre les efforts en matière de développement touristique et de les appuyer davantage dans un modèle d’organisation et de promotion bien défini.
Plusieurs éléments structurants restent à développer et à mettre en place afin de favoriser la venue de touristes, tel que :
définir un plan détaillé à long terme des
activités et infrastructures à mettre en place;
définir les besoins et attentes de la clientèle
touristique;
développer les sentiers de courte, moyenne et
longue randonnée à pied;
produire une carte topographique détaillée des
sentiers;
produire une documentation sur les principaux
attraits et points d’intérêts;
améliorer les lieux d’accueil et d’hébergement
afin d’offrir des services complémentaires (babillard, registre d’inscriptions
à des activités, eau en bouteille, boissons, denrées non périssables, etc.);
développer des activités spécifiquement orientées
dans le volet de l’«ethno tourisme», tel que la randonnée avec hébergement en
famille, participation aux activités de la communauté, etc.;
produire une documentation complète, la publier
et la diffuser (brochures, cartes, guides, site Internet trilingue (français,
anglais, espagnol));
développer des partenariats avec des agences de
voyages et de plein air afin qu’elles puissent «proposer» leur produit;
faire connaître ici même au Québec, par le biais
de ce site, les services offerts par ces communautés;
etc.
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Fondation de développement communautaire intégral
«Condor Wasi» (ONG) |
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Cet organisme sans but lucratif fut fondé en 2003 à Pulinguí San Pablo et regroupe aujourd’hui quelques 6 Cet organisme, et les dirigeants élus qui la composent, sont des interlocuteurs privilégiés avec lesquels nous communiquons pour assurer la bonne marche des activités des projets que nous soumettons. Depuis peu, cet organisme s’est doté d’un plan quinquennal de développement qui nous permet de mieux cibler les besoins et d’identifier des moyens concrets et utiles de les supporter dans leur démarche. |
Cette section fait état des réalisations effectuées ou à venir. En bref, pour chacun des projets mis sur pied, nous décrirons les principaux faits saillants afin de vous en donner une meilleure compréhension.
Les participants impliqués dans les projets de coopération sont motivés et intéressés de collaborer et participer à la réalisation des activités du projet, tant à Montréal avant le départ, qu’une fois rendu à destination dans les communautés.
Bien que variable selon les projets ciblés, la disponibilité requise de la part des participants est essentielle à la mise en œuvre des objectifs et de la définition même de la coopération et de l’action communautaire.
La participation est requise dans les activités telles que :
les rencontres de groupe (environ 4-5)
les travaux à réaliser sur place (entre 10 et 15
heures)
De façon générale, le calendrier-type d’un projet devrait se dérouler comme
suit :
Septembre
r présentation de l’avant-projet au Collège
r recrutement d’enseignant(s) et d’étudiants
r définition du cadre et des activités générales du projet
Octobre
r recrutement des bénévoles
r séance d’informations du projet aux étudiants et bénévoles
r inscriptions et dépôt des participants
r définition d’un plan d’activités détaillé
r diaporama et présentation générale
Novembre-Décembre
r Confirmation de la réalisation du projet (minimum de candidatures)
r Rencontre(s) de groupe (1-2)
r Réalisation des travaux communautaires selon le plan d’activités
Janvier
r Rencontre de groupe
r Réservation des billets d’avion
r Passeport valide pour +6 mois
Janvier à Mars
r Réalisation des travaux communautaires selon le plan d’activités
r Rencontre de groupe
r Vaccination
Avril-Mai
r Préparatifs de départ
r Sortie de groupe
r Rencontre de groupe
Fin Mai
r Départ pour la communauté
La durée approximative des projets dans les communautés est d’environ 17 jours, incluant le transport en avion. De façon générale, le départ s’effectue dans les jours qui suivent la fin de session des étudiants, soit entre le 20 et 30 mai.
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1. Compléter le formulaire d’inscription 2. Si vous êtes un étudiant du Collège Ahuntsic, vous devez remettre le formulaire d’inscription, avec votre paiement d’inscription de $150 à l’ordre du Collège Ahuntsic, au local A-3580. 3. Si vous n’êtes un étudiant du Collège Ahuntsic, vous pouvez transmettre votre formulaire d’inscription dûment rempli à notre adresse de courriel. Si vous êtes sélectionné, le paiement des frais d’inscription pourra s’effectuer lors de la première rencontre de groupe. |
Les principales conditions d’admission sont les suivantes :
avoir 18 ans au 1er janvier (avant le
départ en mai-juin).
avoir une assurance-voyage;
un passeport valide 6 mois après la date de
retour prévue
être en bonne condition physique et capable
d’effectuer des randonnées soutenues
Intérêts personnels :
Un intérêt pour le voyage, le plein air,
l’aventure et les imprévus
Le désir d’apprendre les rudiments de la langue
espagnole
Une attitude ouverte et le goût de s’impliquer et
d’apporter son aide à des communautés dans le besoin
Il est possible que vous soyez convoqué(e) à passer une entrevue en compagnie des organisateurs du projet. Si votre candidature n’est pas retenue, les frais d’inscription vous seront remboursés (si vous les aviez payé à l’avance).
Le nombre de places est limité.
Depuis 2004, les projets que nous avons mis sur pied ont permis de réaliser un certain nombre de travaux reliés au développement de l’écotourisme dans la communauté de Pulinguí San Pablo, tel que :
1. des levés GPS des sentiers de courte durée (2004 et 2006) ;
2. le balisage et la signalisation des sentiers de courte durée (2004 et 2006) ;
3. une carte détaillée des sentiers de courte durée (2006);
4. une carte générale du trek autour du volcan Chimborazo (2006)
5. un dépliant touristique (2006);
6. un logo pour l’Asociación de turismo comunitario Casa Cóndor (2006);
7. des cours d’anglais de base (2006);
En ligne avec le plan quinquennal de la Fundación Condor Wasi,
la communauté de Pulinguí San Pablo investi constamment au niveau de la
formation des guides, et des équipements tel que salle communautaire,
refuges, équipements de transport, etc. En complémentarité, les projets de
coopération que nous réalisons offrent à la communauté des outils
additionnels permettant d’intéresser les voyageurs dans leur région et ainsi
favoriser le développement progressif de l’«éco-ethno-tourisme». À leurs
yeux, ces projets de mobilisation représentent un moyen concret de réaliser
leur plan de développement communautaire.
De façon directe, en plus des éléments concrets livrés dans le cadre des activités des projets, les projets de coopération que nous mettons sur pied apportent des retombées approximatives entre $7 000 et $8,000 CAD pour l’accueil et l’hébergement du groupe. Cet apport, bien qu’en apparence modeste, contribue de manière certaine à l’amélioration de la qualité de vie générale de la communauté.
Il faut savoir que le revenu moyen mensuel d’une famille de ces communautés n’est guère plus élevé que $30 USD.
Personnel
De façon générale, les participants sont autonomes à ce chapitre, c’est-à-dire qu’ils assument seuls les frais et dépenses reliés au projet, tel que billets d’avion, assurances, vaccins, passeports, hébergement, repas, transports, etc.
Toutefois, les étudiants appartenant aux programmes académiques en ligne avec le projet peuvent être éligibles à une subvention de l’organisme Office Québec Amériques Jeunesse (OQAJ) sur le coût du billet d’avion (jusqu’à 70% maximum). Cette demande est parrainée par le Collège et s’effectue généralement vers la mi-février.
D’autres modes d’autofinancement sont généralement utilisés par les étudiants :
vente de t-shirts ou autre produits
souper bénéfice
lave-o-thon
contribution de l’association
étudiante du Collège
député de son comté
caisse populaire
associations coopératives
commerces au détail
etc.
Toujours dans la perspective de poursuivre les travaux amorcés en 2004 et d’assurer la continuité au niveau du développement de l’écotourisme, nous prévoyons effectuer les activités et travaux suivants :
Développer de nouveaux dépliants touristiques
pour l’Asociación en mettant en valeur les services qu’ils offrent dans les
différentes communautés ciblés;
Produire et installer de nouvelles balises de
signalisation de sentiers;
Produire un ou quelques vidéos promotionnels et
documentaires de la région;
Effectuer les levés GPS de nouveaux sentiers ou
de sentiers à baliser;
Mettre à jour les cartes topographiques des
sentiers;
Préparer et donner une formation de base à
l’anglais aux guides de montagnes et responsables de l’Asociación;
Apporter des ordinateurs pour l’école primaire
Participer à des travaux de reboisement de la
flore indigène à Pulinguí San Pablo
Selon les priorités que nous établirons en cours d’année avec les dirigeants de communautés, des changements sont possibles à la planification de départ.
En ce qui concerne les programmes académiques visés au Collège Ahuntsic, nous avons identifiés les besoins parmi les programmes suivants :
Cinéma
Géomatique
Graphisme
Langues
D’autre part, il est possible que des étudiants ne faisant pas partis de ces programmes puissent être recrutés en fonction de leur expérience ou connaissance spécifiques.
De plus, des bénévoles «externes» peuvent s’ajouter au groupe en fonction de leur expérience, de leur expertise et des besoins.
Le projet proposé en 2005 s’appuyait essentiellement sur des besoins énoncés
lors d’un bilan effectué à la fin du projet de 2004, auprès des responsables
et dirigeants de la communauté.
Selon eux, il allait de soi que la carte des sentiers produite en 2004 par le Collège Ahuntsic devait servir de point de base à la mise en marché des produits. Toutefois, à elle seule, la carte n’est pas suffisante pour commercialiser leur offre de service et accroître l’achalandage touristique. Il est donc nécessaire de développer des outils spécifiques à la commercialisation et à la communication de leurs produits et services, tout en soutenant de nouveau le travail entrepris en 2004, c’est-à-dire poursuivre les relevés GPS et le balisage de sentiers existants et à développer.
Ainsi, notre projet de coopération pour 2005 devait s’attaquer aux aspects de mise en marché des services offerts en développant notamment un logo, des dépliants promotionnels, un guide des sentiers pédestres et en mettant sur pied un kiosque d’informations des produits et services à l’intérieur de leur structure d’accueil. En complémentarité aux travaux visant la mise en marché de leur produit, le projet comprenait aussi un volet de formation à la langue anglaise, appuyé par des outils nécessaires à l’apprentissage de base. À notre avis, et de l’avis de la communauté, cette contribution devrait favoriser un meilleur accueil auprès des voyageurs, accroître la fréquentation et favoriser des retombées économiques plus importantes, directement dans la communauté (gîte d’étape, accueil chez l’habitant, service de guides, etc.).
Ainsi, dès l’automne 2004, nous sommes mis à la tâche de mobiliser enseignants et étudiants du Collège Ahuntsic dans les programmes académiques suivants :
programme de Graphisme;
programme de Langues;
programme de Géomatique;
Malheureusement, en raison de la grève des étudiants et des professeurs, le départ pour le projet devait être reporté à une date indéterminée. Cette contrainte hors de notre contrôle fit en sorte qu’il fut nécessaire d’annuler le projet pour 2005, en dépit de l’avancement et de l’engagement des étudiants et professeurs.
Compte tenu de notre expérience sur le terrain en 2003, nous avions constaté
la nécessité de cibler et concentrer davantage les activités de coopération
de manière à ce qu’elles soient davantage productives et durables et aussi,
tout en réduisant les enjeux de gestion.
Après consultation auprès de plusieurs intervenants aguerris dans le domaine du plein air, nous en sommes venus à la conclusion qu’il devenait essentiel à court terme de baliser les sentiers et de produire des cartes topographiques détaillées de ceux-ci.
Le balisage des sentiers et l’installation de panneaux de signalisation sont des atouts essentiels offrant une grande visibilité quant au potentiel récréotouristique, tandis que la production d’une carte de sentier permet de mieux outiller la communauté quant à la commercialisation adéquate de leurs infrastructures et services offerts.
Dans ce contexte, nous avons donc sollicité le Collège Ahuntsic dans le but de mobiliser des enseignants et étudiants du programme de géomatique afin qu’ils collaborent à notre projet et effectuent sur le terrain le repérage par GPS, le marquage et l’évaluation des sentiers de randonnée.
Ainsi, en mai et juin 2004, 20 personnes, dont 14 étudiants du programme de géomatique et 2 enseignants du Collège Ahuntsic participèrent à un projet de coopération dans les communautés de Pulinguí San Pablo et Ganquis Cuiquiloma, Équateur. Ce projet a permis d’effectuer les relevés GPS (Global Positioning System) et de baliser les sentiers situés dans les environs des communautés.
De retour à Montréal, les étudiants et professeur de géomatique ont travaillé à compiler les informations recueillies afin de produire une carte topographique de la région, sur laquelle les sentiers peuvent être localisés et identifiés. Cette carte constitue une des pierres angulaires du développement du tourisme lié à la randonnée pédestre et équestre, car elle permettra aux guides des communautés de mieux informer et intéresser la clientèle ciblée.
Ce projet fut accueilli avec enthousiasme par tous les intervenants des communautés ciblés et se révéla être un franc succès de coopération et de collaboration à tous points de vue. Pour conclure les travaux liés à ce projet, le Collège Ahuntsic acheminera en 2005 des copies de la carte détaillée des sentiers, complétée et produite par les étudiants du programme de géomatique avec l’aide précieuse de l’enseignante responsable du programme. Cette carte servira par la suite à faire la promotion de leur réseau de sentiers auprès des voyageurs et des agences de la région.
Voir aussi : Affiche de présentation (240K) du projet à l’Auditorium du Collège Ahuntsic en novembre 2005.
En juin 2003, nous avons supervisé 2 projets de coopération mis sur pied par
un enseignant du Cégep André-Laurendeau. L’objectif principal des projets
était d’apporter un soutien technique et logistique en matière de
développement du tourisme ou «éco-ethno-tourisme».
La réalisation des activités du projet fut précédée par un randonnée (trek) d’une durée de 6 jours autour du volcan Chimborazo, la montagne la plus près du soleil. Dans un premier temps, le trek avait pour but de familiariser les guides locaux dans la gestion de groupe important (34 personnes), tant sur le point de la préparation de l’itinéraire, du respect des conditions favorisant l’adaptation à l’altitude, de la préparation de la nourriture, des haltes et campement, du transport de bagages et de la sécurité en générale tout au long du trek.
En termes d’actions communautaires, nous avons réalisé les activités suivantes :
soutien à la coopérative de plantes médicinales
de Jambi Kiwa, située près de Riobamba. Les activités visaient
essentiellement à soutenir les travaux de défrichage et la préparation
de terres pour la plantation, la récolte de diverses plantes, la préparation
de pousses à transplanter tout en s’éduquant sur les vertus et propriétés des
plantes médicinales.
la rénovation de l’hacienda appartenant à la
communauté de Ganquis Cuiquiloma. Les travaux effectués doivent permettre
aux futurs touristes de profiter d’infrastructures d’hébergement minimales
dans le cadre d’activités de randonnée pédestre, de vélo de montage ou
d’équitation offerts par les communautés.
La réparation de vélo de montagne et des
cliniques de réparation de vélo pour les membres de la communauté. Participer
à l’exploration de routes possibles pour effectuer le tour du Chimborazo en
cyclotourisme.
La mise sur pied d’une paroi école d’escalade
permettant aux jeunes équatoriens d’apprendre les techniques de base.
Voir aussi : Affiche de présentation du projet à l’Auditorium du Collège André-Laurendeau en novembre 2004.
La communauté de Ganquis Cuiquiloma compte environ 120 personnes. Cette communauté ne possède pas un centre à proprement parler puisque ces habitants vivent dispersés tout au long de la vallée.
Cette communauté se trouve à environ 10km de Pulinguí San Pablo par voie de terre. La route pour s’y rendre est de gravier et de terre et s’avère parfois difficile au bas de la vallée, selon les pluies. Elle possède une hacienda (équivalent d’une ferme) que les dirigeants souhaitent rénover afin d’y accueillir des touristes de passage pratiquant des activités d’éco-ethno-tourisme.
Déjà plusieurs groupes ont contribué à l’amélioration des lieux, mais il reste encore beaucoup à faire avant d’accueillir des touristes en bonne et due forme.
Passeport
Vous devez vous assurer que votre passeport est
valide jusqu’à 6 mois suivant la date de votre retour prévu.
Si vous devez faire une demande de passeport,
veuillez considérez les délais d’obtenir votre certificat de naissance auprès
du Directeur de l’état civil du Québec
Argent
La devise officielle de l’Équateur est le dollar
américain USD$;
Bien qu’il y ait des banques dans les grandes
villes (Quito, Riobamba, Cuenca, etc.), plusieurs cartes de débit et de
crédit ne sont pas acceptées dans les guichets automatiques
De plus, les chèques de voyages en argent USD
sont acceptés dans de rares bureaux de change et banques. Il faut faire
preuve d’énormément de patience pour trouver les endroits qui les acceptent,
principalement à l’extérieur des villes d’importance (la majorité des
institutions refusent de changer de chèques de voyage en dollars canadien)
Nous conseillons fortement aux personnes
se rendant en Équateur d’apporter avec eux des devises en USD$ en petites
coupures ($1, $5 et $10 maximum). Il est extrêmement difficile d’utiliser les
billets de $10 et de $20 car bien souvent les petits commerçants les
refusent, faute de monnaie.
Assurez-vous d’obtenir des dollars USD$ en très
bonne condition car souvent les commerçants les refusent systématiquement
s’ils sont abîmés
Apporter des chèques de voyage en USD$ seulement
Carte de guichet sous le système Cirrus, NIP à 4 chiffres seulement
Carte de crédit sous le système Cirrus.
Vaccination
Les vaccins ne sont pas obligatoires mais peuvent
prévenir plusieurs problèmes de santé relativement sérieux. Si vous décidez
de ne pas vous faire vacciner, vous pourrez tout de même prendre l’avion.
Pour l’Équateur, les vaccins de base recommandés
sont :
l’hépatite A;
la typhoïde;
Rappel des vaccins reçus au cours de l’enfance:
DTP (diphtérie, tétanos, polio);
Hépatite B en 3 injections;
RRO (rougeole, rubéole, oreillons);
Si vous comptez poursuivre votre voyage vers l’Amazonie
et certaines régions de la Côte, il est fortement conseillé de
prendre les vaccins suivants:
Fièvre jaune;
médication contre la malaria;
Condition physique
Compte tenu de l’altitude relativement élevée
de certaines communautés (situées à près de 4 000 m d’altitude), et de
la nature de certains projets de coopération, il est important de prendre un
soin particulier de sa condition physique.
Nul besoin d’être un athlète pour participer à ces projets, mais il faut être
en bonne condition physique et être capable de fonctionner dans des
conditions de terrain et de marche relativement soutenus.
Vêtements
Bottes de randonnée (faire un traitement
d’imperméabilité)
Souliers de rechange ou sandales
Veste et pantalon imperméables
Veste polar ou chandail de laine chaud
Chandail à manches longues synthétique ou de
laine
Sous-vêtements ‘’combines’’ synthétiques (haut et
bas)
Tuque, foulard et gants ou mitaines
Bas de laine ou synthétiques (3)
Pantalon de randonnée
Vêtements de rechange pour le soir (à garder au
sec!)
Short (optionnel)
T-shirts (3)
Sous-vêtements (5)
Chapeau de soleil ou casquette
Maillot de bain (optionnel)
Petite serviette séchant rapidement
Divers
Sac de couchage 3 saisons ou 2 sacs d’été ou sac
d’été avec couverture polar ou de laine
Grand sac ou valise pour vos bagages (N’oubliez
pas d’identifiez vos bagages.)
Petit sac à dos de jour et pochette imperméable
ou sac de poubelle à l’intérieur
Lampe de poche ou frontale avec piles de rechange
Carnet de voyage et stylos
Dictionnaire français-espagnol
Nourriture en surplus pour collations (barres
énergétiques, chocolat, noix, fruits secs, …)
2 contenants d’eau (2 litres total minimum)
Sacs en plastique de type Ziploc et grands sacs de poubelle
Lunettes de soleil
Appareil photo avec piles de rechange et
pellicules/cartes mémoire en quantité suffisantes
Canif ou couteau suisse (optionnel) -> ATTENTION :
Ne pas apporter dans l’avion
Bouchons d’oreilles (pour ceux qui ont le sommeil
léger)
Hygiène et santé
Crème solaire et pommade à lèvres (protection 30
au minimum car vous êtes en altitude)
Trousse de toilette (produits en petites
quantités)
Désinfectant Purell pour les mains
Produit Pristine pour purifier
l’eau
Papier de toilette (2 rouleaux) et serviettes
humides
Aspirines enrobés, Cipro, Diamox, Gravol, Imodium, Maalox, Motrin
(optionnels et pouvant être partagés)
Pansements (genre Band-Aid) et Moleskin
pour ampoules
Pour les filles : nécessaire pour les règles
Vitamines (optionnel)
Vos médicaments (s’il y lieu) et une copie de
l’ordonnance
Documents importants (À toujours garder sur vous!!!)
Passeport et/ou photocopie
Billets d’avion et/ou photocopie
Argent en $USD, chèques de voyage en $USD, cartes
de guichet automatique ou de crédit
Références d’assurance voyage (compagnie, no
police, téléphone en cas d’urgence)
Liste d’informations importantes (laissez une
copie à une personne au Québec et dans votre boîte de courrier Internet.)
Pochette sécuritaire pour vos documents
Tenue vestimentaire
Éviter les shorts, les jupes courtes, les
vêtements trop moulants ou voyants
Porter des vêtements confortables
Sécurité
Être vigilant surtout le soir à Quito. Il est
préférable de sortir en groupe le soir.
Conserver peu d’argent ($10-20) dans les poches
accessibles aux pickpockets.
Conserver la photocopie de son passeport sur soi,
en tout temps. Laissez en lieu sûr votre passeport et billet d’avion et la
majorité de votre argent.
Être discret en sortant de l’argent, un appareil
photo ou des objets de valeur.
Éviter de conserver des objets de valeur dans un
sac à dos.
Éviter d’avoir l’air «parano»… J. Restez «cool» mais avec un œil
ouvert!
Documents importants
Passeport, billet d’avion, argent, chèques de voyage,
carte de crédit et preuve d’assurance à conserver dans une pochette
sécuritaire.
Faire des photocopies de tous les documents
importants que vous laisserez à votre partenaire de voyage ainsi qu’à une
personne-ressource au Québec.
Conserver les informations pertinentes dans votre
courriel Internet sans toutefois mettre des
informations confidentielles «sensibles» comme un NIP (numéro
d’identification personnel), etc.
Photographie
Apporter des pellicules ou des cartes mémoire en
quantité suffisante et des piles de rechange. Ces items sont difficilement
disponibles dans la plupart des régions.
Nourriture
Pour éviter d’être malade («turista») :
Boire de l’eau embouteillée, bouillie ou traitée;
ne pas se fier à une eau fraîche et claire.
Ne pas prendre de glaçons dans les boissons.
Manger des fruits et des légumes pelés ou cuits.
Ne pas manger de laitue ou vous assurer qu’elle a
été désinfectée.
Faire attention aux produits laitiers (en manger
modérément).
Manger de la viande, de la volaille ou du poisson
bien cuit.
Laver vos mains régulièrement, idéalement avec un
produit désinfectant (ex.Purell)
Et si j’attrape la turista?
Se reposer, boire beaucoup d’eau ou une solution
de réhydratation, manger peu. Ceci permet au corps de combattre les
bactéries et de produire des anticorps.
Imodium :
C’est un bouchon seulement, à prendre si vous
avez à vous déplacer et que votre diarrhée est incontrôlable.
Antibiotiques (Cipro) :
À prendre en cas de sang dans les selles ou si la
diarrhée est grave. Les antibiotiques tuent toutes les bactéries de votre
système digestif, les bonnes aussi.
Solution de réhydratation :
Dans un litre d’eau, mélanger 2 c. à table de
sucre, ½ c. à thé de sel, ½ tasse de jus d’orange ou de citron. C’est une
vraie potion magique!
Transports publics
Se déplacer à l’intérieur de l’Équateur est
relativement facile et bon marché, car il existe un système public de
transport par autobus qui relie les villages et villes entre eux et qui est
largement utilisé par l’ensemble de la population, y compris les paysans.
Bien que les distances puissent parfois vous
sembler modestes, il faut tenir compte des conditions routières et du
dénivelé à franchir pour expliquer la durée que peut prendre un trajet en
autobus. Par exemple, le trajet de Quito à Pulinguí San Pablo (environ 220 km),
prend près de 6 heures en autobus.
La plupart des villes disposent d’un «Terminal
Terrestre» à partir duquel partent plusieurs routes d’autobus. Il faut s’informer
d’avance directement à ces endroits pour connaître les heures de départ des
différents itinéraires disponibles.
Température
Selon la période de l’année et la région visitée,
les températures peuvent variées considérablement. Ce qu’il faut savoir, c’est
que l’Équateur se divise approximativement en 3 zones dans l’axe Nord-sud
(listé de gauche à droite):
la Côte du Pacifique où le climat est tropical;
la Sierra où la température varie de confortable
(23 degrés Celsius) à fraîche (12-20 degrés Celsius);
l’Amazonie où le climat est tropical et humide;
Les projets de coopération se déroulant dans la
province du Chimborazo se situent dans la zone de la Sierra. Compte tenu de l’altitude
très élevée où sont situées les communautés que nous appuyons (ex. Pulingui San
Pablo), la température excède rarement les 18 degrés Celsius durant le jour.
Durant la période de mai et juin, il faut s’attendre à des températures
variant le jour entre 5-15 degrés Celsius, et la nuit entre -5 à 5 degrés
Celsius.
Comme ces communautés sont situées en haute montagne, il faut s’attendre à
toutes les conditions durant une seule et même journée… J
Le phénomène
La quantité d’oxygène diminue avec l’altitude.
Pour s’acclimater, le corps doit produire plus de
globules rouges.
Donc, il faut laisser le temps au corps de
réagir.
Trucs pour faciliter l’acclimatation
S’entraîner en endurance (cardio).
Monter lentement et à pied car l’exercice
physique aide à l’acclimatation.
À partir de 4000 mètres, ne pas monter plus de 500 mètres de dénivellation par jour.
Redescendre dormir à des altitudes plus basses
pour récupérer.
Bien s’hydrater, boire régulièrement et en
quantité suffisante
Effets normaux de l’altitude
Essoufflements et étourdissements (ne pas faire
de trop grand effort).
Maux de tête (boire beaucoup d’eau).
Digestion plus lente (ne pas surcharger son
système digestif).
Si problèmes graves d’acclimatation
Par exemple : vomissements ou maux de tête
graves qui ne s’estompent pas, évanouissement, délire, comportement anormal,
…
La meilleure solution : redescendre.
Les médicaments
Il n’est pas nécessaire de prendre des
médicaments pour aider l’acclimatation car le corps le fait très bien à
condition de lui laisser le temps. Toutefois, par mesure de sécurité, il est
recommandé d’apporter quelques comprimés de «Diamox» qui peuvent aider dans
des situations particulières.
Note : Se rappeler
que la majorité des gens s’acclimate relativement bien en altitude.
Cartes générales de l’Équateur
Équateur
- physique (238k);
Équateur - zones protégées (183k);
Cultures
autochtones (256k);
Cartes Topographiques
Les cartes topographiques sont relativement difficiles à obtenir. Selon nos recherches effectuées en 2003 et en 2004, tant sur Internet que dans les boutiques spécialisées de Montréal et de certaines villes des États-Unis, il faut se rendre à l’évidence que le seul endroit où il est possible d’en obtenir des copies est l’Insituto Geográfico Militar (IGM) à Quito, Équateur. Selon les secteurs recherchés, certaines cartes peuvent ne pas être disponibles (ou même existantes), tandis que d’autres ne sont disponibles qu’en photocopie noir et blanc.
Cartes topographiques – Région du Chimborazo – Échelle
1 :50 000
|
CHIMBORAZO |
ÑIV-C1 |
3889-IV |
|
QUERO |
ÑIV-C2 |
3889-I |
|
GUARANDA |
ÑIV-C3 |
3889-III |
|
GUANO |
ÑIV-C4 |
3889-II |
Cartes topographiques – Région du Chimborazo – Échelle
1 :100 000
|
CHIMBORAZO |
ÑIV-C |
3889 |
Communauté de Pulinguí San Pablo et
autres liens locaux
Corporation de Desarrollo Comunitario y Turismo de Chimborazo (CORDTUCH)
Proyecto Centro de Communicación Indigena
Association Wamanway - Pulinguí San Pablo et Chorrera Mirador Alto (en espagnol)
Site du Projet El Cóndor mis sur pied en 1997 (Thomas Walsh)
Projet Jambi Kiwa
Planeterra Foundation – Project Condor
Équateur
Consulat de l’Équateur au Québec
Ministère du tourisme de l’Équateur
Site local sur la région du Chimborazo
Ligne aérienne équatorienne TAME - Vols intérieurs
Instituto Geográfico Militar (IGM) - cartes topographiques
Canada
Ministère des affaires étrangères - Conseils pour les voyageurs en Équateur
Santé Canada - Santé en voyage
Voyage
Guide du routard - destination Équateur
Guide complet sur l’Équateur et les îles Galapagos - information générale et aperçu du pays
Guide sur l’Équateur - infos générales, cartes détaillées, etc...
Nouvelles, répertoires, développement économique, histoire, etc...
Nouvelles variées avec un «angle» certain pour l’écotourisme
Ligne aérienne Continental - vols vers l’Équateur
Santé Canada - Cliniques Santé-Voyage
Guides de voyage Ulysse - Équateur à vol d’oiseau
Altitude et mal des montagnes
Santé Canada - Déclaration sur les maladies de Haute altitude
Le mal des montagnes, Clinique Santé-Voyage St-Luc
©
2006 Projet de coopération au Chimborazo
Photographies et conception : Benoît Bisson
