CHRONIQUES DES ANCEY

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Il est regrettable que le goujat qui l'habite ait vendu il y a deux ans (1910) ces souvenirs précieux à un brocanteur de passage. Il existe une gargouille représentant un énorme loup.
    « A Marpain, ajoute le même correspondant, à l'ancienne maison jadis à la famille Ancey, on voit une énorme cheminée où se trouve un cœur au pourtour duquel sont les initiales (A. J. R. ?) de la famille Ancey ».
    Jeanne-Anatoile n'avait à elle qu'un neuvième de la maison des Promenades aux termes du partage, mais elle possédait aussi en indivis avec le seul César la petite maison dite du singe, rue du Donjon.
    Le partage chargeait les enfants d'une dette capitale de 1800 F afférente au passif du père. Ils servaient aussi une pension alimentaire de 900 F payable par trimestre.
    Nous savons que M. Ancey ne se confessait pas à Pesmes. Outre Marpain où il avait des biens, la résidence de Valay est mentionnée deux fois: d'abord en 1834 à propos de l'autorisation nécessaire pour le mariage de César, puis en 1841, à propos du partage signé le 16 avril par-devant Me Honoré Courboiller, notaire, enregistré à Pesmes le 1er mai. Les assistants autour du père étaient, avec JeanneAnatoile, ses sœurs et beaux-frères Ridnet, Jean-Baptiste et Francis. La pieuse poétesse, nous l'avons dit, avait exprimé (en vers, comme de juste) son vœu que tout se passe en bonne amitié.
    Est-il possible de reconstituer aussi quelque chose des familles parentes subsistantes dans Pesmes alors ? Outre le Dr Ancey, qui est l'un des confronta, à Marpain, du lot de Francis (vigne dite Au-village. Cfr. L.), nous savons qu'il y avait des alliances avec les Courbet, les Dey, Mme Arrichet, qu'Anatoile remercie de l'envoi d'un livre sur des miracles à Rome, est une Dupoirier. Des frères Ridnet, l'un réside à Pesmes ainsi que l'on a vu. Enfin César a accepté le parrainage, en 1830, d'un fils du cousin Goyot, bien que le cousinage fût plutôt lointain.
   Libérée de ses obligations filiales, on vit Jeanne-Anatoile à Marseille comme nous l'avons dit. Déjà en 1843 on la trouve aussi bien à Paris où elle se fait recevoir de l'archiconfrérie du cœur de Marie, à Notre-dame des Victoires ( bulle d'admission du 8 décembre, Desgenettes curé). Quelques mois plus tôt (13 septembre), à Broix, elle s'était associée à l'œuvre de la propagation de la foi, et le mémorandum qu'elle a griffonné du nom et de l'adresse de M. Vianay laisse supposer qu'elle n'a pas été sans faire une visite au village d'Ars. Ars si voisin de Lyon où demeuraient les Jean-Baptiste.
    « J'ai conservé de vos tantes, écrit le vieux Goyot à Félix Ancey, (de) Mlle Anatoile Ancey, de Mme Ridnet, née Ancey, de Mme Bellier, le meilleur souvenir Mlle Anatoile était poète à ses heures et fille d'une piété angélique ».

Marseille : César Ancey.

    Les prénoms du vieil Ancey reviennent souvent dans sa progéniture, où se retrouvaient cinq Jean ou Jeanne, trois François ou Françoise (de même il y a deux Anne et deux Claude, d'après les prénoms de la mère).

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