© Patrick Latendresse
DICTIONNAIRE du LIBERTINAGE (Q-Z)
ÉTHIQUE
ABRÉVIATIONS
adj. adjectif
adj.+n. adjectif suivi dun nom
adv. adverbe
ant. antonyme
avJC avant Jésus
ibid. ibidem
n. nom
n.f. nom féminin
n.m. nom masculin
n.m.f. n.m. et f.
pop. populaire
psy. psychanalyse
syn. synonyme
v. verbe
vx vieux
Q
Quadrille: n.m. Groupe formé par 4 couples. Amour à 8. Relation sexuelle faisant intervenir 4 couples.
Quiproquo: n.m. Méprise, malentendu.
Beaucoup en sont provoqués par ladultère.
Quitter: ("casser", en québécois) v. Dans le couple compulsif, dire à son amant quon ne veut plus le voir, du moins pas pour les comportements amoureux.
R
Rébellion: n.f. Résistance ouverte à lautorité et à ses ordres. Révolte.
Regard: n.m. Expression des yeux.
© Patrick Latendresse
DICTIONNAIRE du LIBERTINAGE (Q-Z)
ÉTHIQUE
ABRÉVIATIONS
adj. adjectif
adj.+n. adjectif suivi dun nom
adv. adverbe
ant. antonyme
avJC avant Jésus
ibid. ibidem
n. nom
n.f. nom féminin
n.m. nom masculin
n.m.f. n.m. et f.
pop. populaire
psy. psychanalyse
syn. synonyme
v. verbe
vx vieux
Q
Quadrille: n.m. Groupe formé par 4 couples. Amour à 8. Relation sexuelle faisant intervenir 4 couples.
Quiproquo: n.m. Méprise, malentendu.
Beaucoup en sont provoqués par ladultère.
Quitter: ("casser", en québécois) v. Dans le couple compulsif, dire à son amant quon ne veut plus le voir, du moins pas pour les comportements amoureux.
R
Rébellion: n.f. Résistance ouverte à lautorité et à ses ordres. Révolte.
Regard: n.m. Expression des yeux.
Les regards échangés à la volée dans les divers lieux publics sont une invitation à la connaissance pour les inconnus. Seulement il faut avoir le courage de les aborder, ce qui nest pas dans nos moeurs. Les gens ont peur daborder parce quils ont peur du rejet, qui est humiliant, même lorsque les regards sont révélateurs dun désir réciproque. Les libertins éthiques doivent croire aux regards sils veulent se rencontrer sans user dun langage hypocrite. Ils doivent "parler" avec leur regard.
Reich, Wilhelm: Biologiste et philosophe allemand. Il a fait ses débuts avec Freud, pour ensuite développer la théorie de la libido. Il fait ensuite le croisement entre psychanalyse et socialisme. Il décrit le phénomène de répression sexuelle, ainsi que ses ravages sur la santé de lindividu, ainsi que sur la société, ce quil nomme "Peste émotionnelle". À la fin de sa vie, il découvre une forme dénergie universelle quil nomme "orgone". La fonction de lOrgasme, la Révolution sexuelle.
Regret: n.m. Chagrin davoir ou de ne pas avoir fait une action.
On regrette souvent de navoir pas su tisser les liens quil fallait. Regret de ne pas avoir abordé un inconnu qui nous suppliait du regard, davoir refusé des avances, de navoir pas su entretenir une amitié, davoir déçu un proche par une méprise, de navoir pas tissé suffisamment damour entre nos proches parents.
Le regret est un sentiment qui passe avec le temps, lorsque la mémoire oublie. Il permet de ne pas répéter des erreurs : cest un conditionnement négatif qui modèle le comportement. Si vous regrettez ne navoir pas fait ceci ou cela, vous le ferez la prochaine fois.
Régulation: n.f. Action de rendre régulier ce qui était déréglé ; de rendre conforme aux lois naturelles. syn. Régularisation. Voir Autorégulation.
Rencontre: n.f. Coïncidence de deux êtres.
Lieux de rencontre. Potentiel de rencontres, possibilités.
Les possibilités de rencontre dans notre société sont limités ; les lieux sont consacrés à la consommation, au loisir, mais pas assez souvent à la fête. Cest pourtant dans les fêtes que les inhibitions tombent et où les gens sont à même de se rencontrer.
Reproduction: n.f. Processus par lequel une être vivant en produit dautres semblables.
La sexualité est fortement reliée à la reproduction ; lanimal, en recherchant le plaisir génital, unit fortuitement le sperme à lovule. Ce nest que depuis que lHumain sest rendu compte du rapport Copulation = Reproduction quil a pu commencer à prévoir, et à utiliser la contraception (à des fins de plaisir ou de scrupule génétique).
Une sexualité sans reproduction, que ce soit lanimal qui samuse à la masturbation ou à loragénitalité (fréquent chez le chimpanzé), ou lhumain qui planifie son comportement en vue de contraception, est une sexualité basée sur le plaisir.
Réseau libertin (ou Réseau amoureux): n.m. Somme des amitiés sensuelles issues didylles multiples et\ou de copulations torrides.
Chaque amants sassurant une continuité amicale et mutuelle, il se forme des croisements amicaux propices aux étreintes. Le réseau libertin assure la continuité et contrecarre lanonymat. Il favorise le groupe, voire les orgies (sexe de groupe), mais surtout assure lindividualité de chaque libertin éthique car il na pas besoin dêtre en couple, il na besoin que damitiés.
Résistance: n.f. Ne pas se plier à la volonté dune autorité et à sa morale, malgré les pressions quelle fait subir à celui ou celle qui résiste (désapprobation sociale, emprisonnement, pénalités financières, isolement, etc.).
Revenu de citoyenneté (ou Revenu minimum garanti): n.m. Revenu minimal versé automatiquement à chaque citoyen dun communauté, en guise de solidarité.
Devant lautomatisation du travail qui crée du chômage et des travails vides de sens, un revenu minimal versé sans condition à tous les citoyens permet aux plus malchanceux dentre eux de se doter de ressources leur permettant de se bâtir une fonction sociale utile dans la société.
Il permet aussi aux plus chanceux davoir la tranquillité desprit en ayant une pension perpétuelle. Il incite aussi les travailleurs à ne plus accepter des conditions de travail inacceptables.
Le revenu de citoyenneté est une réforme tentant de rendre le travail ludique : on nest plus payé parce quon travaille ; on est payé, on travaille pour le plaisir du jeu. Cest une étape dans le sens de labolition du travail, ou peut-être sa version réaliste.
Le libertinage est intimement lié à la possibilité de choix ; la subordination créée par lobligation de travailler pour vivre et la conditionalité des revenus de survie (aide sociale) crée un sentiment dinfériorité et coupe la créativité à la fois des travailleurs et des chômeurs. Cest en mettant fin à cette subordination que les citoyens se rencontrent dégal à égal, dans la joie et non dans la domination. Cette attitude nonchalante favorise le libre échange sexuel.
Le travail salarié est une objectivation-instrumentalisation : on utilise le sujet à ses propres fins, de façon égoïste. En ce sens, le patronisme est une perversion. On comprend mieux que la prostitution soit acceptée socialement quand la majorité des humains sont à chaque jours instrumentalisés par des patrons à des fins égoïstement lucratives ; lesclavage sexuel nest quun degré de plus dans lintimité que lesclavage salarié.
Le revenu de citoyenneté permet la liberté de choix de ses activités ; laction bénévole et créatrice pour les uns, laction commune dans le but de senrichir pour les autres. Par la possibilité de choix quoffre le revenu de citoyenneté, lindividu nest plus instrumentalisé mais subjectivé.
Versé directement à lenfant, il permet une autonomie infantile (lenfant saffranchit des parents, qui ne portent plus la responsabilité de lenfant comme un boulet).
Voir Autonomie de lenfant, Jeu, Travail.
Révolution sexuelle: n.f. Mouvement de libération sexuelle du puritanisme et de toute répression sexuelle. La révolution sexuelle (1936), Wilhelm Reich ; Les lendemains de la révolution sexuelle (1986), Michel Dorais.
Richesse: n.f. Possession en abondance de biens ou dargent. Ressources.
Rohmer, Éric: Réalisateur français (1920 - ), à la technique de mixité et à la dramaturgie égalitariste, dont le thème est souvent lamour. (Le genou de Claire, 1970 ; Lamour laprès-midi, 1972 ; Pauline à la plage, 1983 ; Lami de mon ami, 1988 ; Conte dété, 1996)
Roman libertin: n.m. Équivalent, au 18e siècle, de la littérature érotique et pornographique.
Roué: n.m. Au 18e siècle, le roué était le type de libertin égoïste et machiavélique. On le désigne aujourdhui comme libertin féodal. Le féminin, "Rouée", ne semble pas avoir été utilisé, quoi quil désigne très bien Mme de Merteuil.
S
Sacher-Masoch: (Lemberg 1836 - Hesse 1895) Écrivain autrichien dont loeuvre romanesque illustre le masochisme.
Sade, Marquis de: (Paris 1740 - Charenton 1814) Écrivain français dont loeuvre romanesque illustre le sadisme, ses personnages théorisant le libertinage comme une liberté sans borne issue de la nature. La philosophie dans le boudoir (1795).
Le libertinage du Marquis de Sade manque beaucoup déthique ; sil est souvent cité pour sa verve pornographique, il nempêche que son idéal libertin, tel que défini dans Français, encore un effort si vous voulez être républicains, instrumentalise lautre ; par exemple dans sa proposition de construire la prostitution en système où chaque citoyen (homme et femme) serait forcé de se prostituer (autant pour les caprices des femmes que des hommes). Il semble en effet étrange quun théoricien de la liberté propose une institution contraignante. On ne peut lui reprocher sa perspective égalitaire, où il tente toujours de satisfaire la lubricité des femmes comme celle des hommes, mais toujours par linstrumentalisation. Il fait lapologie du meurtre au nom de la nature ; le meurtre ne change rien à la nature, en effet, mais il compromet les humains dans leur intégrité physique et tend à instrumentaliser la victime plutôt quà la subjectiver (plutôt que de tuer les opposants au libertinage, il est plus sage et surtout plus éthique de les éduquer). Sade est contre la religion, rébellion courante chez les libertins de lépoque. Sa conception du vol est judicieuse : le voleur nest pas coupable, cest le volé qui lest davoir gardé pour lui une abondance de biens matériels. Sade est obsédé par la sodomie, quil considère comme la meilleure volupté ; cette manie qui nest pas préjudiciable entre amants consentants fut pourtant lobjet de plusieurs de ses incarcérations, cest pourquoi il reproche à son gouvernement de considérer la sodomie comme un crime ; en fait, Sade, tout comme Fourier, est pour la légitimation de toutes les manies, qui ne sont préjudiciables quaux intervenants ne possédant pas ces manies, et que la satisfaction de manies bizarres éteint la misère sexuelle de ceux qui en sont atteints. Que ses propositions soient pour la majorité mauvaises, on ne peut pas lui prétendre la mauvaise foi ou mauvaise intention, car sa proposition générale est la suivante: "Faisons peu de lois, mais quelles soient bonnes. Il ne sagit pas de multiplier les freins : il nest question que de donner à celui quon emploi une qualité indestructible. Que les lois que nous promulguons naient pour but que la tranquillité du citoyen, son bonheur et léclat de la république."
Saint-Simon: (Paris 1760 - 1825) Philosophe et économiste français.
Saint-simonisme: n.m. Doctrine inspirée de Saint-Simon, dont le meneur fut le Père Enfantin. Son but était de créer une nouvelle religion basée sur légalité des sexes et dont la messie serait une femme.
Satisfaction génitale: n.f. État dexaltation procurable uniquement par lorgasme et dont le résultat est une satiété sereine.
La satisfaction génitale prédispose au travail créatif.
Sauna gay: n.m. Au Québec, lieu de rencontre peu dispendieux pour des rencontres homosexuelles mâles.
Sauna mixte: n.m. Bain de vapeur public.
Ce lieu, où les gens des deux sexes sont nus ou quasi-nus, est propice aux rencontres à caractère érotique. La nudité offre aux yeux le corps sans artifices, et la chaleur crée une ambiance de lascivité féline très érotisée. Au sauna mixte il ny a pas dimpératif sexuel : les gens peuvent toujours prétexter y venir pour les bienfaits thérapeutiques du bain de vapeur.
Le sauna mixte, sil est visité par des libertins courtois, est un lieu de rencontre sexuelle éthique.
Science-fiction: n.f. Genre artistique (notamment littéraire et cinématographique) qui a souvent mis en scène lutopie ou son contraire, la dystopie.
Secret: adj. et n.m. Ce quon sefforce à nêtre pas su.
Ladultère est un secret, parce que non-permis ; ce secret crée un malaise, qui naît de la peur de se faire découvrir.
Les libertins ne connaissent pas ce malaise, puisquils nont pas à tenir secrètes leurs relations, qui sont toutes permises tant quelles sont éthiques.
Séducteur, trice: n.m.f. Individu usant de ses charmes dans le seul but davoir une relation sexuelle anonyme.
Se faire jeter: v. Action dautrui sur soi résultant à une absence de durée indéfinie de lex-amant.
Sentiment: n.m. Considération positive dun sujet.
Sexe: n.m. 1- Activité sexuelle. Du sexe. 2- Organe génital (pénis, vagin). Un sexe. 3- Classification des mâles et des femelles. Le sexe. Sexe: M ou F.
Sexologie: n.f. Science qui étudie la sexualité.
Sexualité: n.f. "1- Le fait, pour la plupart des êtres vivants, davoir un sexe, avec les caractères internes et externes qui le déterminent. Dans lespèce humaine, le fait quil existe des hommes et des femmes. 2- Lensemble des comportements qui proviennent de la déterminaison sexuelle. Ces comportements sont très variés. Lunion sexuelle nest que lun dentre eux. Pour Freud, la sexualité est la fonction qui permet dobtenir du plaisir à partir de diverses zones du corps. 3- La sexualité est une source de besoins, de désirs, de plaisir. Chez lhomme et chez la femme, elle tient une place importante dans la vie affective. La sexualité est une noble et haute fonction humaine, ordonnée à la transmission de la vie, et à lunion amoureuse de personne à personne. 4- Dans toutes les sociétés, lexercice de la sexualité est soumis à des règles (ex.: le mariage). Il pose aussi de graves problèmes moraux concernant le respect des personnes, leur liberté, leur dignité, et la responsabilité dans la transmission de la vie. La sexualité peut être une source dexploitation (prostitution) ou dagression (viol). 5- La psychologie contemporaine a mis en lumière limportance de la sexualité et de son bon développement dans la maturité et léquilibre psychiques. Les travaux de Freud (sur linconscient et le refoulement) sont connus. Ils ont été souvent été exploités dune façon beaucoup trop systématique. " p.324-325, Isabelle Mourral et Louis Millet, Petite encyclopédie philosophique.
Sexualité adolescente: n.f. Sexualité de ladolescent(e).
Plusieurs adolescents sont contraints à lonanisme (masturbation), ou vivent leur sexualité dans lignorance. Malgré la progression des moeurs dans la sexualité des jeunes, la souffrance de plusieurs dentre eux perdure. Plusieurs adolescents subissent une inutile virginité, non-désirée, et dautres ont une peur paranoïaque de la perdre.
Ces jeunes ne sont pas au courant de leur relative frigidité: nombreuses sont les adolescentes qui nont jamais connu lorgasme, mais plusieurs études démontrent quun grand nombre dentre elles ne se sont jamais masturbées ; on dit à ladolescent que sil éjacule il a automatiquement un orgasme, ce qui est faux.
Trop dadolescents sont chaperonnés, surveillés. Les parents ne donnent pas déducation sexuelle adéquate à leurs enfants. Les adolescents restent dépendants de leurs parents jusquà lâge de la majorité, alors quun besoin dindépendance est caractéristique dune sexualité pubertaire en éveil.
De nombreux jeunes se suicident, désillusionnés dun monde qui sacharne à ne pas satisfaire les besoins primaires. Des adolescents en carence depuis lenfance à qui on met des bâtons dans les roues quand léveil de la sexualité génitale est en puissance. On enferme souvent ces adolescents dans des "écoles-prisons", de grandes polyvalentes surveillées où deux mille étudiants et parfois davantage sont laissés à déambuler au hasard. Dans un contexte libertin éthique, les établissements devraient offrir aux adolescents des lieux réservés à lérotisme et fournir des préservatifs. Les polyvalentes devraient aussi rendre intime des petits groupes détudiants, pour que de vraies amitiés se lient. Le caractère répressif de ces établissements, et lincompréhension des parents et du milieu, oppresse biologiquement linstinct du jeune pour en arriver à la révolte suicidaire que nous connaissons.
La lutte sexuelle des jeunes, de Wilhelm Reich, parle de ce problème.
Les adolescents imitent nos travers, qui sont grossiers. Linfluence de la pornographie dans leur vie est dautant plus grande quils ne sont jamais initiés, et quil nexiste pas dérotographie adéquate pour y suppléer.
Sexualité de groupe: n.f. Activité sexuelle faisant intervenir plusieurs personnes (+ de 2) consentantes.
Sexualité infantile: n.f. 1- Sexualité de lenfant (qui prend du temps à être pleinement reconnue). 2- Acte érotique entre enfants.
Le tabou affirmant que les enfants nont pas de sexualité na pas toujours existé. À lépoque matriarcale, et plus près de nous chez la royauté, les besoins de lenfant étaient respectés comme des caprices sacrés. Le Dr François Rabelais évoque dans un de ses textes la prime enfance du jeune Gargantua (1534):
"Ce petit paillard toujours tastonnoit ses gouvernantes cen dessoubs, cen devant derrière. "Harry bourriquet", et desjà commençoyt exercer sa braguette, laquelle un chascun jour ses gouvernantes ornoyent de beaux boucquets, de beaulx rubans, de belles fleurs, de beaulx flocquars, et passoient leur temps à le faire revenir entre leurs mains, comme un magdaleon dentraict; puis sesclaffoient de rire quand elle levoit les aureilles, comme si le jeu leurs eust pleu.
Lune la nommoit ma petite dille, lautre ma pine, laultre ma branche de coural, lautre mon bondon, mon bouchon, mon vibrequin, mon possouer, ma teriere, ma pendilloche, mon rude esbat roidde et bas, mon dressouoir, ma petite andouille vermeille, ma petite couille bredouille.
"Elle est à moy, disoit lune, -Cest la mienne, disoit laultre.""
Les chansons denfant sont remplies de contenu sexuel, et les enfants "jouent au docteur".
Freud décrivait les enfants comme des "pervers polymorphes", en cela que leur sexualité sadapte au monde extérieur. Les enfants nont certes pas des besoins génitaux aussi prononcés que ladolescent ou ladulte, mais leur besoin de contact organique, ou symbiose, est considérable; ils recherchent constamment les caresses de leurs proches. Si entre eux ils ne sont pas aussi amoureux, cest quils ignorent leur propre sexualité car on ne leur a pas enseignée; ou, pour mieux dire, ils savent leur sexualité mais le milieu la leur interdit.
Les gens ont de gros préjugés face à la sexualité infantile, car ils ne se rappellent pas en avoir eu (amnésie), ils croient les enfants "purs", et certains dentre eux ont subi le viol pendant lenfance (viol quon nomme étymologiquement à tort "pédophilie"). Pour renverser le courant, il faudrait isoler les enfants de leur entourage immédiat ou éduquer les adultes.
Lenfance étant déterminante dans le développement de lindividu, les tares provoquées par labsence de sexualité naturelle chez lenfant se traduit par des troubles de la sexualité chez ladulte. Les enfants les plus négligés érotiquement sont les adultes les plus susceptibles davoir une incompréhension de la sexualité naturelle. Les comportements acquis à lenfance ont de fortes chances de se répéter au cours de toute lexistence, ne serait-ce que par conditionnement. Ainsi, lenfant nayant pas eu de sexualité pensera, une fois adulte, que lenfant na pas de sexualité, et même que celle-ci est malsaine.
Plusieurs ouvrages ont remis les pendules à lheure en ce qui concerne la sexualité des enfants, comme La sexualité infantile, de Pierre Debray-Ritzen (éditions Pierre-Marcel Favre, 1982); Le droit de votre enfant à la sexualité, Hal. M. Wells (presses de la Renaissance); La lutte sexuelle des jeunes, Wilhelm Reich (Librairie François Maspero, 1972); et Le bon sexe illustré, Tony Duvert (Minuit, 1974); Émergence de ladultenfant, Paul Chamberland (Jean Basile éditeur).
"Les jeux génitaux commencent dès que le bébé, qui ne sest pas privé dexplorer ses cheveux, ses oreilles, ses yeux, son nez et la totalité des parties de son corps quil peut atteindre, saperçoit que les mains au contact des organes génitaux sont source de plaisir. Cela commence en général autour du sixième mois, parfois plus tôt, parfois plus tard. Si cette découverte nest ni réprimée, ni détournée, ni ignorée, etc., par les parents, le petit garçon et la petite fille continueront de pratiquer diverses formes de jeux génitaux. Ils découvriront peut-être quun jouet en peluche bien doux est dun contact aussi agréable que les mains. (Lutilisation dun substitut vient parfois du fait que lenfant se rend compte que cela échappe plus facilement que les mains à lattention des parents.) Ou encore ils se balanceront davant en arrière sur une chaise dont une excroissance ou une aspérité frotte contre leurs organes génitaux. La presque totalité des petits garçons savent que les poches sont faites pour jouer avec le pénis. Filles et garçons découvrent vite que les chevaux à bascule - et les genoux à papa - procurent un grand plaisir, qui nest pas celui de sauter en lair. Vers six ou sept ans. les petites filles se mettent souvent à cheval sur le bras dun fauteuil ou le rebord dune table et se trémoussent."
"Jusque vers lâge de sept ou huit ans, les enfants retirent seulement un agréable plaisir sensuel de la manipulation de leurs organes génitaux. Jentends par là quelque chose comme la sensation que nous éprouvons à nous faire masser le dos: une sensation de plaisir génital qui ne culmine pas en orgasme. Cest à partir de sept ou huit ans que les jeunes commencent à éprouver des orgasmes et que le jeu génital se rapproche donc de ce quon appelle en général masturbation. Par orgasme, jentends une montée continue de la sensation jusquà une brusque détente finale. Les garçon ressent quelque chose comme une petite explosion dans la région des testicules qui remonte jusquau gland. Il ny a pas déjaculation. Celle-ci apparaît en général un an plus tard environ.
Quant aux sensations des petites filles, je préfère céder la parole à lune de mes petites patientes:
"Javais huit ans. Je men souviens parce que nous venions tout juste demménager dans une vieille maison, à la campagne, et javais déniché un vieux fauteuil au grenier. Il avait un accoudoir rembourré et exactement de la bonne taille. Je me balançais et je me frottais dessus, les deux à la fois, et je sentais monter en moi une sensation qui finissait par menvahir tout entière. Ça me détendait tellement que je me laissais ensuite tomber dans le fauteuil, avachie comme un macaroni trop cuit."" Pierre Debray-Ritzen, La sexualité infantile, p.76-79.
Sexamour: n.m. État dont le sexe et lamour sont indissociables. Néologisme de Paul Chamberland, Le Prince de Sexamour.
SIDA: n.m. (sigle de "Syndrome dImmunoDéficience Acquis") Infection transmissible pouvant dégénérer en maladie (rétrovirus, où le système immunitaire est atteint).
La transmission se fait par le sang ou le contact de sécrétions avec le sang ; la muqueuse du pénis étant très fragile (saignements) et la vulve ne létant pas, le syndrome se répand rapidement chez les gays, moyennement chez les hétéros, peu chez les lesbiennes.
Le port du condom permet de réduire les risques de transmission du SIDA.
Dans lhistoire, plusieurs MTS sont venues freiner lardeur des utopistes sexuels. Cest le cas aujourdhui du SIDA. Voir MTS.
Sigisbée: n.m. Chevalier servant. Sapplique aux courtisans de sexe mâle se dévouant à une femme mariée pour cocuer son mari.
Socialité:
Sodomie: n.f. Coït anal.
La sodomie est une manie. Elle est éthique entre personnes consentantes ayant un plaisir partagé. Ce quil faut remarquer, cest que la pornographie a banalisé la sodomie, en faisant un impératif de toute relation hétérosexuelle (les hommes sont obsédés par la sodomie, les femmes se plaignent de demandes sodomites trop fréquentes).
"La sodomie ou coït anal est lacte contre-nature par excellence (...). À première vue, il paraît tout à fait anormal dopérer la conjonction de lorgane génital mâle avec un orifice destiné à lévacuation des excréments. Quest-ce qui amène un homme à faire pénétrer sa verge dans cette sentine ténébreuse, doù sort périodiquement une matière infecte, plutôt que dans ce réceptacle idéal quest le vagin, dont les parois internes veloutées, la liqueur lubrifiante, les nymphes et les grandes lèvres comparables aux pétales dune fleur ont un aspect fruité plus séduisant et lui offrent un contact enveloppant plus approprié à la pénétration phallique?" p.173
"Le plaisir de la sodomie tient plutôt à lidée quon sen fait. Car la verge ne bénéficie dune compression voluptueuse que dans la portion de quatre centimètres du canal anal ; une fois parvenu dans lampoule rectale, le gland ny est pas mieux contenu que dans un vagin large. Du reste, quand les sphincters de la femme sont relâchés par des sodomies trop fréquentes et surtout trop fortes, elle ne fournit même plus à son partenaire le resserrement de lentrée. Quant à elle, la grosse barre de chair qui obstrue son canal anal stimule moins bien sa zone érogène quun doigt ; à cet endroit où le sphincter interne est distendu, agressé par des coups répétés, la sensation est plutôt de gêne que de plaisir. Bientôt naît en elle une jouissance diffuse, néanmoins, provenant du passage de la verge le long du septum recto-vaginal (cloison du tissu conjonctif entre le rectum et le vagin), et de leffleurement par le gland du cul-de-sac recto-utérin (correspondant de haut en bas à la face postérieure de lutérus et à la face postérieure du vagin). Mais cette jouissance latente ne suffit pas à déclencher lorgasme, et très peu de femmes sodomisées latteignent sans le recours, en même temps, à la masturbation clitoridienne. En réalité, la sodomie procure un plaisir composé de la sensation davoir mal ou de faire mal, et de la conscience daccomplir une chose sale, la plus sale même de lamour physique, où lon va au summum de lanimalité. Cest un exercice de sadomasochisme jouant du sentiment ambivalent dattirance-répulsion que produit la fonction excrémentielle." p.176.
"La seconde motivation de la sodomie, outre le sadisme (mineur), est la stercophilie : "Le côté excrémentiel de la sodomie est celui qui attire un grand nombre de femmes et surtout de petites filles", prétendait Pierre Louÿs. Ce grand maniaque sexuel, prenant ses désirs pour des réalités, simaginait que les fillettes avaient ses propres salacités. Car lui-même était un stercophile obsessionnel, comme le prouvent surabondamment ses poèmes et récits érotiques où il se délecte à évoquer des membres virils se retirant, souillés dexcréments, dun fondement féminin." p.182-183, Alexandrian, Le Doctrinal des jouissances amoureuses.
La pornographie est obsédée par la sodomie sur une femme, mais elle ne montre jamais les excréments déposés sur le pénis.
"La sodomie, banalisée, presque prescrite par le porno, serait source de frustration pour les deux partenaires: (...) Parmi les plaintes des filles, qui nhésitent plus à se confier en entretiens individuels, la souffrance occasionnée par la sodomie et léjaculation précoce de leurs partenaires." LIBÉRATION, jeudi 23 mai 2002, no 6538, p.2
Solaire: adj. Qui a la vitalité du soleil. Lumineux, vivant, chaud, dynamique.
"Dabord, est solaire tout ce qui soppose au nocturne : solaires, la vie, le désir et les plaisirs complices, la jubilation, lincandescence dans la volonté de jouissance ; solaires le souci radieux, la prévenance exacerbée, la courtoisie ; solaires la douceur et la délicatesse, lâme chevaleresque et la politesse amoureuse. (...) Solaires, donc, lérotique orientale, les traités de Tong-Hsuan, Jong-Tcheng, Wou-Tcheng ; solaires les livres du bouddhisme tantrique, le Kama-Sutra ; solaires, le Joi, lasag et lénamourement dans lérotique courtoise et provençale." p.140, Michel Onfray, Le désir dêtre un volcan.
Voir Libertinage Solaire, Nocturne.
Solidarité: n.f. Blocus. Entraide. Ralliement.
Solitude: n.f. État dune personne seule, isolée.
Le célibataire contraint à labstinence souffre dune solitude trop prolongée. Le couple, cest une solitude à deux. Les célibataires volages collectionnent les copulations anonymes, ils sont donc spirituellement seuls.
Les libertins éthiques, formés en réseaux officieux, ne souffrent jamais de solitude, même sils ne sont pas en couple. Leur attachement à la communauté est concret, relié à leur(s) fonction(s) sociale(s). Les nombreux liens éthiques des libertins leur assure à la fois lautonomie, la présence des autres et la diversité des amours.
Voir Promiscuité, Réseau libertin.
Spirituel: adj. Qui cultive le bonheur et la beauté de lâme. Soppose au matériel.
Stravinsky, Igor: Il a composé la musique dun opéra, La carrière du libertin, écrit par ... et ... .
Subjectivation: n.f. Considération dune personne comme étant un sujet ayant du libre arbitre et de la dignité.
Sublimation: n.f. Capacité de diriger ses pulsions sexuelles (ou libidinales) vers des activités non-sexuelles.
La sublimation devient caduque si lon considère que toute activité est érotique. En Civilisation, où le travail est forcé, la sublimation est difficile et génère des conflits. En Utopie, le sexe et le travail sont constamment confondus, et les activités créatrices deviennent en soi des actes dune grande éroticité.
Sur le retour: adj. vx Vieillissant, perdant de son attraction.
Pour Fourier, les gérontophiles sont une bénédiction pour les gens "sur le retour" qui désirent la jeunesse. Cest un exemple dutilisation des passions.
Surpopulation: n.f. Phénomène de trop forte densité dune espèce.
Trois théories sur la surpopulation humaine:
1- LHumain vit un problème de surpopulation, du moins du point de vue de la nature. LHumain civilisé détruit lécosystème, et pour la Nature il est un danger : ce qui est une explication de plusieurs perversions qui détournent le sperme de lovule.
2- La Nature se désintéresse de lHumain : quil vive ou quil meurt, elle se régénérera avec le temps.
3- Si lHumain réalisait lutopie, sa surpopulation naurait pas lieu ; il saccommoderait de tous ces gens en distribuant les richesses et en soignant lécosystème avec sa technologie, et en contrôlant le rythme des naissances en vue du futur.
Swappers: Terme anglophone désignant "échangiste". Voir Échangisme.
Swingers: Terme anglophone désignant "mélangiste". En pratique, il désigne aussi les échangistes, le terme swappers étant peu utilisé.
Voir Échangisme, Mélangisme.
Synonyme: n.m. Mot ayant la même signification quun autre.
Synonymes du libertinage: 1- Libre pensée, force desprit, irréligiosité, incrédulité, impiété. 2- Coquinerie, polissonnerie, ingénuité, égrillardise, galanterie, grivoiserie, liberté, licence, débauche, dissolution, dévergondage, friponnerie.
Synonymes de, du libertin: 1- Libre penseur, esprit fort, irréligieux, incrédule, impie. 2- Coquin, polisson, ingénu, égrillard, galant, grivois, leste, libre, licencieux, débauché, dissolu, dévergondé, fripon.
Synonymes de, de la libertine: 1- Libre penseuse, esprit fort, irréligieuse, incrédule, impie. 2- Coquine, polissonne, ingénue, égrillarde, galante, grivoise, leste, libre, licencieuse, débauchée, dissolue, dévergondée, friponne.
T
Tabou: n.m. et adj. Ce dont on na pas la facilité à parler est un tabou ou est tabou.
Par exemple, la génitalité est rarement abordée explicitement, sauf dans le langage médicinal et la pornographie. La scatologie, aussi, est soumise à la loi du silence. Lorsque la majorité parle dun tabou, cest quil a cessé den être un. Lélite intellectuelle nest pas vaccinée contre les tabous.
Les tabous naissent de prohibitions de certains comportements. On nen parle pas, ou seulement dans un cercle fermé. Ce qui est défendu pousse toujours à la transgression. Le tabou mène au vice, puisque le silence lentourant est un frein à la connaissance qui est source de tempérance et de jugement.
Taoïsme: n.m. Philosophie de léquilibre énergétique universel.
"Le taoïsme est un ancien système de croyances religieuses et philosophiques dont le représentant le plus célèbre est Lao-tseu, qui est né vers lan 600 avant J.-C. Le texte majeur du taoïsme, le Tao tö king, qui lui a longtemps été attribué, est maintenant considéré par de nombreux spécialistes comme lui étant postérieur de deux cents ans. au coeur du taoïsme est la croyance que lharmonie ultime existe dans lUnivers et quelle peut être atteinte en suivant le Tao. Ce mot signifie littéralement "la voie", mais également, dans le tao, le fonctionnement de lUnivers. Pour les taoïstes, la vie est un équilibre entre des opposés, dans lequel tout événement qui intervient est contrebalancé par une réaction égale et opposée. Tout ce qui existe est animé par deux forces : le yin, qui est négatif, passif et nourrissant le yang, qui est positif, actif et dévorant. La composante majeure de la nature féminine est considérée comme yin, alors que lhomme a une prédominance yang. Un déséquilibre existe entre les sexes, qui fait que la femme a besoin de la force de lhomme et lhomme celle de la femme. Ces forces sont échangées lors de lunion sexuelle et cest lors de lorgasme quelles sont les plus puissantes.".p.136, Anne Hooper, Kama Sutra..
Technologie: n.f. Apports de la science technique à lhumanité.
Nous vivons dans un monde inondé de technologie: télévision, imprimés et internet, ordinateurs, etcetera. La technologie du vêtement cache la nudité du corps ; et la technologie du bâtiment isole les individus entre des murs. Voilà deux éléments qui cachent la sexualité. Pour la montrer, nous avons les imprimés, la télévision, les ordinateurs. Des images sont diffusées pour le plaisir des yeux. La technologie, qui enlève la sexualité, semble vouloir donner un succédané de sexualité par les images quelle projette. Ainsi les vedettes de cinéma sont des beautés fantasmatiques et la pornographie des images de débauche et dorgies. Au moins, des sites internet et des lignes téléphoniques servent à faire des rencontres. Les vêtements peuvent être enlevés, les portes rester ouvertes; il nen tient quà nous de le faire. En général, la technologie propose des contacts en différé; le contact organique nexiste plus. La technologie est résolument sublimatoire. Pour les échanges érotiques, aucune technologie napporte pleine satisfaction. Que propose la technologie? Un film porno, une ligne érotique, une poupée gonflable... Mettez deux individus, nus, dans un champs ensoleillé et là il y aura une sexualité.
La technologie apporte la contraception. Bénissons le condom, puisquil met à labri de la conception et des maladies vénériennes. En ce sens, la technologie est profitable.
Témérité:
n.f. Hardiesse jusquà limprudence.Il faut de la témérité pour aborder quelquun. La crainte du rejet unilatéral demande du courage.
Tempérance: n.f. Modération ; art despacer les plaisirs et déplaisirs dans le temps.
Temps: n.m. Durée, mesure de lunivers.
Lamour dure dans le temps. Sinon, il ny a que satisfaction immédiate et instantanée. En amour, on aime le temps quil faut; pas en dessous, pas au delà: un amour a son temps, court ou bien long. Un amour authentique sait sarrêter ou continuer. Cest une question de temps...
Tendresse: n.f. Qualité dun échange réciproque dintimité sans brutalité et sans subordination.
Tiers: n.m. 1- La troisième personne dun couple (en adultère ou en ménage à trois). 2- Les étrangers au couple, en général. Toute menace à la monogamie (dans la fidélité) ; toute amitié additionnelle dun couple pivotal (dans le libertinage).
Timidité: n.f. Manque dassurance, de confiance en soi. La timidité est une pathologie socio-affective.
La timidité empêche bien des gens de saborder entre eux (entre amis ; dans les soirées mondaines ; lorsquils sont inconnus, dans les lieux publics). Pourtant des regards trahissent leur désir de se connaître. Avec témérité, les libertins éthiques doivent aborder ceux qui les invitent du regard à la connaissance réciproque. Ainsi des liens amicaux pourront se former et déboucher éventuellement sur un partage érotique.
Tissu social: n.m. Somme des liens entre les individus dune société. Plus les liens sont nombreux et dénués de rivalité, plus le tissu social est "tissé" étroitement; cela favorise lentraide, le respect et la justice.
Tomber en amour: v. Passer dun état émotivement tempéré à un état émotivement irrationnel. ("Tomber" fait référence à descendre, donc se réduire.)
Transgresser: v. Faire ce qui est interdit. Contrevenir à un ordre, une loi.
Transgression: n.f. Action de faire ce qui est interdit.
Il faut distinguer la transgression éthique, qui fait affront à une loi nuisible, de la transgression non-éthique, dont le plaisir réside dans la transgression elle-même ou dans le sadisme.
Transgression éthique: Faire ce qui est bien pour soi et la communauté quand la loi et la communauté interdisent de le faire.
Transgression non-éthique: Faire ce qui est interdit par la loi et ce que la communauté réprouve parce que cest amusant et excitant.
Les interdits non-éthiques provoquent souvent des vices, qui poussent aux transgression non-éthiques. Tandis que les interdits éthiques ne génèrent aucun vice, donc peu de transgression.
Interdit éthique : Quand la permissivité pourrait faire du mal à autrui.
Interdit non-éthique : Quand on veut protéger ses intérêts; quand la permissivité peut rendre autrui autonome.
Travail: n.m. Esclavage salarié.
" Jpeux pas travailler : ça memmerde! "
Renaud (Seychan)
"Un travailleur est un esclave à temps partiel. Cest le patron qui décide de lheure à laquelle il vous faut arriver au travail et de celle de la sortie - et de ce que vous allez y faire entre-temps. Il vous dit quelle quantité de labeur il vous faut effectuer, et à quel rythme. Il a le droit dexercer son pouvoir jusquaux plus humiliantes extrémités. Si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer : la fréquence de vos pauses-pipi, la manière de vous vêtir, etc. Hors quelques garde-fous juridiques fort variables, il peut vous renvoyer sous nimporte quel prétexte - ou sans la moindre raison. " p.24, Bob Black, Travailler, moi? Jamais! .
"La distance séparant la capacité de travailler (aptitude latente au travail) du résultat effectivement obtenu est bien moins grande dans la sublimation que dans lactivité réactionnelle : autrement dit, en sublimant lindividu utilise bien mieux ses capacités quen sattelant à un travail réactionnel. Lhomme qui agit par réaction se rend parfaitement compte de cette différence, ce qui suscite en lui des sentiments dinfériorité. Lexpérience clinique prouve que le travail fondé sur la sublimation ne souffre guère de la découverte de contextes inconscients, tandis que le travail réactionnel sarrête complètement ou prend un essor extraordinaire si la formation réactionnelle peut être changée en sublimation." Wilhelm Reich, lanalyse caractérielle, p.172.
"On retrouve régulièrement dans le cours de lhistoire humaine divers mécanismes de domestication des moeurs. Bien sûr celle-ci est particulièrement typée à partir du Moyen Age dans notre espace civilisationnel, mais pour ne prendre quun exemple typique, le mythe de Dionysos montre bien que ses sectateurs nétaient pas forcément tolérés dans les cités antiques. On peut penser que quun tel effort disciplinaire visait, et vise toujours, cette part dombre qui toujours inquiète, et qui surtout se plie difficilement au principe de réalité, ou, dans son sens le plus large, à la mise au travail. Cest pour cela que et pour nulle autre raison que la morale est tyrannique." Michel Maffesoli, Lombre de Dionysos, p.25-26.
"-Il existe chez [lhumain] un besoin naturel doeuvrer à une activité de son choix pour témoigner de son existence. Ce besoin ne fera que croître à mesure que sélèvera son niveau de connaissance et ne pourra que se diversifier à mesure quaugmenteront ses informations sur le monde.
-Le progrès ne libérera jamais entièrement [lhumain] de lobligation de travail, mais il lui offrira des chances grandissantes de satisfaire ses appétits daction, de créativité, et dépanouissement, à condition de ne plus faire de lactivité de travail lunique et indispensable instrument de cet accomplissement." Jean Rousselet, Lallergie au travail, p.235.
"Étudiant en "que dalle"
Tu glandes dans les facultés
Tas jamais lu Le Capital
Mais ya longtemps qutas pigé
Y faut jamais travailler
Et jamais marcher au pas"
Renaud (Seychand)
Tribu: n.f. Ensemble des membres dun groupe vivant en communion.
La différence entre la tribu et la nation, cest que les membres dune tribu se sentent tous liés comme une famille, alors que la société dappartenance nationaliste est basée sur une bureaucratie privilégiant lindividu plutôt que la collectivité. Le nombre dindividus dune nation rend souvent impossible lamitié de tous ceux-ci.
"[LHumain] est un animal social.
La communication avec ses semblables est essentielle pour sa survie, physique et psychique.
Pendant longtemps, lunité de base a été la tribu: un groupe dindividus qui partageaient le même territoire de chasse et de cueillette.
Le couple ne se détachait pas vraiment de la tribu.
Les enfants non plus.
La tribu était lunité de survie.
Il y avait peu de place pour la vie individuelle.
La vie de lindividu se déroulait en fonction de celle de la collectivité.
En ce sens que lespace et le temps dont disposait lindividu pour lui-même, étaient très restreints,
- ou même inexistants dans certaines cultures.
Lindividu était comme une émanation de la tribu." Jacques Languirand, Vivre ici maintenant, p.78. Voir Famille.
Triolisme: n.m. Amour à trois. Relation sexuelle faisant intervenir trois personnes.
Le triolisme implique automatiquement la bisexualité et offre la possibilité de rapports homosexuels.
Voir Ménage à trois, Polyamour.
Tuteur, trice: n.m.f. Personne qui a la charge des intérêts dun enfant.
Le tuteur est une nuance importante avec le parent, qui lui est toujours le géniteur. Le concept de tuteur-tutrice permet une plus grande flexibilité que celui de la famille. Lenfant issu dun réseau libertin peut se choisir un tuteur ; plutôt que lobligation biologique, lamitié devient alors le motivateur de la famille, comme dans la famille élargie.
U
Union libre: n.f. Situation de deux individus nétant pas mariés mais affirmant collectivement leur union à la face du monde.
Lunion libre diffère du mariage par son absence de signatures sur des contrats légaux, et labsence du prêtre, un représentant de Dieu, comme témoin. Lunion libre est toutefois reconnue légalement, dans le cas dun couple hétérosexuel ou homosexuel. Létat ne reconnaît pas le poly