
Imacom,
Maxime Picard
Grâce
à l'aide de généreux
donateurs et à la collaboration étroite
de l'artiste verrier Lyse Charland-Favretti,
l'église Saint-François-D'Assise
de Sherbrooke possède de magnifiques
vitraux illustrant la vie de saint François.
Le projet est né il y a deux ans.
Sur la photo, le curé Daniel Jodoin
montre fièrement les nouveaux vitraux. |

SHERBROOKE
Décembre
2005
Curé
à la paroisse Saint-François-D'Assise
depuis août 2002, l'abbé Daniel Jodoin
avait invité les membres du Conseil de
pastorale paroissiale à se recentrer sur
le patron de la paroisse.
À
l'automne 2004, le CPP a choisi comme thème
pour les années à venir «Sur
les pas de François à la suite de
Jésus-Christ».
Les
comités de la paroisse et toute la communauté
avaient été conviés à
suivre François dans les grandes étapes
de sa vie et de s'en inspirer dans les divers
aspects de la vie chrétienne: l'engagement
de la reconstruction d'une Église en ruine,
le soin des malades, l'accueil du pauvre, le dialogue
inter religieux et bien d'autres interventions.
Mais
pourquoi des vitraux?
Les
vitraux ont représenté pendant des
siècles un instrument privilégié
d'éducation de la foi. C'était la
bande dessinée du temps. François
d'Assise compte parmi les saints les plus connus
à avoir nourri l'imaginaire chrétien
depuis le Moyen Âge. Il suffit de rappeler
l'épisode du discours des oiseaux, du loup
de Gubbio, de San Damien ou des stigmates.
Il
peut sembler bizarre d'investir dans des vitraux
au moment où de nombreuses églises
sont vendues. Précisons qu'il s'agit d'une
des plus jeunes églises du diocèse
et qu'elle a été construite pour
la vie ecclésiale d'aujourd'hui.
«La
raison principale réside dans la confiance
qu'a cette communauté chrétienne
de demeurer vivante. Elle puise dans la personne
de François d'Assise un modèle ajusté
au défi qu'elle vit. François apparaît
dans une grande période de changements
dans la société et dans l'Église.
Cet homme qui apparaît alors à plusieurs
comme un rêveur, voire comme un fou, provoque
une révolution qui dure encore de nos jours.»
Au
sujet de l'artiste
Artiste
verrier, Lyse Charland-Favretti compte déjà une trentaine d'oeuvres,
pour plusieurs dans des édifices publics
au Québec, en Ontario, en Arabie saoudite.
À Montréal, énumérons
la station de métro du Collège,
l'Édifice Westmount Square, l'UQAM, l'Institut
de statistiques de l'UNESCO, dans des bureaux
de la Gare Windsor, Collège Brébeuf,
dans deux mausolées et en bien d'autres
endroits.
Un
arrêt au 1145 rue Des Quatre-Saisons vaut
le coup, parole de saint François. |