Un
fils de famille qui mène joyeuse vie
L'enfant naît en 1181 à Assise, alors
que son père est en voyage d'affaires en France.
Sa mère, une Provençale, le nomme Jean.
Mais, à son retour, le riche marchand de soie
demande que son fils reçoive un nouveau nom,
François, "le Français". Plus
tard, le jeune homme effectue de nombreux déplacements
en compagnie de son père, et mène, avec
ses compagnons de fête, une existence assez
dissipée.
L'apparition
du Christ
En 1202, François est fait prisonnier lors
de la guerre qui oppose Assise à Pérouse.
Il demeure un an en captivité. Cette détention
marque un tournant dans sa vie. Revenu dans sa ville
natale, François va prier dans une église
ruinée dédiée à saint
Damien. Le Christ apparaît et lui déclare:
"Répare ma demeure, qui tombe en décrépitude."
Dès lors, François s'emploie à
rassembler les fonds nécessaires, vend même,
pour ce faire, un coupon de tissu pris dans l'entrepôt
familial. Le père et le fils se querellent,
François renonce à son héritage
et part mendier l'argent qui lui manque.
Naissance
de la communauté franciscaine
François devenu le Poverello, vit désormais
comme un vagabond, et attire quelques disciples. La
petite communauté, qui effectue de nombreux
prêches, acquiert peu à peu une certaine
renommée. En 1209, François prononce
ses vœux. L'année suivante, le pape approuve
la règle des frères mineurs, ou franciscains.
En 1219, François réorganise son ordre
dont il confie la direction à Élias
de Cortone. Il fonde aussi une communauté de
femmes avec Claire, les clarisses.
Rencontres
avec le sultan
En 1212, un naufrage empêche François
de partir vers l'Orient pour évangéliser
les musulmans. Sept ans plus tard, François
parvient en Palestine et en Égypte et rencontre
le sultan. Mais celui-ci refuse de se convertir, et
François rentre en Italie. Il retournera en
Égypte en 1223 pour demander au sultan d'améliorer
le sort des esclaves chrétiens et obtenir pour
sa congrégation la garde du Saint-Sépulcre.
Les
stigmates de François ne sont révélées
qu'après sa mort
François réalise, en 1223, la
première crèche de Noël.
Un an plus tard, il reçoit les stigmates
(blessures semblables à celles que Jésus
reçut sur la Croix), lorsque le Christ
lui apparaît sous les traits d'un séraphin.
Mais ce prodige n'est connu qu'après
sa mort. Ses dernières années
sont marquées par de grandes souffrances
qu'il supporte avec courage. François
meurt presque aveugle, en 1226. Grégoire
IX le canonise. Sa dépouille est transférée
dans une basilique, bâtie en 1230, et
décorée par Giotto. Il est le
saint le plus populaire, particulièrement
connu pour sa simplicité, son observance
de la plus grande pauvreté, son amour
de la nature et des animaux. Les franciscains,
capucins, conventuels et observants perpétuent
l'héritage spirituel de François,
qui avait épousé "Dame Pauvreté"
et a notamment écrit le célèbre
Cantique du soleil. |
François
d'Assise est fêté le 4 octobre.
C'est
le patron de l'Italie, des animaux (et
de leurs sociétés protectrices),
de l'écologie, des marchands. François
d'Assise a fait l'objet de nombreuses
représentations. À signaler
notamment les fresques, réalisées
par Giotto, qui décorent la basilique
d'Assise. On le reconnaît souvent
à sa robe de franciscain, aux animaux
(souvent des oiseaux) qui l'accompagnent
et aux stigmates qu'il porte aux mains
et aux pieds, ou au flanc. |
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Réf.:
"Les saints du calendrier", par Pierre Seigneur,
Hachette livre 1996