SALAIRES OU BÉNÉFICES?
Les travailleurs coûtent trop cher. Les entreprises ne sont plus compétitives et il faut donc modérer nos salaires.
On gagne trop! Mais voyons un peu les bénéfices!
Savez-vous que les bénéfices belges, cotés en bourse, ont augmenté de 24% rien que pour les 12 derniers mois?
Les actionnaires se partagent 7,4 miliards d'euros. Soit une augmentation de 21%.
Et vous, vous avez touché combien, cette année?
Les 3 banques principales du pays, à elles seules, ont fait 8,4 milliards d'euros de bénéfice!
Didier Bellens, directeur de Belgacom, gagne 2,41 millions d'euros/an!
Johnny Thijs, directeur de la Poste, se fait 819 299 euros/an!
Travailler plus longtemps et gagner moins. Alors que les bénéfices débordent de toutes parts, alors que les gros directeurs et autres cadres supérieurs s'octroient somptueusement des salaires astronomiques!
Les plans sont déjà prêts. Dans toutes les CCT, on veut introduire un «mécanisme de correction». Si les salaires augmentent trop avec l'index, il faudra renoncer à une partie des augmentations.
C'est déja le cas, aujourd'hui pour la métalurgie, la construction et plusieurs autres secteurs. 400 000 travailleurs du métal ne recevront que 0,6% d'augmentation au lieu de 1%. Et avec le mécanisme de correction, ils peuvent faire une croix sur les 0,4% qu'ils devaient recevoir.
Dans les secteurs du bois et de l'ameublement, il existe même ce qu'on appelle un
accords «all inn»,selon lequel les salaires ne peuvent en aucun cas de plus de 4%, index compris. Si l'index devait grimper de plus de 4%, les salaires ne seraient même plus adaptés totalement à l'index.
NE VOUS LAISSEZ PAS AVOIR!
Les coûts salariaux doivent baisser, pour que les entreprises soient compétitives?
MENSONGE
En Belgique, les employeurs disent que 10% de retard ont été accumulé, par rapport aux concurents. Cependant ils le disent partout ailleurs. Les salaires baissent et les bénéfices montent.
Selon les employeurs, c'est : ou des augmentations, ou de nouveaux emplois. Il n'y a ni augmentation, ni nouveaux emplois.
Les employeurs recoivent, chaque année, 6 milliards d'euros de cadeau en réduction de charges salariales.
Mais il y a encore toujours 600 000 chômeurs dont 150 000 jeunes.
En France, le gouvernement voulait qu'on puisse licencier les jeunes, lors de leur 1
er contrat, sans motif.
5 journées de grève nationale et d'actions des étudiants et des syndicats ont expédié ce plan à la poubelle. C'est possible! Un encouragement fantastique, pour chacune des luttes futures.
Si on met le pays à l'arrêt durant quelques jours, le gouvernement cède!
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