
SPECTROMÉTRIE INFRAROUGE DE RÉFLEXION DES MATÉRIAUX GEMMES
SPECTROMÉTRIE INFRAROUGE DE RÉFLEXION DES MATÉRIAUX GEMMES
MIKHAIL OSTROUMOV ([email protected])
BERNARD LASNIER
SERGE LEFRANT
EMMANUEL FRITSCH
Edification d'un catalogue de spectres de référence
NANTES 1993 - 2000
Théorie de la spectrométrie infrarouge
Résultats généraux analytiques
Identification des minéraux et des gemmes par leur spectre infrarouge de réflexion
Introduction
Le spectre infrarouge d'absorption, de
réflexion ou d'émission d'un minéral est une caractéristique unique de celui-ci. C'est
pourquoi le spectre peut en donner la formule structurale sans avoir recours à l'analyse
chimique.
Les analyses qualitatives d'une
substance inconnue (p.e. minérale) peuvent se faire, en général, sans connaître le
détail du mécanisme de l'interaction entre l'énergie infrarouge et l'échantillon. En utilisant cette méthode,
on réalise ainsi l'analyse semi-quantitative des minéraux et des mélanges minéraux.
La
caractéristique de chaque spectre est déterminée par des vibrations des groupes
atomiques de la structure cristalline des minéraux, Il y a des relations compliquées,
d'une part entre les distances inter atomiques et l'angle et la force des masses relatives
des atomes d'autre part. Toutes les caractéristiques
des spectres infrarouges des minéraux sont en liaison causale avec la composition
chimique et la structure cristalline de la matière. Ci-dessous nous ne donnons que la
discussion théorique brève sur l'origine et la nature du rayonnement infrarouge. Nous
rappellerons quelques notions pratiques sur la Spectrométrie infrarouge très importante
pour les minéralogistes et gemmologues.
Ce travail a été entrepris pour
combler l'absence de références sur la Spectrométrie infrarouge de réflexion des
minéraux en général et des gemmes en particulier. En effet, l'étude de la littérature
internationale ne permet de relever que de rares travaux dispersés utilisant cette
méthode et ne concernant que peu de minéraux et de gemmes.
Un travail analogue a été entrepris
voici quelques années pour tirer profit des nouvelles possibilités offertes en
Spectrométrie Raman, autre méthode non-destructive appréciée, évidemment, en
gemmologie. Un catalogue des spectres Raman des gemmes a été édifié par MAESTRATI
(1989), puis par PINET et al (1992). Un catalogue plus exhaustif, fruit d'un
travail collectif, est en cours d'impression (BENY et LASNIER).
La
Spectrométrie infrarouge de réflexion compléte trés bien la Spectrométrie Raman,
notamment pour mettre plus facilement en évidence la présence de certains cations, comme
(OH) présents dans de nombreux minéraux et moins aisément décelables en Raman. Elle
est également non-destructive et peut s'utiliser pour déterminer la nature des
minéraux.
D
est alors devenu évident d'entreprendre d'urgence l'édification d'un catalogue de
spectres infrarouges de réflexion des minéraux et des gemmes. C'est l'objet de ce travail.
Méthodes expérimentales.
L'observation des minéraux par
spectrométrie infrarouge peut se faire en général de deux
- par absorption.
- par réflexion.
Les fréquences de vibration des
minéraux sont le plus souvent mesurées par spectrométrie d'absorption infrarouge. Mais
la spectrométrie d'absorption a une série de limitations :
-
Premièrement, c'est une méthode destructive. Parfois
la destruction par broyage influe sur la structure cristalline des minéraux, sur la
maille élémentaire de la structure (opale, phyllosilicates, par exemple).
- Le spectre obtenu sur poudre est un
spectre moyen et on perd une partie de l'information diagnostique sur la structure des
minéraux anisotropes.
- Cette méthode ne garantit pas la
propreté de la préparation, c'est pourquoi dans le spectre, on peut observer des fausses
bandes. Des
minéraux ont souvent des bandes d'absorption très larges. Il y a aussi beaucoup de problèmes avec la dimension des cristaux,
le degré de pulvérisation, la quantité des minéraux et la présence d'un composé
inerte à l'infrarouge (le bromure de potassium utilisé pour le pastillage).
La préparation des échantillons pour
la spectrométrie d'absorption exige donc beaucoup de temps, de soins et de matériaux.
Nous préconisons donc la
spectrométrie de réflexion. Actuellement, la mesure des spectres infrarouge de
réflexion des minéraux s'est largement répandue depuis l'apparition de
spectrophotomètres stables et pratiques dotés de l'équipement spécial complémentaire
nécessaire.
Les avantages de la spectrométrie
infrarouge de réflexion sont nombreux . C'est une méthode d'investigation non
destructive qui peut être appliquée :
- pour des minéraux présentant des
faces naturelles (les faces cristallographiques, plan de clivage, surface inégale).
-
pour des gemmes taillées et montées. Elle peut
constituer un test d'identification pour ces pierres. La surface d'échantillon utilisable
peut être variable, de quelques cm2 jusqu'à quelques mm2. L'acquisition d'un spectre est
de l'ordre d'une minute. Cette méthode est en outre plus facile à mettre en oeuvre que
la spectrométrie d'absorption.
Les bandes de réflexion montrent
plusieurs bandes étroites ; parfois le nombre des bandes de réflexion est plus important
que le nombre des bandes d'absorption. Donc, les spectres infrarouges de
réflexion apportent toujours plus d'informations sur les groupements fonctionnels qui les
constituent.
Les bandes d'absorption et de
réflexion ne coïncident que rarement.. Le déplacement du maximum d'absorption a été
expliqué par la loi KRAMERS-KRONING (ROSSMAN et HOFMEISTER, 1983).
Dans le cas général ce déplacement
dépend de la position et de la configuration de la bande de réflexion. Par exemple pour
les carbonates, les maxima de réflexion intense (près de 1400cm-l) se placent à des
longueurs d'onde plus courtes, mais le maximum faible près de 800 cm"1 se
place à des longueurs d'onde plus longues. De cette manière, la direction du
déplacement dépend de l'intensité de l'absorption :
pour
les vibrations intenses : l abs.> l réf.,
pour
les vibrations faibles : l, abs.< l, réf.
Le
spectre de réflexion dans l'infrarouge moyen étant lié directement à la structure de
la matière, c'est-à-dire aux constantes physiques de celle-ci (réseau cristallin,
indice de réfraction en particulier) il est donc tout indiqué pour tenter d'identifier
l'espèce minérale.
Pour
déterminer l'origine naturelle ou synthétique des matériaux gemmes, il est nécessaire
de les analyser dans les domaines infrarouges proches et lointains, voire dans le domaine
visible.
Chaque minéral, gemme naturelle ou de
synthèse présente un spectre infrarouge de réflexion bien particulier, ce qui permet
une identification rapide de l'espèce minérale.
Pour la détermination précise, il
faut obligatoirement prendre en considération l'effet d' orientation des cristaux et des
pierres brutes. On peut dire que pour la majorité de ceux-ci, l'orientation modifie les
intensités relatives des bandes du spectre. Mais l'allure générale du spectre est
conservée, si bien que ce paramètre n'intervient pas dans l'identification. On observe
parfois le déplacement de quelques bandes selon l'orientation des cristaux. Le
déplacement des bandes caractéristiques est typique pour les solutions solides (série
isomorphe). Nous avons donc, pour ce faire, effectué des enregistrements de spectres
infrarouges de réflexion sur les cristaux d'orientation connue.
Échantillonnage
L'établissement d'un catalogue de
références de spectres infrarouges de réflexion nécessite l'obtention de spectres sur
des échantillons étalons de la plus grande pureté possible.
Compte-tenu de ces impératifs, nous
avons sélectionné environ 200 espèces minérales, de dimension suffisante pour être
orientés, taillés et polis. Ces échantillons de la plus grande pureté ont été
identifiés par les moyens gemmologiques et minéralogiques traditionnels.
Chaque échantillon
"standard" a été analysé quantitativement à la microsonde électronique à
l'Institut Géologique de Saint Petersbourg. Les résultats de ces analyses ont été
déposés au Laboratoire de Minéralogie de la Faculté de Géologie de l'Ecole des Mines
de Saint Petersbourg (Russie).
Ces "standards" seront ainsi
à la disposition des chercheurs qui en feront la demande pour comparer à leurs propres
objets.
Obtention des spectres
Les spectres infrarouge de reflexion
ont pu être obtenus sur les appareils mis à notre disposition par les groupes
spectrométriques installés alors au :
1. - Laboratoire de Minéralogie de
l'Ecole des Mines de Saint Petersbourg.
2. - Laboratoire de Gemmologie de
l'Université de Mayence (Allemagne).
3. - Laboratoire de Physique Cristalline de l'Institut des Matériaux de Nantes (IMN), Université de Nantes, France.
Instruments utilisés
Nous
avons utilisé les différents appareils :
-
Spectrométre IRS-29 (Russie).
-
Spectrométre UR-20 (Allemagne).
-
Spectrométre Perkin Elmer FTIR (Allemagne)
-
Spectromètre Nicolet 20SXC-FTIR (France)
-
Bruker IFS-28 (France).
Nous
avons eu la possibilité d'utiliser ces différents appareils pour comparer nos résultats
et tirer profit de leur complémentarité.
Les
ligures 5-6 illustrent le principe de fonctionnement du Spectromètre FTIR. Les
échantillons ont été orientés et disposés sur le porte échantillon universel de
réflexion pourvu d'un rétro-miroir (Harrick Scientific Corporation).
Les
échantillons ont nécessité une, deux ou trois orientations différentes selon leur
système cristallin. Le réglage ou étalonnage du Spectromètre a été vérifié
systématiquement au début de chaque séance de manipulation en mettant sur l'appareil un
cristal pur de quartz naturel (gisement Cholodniya, Oural Polaire, KOMI République,
Russie) selon deux orientations : parallèle et perpendiculaire à l'axe d'ordre 3.
Les mêmes spectres ont été obtenus
dans les différents laboratoires et avec les différents appareils utilisés
Les spectres ont été enregistrés sur
disquettes et sont disponibles au Laboratoire de Minéralogie de l'Ecole des Mines de
Saint Pétersbourg et au Laboratoire de Gemmologie de l'Université de Nantes.
Un programme d'identification
automatique basé sur cette banque de données sera proposé ultérieurement.
Modèle de fiche du catalogue
Comme pour les autres catalogues de
spectres infrarouges publiés, nous proposons un modèle de fiche recto-verso (pi. )
comportant :
au recto : les informations sur le
matériaux pris comme étalon (nature, provenance, etc...) et les conditions
d'enregistrement
au verso : le spectre enregistré à
une échelle standardisée permettant une comparaison immédiate et aisée à tout spectre
obtenu dans des conditions semblables.
Spectres infrarouge de réflexion
de minéraux des différentes classes cristallochimiques
Ce travail est la première ébauche
systématique du catalogue infrarouge de réflexion des minéraux et des gemmes. Environ
220 espèces minérales de variétés gemmes naturelles et de gemmes artificielles ont
été examinées dans ce travail.Nous avons utilisé plus au moins la même présentation
des données spectrométriques que celle des catalogues Raman . Nous proposons également
deux modes de présentation : l'un par groupes minéralogique (classification
cristallochimique), l'autre par ordre alphabétique.Nous donnons d'abord les
caractéristiques spectrométriques générales des classes cristallochimiques. Ensuite,
le catalogue lui-même est présenté sous forme de fiches classées par groupes
minéralogiques. Ces fiches comportent : l'appareil et les conditions d'enregistrement
utilisées, l'orientation de l'échantillon pris comme étalon, les spectres additionnés
et la position des raies principales en cm-i. L'échelle des hauteurs a été supprimée
car trop tributaire des conditions opératoires. Les
hauteurs relatives des pics sont bien sûr plus importantes.
CONCLUSION
La spectrométrie infrarouge de
réflexion n'est pas limitée par les dimensions ni la forme des échantillons.
Elle permet de chercher et de
caractériser les constantes individuelles des minéraux et des gemmes, les
particularités de zonation, d'orientation optique, d'inclusions et de pléochroïsme,
etc...
L'utilisation de cette méthode
non-destructive, simple et rapide est recommandée aux minéralogistes, gemmologues,
criminologues, experts en oeuvres d'art des musées, etc... A l'aide de cette méthode on
peut identifier à distance, de près ou de loin, les minéraux et les roches en géologie
cosmique, en astronomie, en planétologie, en volcanologie et pour les bruts. On connaît
déjà les essais de détermination à distance par spectrométrie infrarouges de
réflexion de la glace de Mars, des pyroxénes de la poussiére interstellaire et de la
Lune, les carbonates et les argiles dans des régions différentes de la Terre.
BIBLIOGRAPHIE
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FARMER
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MAESTRATI
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MARFUNIN A.S. (1974) - Introduction à
la physique des minéraux. Moscou, Edition Nedra
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NIQUIST
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OSTROUMOV M.N. (1991) - Méthode de
détermination du degré d'ordre-désordre dans la structure cristalline des feldspaths
alcalins par leur spectres infrarouges de réflexion. Mémoires de la Société
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PINET M., SMITH D. et LASNIER B. (1992)
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PLYUSNINA I.I. (1977) - Spectres
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POVARENNICH
A.S. (1978) - Thé use of infrared spectra for thé détermination of minerais. American
Mineralogist, vol.63, p.956-959.
LISTE
ALPHABÉTIQUE DES MINÉRAUX ÉTALONS
-Actinote -Adulaire -Aegirine -Agate -Aigue-marine -Albite -Alexandrite -Alexandrite synthétique -Almandine -Alunite -Amazonite -Amber -Améthyste -Améthyste synthétique -Analcime -Anatase -Andalousite -Andradite -Anglésite -Anorthose -Antigorite -Apatite -Apophyl1ite -Aragonite -Augite -Avanturine -Axinite -Azurite -Baryte -Belomorite ( oligoclase irisé) -Benitoite -Beryl -Beryllonite -Biotite -Brazilianite -Bustamite -Bytownite -Calcédoine -Calcite -Cancrinite -Cassitérite -Célestine -Cérusite -Chlorite -Chondrodite -Chromdiopside -Chrysoberyl -Chrysocolle -Chrysolite -Citrine -Cléiophane -Colemanite -Corai1 -Cordiérite -Corindon -Corindon synthétique -Cristal de roche -Crocoïse -Cuprite -Danburite -Datolite -Demantoide -Diamant -Diaspore -Diaspore synthétique -Diopside -Dioptase -Disthene -Dravite -Dumortiérite -Emeraude -Emeraude
hydrothermal -Emeraude
Chatham -Emeraude
Lechleitner -Emeraude
Gilson -Enstatite -Epidote -Euclase -Eudialite -Fabulite -Fianite -Fluorine -Fuchsite -G.G.G. -Glaucolite -Grossulaire -Gypse -Hedenbergite -Heliodore -Hemimorphite -Hiddenite -Hollandine -Holmquistite -Hornblende -Hya1ophane -Hypersthene -I.A.G. -Ivoire végéta1 -Jadéite -Kornerupine -Kunzite -Labrador -Lawrovite -Lazurite -Lazurite Gi1son -Lépidolite -Leucite -Magnésite -Malachite -Microcline -Mimétese -Moldavite -Muscovite -Néphéline -Néphrite -Niobate de litium -Obsidiane -Opale -Orthose -Orthose-Fe -Ouwarovite -Pargasite -Pectolite -Périclase -Perle -Phénacite -Phlogopite -Pierre de lune -Pierre de solei1 -Proustite -Pyromorphite -Pyrope -Quartz rose -Quartz synthétique -Rhodizite -Rhodochrosite -Rhodonite -Rhodusite -Richterite -Rubellite -Rubis -Ruti1e naturelle -Rutile synthétique -Sanidine -Saphir -Scapolite -Scheelite -Schorlomite (melanite) -Scorodite -Serpentine -Sidérite -Sillimanite -Silicium métallique -Sinhalite -Smithsonite -Soda1ite -Sogdianite -Spessartine -Spha1érite -Sphéne -Spinelle -Spinelle synthétique -Spodumene -Staurotide -Sugilite -Ta1c -Tanzanite -Thulite -Topaze -Tourmaline-Cr -Trémolite -Tsavorite -Tugtupite -Turquoise -Turquoise synthétique -Vanadinite -Variscite -Verre- Be -Verre-Nd -Verre de couleur différents -Vesuvianite -
Violan -Vischnevite
(cancrinite) -Vivianite -Withérite -Wulfénite -Zinvaldite -Zircon -Zoïsite |
LISTES DES SPECTRES INFRAROUGES DE REFLECTION PAR FAMILLE MINERALOGIQUE.
| COMPOSITIONS
SYNTHETIQUES 1. Opal 2. Emeraude Hydrothermal 3. Emeraude Chatham 4. Emeraude Lechleitner 5. Emeraude Gilson 6. Alexandrite 7. Spinelle rouge 8. Spinelle bleu 9. Spinelle incolor 10. Fianite 11. Fabulite 12. Corindon + V 13. Corindon + Cr 14. Corindon + Ti 15. Corindon incolor 16. Y.A.G 17. G.G.G 18. Quartz 19. Turquoise 20. Nd-verre 21. Verre Bleu 22. Verre jaune |
I. ELEMENTS NATIFS. 1. Diamant |
II. SULFURES
|
III. HALOGENURES
|
||
IV. COMPOSITIONS DE OXYGENE |
|||||
| IV.1. OXYDES 1. Rubi 2. Saphire 3. Chrysoberyl 4. Alexandrite 5. Cristal de roche 6. Amethyste 7. Citrine 8. Quartz rose 9. Chrysoprase 10. Chalcedony 11. Perelivte 12. Spinelle 13. Rutile 14. Cassiterite 15. Hematite 16. Opal |
IV.2. SELS OXYGENES. |
||||
| IV.2.1. CARBONATES 1. Calcite 2. Rhodochrosite 3. Aragonite 4. Cerusite 5. Dolomite 6. Magnesite 7. Siderite 8. Malachite 9. Azurite IV.2.2. BORATES |
IV.2.3. SULFATES 1. Gypse 2. Anhydrite 3. Aryte 4. Celestine 5. Alunite IV.2.4. CHROMATES IV.2.5. MOLYBDATES |
IV.2.6. PHOSPHATES ET VANADATES 1. Apatite 2. Variscite 3. Beryllonite 4. Turquoise 5. Pyromorphite 6. Lazulite 7. Vanadinite |
|||
IV.2.7. SILICATES |
|||||
| IV.2.7.1.
NESOSILICATES 1. Phenacite 2. Olivine (chrysolite) 3. Grenat 3.1. Almandin 3.2. Pyrope 3.3. Spessartite 3.4. Grossulaire vert 3.5. Grossulaire tsavorite 3.6. Andradite melanite 3.7. Andradite demantoide 3.8. Uvarovite 4. Zircon (brun, bleu) 5. Haut zircon 6. Chondrodite 7. Andalousite 8. Disthene 9. Sillimanite 10. Sphene 11. Staurotide 12. Topaz 13. Dumortierite 14. Kornerupine IV.2.7.2. SOROSILICATES |
IV.2.7.3. CYCLOSILICATES 1. Benitoite 2. Beryl - Emeraude - Aigue-marine - Heliodore 3. Beryl vert 4. Cordierite 5. Axinite 6. Tourmaline - Rubellite - Olenite - Dravite - Indigolite - Verdelite - Shorlite 7. Eudialyte 8. Sugilite 9. Sogdianite |
IV.2.7.5. PHYLLOSILICATES 1. Muscovite 2. Phlogopite 3. Biotite 4. Lepidolite 5. Chlorite 6. Serpentine 7. Antigorite 8. Talc |
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| IV.2.7.4. INOSILICATES 1. Augite 2. Hedenbergite 3. Diopside vert 4. Cr-diopside 5. V-diopside 6. Spodumene - Kunzite - Hiddenite 7. Aegirine 8. Jadeite 9. Tremolite 10. Actinolite 11. Hornblende 12. Nephrite 13. Rhodonite 14. Charoite 15. Bustamite |
IV.2.7.6. TECTOSILICATES 1. Sanidine 2. Orthose 3. Microcline 4. Amazonite bleu 5. Amazonite vert 6. Albite 7. Oligoclase 8. Belomorite (Albite-Oligoclase) 9. Labrador 10. Bytownite 11. Moonstone 12. Adulaire 13. Scapolite 14. Glaucolite 15. Nepheline 16. Sodalite 17. Lazurite 18. Cancrinite |
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