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Nietzsche Héraclite Lao-tseu

 

TAO TE KING

tao.bmp (2438 octets)te.bmp (2598 octets)king.bmp (2638 octets)

 

chapitres 1-39

chapitre 40

Celui qui s'oppose, se déplace sur sa voie.
Celui qui est faible, sa voie est utilisée.
Sous le ciel, des milliers d'êtres croissent en propriété.
Les propriétés croissent dans le néant.


chapitre 41

Un érudit supérieur entend la voie,
il est assidu, pourtant il s'y promène.
Un érudit moyen entend la voie,
il la garde comme si elle s'enfuirait.
Un érudit inférieur entend la voie,
il en rit aux éclats.
Ne pas en rire ne suffit pas pour réaliser la voie.

Ainsi, il construit des phrases qui la contiennent:
La voie lumineuse, c'est comme se cacher.
Avancer sur la voie, c'est comme se retirer.
La voie d'un étranger ressemble à un nœud.

La vertu supérieure est comme une vallée.
La grande limpidité est comme une honte.
La large vertu est comme insuffisante.

Construire la vertu, c'est comme un larcin.
Le véritable caractère, c'est comme en changer.

Un grand rectangle sans angles.
Un grand réceptacle qui devient nuit.
Un grand bruit, un son exceptionnel.
Une grande apparence sans forme.
La voie est cachée, sans renommée.
La voie de l'époux qui est seul,
c'est emprunter la bonté, ainsi que réussir.


chapitre 42

La voie en engendre un,shit220.jpg (70359 octets)
un en engendre deux,
deux en engendrent trois,
trois engendrent des milliers d'êtres.
Des milliers d'êtres portent le négatif sur le dos,
mais ils embrassent le positif,
qui rince la vitalité pour établir l'harmonie.

Les personnes d'endroits douteux,
ne sont qu'orphelins, peu de chose, non distingués,
mais ils sont rois et dignitaires pour établir les nominations.
Ainsi l'être pourrait subir un tort, pourtant il en bénéficie,
il pourrait en bénéficier, pourtant il fait du tort.

Les personnes d'endroits instruits
me sont également un enseignement:
"Qui est une poutre puissante n'a pas reçu son inflexibilité."
Je la manie pour établir l'instruction des pères.

 

chapitre 43

Sous le ciel, on arrive à la souplesse,
ceux qui courent rapidement sous le ciel, arrivent à la dureté.
Sans rien posséder, on entre sans intermédiaire,
c'est pourquoi je connais ceux qui, sans agir, possèdent les bénéfices.
Ils enseignent de ne pas parler,
ils en bénéficient, sans agir.
Sous le ciel, la rareté est atteinte.

 

chapitre 44

Quels parents le nom procure-t-il au corps ?
À combien de personnes le corps procure-t-il des biens  ?
Quels malaises leur obtention procure-t-elle à la fuite  ?
De ce fait, l'affection véritable sera certainement un grand gaspillage.
Se cacher de nombreuses personnes, ce sera certainement fuir l'épaisseur.
Connaître les parents sans être en disgrâce,
connaître l'arrêt sans être en danger,
savoir le faire pour être durable sur une longue période.

 

chapitre 45

Devenir grand, c'est comme une insuffisance,
son utilité n'est pas une tromperie.
La grande plénitude est comme un rinçage,
son utilité n'est pas pauvre.
La grande droiture est comme courbée,
la grande habileté est comme maladroite,
la grande contestation est comme un bégaiement.
La victoire imprudente est froide,
la victoire immobile est chaude,
l'immobilité limpide redresse le monde.

 

chapitre 46

Le monde possède la voie,
on refoule les coursiers pour le crottin.
Le monde est sans voie,
les chevaux militaires mettent bas dans les faubourgs.

Ne pas savoir suffisamment n'est pas un grand malheur.
Le désir d'obtenir quelque chose n'est pas un grand défaut.
Ainsi, il suffit de savoir ce qui suffit.
Il suffit probablement d'être constant.

 

chapitre 47cloud53.jpg (11563 octets)

Connaître le monde,
sans sortir par la porte.
Voir la voie du ciel,
sans l'épier par la fenêtre.
Sa sortie pénètre loin.
Sa connaissance pénètre peu de personnes.
C'est pourquoi l'homme sacré connaît sans se déplacer,
décrit sans avoir vu,
accomplit sans agir.

 

chapitre 48

Réaliser une étude, on dit que c'est profitable.
Réaliser la voie, on dit que c'est décroître,
décroître et décroître encore,
pour en arriver au non-agir.
Sans agir, mais également sans inaction.
Prendre la permanence du monde, pour être sans affaires.
S'étendre pour avoir une affaire
ne suffit pas pour cueillir le monde.

 

chapitre 49

L'homme sacré n'a pas d'esprit permanent,
pour que l'esprit soit formé par l'esprit d'une multitude de personnes.

-"Je suis bon à l'égard des bons,
je suis bon également envers ceux qui ne le sont pas.
La vertu, c'est la bonté."

-"Je fais confiance aux personnes de confiance,
je fais confiance également aux personnes qui ne le sont pas.
La vertu, c'est la confiance."

L'homme sacré se tient sous le ciel,
se serrer, se resserrer rend son esprit boueux¹ sous le ciel.
Une multitude de personnes se déversent entièrement dans ses oreilles et ses yeux.
L'homme sacré est entièrement enfant.

1. Hun signifie également stupide, simple.

 

chapitre 50sheep1.jpe (11167 octets)

Sortir, c'est naître; entrer, c'est mourir.
Trois sur dix naissent en y allant à pied.
Trois sur dix meurent en y allant à pied.
Dans l'élevage des hommes,
trois sur dix également bougent en mourant sur le sol.
Pourquoi l'époux ? Pour sa progéniture, et il croît en épaisseur.
En couvrant de bonté ce qu'ils entendent,
on assimile ceux qui sont en croissance.
Ils parcourent le pays sans rencontrer le rhinocéros ni le tigre.
Ils entrent dans l'armée sans être le soldat
dont l'armure est une couverture de laine.
Le rhinocéros n'y a pas d'endroit où projeter sa corne.
Le tigre n'y a pas d'endroit où poser sa griffe.
Ce soldat n'a pas d'endroit qui tolère sa lame.
Pourquoi l'époux ? Parce que sans eux le sol meurt.

 

chapitre 51

La voie engendre la vertu,
qui nourrit les êtres,
qui forment la puissance,
et qui deviennent puissants eux-mêmes.
C'est pourquoi des milliers d'êtres n'ont aucun respect pour la voie,
mais ils estiment la vertu.
La voie se vénère elle-même,
la vertu s'estime elle-même,
l'époux n'a pas de destin, mais il a toujours raison.
Ainsi la voie engendre la vertu,
qui nourrit ce qui est durable,
ce qui se fait soigner,
ce qui est équilibré,
ce qui est cruel,
ce qui pourvoit aux besoins des autres,
ce qui les renverse.
Croître sans rien posséder,
agir sans en dépendre,
être durable sans être un fonctionnaire,
on dit justement que c'est la vertu obscure.

 

chapitre 52

Le monde a un commencement,
parce qu'il fait la mère du monde.
Il a obtenu sa mère
parce qu'il connaît ses enfants.
Depuis qu'il connaît ses enfants,
il se retourne et défend sa mère,
il submerge le corps sans être en danger.

Bloquer ses échanges,
fermer sa porte,
c'est achever le corps sans assiduité.
Ouvrir ses échanges,
aider ses affaires,
c'est achever le corps, pas le sauver.

Voir ce qui est petit, on dit que c'est brillant.
Défendre la douceur, on dit que c'est fort.
Utiliser ses lumières,
se retourner et revenir à sa luminosité,
sans avoir, par malchance, perdu le corps.
Agir correctement en s'exerçant à la constance.

 

chapitre 53sword11.jpg (41252 octets)

On me demande d'associer et d'approuver avoir et savoir.
Marcher sur la grande voie,
peut seul procurer une juste crainte.
La grande voie est plane,
mais le peuple est un bon sentier.
Ils se débarrassent de l'aube,
les champs sont pleins d'ivraie,
et les greniers sont vides.
Les vêtements sont la splendeur de la culture,
ils ceignent des épées tranchantes.
Dégoûtés de boire et de manger,
ils ont des excédents de richesses et de biens.
On dit justement que voler et se vanter
ce n'est pas la voie, en effet !

 

chapitre 54

Celui qui est bon et qui construit, ne s'arrache pas.
Celui qui est bon et qui embrasse, ne se détache pas.
Un fils, un petit-fils pour faire des sacrifices, pas pour se reposer.
Cela restaure dans le corps
sa vertu, puis la véracité.
Cela restaure dans la famille
sa vertu, puis des excédents.
Cela restaure dans le village
sa vertu, puis de façon durable.
Cela restaure dans le pays
sa vertu, puis l'abondance.
Cela restaure dans le monde
sa vertu, puis le tout.
Et cela, parce que les corps regardent les corps,
parce que les familles regardent les familles,
parce que les villages regardent les villages,
parce que les pays regardent les pays,
parce que le monde regarde le monde.
Comment puis-je savoir ce qu'il en est du monde ?
Par ceci.

 

chapitre 55

Il garde en bouche l'épaisseur de sa vertu.baby_white_tiger.jpg (14776 octets)
Compare cela avec les roses rejetons:
les serpents venimeux ne piquent pas,
les bêtes féroces ne capturent rien,
les rapaces n'attrapent rien.
Les os sont fragiles, les muscles sont souples,
mais ils tiennent ferme.
Ils ne connaissent pas encore l'union du mâle et de la femelle,
mais ils les réduisent.
Ils parviennent également à leur essence.
Enfin, on dit qu'ils crient sans s'enrouer,
ils parviennent également à leur harmonie.

Connaître l'harmonie, on dit que c'est permanent.
Connaître la constance, on dit que c'est brillant.
Faire des progrès, on dit que c'est par chance.
L'esprit qui commande la vitalité, on dit que c'est fort.

L'être est gros, les règles sont vieilles,
cela ne s'appelle pas la voie.
Ce n'est pas la voie, qui s'arrête un matin.¹

1. voir chapitre 30

 

chapitre 56

Celui qui sait ne parle pas,
celui qui parle ne sait pas.

Bloquer ses échanges,
fermer sa porte,
briser son tranchant,
délier sa confusion,
adoucie sa lumière,
uni à sa poussière,
on dit justement que c'est l'union profonde.

Ainsi, on ne peut obtenir ce qui est parent,
on ne peut obtenir ce qui est éloigné,
on ne peut obtenir ce qui est profitable,
on ne peut obtenir ce qui est nuisible,
on ne peut obtenir ce qui est coûteux,
on ne peut obtenir ce qui est bon marché.
Ainsi, agir sous le ciel est coûteux.

 

chapitre 57

Pour que le gouvernement du pays soit régulier,sunset112.jpg (12134 octets)
pour que le soldat utile soit rare,
être sans affaires et cueillir le monde.
Comment le sais-je ? Par ceci:
Sous le ciel, il y a de nombreuses craintes et interdits,
mais la misère pénètre le peuple.
Lorsque le peuple est le réceptacle de nombreux avantages,
le pays et les familles sont féconds au crépuscule.
Lorsque les hommes sont habiles de nombreux talents,
un être rare et fécond se lève.
Les lois ordonnent de déclarer la fertilité¹,
ils en possèdent beaucoup pour voler les voleurs.

Ainsi, l'homme sacré dit:
Je ne fais rien, mais le peuple change de lui-même.
Je suis calme, mais le peuple est droit de lui-même.
Je suis sans affaires, mais le peuple est riche de lui-même.
Je ne désire rien, mais le peuple est simple de lui-même.

1. L'impôt en grain était basé sur la production annuelle.

 

chapitre 58

Sa politique est ennuyeuse et déprimée,
son peuple est pur et honnête.
Sa politique examine et contrôle,
son peuple n'est que défauts et lacunes.
Le malheur ...
le bonheur s'y appuie.
Le bonheur ...
le malheur s'y penche.

Qui connaît son sommet,
son manque de droiture ?
La droiture qui se retourne¹ fait la rareté.
La bonté qui se retourne fait le démon.
L'homme qui en est troublé,
ses journées seront longtemps stables.
C'est pourquoi l'homme sacré
est carré sans couper,
est consciencieux sans blesser,
se tient droit sans s'aligner,
est une lumière qui ne brille pas.

1. qui fait demi-tour (voir chapitre 30)

 

chapitre 59

Diriger les hommes et les affaires du Ciel¹,
ce n'est pas comme être avare².
L'époux qui est seul est avare.
On dit justement que ce sont les "habits du matin".
Ces "habits du matin" sont lourds de vertus accumulées.
Il est important de rassembler les vertus.
Les normes, qui n'existent pas, n'en sont pas capables,
rien n'étant insurmontable.
Les normes ne connaissent certainement pas leur sommet.
Ne pas connaître son sommet
est possible lorsqu'on possède un pays.¹
Posséder la mère du pays
est possible lorsqu'on dure longtemps.
On dit justement qu'une racine profonde est un fondement solide.
Regarder longtemps sa longue croissance, c'est la voie.

1. La présidence religieuse du monde chinois restant, en théorie, à la maison des Zhou (Tcheou), des principautés puissantes assument sa présidence militaire et y font régner un ordre que les "Fils du Ciel" sont devenus incapables d'assurer.
2. voir chapitre 56, dernier paragraphe.

 

chapitre 60

Diriger un grand pays,
c'est comme faire bouillir des petites crudités.
Parce que la voie gère le monde,
ses diables ne sont pas efficaces.
Non, leurs diables ne sont pas surnaturels,
et leurs dieux ne nuisent pas aux hommes.
Non, son esprit n'afflige pas l'homme,
et l'homme sacré ne l'afflige pas non plus.
Les époux qui sont à deux ne s'affligent pas l'un l'autre,
ainsi la vertu mutuelle revient ici.

 

chapitre 61

Celui qui est un grand pays est au fond du flux.
Le monde est réciprocité,
le monde est féminin.
Le féminin est éternel par sa victoire tranquille sur le masculin,
parce qu'il agit tranquillement dessous.
Ainsi, un grand pays, parce qu'il infériorise le petit pays;
les règles conquièrent le petit pays.
Un petit pays, parce qu'il infériorise le grand pays;
les règles conquièrent le grand pays.
Ainsi, il se tient peut-être bas pour l'accueil,
il se tient peut-être bas en conquérant.
Le grand pays n'est pas au-dessus du désir de réunir, de nourrir des hommes.
Le petit pays n'est pas au-dessus du désir d'entrer en affaires avec des hommes.
Lorsque les époux sont à deux, chacun obtient la place qu'il désire.
Il est opportun que le grand agisse en dessous.

 

chapitre 62disc61.jpg (17217 octets)

Pour celui qui est sur la voie,
des milliers d'êtres sont mystérieux,
et les hommes bons sont précieux.
Il préserve l'endroit de ceux qui ne sont pas bons.
Ce sont de beaux parleurs parce qu'ils vénèrent le marché,
et ils marchent de façon charmante pour ajouter des hommes.
Les hommes qui ne sont pas bons,
lequel abandonnent-ils de ceux qu'ils ont ?
Ainsi, le Fils du Ciel se tient debout,
il place trois officiels.
Bien qu'ils s'inclinent et possèdent les disques¹
pour être le premier d'un quadrige,
avancer sur cette voie, ce n'est pas comme être assis.
Dans le passé, on cherchait une personne
pour une place tenue en haute estime sur cette voie.
On ne disait pas: "Il la reçoit parce qu'il l'a demandé."
Il possède les fautes pour empêcher le mal ?
Ainsi, agir sous le ciel est coûteux.

1. Les disques de jade servaient d'insigne hiérarchique pour les officiels.

 

chapitre 63

Agir sans agir,
des affaires sans affaires,
un goût sans goût.
Des grands, des petits, un grand nombre,
peu de rapports se plaignent pour la vertu.

Le dessin est difficile en sa facilité,
il fait grand en sa finesse.
Une affaire difficile sous le ciel
produira certainement la facilité.
Une grande affaire sous le ciel
produira certainement la finesse.
C'est pourquoi l'homme sacré
arrête de ne pas faire grand.
Ainsi il peut devenir sa grandeur.

Il est certain que peu feront confiance
aux promesses légères de l'époux.
Un grand nombre seront faciles,
un grand nombre seront certainement difficiles.
C'est pourquoi être un homme sacré leur semble difficile.
Ainsi il s'arrête probablement sans difficultés.

 

chapitre 64

Il garde facilement son calme,
il réfléchit facilement à ce qui n'est pas encore un présage.
Sa frivolité fond facilement,
il disperse facilement ses minuscules.
Il agit dans ce qu'il ne possède pas encore,
il gouverne ce qui n'est pas encore en désordre.

Les arbres qui se joignent et s'embrassent,
engendrent par les chatons et le pollen.
Une plate-forme de neuf couches
s'élève par accumulation de terre.
Un voyage par mille villages
commence par le pied en bas.
Ce qui fait celui qui est vaincu,
qui tient ceux qui perdent.
C'est pourquoi l'homme sacré reste sans agir,
et par conséquent sans défaite.
Il ne tient rien,
par conséquent il ne perd rien.

Le peuple, qui exécute les affaires,
est toujours proche de l'accomplissement,
mais il est vaincu.
Ils sont prudents à la fin comme au début,
l'absence de règles pervertit les affaires.
C'est pourquoi l'homme sacré désire ne pas désirer
les biens chers et difficiles à obtenir.
Il apprend à ne pas apprendre
à retourner tous les hommes vers cet endroit-ci.
Parce qu'il a aidé des milliers d'êtres à s'approuver eux-mêmes,
mais ils n'osent pas le faire.

 

chapitre 65

Dans le passé on traitait bien celui qui était sur la voie,
pas parce que le peuple aurait été brillant,
on le maniait pour qu'il soit idiot.
Le peuple est difficile à gouverner,
parce que ses pensées sont nombreuses.
Ainsi, pour que les pensées gouvernent le pays,
le pays est pillé.
Ce n'est pas parce que les pensées gouvernent le pays,
que le pays serait béni.
Connaître ces deux personnes¹,
également examiner le modèle².
Toujours connaître et tester le modèle,
on dit justement que c'est la vertu cachée.
La vertu cachée peut être profonde ou distante,
c'est peut-être offrir une opposition aux êtres,
les approuver plus tard, puis atteindre la grande obéissance.

1. voir le premier chapitre.
2. voir chapitre 28

 

chapitre 66

Les rivières et la mer sont des endroits
qui permettent de faire une multitude de rois des vallées
Parce que ses amabilités les abaissent,
il peut agir en roi d'une multitude de vallées.
C'est pourquoi il désire des sujets supérieurs,
certainement pour les abaisser en paroles.
Il désire des sujets premiers,
certainement pour que son corps soit derrière eux.
C'est pourquoi l'homme sacré
s'accommode à la supériorité, donc le peuple n'est pas important,
s'accommode à la primauté, donc le peuple n'est pas nuisible.
C'est pourquoi il évite les plaisirs sous le ciel, mais sans aversion.
Parce qu'il ne rivalise pas,
il ne peut certainement pas leur offrir des compétitions¹ sous le ciel.

1. des courses de chars.

 

chapitre 67

Sous le ciel, ils disent tous que ma voie est grande,
comme non ressemblante.
L'époux qui est seul est grand,
ainsi il est non ressemblant.
Lorsqu'il est ressemblant,
depuis longtemps probablement sa délicate est également l'époux !
Je possède trois trésors,
je les tiens, mais ils sont protégés.
Le premier s'appelle amour,
le deuxième s'appelle mesure,
le troisième s'appelle ne pas oser agir en primat du monde.
L'amour permet d'être courageux,
la mesure permet d'être vaste,
ne pas oser agir en primat du monde permet de devenir un récipient durable.
Actuellement, c'est la maison qui est amour et courage,
la maison qui est économique et vaste,
la maison qui est derrière et devant,
et qui meure, probablement.
L'époux est compatissant,
parce qu'il s'effraye des règles de la victoire,
parce qu'elle défend des règles fermes.
Le ciel manie ce qui est secouru
pour que la compassion soit protégée.

chapitre 68

La bonté fait des érudits, pas des militaires.
Un bon guerrier n'est pas en colère.
Une bonne victoire ne donne pas d'ennemis.
Une bonne utilisation des hommes les rend subordonnés.

On dit justement qu'on ne rivalise pas en vertu.
On dit justement qu'on utilise les hommes pour leur force.
On dit justement que le ciel et les sommets de l'Antiquité s'accouplaient.

chapitre 69

Le soldat utile a un dicton:
Je n'ose pas faire le maître,
plutôt le visiteur.
Je n'ose pas avancer d'un pouce,
plutôt reculer d'un pied.

On dit justement qu'il marche sans voyager,
qu'il résiste sans (se servir de) bras,
qu'il projette un adversaire absent,
qu'il tient sans soldats.

Un adversaire léger n'est certainement pas un grand malheur,
un adversaire léger a quasiment anéanti mon avoir, par exemple.
Ainsi, en résistant, les soldats s'augmentent l'un l'autre en quelque sorte.
Une personne triste est probablement victorieuse.

chapitre 70

Je dis qu'il est très facile de savoir,
c'est une marche vraiment facile.
Sous le ciel, ils ne peuvent certainement pas savoir,
et ils ne peuvent certainement pas marcher.
Les mots ont des ancêtres,
les affaires ont un monarque.
L'époux qui est seul ne connaît rien,
c'est pourquoi il ne me connaît pas.
Ceux qui me connaissent sont rares,
ceux qui me suivent sont précieux.
C'est pourquoi l'homme sacré couvre d'un vêtement grossier
le jade qu'il tient contre sa poitrine.

chapitre 71

Savoir que l'on ne sait pas est supérieur,
ne pas connaître la connaissance, une maladie.
L'époux qui est seul est une maladie malade,
c'est pourquoi il n'est pas malade.
L'homme sacré n'est pas malade,
parce que sa maladie est malade,
c'est pourquoi il n'est pas malade.

chapitre 72

Le peuple ne craint pas la souveraineté,
et les règles mènent à la grande souveraineté.
Ne pas être un familier de l'endroit où l'on réside,
ne pas être dégoûté de l'endroit où l'on est né.
L'époux qui est seul n'est pas rassasié,
c'est pourquoi il n'est pas dégoûté.
C'est pourquoi l'homme sacré
se connaît et ne se s'exhibe pas,
il s'aime et ne se prise pas.
Ainsi il quitte cela et prend ceci.

chapitre 73

Le brave qui ose tuer des règles,
et le brave qui n'ose pas vivre selon des règles
Ces deux peuvent être favorables ou nuisibles.
Le ciel leur semble un endroit maléfique,
qui en connaît la raison ?
C'est pourquoi être un homme sacré leur semble difficile.
La voie du ciel ne rivalise pas, mais elle surpasse ce qui est bien.
Elle ne parle pas, mais elle répond bien.
Elle n'est pas active, mais elle est son propre avenir.
Certes, elle est contemplative, mais elle planifie bien.
Le filet du ciel est vaste et étendu,
il est grossier mais ne perd rien.

chapitre 74

Le peuple ne craint pas la mort.
Il craint ce qu'il devra endurer pour mourir.
Comme celui qui dit au peuple de toujours craindre la mort,
tout en agissant comme un excentrique.
Je l'obtiens et je le tiens, mais il me tue ?
Qui oserait cela ?
Il y a toujours eu un officier qui tue les tueurs.
L'époux fait office d'officier qui tue les tueurs,
on dit justement qu'il fait office de grand bûcheron.
L'époux fait office de grand bûcheron,
rares sont ceux qui ne se sont pas blessés la main.

chapitre 75

Le peuple est affamé,
parce que sa partie supérieure taxe trop la nourriture,
c'est pourquoi il est affamé.
Le peuple est difficile à diriger,
parce que sa partie supérieure possède et agit,
c'est pourquoi il est difficile à diriger.
Le peuple léger meure,
parce que sa partie supérieure désire une croissance épaisse,
c'est pourquoi les légers meurent.
Un époux seul, ça n'existe pas,
pour que s'engendre une personne active.
Il est effectivement vertueux par sa croissance coûteuse.

chapitre 76

L'homme qui croît est également souple et faible,
sa mort est également dure et forte.
Des milliers d'êtres, herbes et arbres qui croissent, sont également souples et fragiles.
leur mort est également flétrie et sèche.
Ainsi une personne dure et forte meure en y allant à pied,
une personne souple et faible croît en y allant à pied,
C'est pourquoi le soldat fort détruit les règles,
et l'arbre fort courbe les règles.
Ce qui est dur et fort reste inférieur,
ce qui est souple et faible reste supérieur.

chapitre 77

La voie du ciel,
c'est comme tendre un arc.
L'homme supérieur est entravé,
l'homme inférieur est élevé,
le possédant est lésé,
l'indigent est fortifié.
La voie du ciel
nuit à la possession d'excédents et raccomode l'indigence.
La voie des hommes
c'est ne pas approuver les règles,
nuire aux indigents pour recevoir et posséder des excédents.
Qui peut posséder des excédents parce qu'il a reçu le monde ?
Uniquement celui qui possède la voie.
C'est pourquoi l'homme sacré agit sans en dépendre.
Le mérite est accompli, mais il n'est pas résident,
il ne désire pas paraître vertueux.

chapitre 78

Le monde n'est pas doux et faible comme l'eau.
Pourtant une attaque dure et forte ne peut pas être victorieuse,
et son absence la rend facile.
Le faible vainc le fort,
le doux vainc le dur.
Le monde n'est certainement pas sans savoir,
qu'il ne peut en aucun cas voyager.
C'est pourquoi l'homme sacré dit:
recevoir un pays est un déshonneur.
On dit justement qu'il est le maître des dieux du sol et des céréales.
Recevoir un pays n'est pas de bon augure.
Effectivement, cela fait un roi sous le ciel.
Dire la vérité, c'est comme s'opposer.

chapitre 79

Ceux qui sont à l'unisson d'un grand mécontentement,
possèdent certainement des excédents de haine,
mais ils peuvent être calme pour faire le bien.
C'est pourquoi l'homme sacré
tient les contrats à gauche,
et ne critique pas les hommes.
Un officier qui possède la vertu est un contrat,
un officier sans vertu est pointilleux.
La voie du ciel est sans mariage,
elle donne toujours de bons hommes.

chapitre 80: traduction en cours
dernière mise à jour du texte: 10/2/2009

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