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Laboratoire de Recherche sur les signes au Liban

R�dig� pour l'�quipe de l'IRAP, par
Antoine Roumanos

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Pr�ambule

A cause de la tradition relativement longue d'oralisme, � cause de l'absence presque totale de mod�les de r�f�rence �ducatifs ad�quats, la pratique libanaise avait tendance � ignorer totalement les signes et les gestes des sourds ou � les combattre quand il s'agissait de situations scolaires d'�ducation, d'enseignement ou d'apprentissage. Mais les choses ne s'arrangeaient pas pour autant. La n�cessit� de rechercher et de comprendre les strat�gies de la communication visuelle devint rapidement imp�rative.

Bien qu'elle n'ait malheureusement pas d�bouch� sur des r�sultats palpables, cette nouvelle conviction s'est exprim�e clairement dans presque tous les congr�s, les sessions ou les r�unions de professionnels aussi bien au Liban que dans les pays arabes.

Ainsi, les 11-12 F�vrier 1988, une session de deux jours sur le th�me:
"ROLE DU SIGNE DANS L'EDUCATION DU SOURD. Le signe au service de la parole" a �t� organis�e � l'intention de l'ensemble des Institutions d'Education Sp�cialis�e pour Sourds au Liban, ainsi que des repr�sentants des instances Gouvernementales et Universitaires. Les r�sultats du questionnaire soumis � tous les participants ont clairement indiqu� la nouvelle conviction des professionnels de la surdit� ainsi que leur d�sir et leur enthousiasme pour entreprendre des recherches scientifiques sur les signes des sourds libanais dans une premi�re �tape et en int�grer les r�sultats dans le processus �ducatif et dans l'enseignement. Mais les deux ann�es de conflits politiques et militaires qui ont suivis ont emp�ch� les personnes concern�es de continuer dans ce sens.

L'�t� 1991, dans une session tenue � Ehden, organis�e par Friends in Need, Institution Educative s'occupant d'enfants sourds dans le Nord-Liban, les participants r�it�r�rent leurs r�solutions de faire ces recherches. Il semble que le grand obstacle n'est plus dans la conception de telles recherches, mais dans le fait de trouver le financement n�cessaire pour les r�aliser.

Les recommandations de cette session sont publi�es dans la revue Echos des handicap�s. En ce qui concerne notre sujet, il est report� ce qui suit:

Le groupe (qui avait discut� la question de la langue des signes) s'est mis d'accord sur l'id�e que le refus des signes du sourd et la non reconnaissance de sa langue maternelle �quivaut au refus du sourd lui-m�me. Le groupe discuta aussi la question du bilinguisme et conclut que pour qu'une telle approche r�ussisse, il faudrait que les enseignants de sourds soient eux-m�mes bilingues et biculturels. Comme la langue des signes n'est connue, � pr�sent, que par les sourds eux-m�mes, il est �vident que des recherches doivent �tre entreprises sur ce syst�me de communication pour pouvoir int�grer les r�sultats trouv�s dans l'�ducation et l'enseignement.

Il est � signaler que dans l'un de ses num�ros pr�c�dents, cette revue avait fait �tat d'une enqu�te aupr�s de toutes les �coles de sourds au Liban. A la question de savoir quelle m�thode utilisait-on, plusieurs centres ont r�pondu la langue des signes. M�me si cela n'est pas vrai, m�me si une l�g�re confusion transpara�t dans la compr�hension de la nature, le fondement et l'utilisation de cette langue, ces r�ponses indiquent, � notre sens, la nouvelle orientation des responsables p�dagogiques et leur d�sir d'introduire ces nouvelles pratiques en classe.

Plus r�cemment encore, le sixi�me Congr�s panarabe de l'AFOD (Arab Federation of the Organizations for the Deaf), regroupant 12 pays arables, s'est tenu � Sharjah, Emirats Arabes Unis, les 12-14 Novembre 1991, et avait pour th�me
"VERS UN MEILLEUR AVENIR DES SOURDS ARABES". Les trois chapitres principaux qui furent discut�s �taient les suivants:

1-  Les tests d'aptitude appliqu�s aux sourds.
2-  L'Orientation et la formation professionnelle du sourd.
3-  La langue des signes.

Les r�solutions du Congr�s telles que consign�es dans la Revue
"Echos des Handicap�s". Ann�e II, N�6, pp: 12-13, qui concernent sp�cifiquement notre objet furent les suivantes :

a- Commencer � apprendre la langue des signes aux enfants d�ficients auditifs � un �ge pr�coce parce qu'elle
     est leur langue maternelle.
b-  Adopter la communication totale parce qu'elle met � contribution tous les moyens qui aident � am�liorer la
     communication entre les sourds et les autres
c- Mettre � l'essai des techniques modernes avanc�es dont le vid�oscope et l'ordinateur, pour faciliter l'utilisation
     de la langue des signes, sa documentation et son apprentissage.
d- Faire des recherches dans les Universit�s et les centres sp�cialis�s sur l'efficacit� de la communication et de
     l'apprentissage par l'interm�diaire des langues des signes.

En fait, c'est la premi�re fois qu'un Congr�s Arabe adopte ce genre de r�solutions. Parler de la langue des signes comme une langue maternelle est une option tr�s r�cente. C'est, � notre connaissance, le premier texte officiel au niveau panarabe qui adopte explicitement cette orientation r�volutionnaire car le Congr�s pr�c�dent de l'AFOD, tenu � Amman en 1986, n'�tait concern� que par la production de l'alphabet gestuel arabe destin� � �tre ins�r� dans des pratiques oralistes et �tait encore tr�s loin des orientations modernes et des changements qui avaient d�j� pris forme un peu partout dans le monde.

Et pourtant, depuis 1982, un projet de recherche sur la Langue Arabe des Signes a �t� pr�sent� � l'une des instances des Nations Unies (UNDP) pour obtenir financement et assistance. Etant donn� l'importance des budgets demand�s et la r�ticence des responsables, le projet fut reformul� en 1986, puis en 1988. On r�duisit les co�ts tout en gardant la m�me orientation th�orique.

(Les participants au sixi�me Congr�s AFOD en 1991 apprirent que l'UNDP avait finalement consenti la somme de 300.000 US$ pour financer une recherche sur la langue des signes de quatre pays arabes (L'Arabie Saoudite, La Jordanie, la Libye et la Syrie). Le programme mondial a demand� � L'UNESCO d'�tre le consultant technique du projet qui sera g�r� par l'AFOD, localis� � Damas, Syrie. De 1991 jusqu'� ce jour (fin 1998), nous n'avons plus jamais entendu parler de ce projet. Le septi�me Congr�s de l'AFOD, tenu � Beyrouth en Novembre 1995, ne fit aucune allusion � cette recherche.)

Peut �tre faudrait-il dire orientation politique �galement puisque les concepteurs du projet, pr�occup�s par des prises de position id�ologiques, accumulent contradictions et confusions. Les auteurs du projet partent du constat de l'existence d'une seule langue arabe officielle. Feignant ignorer compl�tement l'existence des dialectes arabes, ignorant effectivement les bases psychologiques, linguistiques, sociologiques et anthropologiques de la formation et du d�veloppement des langues naturelles, ignorant �galement le sourd et les termes dans lesquels se pose sa probl�matique, ils postulent l'existence d'une langue arabe des sourds et d�clarent vouloir la d�couvrir afin d'unifier son utilisation.

Or l'existence d'une seule langue arabe �crite utilis�e dans tout le monde arabe n'emp�che en rien l'existence d'une multitude de dialectes diff�rents les uns des autres utilis�s comme langues de communication quotidienne de groupes ou de sous-groupes nationaux. Aussi, les recherches scientifiques ont-elles, depuis longtemps, battu en br�che l'id�e illogique de consid�rer les gestes (des sourds ou des autres) comme une langue internationale. Elles ont aussi d�montr� que les langues des signes cr��s par les communaut�s de sourds ne sont nullement iconiques et qu'elles sont des langues � part enti�re adoptant des lexiques divers et des syntaxes, diff�rentes entre elles et tr�s diff�rentes de celles des langues orales ou �crites. On ne voit pas tr�s bien pourquoi il existerait une seule langue des signes qui soit utilis�e partout dans les pays arabes et qui soit commune � des groupes de sourds r�pandus en petits �lots � l'int�rieur de leurs communaut�s nationales et qui n'ont jamais eu l'occasion de se rencontrer et de communiquer.

On ne voit donc pas tr�s bien, comment peut-on parler d'unifier ces langues et comment va-t-on faire pour forcer des communaut�s de sourds aussi disparates que diversifi�es (voire dispers�es) � signer diff�remment de ce qu'elles font d'habitude, ni pourquoi celles-ci suivraient les entendants dans cette mani�re de faire?

Dans les coulisses du Congr�s de Sharjah, eurent lieu plusieurs discussions sur le dernier texte de ce projet de recherche. Mais les diff�rentes parties concern�es n'avaient pas attendu la production de textes officiels et de projets de grande envergure pour entamer des recherches rudimentaires sur les syst�mes gestuels cr��s par les sourds et utilis�s dans leur communication quotidienne. Plusieurs petites tentatives de recensement et de documentation lexicale des signes ont �t� faites ici et l� dans les pays arabes. Citons � titre d'exemple le Maroc, la Libye et tout r�cemment, la Jordanie qui ont publi� des recueils de gestes contenant chacun quelques centaines de signes utilis�s dans leurs pays respectifs. Ces recueils ne peuvent �tre appel�s des recherches sur le fonctionnement des langues de signes que dans la mesure o� un dictionnaire (incomplet de surcro�t) peut d�crire le fonctionnement d'une langue. De fait, aucun des trois recueils publi� ne contient des indications sur les aspects, morphologiques, formationnels, syntaxiques ou grammaticaux de ces langues ni des strat�gies de communication adopt�es et dict�es par l'utilisation d'un canal diff�rent (le canal visuel). Le recueil Libyen contient tout juste un embryon de ce que devrait �tre ce genre de recherches.

Au Liban, faute de moyens financiers et � cause de l'absence d'instances nationales de recherche, il n'existe pas encore de recherches s�rieuses. En 1988, et apr�s un s�jour de recherche aux Etats Unis, � Gallaudet University, Washington D.C., nous avions nous-m�mes �tabli, avec la contribution d'un chercheur am�ricain, linguiste et sp�cialiste internationalement reconnu des langues de signes, un projet de recherche sur la langue libanaise des signes qui s'est fix� cinq objectifs majeurs:

1-  Accomplir une collecte et une analyse approfondie des donn�es formationnelles lexicales et grammaticales
     des signes utilis�s par les sourds libanais.
2- Former des professionnels libanais ainsi que des membres de la communaut� libanaise de sourds �
     entreprendre les recherches sur les structures de la langue des signes et sur la culture des sourds au Liban.
3- Pr�parer le mat�riel n�cessaire pour enseigner la langue libanaise des signes aux sourds aussi bien qu'aux
     entendants.
4- S�lectionner et former des sourds adultes pour enseigner la langue des signes.
5-  S�lectionner et former des interpr�tes au niveau universitaire.
      (Antoine Roumanos et James Woodward (1988)
Study of the Lebanese Sign language: Research project)

Le projet est con�u pour �tre r�alis� en trois �tapes n�cessitant un an chacune. La premi�re �tape se centrera sur la recherche des signes utilis�s, son r�sultat �tant l'accomplissement des objectifs 1� et 2�. La deuxi�me �tape concernera le probl�me de l'enseignement de la langue des signes et aboutira � former les enseignants et � produire le mat�riel p�dagogique n�cessaire � cet enseignement. La troisi�me �tape sera consacr�e � la formation des interpr�tes et � l'implantation, au niveau universitaire, des structures capables de prendre en charge cette formation.

Mais la recherche n'a pas pu aboutir jusqu'� pr�sent. Il n'y a pas que le budget qui soit en cause. Ce genre de recherches n�cessite la coop�ration intensive de plusieurs parties:
* Les sourds locaux qui poss�dent la langue des signes, mais qui n'ont aucune formation linguistique ou
    scientifique pour entreprendre des recherches de ce genre.
* Les entendants locaux, directeurs de centres ou �ducateurs, qui contr�lent les institutions �ducatives, mais qui
    n'ont aucune connaissance de la langue des signes.
* Les linguistes locaux qui poss�dent la th�orie linguistique g�n�rale, mais qui n'ont aucune formation dans les
    recherches sur les langues des signes.
* Les linguistes �trangers, surtout ceux qui ont travaill� sur les langues des signes dans leurs pays ou dans
    d'autres pays, qui poss�dent les grandes lignes en ce qui concerne les langues des signes, leurs lexiques et
    leurs grammaires, mais qui ne connaissent rien des situations locales. (In: Antoine Roumanos et James
    Woodward (1988) Study of the Lebanese Sign language: Research project)

Dix ann�es apr�s la r�daction de ce premier projet, rien n'avait pratiquement chang� et la recherche n'avait pu aboutir. Les concertations avec quelques Centres Sp�cialis�s (Notamment Le Foyer des Jeunes Sourds, Sha�l�, Friends in Need, Tripoli, et L'Institut Al-Hadi pour les Aveugles et les Sourd, Beyrouth, l'Institut de R��ducation Audio-Phon�tique, A�n-Aar.) conduisirent � la conviction de construire un autre projet de recherche qui soit plus l�ger et plus mall�able que le premier, m�me s'il doit �tre moins ambitieux. Le projet que nous avons nous-m�mes �tabli �tait con�u comme suit.
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Publications in English                  Laboratoire de recherche sur
                 les signes des sourds libanais
                                        1995

A/- IDENTIFICATION DU PROBLEME

La r�habilitation du signe utilis� par les sourds est aujourd'hui pratiquement r�alis�e apr�s le refus dont le signe a fait l'objet pendant longtemps. Nous sommes actuellement plus � m�me de comprendre comment fonctionnent les langues des signes et de savoir quelles sont les exigences des recherches qui se proposent de r�pertorier les signes d'une langue et d'�tudier leur structure et leur organisation. Le but ultime, partout poursuivis, est celui d'introduire les strat�gies visuelles dans l'�ducation destin�e au sourd pour l'am�liorer et la d�velopper. L'un des probl�mes les plus �pineux de l'�ducation du sourd est celui de la communication avec les plus jeunes enfants (entre deux et six ans) qui ne poss�dent pas un syst�me linguistique de communication qui leur permet d'�changer avec l'entourage et d'apprendre les contenus des programmes scolaires. Le probl�me de la langue restera �galement pos� pour tous les groupes scolaires de sourds et il deviendra assez crucial pour l'enseignement de certaines mati�res comme les sciences et les mati�res d'�veil.

Comme il ne sert � rien d'importer des signes �trangers et comme il n'est pas possible de cr�er ces signes, il devient maintenant imp�ratif de nous occuper des signes qui existent d�j� sur les mains des sourds pour les identifier, les classer et essayer de les introduire dans l'enseignement.

B/- SOLUTION PROPOSEE: CREATION D'UN LABORATOIRE

Nous nous proposons de cr�er un laboratoire de travail dans le but de d�couvrir les signes, de les consigner de les r�pertorier et de les r�pandre sur des supports appropri�s. Pour cela, nous nous proposons de constituer une �quipe de chercheurs englobant des entendants et des sourds pour travailler sur les signes naturels que les sourds utilisent au sein de leurs communaut�s dans leur communication spontan�e dans le but de produire un dictionnaire linguistique que les sourds aussi bien que leurs parents, leurs �ducateurs ou d'autres personnes int�ress�es peuvent utiliser.

C/- FONCTIONNEMENT DU LABORATOIRE

Le laboratoire sera implant� dans un endroit fixe, une institution pour sourds ou un centre universitaire. Il devra �tre �quip� de mat�riel Bureautique, technique et technologique assez sophistiqu� pour permettre de traiter avec un objet aussi fugace et aussi �ph�m�re que le signe : Cam�scopes, appareil de montage vid�o, cam�ras, ordinateurs avec grandes possibilit�s graphiques et p�riph�riques correspondants, printer, scanner, photocopieuse etc.

L'�quipe de chercheurs devra englober: un directeur de recherche, un linguiste, un �ducateur exp�riment�, un technicien de moyens audiovisuels et d'ordinateur, un adulte sourd, un dessinateur pr�f�rablement sourd.

Comme la plupart des personnes qui forment cette �quipe sont d�j� engag�es dans des activit�s professionnelles dans les Centres sp�cialis�es, le laboratoire pourrait fonctionner pour une journ�e enti�re par semaine.

L'�quipe travaille avec chaque Centre sp�cialis� d�sireux de participer (ses deux sourds et ses deux �ducateurs) selon ses int�r�ts et ses besoins imm�diats. Elle aide techniquement et scientifiquement les personnes qui viennent du Centre dans l'identification du signe et sa fixation sur un mat�riel ad�quat. Le laboratoire produit les signes r�pertori�s dans la s�ance de travail sur des supports mat�riels (vid�os et dessins sur parier) et les envoie au Centre pour qu'ils soient confront�s avec la communaut� des sourds qui gravite autour du Centre; et re�oit en retour ses critiques et ses remarques. Quand un signe est admis, il est stock� pour servir aux comparaisons ult�rieures.

Le laboratoire pourra vite servir comme une banque de donn�es sur les signes utilis�s au Liban. Il pourra comparer les signes, les confronter, demander l'avis de plusieurs communaut�s de sourds et tester ses d�marches, ses mani�res de faire, ses d�cisions et ses choix sur une large part du territoire libanais.

Finalement, le laboratoire rassemblera les signes r�pertori�s dans un dictionnaire linguistique et les publiera en principe sur deux supports: livre et cassette vid�o.

D/- CONTINUATION DU TRAVAIL

A court terme

L'�quipe de chercheurs rattach�e au Laboratoire peut continuer sur les m�mes bases et avec d'autres institutions qui n'ont pas pu participer � cette premi�re phase.

Le laboratoire continuera � recevoir les remarques et les critiques des sourds, des Centres sp�cialis�s, des parents et autres int�ress�s en vue d'am�liorer le dictionnaire de le compl�ter et de le d�velopper

Des recherches plus pouss�es sur l'organisation de la langue libanaise des signes, sa structure, sa grammaire et sa syntaxe peuvent alors commencer.

A long terme

Formation d'un groupe d'adulte sourds provenant de tous les Centres pour enseigner la langue des signes dans les �coles de sourds, dans des sessions de formation pour les parents ou autres...

Cr�ation de mat�riel p�dagogique pour appuyer cet enseignement.
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