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Petit Témis (juin 1999) |
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Sommaire
| En 1999, la canicule a frappé très tôt à Montréal; au Québec, il est rare qu'on fuie les villes dès la fin de juin, mais pourquoi cuire sur le bitume? J'ai donc ramassé mes choses et je suis parti pour la piste cyclable du Petit Témis, qui, avec ses 135 km, est le deuxième plus long parc linéaire du Québec (après le Pt'it train du Nord ). Cette piste est bâtie sur le trajet de l'ancien chemin de fer qui reliait Rivière-du-Loup (Québec) à Edmunston (Nouveau-Brunswick), en passant par les vallées de la Témiscouata et de la Madawaska. Rendu à Rivière-du-Loup, j'ai pris la 185 jusqu'à St-Modeste, où était alors situé le stationnement du kilomètre 0. (Le dernier tronçon reliant St-Modeste à Rivière-du-Loup était en construction; pour les informations les plus récentes concernant le point de départ, consultez le Guide Vélo Vacances Témiscouata, disponible à Info Québec). |
Équipement
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Chronique
Jour 1
| Jeudi le 21 juin - de St-Modeste à Cabano (60 km, 4 h) - Le stationnement était gratuit, mais il fallait acheter un collant (10 $ - bon pour un an et donnant accès à tous les parcs linéaires du Québec). Avant de me souhaiter « bon voyage », la préposée, une étudiante en biologie, m'a expliqué à peu près tout ce qu'on pouvait savoir sur la faune et la flore de l'endroit. Bientôt, je roulais dans la forêt boréale d'épinettes noires. Malgré la poussière fine qui colle à tout, le chemin est en excellente condition et, parce qu'il est loin des grands centres, la circulation n'est jamais dense, même les fins de semaine. Vous y verrez toutes sortes de gens, par exemple des groupes du troisième âge qui voyagent par bonds de 40 km et logent dans les meilleures auberges. Comme on peut s'y attendre pour les anciennes voies ferrées, les pentes sont très douces, mais une pente sans fin, même douce, peut fatiguer à la longue. Heureusement, il y a beaucoup de haltes le long des rivières ou des lacs, dont certaines offrent des vues très intéressantes. Après environ 20 km, je suis allé faire une trempette dans un bassin naturel sous une cascade, massage gratuit en prime : j'étais heureux comme un bébé dans son bain. Puis, je suis remonté en selle sans me changer, laissant l'air tiède me sécher – la vraie vie! Il n'est pas nécessaire d'emporter plus de deux bouteilles d'eau parce qu'il y a des points d'eau et des petits magasins dans tous les villages. Le paysage est parfois monotone, mais on peut voir de belles étendues de terres humides. Je m'étais muni d'insectifuge « pour régions sauvages » parce que, à cette époque de l'année, les insectes piqueurs sont voraces. Cependant, sauf le soir, je n'en ai pas vraiment eu besoin. Parce que je voyageais seul, je transportais un équipement de camping complet. Pour deux personnes ou plus, ce n'est pas nécessairement une bonne idée, parce qu'il y a une abondance de chambres d'auberge et de gîtes du passant disponibles (environ 50 $ pour deux, petit déjeuner inclus). Après 32 km de montée en pente douce (dénivelé total à partir de St-Modeste : 200 mètres), j'étais enfin sur un tronçon relativement plat qui traversait de rares fermes laitières à petites maisons. Ensuite, le chemin s'est mis à redescendre doucement jusqu'au lac Témiscouata (altitude : 200 mètres, la même qu'à St-Modeste). Vers la fin de l'après-midi, j'étais à Cabano et je suis arrêté dans un camping situé au bord de la route. Cet endroit était bruyant à cause de la circulation lourde sur la 185, mais, grâce à mes bouchons d'oreilles, j'ai bien dormi. |
Jour 2
| Vendredi le 22 juin - De Cabano à St-Jacques, Nouveau-Brunswick (102 km, 6 h) - À mon réveil, le soleil brillait, mais il faisait plutôt froid (10 °C), et le camping était infesté de mouches noires. Sans lambiner, j'ai repris la piste, qui suit le magnifique littoral du lac Témiscouata sur près de 20 km. Juste avant midi, près de Dégelis, j'ai fait une halte pour nager dans l'eau limpide d'une des plages publiques désertes qui bordent la piste. J'étais maintenant sur le plat et je roulais à 25-28 km/h, presque deux fois plus vite que la veille. Bientôt, j'étais rendu au Nouveau-Brunswick. Un vieux bombardier Halifax de la Seconde Guerre mondiale marquait l'entrée de l'aéroport d'Edmunston. La piste traversait ensuite des fermes et des pâturages le long de la rivière Madawaska, à quelque distance de la 185, dont le bruit infernal s'entend même à distance. À St-Jacques, un village tranquille dans un creux de la rivière, j'ai réservé un site de camping où j'ai laissé le gros de mon équipement. Puis, j'ai fait un sprint final jusqu'à Edmunston, à environ 10 km au sud. Cette petite ville forestière s'est dotée d'un grand parc central des deux côtés de la rivière, qui présente de belles vues panoramiques. J'ai été surpris de constater que la plupart des affiches étaient en français seulement, comme au Québec; une femme m'a expliqué que plus de 95 % de la population était francophone. Ensuite, je suis retourné au camping de St-Jacques. |
Jour 3
| Samedi le 23 juin - De St-Jacques à St-Modeste (120 km, 7½ h) - Le dernier jour fut sans histoire, parce que je prenais le chemin du retour en sens inverse. Vers la fin de l'après-midi, j'étais revenu à mon point de départ, après une saucette rafraîchissante dans les eaux glaciales d'un ruisseau. Tous les cyclistes, quel que soit leur âge ou leur forme, apprécieront cette piste vraiment bien entretenue et, sauf pour la poussière omniprésente qui se retrouve tout partout, il n'y a vraiment rien à redire. |
Références
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Cabano (Québec)
| Guide Vélo Vacances 1999 TÉMISCOUATA Le Gîte du Rêveur Tourisme Québec Tourisme Bas-St-Laurent |