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à Boston (août 2000) |
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Objectif
| Notre objectif était de nous rendre jusqu’à la mer en une semaine ou moins, puis de descendre vers le sud le long de la côte. Nous transportions un équipement de camping complet, mais nous n’avions pas l’intention de camper si la pluie nous rendait la vie trop difficile. Ce voyage avait un goût d’aventure car, sauf pour la première semaine, nos plans étaient assez flous; la seule contrainte, c’était qu’il fallait être de retour dans un peu moins de trois semaines. Nous sommes arrivés à la mer à Wells (Maine) le sixième jour, après un périple de 500 km à travers le sud du Québec, le nord du Vermont, le parc national des Montagnes Blanches, au New Hampshire et la côte du Maine. Vous aurez beaucoup de plaisir à parcourir les routes numérotées de la Nouvelle-Angleterre, dont la plupart sont pourvues d’un accotement asphalté très apprécié des cyclistes. Elles sont en général peu stressantes, sauf, peut-être, les routes principales très passantes empruntées par la circulation lourde. Le voyage a duré 16 jours, pendant lesquels nous avons parcouru au moins 1 000 km. La deuxième partie du voyage, sur la plaine côtière, ne présentait pas de difficultés. |
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Équipement
Chronique
De Montréal à Wells, Maine
Jour 1
| Dimanche, 7 août - De Chambly
à Frelighsburg (Qc) (81,4 km, 4,3 h)
Vers midi, sous le ciel gris, nous roulions en toute quiétude vers le sud sur la piste cyclable qui longe le Canal du Richelieu. Pour éviter l’ennuyeuse traversée des banlieues de la Rive Sud, nous avons triché un peu sur le point de départ : des amis nous ont déposés à Chambly (25 km à l’est de Montréal). Au bout de 20 km, à St-Jean-sur-le-Richelieu, la piste finissait et nous avons continué sur la route principale, la 133, qui longe le Richelieu. Ce fut sans doute la partie la plus pénible de notre voyage. Nous avancions contre le vent sur le plat, traversant d’interminables champs de maïs et de soja, repoussés sur le bord d'une route étroite et sans accotement par la circulation rapide et bruyante. À bien y penser, nous aurions dû piquer plus tôt par le petit village de St-Alexandre pour éviter cet horrible corridor, que nous avions appris à détester cordialement. À Pike River, nous avons enfin pris la 202 jusqu’à Bedford, puis jusqu’à Stanbridge East, où nous avons mis le cap sur le sud par la 237, vers la frontière. Peu après, à quelques kilomètres de Frelighsburg, nous étions rendus à la première étape, le camping des Chutes Hunter. En août, c'est une bonne idée de partir en voyage le dimanche, alors que tout le monde rentre chez soi; cela facilite les choses quand il faut trouver un endroit pour la nuit, même sans réservation. |
Jour 2
| Lundi, 8 août - De Frelighsburg
(Qc) à Newport (VT) (76 km, 5 h)
De Stanbridge à Lancaster (NH), nous avons suivi la « piste de Foglia ». Après une seule journée de réchauffement, la pièce de résistance était devant nous : c'était déjà le Grand jour. Le temps doux et voilé convenait tout à fait à l'escalade. Peu après Frelighsburg, le premier obstacle s’est profilé devant nous, une montée abrupte de 190 mètres ironiquement nommée Joy Hill. Elle était trop à pic pour nous et nos lourdes machines, et nous avons dû la monter à pied – ça commence bien! Nous avons traversé la douane sans problème, malgré un douanier plutôt bourru qui nous a posé toutes sortes de questions personnelles. Peu après, nous avons traversé Richford, un petit village de rentiers à demi déserté qui a sans doute connu des jours meilleurs. L'obstacle suivant était le col de Jay Peak, une longue montée de 10 km avec un dénivellement de 500 mètres. J’ai dû mettre pied à terre encore une fois, contrairement Micheline, qui avait un vélo plus léger et/ou était en meilleure forme. Du sommet du col, nous avons plané pendant quelques kilomètres de descente. À partir de North Troy, nous avancions sur la route 105 toute en creux et en bosses, à travers les verts pâturages du Vermont. Après une dernière montée plutôt crevante, juste avant Newport, nous avons convenu que nous avions brûlé assez de calories pour la journée et nous avons fait halte au camping municipal de Newport, au bord du lac Memphrymagog. Le soleil est finalement sorti des nuages, juste à temps pour une saucette dans le lac, au bord d'une plage tapissée d'algues. Un peu plus tard, après un magnifique coucher de soleil dans les montagnes Vertes, un violent orage nous est tombé dessus sans crier gare. Nous avons dû lutter contre un petit déluge tout en retenant notre tente, qui voulait s’envoler; heureusement, quelques minutes plus tard, tout était fini. Toutefois, à partir de ce jour, nous avons pris l’habitude d’utiliser tous les piquets pour bien fixer la tente au sol. * C’est la lecture d’un article intitulé « De Montréal à Cape Cod », publié dans Vélomag, qui nous a donné le goût de faire ce voyage. Une autre bonne source d’information est l'article de Pierre Foglia, « Cinq ou six jours au paradis » dans Randonnées de rêve (Les guides Vélomag), qui décrit une randonnée de 5 jours dans la belle nature du Québec et du Vermont. |
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Jour 3
| Mardi, 9 août - De Newport (VT)
à Lancaster (NH) (106 km, 6 h)
Ce matin, le soleil brillait : enfin une journée impeccable. Nous avons suivi le parcours vallonné et paisible de la 105 à travers le « Northern Kingdom », comme on appelle cette région frontalière isolée, jusqu'à Island Pound. Puis, ce fut la forêt dense jusqu’à Bloomfield, où nous avons emprunté la 102, qui longe la belle rivière Connecticut. Après une saucette dans la rivière, nous sommes repartis frais et dispos, dans un décor de rêve. Ce fut notre journée la plus longue; après la journée de la veille, nous étions enfin réchauffés et le pire était derrière nous (en tous cas, c'est ce que nous croyions). Nous avons roulé sans arrêt jusqu’à Lancaster (NH), juste de l’autre côté de la rivière, où nous avons trouvé, derrière un relais de routiers, un camping qui ne figurait pas sur la liste du guide officiel du New Hampshire. |
Jour 4
| Mercredi, 10 août - De Lancaster
à Crawford Notch (NH) (67 km, 4 h)
La pluie a commencé à tomber tôt le matin, avant que nous ayons pu plier bagages – la pire situation possible en cyclotourisme. Pendant que nous prenions un copieux petit déjeuner au restaurant des routiers, nous avons envisagé différentes stratégies pour reprendre la route. Pour un cycliste bien équipé, après tout, mieux vaut rouler sous la pluie que de se morfondre dans une chambre d’hôtel. Le plan était simple : profitant d’une accalmie, nous avons transporté tout notre équipement dans la laverie déserte, où nous avons tout séché, y compris la tente, assez petite pour bourrer dans un séchoir. Nous avons utilisé pas mal de sacs verts pour protéger notre équipement de la pluie. À l’heure du départ, vers 10 h 30, le soleil était de retour. Au kiosque d’information touristique de Lancaster, l'affable préposé nous a remis les guides de camping officiels du New Hampshire du Maine, qui furent très utiles pour le reste du voyage. Suivant notre plan initial, nous avons pris la route 2, le plus court chemin pour le Maine, qui passe au nord des montagnes Blanches. Cependant, nous nous sommes vite lassés des longues montées de l'Interstate encombrée par la circulation lourde; nous avons alors décidé de piquer vers le sud sur la route 115, afin de traverser la Forêt nationale des montagnes Blanches. Ce fut une très bonne décision, car cette route offre tout ce qu’on peut souhaiter : faible circulation, accotements extra larges, montées en pente douce, avec, en prime, de splendides panoramas de montagnes. À Twin Mountains, nous avons pris la route 302, qui nous a menés au point le plus élevé du parc, à Crawford Notch. Nous avons fait halte un peu plus loin dans un camping en forêt, près d’un ruisseau de montagne. |
Jour 5
| Jeudi, 11 août - De Crawford
Notch à Ossipee (NH) (87 km, 4 h)
Le lendemain, le temps beau et frais était très tonique. Nous avons quitté la Forêt nationale et à Conway, nous avons pris la route 16. Si c’était à refaire, nous reprendrions plutôt la route 153, moins achalandée et un peu plus directe. Parce que nous devions arriver à la mer un vendredi, il était important de réserver un site à Wells (Maine). En Nouvelle-Angleterre, la plupart des téléphones publics ne peuvent lire les cartes téléphoniques – parfois, j’ai dû composer jusqu’à 39 chiffres pour un appel – à moins que vous ne préfériez bourrer l'appareil de 16 à 20 pièces de vingt-cinq cents (sur ce point, le Canada est bien en avance sur les États-Unis, parce que si le téléphone ne peut lire une carte, on peut toujours utiliser des pièces d’un dollar – en attendant les pièces de deux ou cinq dollars, sans doute). Sans doute parce qu’elle ne comprenait pas le système téléphonique elle non plus, la préposée d’un kiosque d’information nous a gentiment laissé utiliser son portable, ce qui a réglé notre problème. Un peu après Ossippee, nous avons fait halte dans un camping au bord de la route qui semblait absolument désert. Il n’y avait personne ni au bureau, ni autour de la piscine. Nous avons constaté que la plupart des campeurs étaient des personnes du troisième âge qui se tapaient un petit somme ou regardaient la télé dans leur caravane. Parce qu'il ne nous restait guère plus d’énergie non plus, nous avons passé une bonne nuit de sommeil réparateur au milieu d'eux. |
Jour 6
| Vendredi, 12 août - D’Ossipee
(NH) à Wells (ME) (93,4 km, 5,3 h)
Le lendemain, nous avons quitté la route 16 et pris un « raccourci » menant à la route 153, en passant par un bled nommé Granite. Peu après, nous roulions sur un chemin de terre sans indications, avec des côtes sableuses impossibles à monter, et nous avons dû demander notre chemin. Nous avons alors résolu de ne plus jamais prendre des routes sans numéro parce que nos cartes routières ordinaires étaient souvent une source de confusion. Puis, nous roulions sur la 153, une route étroite et sinueuse, sans accotement (mais avec des affiches demandant aux automobilistes de partager la route avec les cyclistes). En fait, nous nous sommes sentis en sécurité presque partout sur les routes de la Nouvelle-Angleterre, surtout parce que les automobilistes sont remarquablement courtois avec les cyclistes, même dans les grandes villes comme Boston (ce qui est encore plus extraordinaire pour un Montréalais habitué à cotoyer des automobilistes enragés). Je lève mon casque à nos voisins du Sud! Nous avons rencontré bien des cyclistes, mais pas de « longs trajets » comme nous, même pas dans les campings. Il est évident que, pour les Américains, le vélo est un simple équipement sportif, qui ne fait pas très sérieux comme moyen de transport. Je dois dire que, chargés comme des autobus mexicains, nous avions sans doute l’air d’extraterrestres pour eux. Finalement, nous avons obliqué vers l'est sur la route 109, le chemin du Maine et de la mer. Le paysage vallonné avec un lac à chaque détour était plein de surprises pour l’oeil, mais assez dur pour les mollets. Ce n’était pas si grave parce que, après quelques jours sur la route, nous avions déjà échangé pas mal des tissus adipeux pour du muscle, ce qui est tout profit. À ce stade, c’est la belle partie du voyage : on a des ailes et rien ne peut nous arrêter. La dernière côte digne de mention (déjà?) est juste avant Springvale (Maine). Pour le reste du voyage, nous avons roulé sur la plaine côtière, qui présentait peu de défis. Vers la fin de la journée, nous étions rendus à Wells et peu après, nous mettions pied à terre à notre site réservé la veille (17 $/jour**). **Tous les prix sont en dollars US. |
Crawford Notch Une lagune à Rye, New Hampshire Un château du NH
Le long de la côte de l’Atlantique
Jour 9
| Lundi, 15 août - De Wells à
York Village (81,4 km, 4 h)
Malgré une température variable à Wells, nous avons eu droit à une journée parfaite sur la plage samedi. Le lendemain, à cause du temps frais et couvert, nous avons décidé de reprendre la route. Lundi matin, nous avancions dans le crachin. Même sous la pluie, Ogunquit était toujours aussi achalandée. Comme dans un rêve, nous avons traversé de magnifiques paysages marins aux couleurs diffuses, nimbés par le brouillard, par exemple juste avant le Cap Neddick. Vers la fin de l’après-midi, nous étions à York Beach, puis à York Village, trempés et dégoulinants. Le camping était exclus ce jour-là; nous nous sommes plutôt trouvé une pension tranquille, avec cuisinette commune, pour 65 $US. Ce fut une bonne affaire, parce que la pluie a continué pendant toute la nuit. |
Soleil et plage à North HamptonJour 10
| Lundi, 15 août - De York Village
(ME) à North Hampton (NH) (50 km, 5 h)
Le lendemain, nous avons filé à travers la pointe sud du Maine, en direction de Portsmouth (NH). Nous avons visité le joli phare à la sortie de York et, à la sortie du Maine, le Fort McClary, construit il y a deux siècles pour empêcher les Britanniques de débarquer dans la baie. Le temps commençait à se nettoyer. À notre avis, les services d’information touristique (s’il y en a) sont déficients dans cette partie du New Hampshire. Nous avons finalement trouvé un kiosque d’information à Portsmouth, mais, parce qu’il était exploité par la Chambre de commerce de ces lieux, il n’offrait que des services coûteux. De toute évidence, la dame à lunettes à cordon qui nous a servis ne connaissait pas grand-chose au cyclisme ou au camping. La route côtière de Portsmouth à Hampton Beach vaut certainement le détour. Pourvue d’un large accotement utilisé aussi par les joggers, elle traverse quatre parcs en ligne (camping interdit). À Rye, nous avons commencé à chercher un endroit pour la nuit, mais il n’y avait ni gîtes du passant, ni chambres de motel à moins de 125 $. Nous avons téléphoné aux campings voisins et, finalement, nous avons réservé un site au Camping Shel-Al, un endroit propre et tranquille à North Hampton (14 $/jour). C’est là que nous avons décroché le gros lot : du temps beau et chaud pour le reste du voyage. Pendant les 6 jours qui ont suivi, nous avons visité les plages et les villages de la région. Notre plage favorite était celle du parc de Rye, propre et calme. |
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De la côte au centre de BostonJour 16
| Lundi, 22 août - De North Hampton
(NH) à Gloucester (MA) (71 km, 4 h)
Parce que nous devions être de retour à Montréal jeudi, nous avons plié bagage et lundi matin, par une autre belle journée, nous filions vers le sud. La nuit d’avant, nous avons bavardé avec notre voisin, un cycliste de la région de Boston, qui nous a donné d'excellents conseils, en nous recommandant, par exemple, le camping de Cape Ann et l’achat d’une carte de cycliste pour entrer à Boston. Nous avons traversé le pont qui relie Hampton Beach à Seabrook (NH). Bientôt, nous étions à Salisbury (Massachussets), où nous avons pris la route 1 jusqu’à Newburyport, une petite ville portuaire dont le centre s’est refait une beauté. De là, nous sommes passés sur la route 1A, plus tranquille. Nous avons fait une halte à Ipswitch afin de réserver un site à Cape Ann. Encore une fois, parce que nous ne parvenions pas à utiliser le téléphone public, le préposé du kiosque d’information nous a laissé utiliser son portable. Il n’est donc pas surprenant que le réseau téléphonique ordinaire soit désuet : plus personne ne l’utilise! Vers la fin de l’après-midi, nous sommes arrivés au deuxième camping de Gloucester, situé dans une forêt de vieux pins, sur les rives d’une baie profonde. J’étais bien content d’arriver, parce que mon pneu arrière était drôlement mou. Je l’ai donc réparé au soleil, sur le rivage. Ce fut notre dernier jour de camping : il est tout simplement impossible de camper plus près de Boston. |
Jour 17
| Mardi, 23 août - De Gloucester
à Boston ( 38 km, 3,2 h)
La dernière étape fut très technique : nous avons suivi un itinéraire précis qui devait nous mener jusqu’au centre de Boston, en passant par Salem, Lynn, Everett et Cambridge, après avoir traversé la rivière Mystic par le pont Malden. Grâce à cette carte magique, ce fut une simple promenade; nous avons évité presque tous les secteurs industriels et les quartiers dégradés, comme les quais juste l’autre côté du pont. Nous avions l’intention de passer une journée à Boston pour visiter la ville, mais nous n’avons pu trouver de logement à un prix décent à Cambridge (un Bed and Breakfast demandait 180 $ pour une nuit, et d’autres ne prenaient pas de réservations pour une seule nuit). Comme nous n’avions pas vraiment envie de faire du tourisme, à la recherche d'une chambre sur nos vélos lourdement chargés, et que, cet été-là, le centre ville de Boston était sans dessus dessous à cause de la construction d’une autoroute souterraine, nous avons décidé de partir le soir même et de dormir dans l’autobus. Peu après, nous avons acheté deux boîtes de vélo au magasin de sport le plus près et nous avons démonté illico nos véhicules sur le trottoir. Ensuite, vers 18 h, après un repas bien arrosé au bar du coin, un taxi à grand coffre nous a reconduit jusqu’au terminus Greyhound, une course de 8 km (25 $). L’autobus (57 $) a quitté Boston vers 20 h, sous la pluie. Le voyage de retour, avec une correspondance à Albany (NY) à minuit, devait prendre 8 ou 9 heures, mais il en a pris 12 (surtout à cause d'un arrêt lancinant à la frontière canadienne, vers 5 heures du matin. Ce fut sans doute la partie la plus pénible d’un voyage qui, somme toute, s’était très bien passé. Le chauffeur, qui faisait son premier voyage à Montréal, ne lâchait pas d'une semelle son copain qui conduisait l'autobus devant lui, ce qui explique en partie le retard. Il l'a quand même perdu en traversant le pont Jacques-Cartier et il s'énervait parce que, en ce qui le concernait, c'était tout comme « conduire à Paris, France »! Mais, comme nous étions assis juste derrière lui, je l'ai guidé jusqu'au terminus Voyageur, au centre-ville. |
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Conclusion
| En bref, cet itinéraire présente des défis certains, et un entraînement est requis pour ceux qui voyagent en charge. Côté météo, nous avons été plutôt chanceux, puisque nous avons pu camper 15 jours sur 16. |