|
Ricardo ? Eject�. Yasha ? Vir�. Digui' ? Ind�sirable. Marie ? Dehors. Mourad ? A la rue. Sonia ? Inconnue au bataillon. Nos braves parents se donnaient bien la peine de nous faire les gros yeux, de nous exhorter et � la fin de nous coller une gifle en guise d'ultime recours, ultime recours dont eux et nous savions parfaitement que le mode d'expression constituait tout au plus une frustration face � la vie qui passe - et pas toujours comme chacun le souhaitait -. Et eux comme nous savions aussi parfaitement qu'une baffe n'est en rien une solution. Alors entre deux algarades, entre deux invectives, entre deux claquements de porte, le temps passait. Simplement, b�tement et sans jamais apporter de solution. Et il est vrai qu'� la fin de l'�t� les plus courageuses ou les plus opini�tres de nos m�res courraient le d�partement, et aussi parfois la r�gion, l'angoisse coll�e bien au fond du bide. Parce qu'au bout d'un moment plus aucun lyc�e voulait de nous et que toutes les r�ponses se ressemblaient. Toujours � situer entre le mensonge administratif du manque de place et la r�alit� plus prosa�que de nos dossiers qui n'oubliaient jamais de nous d�peindre comme les pires terreurs. Trop fain�ants et aussi trop cons pour les accompagner, elles avaient d'elles-m�mes pris l'habitude de laisser nos tronches de cancres � nos activit�s habituelles. Arrivaient ensuite les derni�res cavalcades du mois de septembre, la Mairie tr�pignait au rectorat, le D�partement secouait les puces du Minist�re et dans le lot, on passait au travers des mailles du filet et int�grions une classe nouvellement form�e. Celle-l� ou une autre ! (>>>) |
|
|
 |
|