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(>>>) Apr�s une semaine d'observation attentive de tout ce qui pointaint, bondissait, d�passait des tee-shirts, apr�s un inventaire d�taill� des cambrures, des glabes, des courbes du bas du dos, des jambes et de tout ce qui peut attirer un regard, nous tenions r�union dans le fond de ma chambre � �tudier quelle approche serait la plus subtile, la moins lourdingue. Et que croyez-vous qu'il se passa ? Notre relev� de proies faciles fut si dense que nous leur avons attribu�es des num�ros dans l'ordre exact o� elles devaient succomber. La math�matique appliqu�e � l'industrie de la s�duction, il y avait bien que nous pour trouver une telle application aux chiffres. Pour ne pas mentir, j'ai le vague souvenir qu'il me fallut attendre le chiffre quarante-trois pour d�crocher un vague rencard � la porte d'entr�e d'un mus�e. Ricardo, lui ne m'avoua jamais le nombre jusque auquel il dut patienter. Nous nous �tions ridiculis�s, et ne traversions la cour qu'� la nuit tomb�e pour rejoindre la salle du cin�-club, o� nous nous �tions port�s volontaires pour projeter une r�trospective de films sovi�tiques. De toute fa�on, le seul int�r�t de cette �ph�m�re exp�rience est que, Ricardo et moi venions de trouver notre vocation. Laquelle ? Nous serions bouffons, et parfois fiers de l'�tre. Quant au bac ? Pas de probl�me. Sciences Po ? Ils ont bien du se foutre de notre gueule en voyant le code postal en bas de l'adresse. |
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