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Par: (Douis
Miloud, le 07/01/06)
Il
était radieux comme l'aube
Quand
elle commence à dessiner
Les
contours d' l'antique mosquée
Où
plane l'esprit de Jacob.
Handicapé
dès son enfance
Ce vieil homme à la barbe blanche,
Coiffé d'un foulard blanc net,
Prêchait d'une voix très fluette.
Assis sur son
fauteuil roulant,
Emblème pour les
résistants,
Il insufflait la
dignité
Dans le corps de
l'humanité.
Les Saintes Écritures sont claires:
Les combattants de la lumière,
S'ils
tombent sur le champ d'honneur,
Iront
tout droit vers leur Seigneur.
Elle
ne meurt point la juste cause
Tant
que d'un pur sang on l'arrose.
C'est
c' que l'histoire nous révèle
Fils
infortunés d'Israël !
Sèche
tes larmes ô Palestine,
Le
très vertueux Cheikh Yassine
A
quitté son fauteuil roulant
Pour
voler vers le Tout-Puissant.
(Douis M., le 24/03/04)
Et ce temps en
cascade
Déverse sans répit
Sur un corps sans
parade
Ses années qui
s'enfuient.
Les flocons blancs
de l'âge
Sur ma tête,
dressés,
Interpellent mes
pages
Par le vent
emportées
Attendrai-je
longtemps
Ce vieux train
effréné
Qui passe tout son
temps,
A passer sous mon
nez ?
Je sais bien le
chemin
Frayant mes
lendemains,
Gravant le sens au
Temps,
Au Salut
conduisant.
Si alors il
venait,
L'ange subordonné,
Cueillir à froid
mon âme,
N'en faites pas un
drame.
C'est Sa
miséricorde
Qu'il vous faut
implorer.
A cette seule
corde
Elle pourra se
hisser.
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