possibilit�s d'appels et lorsqu'il a d�clar� que personne n'a �t� ex�cut� en Pennsylvanie depuis 1962.  Or, en 1986, dans un autre cas �galement pr�sid� par le juge Sabo, impliquant le m�me pros�cuteur (Joseph McGill) qui avait une fois encore d�crit les possibilit�s d'appel pour les condamn�s � mort, la Cour Supr�me de Pennsylvanie avait renvers� la sentence de l'accus� en s'appuyant sur le fait que de tels propos minimisaient le sens de responsabilit�s des jurys par rapport � un verdict mortel.  De plus, en 1990, lors d'un autre proc�s, la Cour Supr�me de Pennsylvanie ordonna "l'exclusion de toute remarque au sujet des proc�dures d'appel dans tous les futurs proc�s."

L'appel d�non�ait �galement que le refus de la cour d'accorder le droit � l'accus� de se d�fendre lui-m�me violait ses droits constitutionnels.  La Cour Supr�me de Pennsylvanie statua que la cour du proc�s avait not� que lors de la s�lection des jur�s, plusieurs jur�s potentiels avaient visiblement �t� �branl�s par l'interrogation de l'appelant et que celui-ci refusa d'adh�rer aux proc�dures d'usage durant la s�lection (selon Amnistie Internationale, cette conclusion n'est pas support�e par la transcription du proc�s).  La cour argua aussi que lorsqu'un accus� est pauvre, il ne peut choisir son avocat ou, dans le cas o� il se pr�senterait lui-m�me, son assistant juridique.

Finalement, la Cour Supr�me de Pennsylvanie nia que le fait que la cour du proc�s n'ait pas requi�r� le t�moignage de l'officier Gary Wakshul rel�ve d'une violation du droit de l'accus� d'appeler des t�moins disculpatoires (des t�moins qui pourraient aider � prouver son innocence).

En 1992, gr�ce aux fonds amass�s par une vaste campagne de soutien, Mumia engagea une nouvelle �quipe d'avocats, dirig�e par Leonard Weinglass.

Le 2 juin 1995, une date d'ex�cution (ao�t 1995) fut annonc�e par le gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Ridge.  Cet �v�nement visait � emp�cher une proc�dure d'appel demandant un nouveau proc�s, qui fut tout de m�me entam�e trois jours plus tard.  Heureusement, l'ex�cution fut report�e car les appels n'�taient pas tous �puis�s.

Le 15 septembre 1995, le juge Sabo refusa d'accorder un nouveau proc�s � Mumia.  En f�vrier 1996, les avocats de Mumia port�rent en appel le refus du juge Sabo devant la Cour Supr�me de Pennsylvanie.  En octobre 1998, la Cour Supr�me refusa le dernier appel de Mumia � la cour d'�tat.  Le 4 novembre 1998, une demande d'audition suppl�mentaire fut d�pos�e � la Cour Supr�me.  Cette demande fut rejet�e.

Avant que la Cour ne se prononce sur l'appel en 1998, les avocats de Mumia demand�rent que M. Ronald Castille ne participe pas aux d�lib�rations.  M.Castille est un ancien repr�sentant du District de Philadelphie qui s'opposait aux appels pr�c�dents.  De plus, il fut ouvertement endoss� par le Fraternal Order of Police lors de son �lection � la Cour Supr�me de Pennsylvanie.  Lorsqu'il refusa de se r�cuser, il d�clara que si l'endossement par le Fraternal Order of Police pour des proc�dures �lectorales constituait un crit�re de r�cusation, une grande partie de la Cour devrait alors �galement se r�cuser.  En Pennsylvanie, les juges qui servent la Cour Supr�me sont �lus (syst�me critiqu� par le comit� de l'ONU sur les droits humains).  Le support ou l'opposition du FOP peut affecter significativement les r�sultats des �lections judiciaires ainsi que la d�cision des officiers �lus.

Le Fraternal Order of Police est la plus grande organisation de professionnels de l'application de la loi- plus de 283 000 membres.  Elle a fait campagne pour l'ex�cution de Mumia.  En ao�t 1999, la rencontre g�n�rale bisanuelle de l'organisation a donn� lieu � une r�solution appelant au boycott �conomique de tous les individus et entreprises ayant exprim� un support pour la lib�ration de Mumia Abu-Jamal.  Comme le porte-parole de l'organisation l'a dit: "Il n'est pas bon de permettre aux individus et aux compagnies de profiter du meurtre d'un officier qui a fait l'ultime sacrifice en essayant de prot�ger et de servir les citoyens de sa communaut�.  Et nous ne serons en paix que lorsque Abu-Jamal br�lera en enfer." 



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