que l'examinateur m�dical n'�tait pas un expert en balistique et que sa conclusion d�terminant que la balle �tait de calibre .44 �tait une simple hypoth�se.

Comme mentionn� plus haut, on a refus� d'accorder suffisamment d'argent � la d�fense pour engager des experts.  Le jury n'a donc pas pu b�n�ficier du t�moignage d'experts pouvant r�futer l'affirmation de la partie plaignante voulant que Mumia ait tir� sur Faulkner et que le policier ait �t� tu� avec l'arme de Mumia.


-Le Verdict-
Dans les cas o� la peine de mort pourrait s'appliquer, apr�s que le verdict de culpabilit� ait �t� rendu, la cour tient g�n�ralement une audience sp�ciale pour d�cider d'appliquer ou non la peine capitale.  Dans cette partie du proc�s, la partie plaignante cita une remarque faite par Mumia alors qu'il avait 16 ans, soit une citation de Mao Tse Tung :"le pouvoir politique se trouve au bout du fusil".  Le procureur se servit �galement d'une d�claration de Mumia :"Mais, une chose qui ne peut �tre tol�r�e est l'abus d'autorit� et la violation quotidienne de la loi.  Ce n'est tout simplement pas permis" pour clairement insinuer qu'elle indiquait la volont� qu'avait Mumia de s'en prendre un jour � un policier.  Pourtant, dans un autre cas (Dawson vs. Delaware, 1992), la Cour Supr�me des �tats-Unis d�termina que la divulgation de l'appartenance
de Dawson � la Fraternit� Aryenne lors de cette partie du proc�s violait le premier amendement de la Constitution am�ricaine (libert� d'expression) parce que cette information ne faisait que r�v�ler les convictions abstraites de l'accus�.


-Le Juge Sabo-
Le pr�sident du tribunal �tait le juge Albert Sabo.  Avant de rejoindre la magistrature en 1974, il fut sh�rif adjoint � Philadelphie pour une p�riode de 16 ans.  Il a alors �t� membre du Fraternal Order of Police (FOP) (traduction: Ordre Fraternel de la Police).  Dans une p�riode de 14 ans, il a pr�sid� des proc�s au cours desquels 31 accus�s ont �t� condamn�s � la peine de mort, soit plus que tout autre juge en activit� aux �tats-Unis.  Des 31 condamn�s, 29 provenaient de minorit�s ethniques.  En 1992, une r�vision des rapports de la Cour par le Philadelphia Inquirer montra que la plupart des juges pr�sidant des cas d'homicides � Philadelphie ont entendu plus de cas de meurtres que le juge Sabo tout en ayant prononc� moins de sentences capitales.  Une �tude du barreau de Philadelphie datant de 1983 montra que plus du tiers des repr�sentants l�gaux r�pondants consid�raient que le juge Sabo n'avait pas les qualifications requises pour �tre sur le banc.  Lors des proc�dures du 17 juin, le juge Sabo d�clara: "I don't want to be held up by lousy technicalities...waht do I care?"  (traduction: "Je ne veux pas �tre ralenti par des d�tails techniques...qu'est-ce que j'en ai � faire?")  Et aussi: "En autant que �a me concerne, �a peut attendre jusqu'� l'heure du lunch.  Tout ce que vous voudrez, mais faites quelque chose.  Il y a un jury qui attend l�-bas."  En 1995, les avocats de la d�fense demand�rent que le juge Sabo se retire de la pr�sidence de l'audience qui visait � d�terminer si le proc�s de Mumia avait �t� juste. Il refusa.  Le 28 ao�t 2001, Terri Maurer Carter, une st�nographe de la cour d'�tat de Pennsylvanie, a d�clar� qu'elle avait entendu, au moment du proc�s de Mumia, une conversation o� le juge Sabo a dit: "Yeah, and I'm going to help them fry the nigger."  (traduction: "Ouais, et je vais les aider � frire le n�gre.")


-Les appels-
La condamnation fut port�e en appel pour la premi�re fois en 1989, devant la Cour Supr�me de Pennsylvanie.  L'appel, citant un nombre d'erreurs et d'irr�gularit�s dans les proc�dures du proc�s, fut rejet� en totalit�.  La cour ne trouva aucune erreur dans les r�f�rences du pros�cuteur aux affiliations politiques pass�es et aux d�clarations de Mumia en statuant que punir un individu pour ses id�es ou son association avec certains gens est substantiellement diff�rent que de pr�senter des preuves o� l'on peut consid�rer que l'accus� est en relation avec l'accusation.

La Cour Supr�me de Pennsylvanie rejeta �galement la d�claration de Mumia qui disait que le pros�cuteur n'avait pas agi correctement lorsqu'il a essay� de minimiser la sentence de peine de mort aux yeux du jury en se r�f�rant aux
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