William Singletary
Lors d'une audience en 1995, William Singletary, t�moin oculaire qui vit tout l'incident et qui a d�clar� que Mumia n'est pas le tireur et que celui qui a tir� sur Faulkner s'est enfui en courant, affirma que la police a d�chir� deux d�positions qu'il avait faites � propos de ce qu'il avait vu, et que les policiers ne voulaient pas le rel�cher � moins qu'il ne signe une d�position �crite par eux.  De plus, il d�clara que Cynthia White ne se trouvait pas sur les lieux du crime puisqu'elle avait tourn� � l'angle de la 13e rue.  Il a �galement d�clar� que deux policiers se rendirent � la station-service o� il travaillait et le menac�rent.  Effray�, il d�cida de quitter la ville.  La cour Supr�me de Pennsylvanie et le juge Sabo d�clar�rent que ce t�moin n'�tait pas cr�dible.

Debbie Kordansky, t�moin oculaire, affirme avoir vu un homme s'enfuir mais elle ne t�moigna pas lors du proc�s car la d�fense eut de la difficult� � obtenir ses coordonn�es.

Dessie Hightower, elle aussi t�moin, a quant � elle une version des faits qui ne correspond pas � celle de la police.

Un autre t�moin, Arnold Howard Sharon Smith d�clara que les policiers arriv�rent sur les lieux du crime en criant: "Kill the black motherfucker".

Les nouveaux avocats de Mumia ont �galement all�gu� que d'autres t�moins n'avaient pas �t� interrog�s par la d�fense en raison du manque de ressources
et aussi parce que les coordonn�es de ces t�moins �taient tenues cach�es d'eux par la partie plaignante.  D'apr�s des enqu�tes ult�rieures men�es par l'�quipe de l'ancienne d�fense, plusieurs t�moins qui ont �t� retrouv�s ont d�clar� avoir vu un homme inconnu fuir la sc�ne du meurtre.

-L'arme de Mumia-
La police n'a pas effectu� de tests apr�s le meurtre afin de d�terminer si l'arme de Mumia avait �t� activ�e dans le pass� imm�diat.  La police a �galement n�glig� de faire des tests chimiques sur les mains de Mumia dans le but de savoir s'il avait utilis� une arme � feu r�cemment.  De plus, contrairement � la proc�dure habituelle qui pr�voit que les armes soient remises � l'unit� d'intervention mobile, les armes de Mumia et de Faulkner n'ont �t� apport�es au laboratoire que quatre heures apr�s le meurtre.  Autre fait inhabituel pour une affaire de meurtre: les lieux du crime n'ont pas �t� d�limit�s ni s�curis�s par la police.

La partie plaignante maintint que l'officier Faulkner s'�tait retourn� et avait tir� sur Abu-Jamal alors qu'il tombait au sol apr�s avoir �t� touch�.  Dans ce cas, la balle qui toucha Mumia aurait d� suivre une trajectoire soit en ligne droite, soit ascendante.  Pourtant, les rapports m�dicaux indiquent que la trajectoire de la balle � travers le corps de Mumia �tait descendante.  Lors du proc�s, le m�decin qui a retir� la balle ayant touch� Mumia (et qui a admis son manque d'expertise m�dico-l�gale) a �t� interrog� afin de d�terminer, en supposant que la trajectoire de la balle �tait ascendante, comment elle aurait pu se trouver l� o� elle a �t� retrouv�e.  Le m�decin avan�a que cela pouvait s'expliquer par un ricochet.
En 1992, un expert en m�decine l�gale employ� par l'�quipe de la d�fense de Mumia conclut, apr�s avoir examin� les rapports m�dicaux, qu'il n'y avait aucune raison de croire qu'un ricochet puisse expliquer la trajectoire dscendante de la balle � travers le corps.  D'apr�s l'expert, il semblerait plut�t que la balle ait travers� le corps du haut vers le bas, � cause des positions de M. Jamal et du tireur.  Toujours selon l'expert, les positions possibles incluent un tireur se tenant debout qui aurait tir� sur un M. Jamal �tendu par terre ou un tireur se tenant debout ayant tir� horizontalement sur un M. Jamal courb� en deux.

Il y a aussi des irr�gularit�s concernant la balle retir�e du corps de Faulkner.  L'examinateur m�dical �crit en premier lieu dans ses notes que la balle �tait de calibre .44 (l'arme de Mumia �tait de calibre .38 et ne peut donc pas avoir tir� une telle balle).  Cette information ne fut jamais divulgu�e aux jur�s.  Lors du proc�s, l'examinateur m�dical t�moigna que la balle concordait avec celles tir�es par le revolver d'Abu-Jamal, mais que les tests ne pouvaient pas prouver si elle venait ou non de son arme.  La cour accepta l'examinateur m�dical comme un expert en balistique (science qui �tudie les mouvements des projectiles).  Toutefois, lors de l'audience en appel de 1995, Sabo d�clara
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