Une saveur surgit
Danse d'une geisha sauvage
Mi fleur
Mi nuit
Rien
Un souffle
Où mes pas me mènent
Est un lieu pauvre
Pur silence
Ce creux connu
Méconnu
De l'explosions du rire
Je vais
Sur ma tête, un chapeau de brise marine convoque les horizons
À grands cris de ciels gris
Voyez!
Voyez où vont nos pas !
Venez déposer à nos pieds les prétentions
Mais sans un mot
Sans un bruit
Chut
Les cimes s'estompent
Les océans se retirent
Nulle herbe
Nulle ombre maintenant
Une géométrie d'absence accueille
chaque mouvement
J'oscille dans l'amplitude du désir nu
Je suis sa sœur
Sa peur
Nue aussi
Où mes pas me mènent
Nous sommes trois
Une nacelle aux accents de marée
Ballote nos liens, nos rencontres
Désirs d'herbes tendres où laisser frémir le
corps
Peurs d'ombres grondantes débusquées dans l'émoi
Et ces pas
Tout petits
Tout grands
Vers où je ne suis pas