| «L'alpiniste* est un homme qui conduit son corps là où, un jour, ses yeux ont regardé. Et qui revient.» Gaston Rébuffat (1921-1985) *En Argentine, on dit "andiniste"
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Halte aux liberticidaires! Haltes aux dommages collatéraux de 9.11 à la vie privée! Ne laissons pas les grandes oreilles lire par- dessus notre épaule. Suivons l'exemple de Reporters sans frontières, cryptons nos courriels. ma clef publique:
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Ascension ratée en effet puisque le mauvais temps nous a bloqués un jour au camp 1, et 2 jours au camp 2, nous empêchant d'atteindre le sommet. Mais peut-on dire ratée? Elle nous a tout de même menés à près de 6000 m d'altitude. Pour un novice comme moi, qui n'avait jamais grimpé que le mont Royal et le mont des Éboulements et dont la seule expérience des montagnes était de les descendre à ski, c'est consolant, surtout vu mon âge avancé, sinon avarié. Le tout avec l'aide diligente de l'agence Aymara de Mendoza, spécialisée dans ce genre d'expédition.Belle pub de Kanuk! Au camp 2, à près de 6000m, bloqué 2 jours par le mauvais temps. D'après la photo, on dirait pas! Mais elle a été prise à 9h du matin, et la neige, et les nuages, envahiront ce bucolique paysage dans une demi heure. Le sommet deviendra inaccessible, à moins de se risquer à perdre doigts et orteils (et +) comme il est arrivé ce jour là à d'hyper-intrépides Américains, qui au mépris du danger autant que du bon sens ont décidé qu'ils étaient plus forts que les éléments.
En prime, paysages sublimes, Vue depuis le sommet du Cero Colorado (4600m), escaladé pour une petite mise en jambe et pour l'acclimatation à l'altitude, clef du succès en haute montagne (le V de la victoire est un peu hatif, tout ne fait que commencer).
Pour les ignorants, rappelons que l'Aconcagua, qui culmine à environ 6962m (chiffre officiel, mais certains le rehaussent ou le rabaissent de quelques mètres), est situé en Argentine dans la cordillère des Andes, à la latitude d'une ligne qui joindrait Santiago du Chili et Buenos Aires. Ce sommet dépasse de 768 m la colline appelée Delani (McKinley), toit de l'Amérique du Nord en Alaska.
Mais pourquoi avoir voulu gravir cette montagne? Pourquoi celle-là plutôt qu'une autre? Le tout débute avec le Forum social de Porto Allegre de 2003. À l'issue de cette fascinante réunion,avant de rentrer au bercail, il fallait bien visiter la région, le sud de l'Amérique du Sud.
La une du quotidien O Sul, de Porto Allegre, le lendemain du grand défilé des 80 000 altermondialistes dans les rues de cette ville. Mais, au 3e rang, derrière Mario Soares, l'ancien président du Portugal, Lula, le futur président du Brésil, Miguel Rossetto, le futur ministre de la réforme agraire, etc., quel est donc ce jeune militant? Pour le savoir, cliquer ici.
Et pourquoi pas, après avoir visité les vignobles brésiliens aller voir ceux de Mendoza (jugez vous-même de la différence en comparant les photos), en plus, bien sûr de découvrir l'extraordinaire Buenos Aires? Et à côté de Mendoza, à trois heures par la route, n'y a-t-il pas une fabuleuse montagne dans cette région de la cordillère? Les Incas en firent même un lieu de sépulture. En 1982, des andinistes argentins découvrirent à 5500, sur la vertigineuse paroi d'un contrefort de l'Aconcagua une momie d'un jeune garçon déposée là il y a 500 ans. Ils choisirent ce lieu, sans nul doute, parce que ce pilier, vu sous un certain angle, offre la forme d'une pyramide parfaite: inutile d'ajouter que cette formation porte le nom de Cerro Piramidal. Une pyramide de 5700m, toute faite, quelle aubaine. Ah! Si Chéops avait su ça! C' est bien là aussi que Guillaumet, naufragé à 3500m dans l'écrasement de son Potez 25, après quatre jours et quatre nuit de marche en plein hiver, recueilli par une paysanne, confiait à Saint-Exupéry venu le secourir: «Ce que j'ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait». Terreur des pionniers de l'Aéropostale de la ligne Buenos Aires-Mendoza-Santiago, à la fois écueil et phare, cette montagne, trop souvent enveloppée dans les brumes et les tempêtes de neige, puisqu'elle était là, pourquoi ne pas aller la voir de près? C'est ce que je fis : trois jours de trek (un trek, c'est quand même plus chic qu'une randonnée) jusqu'au camp de base de Plaza Francia (4200m). Voir les photos. Et c'est ainsi, que, de fil en aiguille, j'ai décidé cette année d'aller un peu plus haut. Le récit de cette expédition sera assez bref, tant la toile recèle d'excellents carnets de route parfaitement rendus. Mais bon, puisque la mode est aux sites persos et autres blogues, sacrifions à la mode.
Montée au col Ameghino, vers le camp2; photo SimonGregory |
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Site réalisé en plus grande partie avec des logiciels libres, en particulier : Linux, le système d'exploitation pour poste de travail qui commence à faire trembler le repris de justice Bill Gates et son triste imitateur Steve Jobs*. Il s'installe sur n'importe quelPC sans rien changer au système ni aux fichiers déjà en place: au démarrage il suffit de choisir entre Ouinedoze et Linux, selon son humeur ou ses besoins spécifiques. * Qui,reconnaissons-le, fabrique des machines et des logiciels pas mal plus réussis que ce qu'on voit en PC.
Le GIMP, le Photoshop libre qui dans sa dernière mouture fait bien des choses. Firefox, le navigateur qui met Internet Explorer au tapis. Libre Office, la suite bureautique complète qui remplace Microsoft Office: quiconque achète encore des licences MO floue ses actionnaires exploite ses contribuables, jette son fric à la poubelle et se rend complice de la position monopolistique de Microsoft.
Tous ces logiciels sont libres et peuvent se télécharger gratos en toute légalité. Beau gisement d'économies pour les dévôts de réingéniérie. Hélas, finis les ristournes, jolis cadeaux, sessions de formation (2 jours de formation, 3 de vacances) en Californie aux frais, soit disant, de Microsoft, mais en bout de ligne des contribuables.
Vitupérer Bill Gates, c'est bien! |
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Site mis à jour le 22 juin 2006