Un citoyen de Tabarka sauvagement tortur�, d�c�de apr�s une d�tention au secret
Le Conseil National pour les Libert�s en Tunisie a �t� saisi de la mort de M. Moncef Louhichi � l�h�pital, une semaine apr�s avoir �t� remis � sa famille, dans un �tat comateux, par les agents de la police politique de Tabarka. Il est aujourd�hui av�r� que M. Louhichi, 43 ans, transporteur priv�, a �t� d�tenu dans un centre secret de la police politique de la ville de Tabarka (� l�extr�me nord de la fronti�re alg�rienne) de la matin�e du jeudi 9 juin 2005 jusqu�� la soir�e du vendredi 10 juin lorsque son fr�re Houssine a �t� appel� par les agents � le ramener � son domicile. Emmen� imm�diatement aux urgences de Tabarka puis � l�h�pital de Jendouba, M. Louhichi devait d�c�der le vendredi 17 juin � l�institut de neurologie de Tunis, sans �tre sorti du coma.
Sans pr�juger des causes r�elles ayant conduit, au d�c�s de M. Louhichi, nous affirmons que de s�rieux indices indiquent qu�il a �t� soumis � la torture au centre secret de la police politique de Tabarka. Le CNLT exprime une nouvelle fois sa profonde indignation envers les encouragements que les autorit�s manifestent envers ces pratiques criminelles et d�noncent les puissantes protections dont leurs auteurs b�n�ficient au sein de l�Etat tunisien.
La victime n�a pu b�n�ficier d�aucune des garanties assur�es par la l�gislation comme le droit d�informer les proches de sa d�tention ou le droit � l�assistance d�un m�decin� cependant que la puissance publique s�est d�ploy�e pour exercer des pressions sur sa famille et l�amener � dessaisir son avocat Me Hedi Manai, accepter des compensations financi�res occultes ou renoncer � demander l��tablissement de toute la v�rit� sur les conditions du d�c�s.
Il �tait reproch� � M. Louhichi d�avoir transport�, dans le cadre de son travail, M. Halim Aroua un Tunisien originaire de la ville de Bizerte aujourd�hui en fuite � l��tranger et soup�onn� d�appartenance � un r�seau terroriste.
Pour le Conseil,
La porte-parole
Sihem Bensedrine
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