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| - Herv�! Herv�!appelais-je � travers le couloir. Lui, qui s'�tait lanc� d'un pas si vif se retourna et me fit un grand sourire. - H�! Comment vas-tu? Quelles nouvelles? - Justement...je voulais savoir, tu as vu Elise ces derniers temps? - Elise?demanda-t-il tr�s �tonn� - Oui...El...tu l'as vue?demandais-je en coupant les mots, �ssoufl�. Il tourna la t�te de gauche � droite en signe de r�ponse n�gative. - Mais qu'est-ce qui ne va pas entre vous deux? Pench� au dessus du sol, les mains sur les genoux, essayant de reprendre mon souffle, la phrase d'Herv� raisonna dans ma t�te. Je fermais les yeux et me dis que j'�tais stupide. Pourquoi me questionner sur Elise? Pourquoi m'inqui�ter pour elle? Elle ne demandait absolument rien. |
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| Lily-Rose | ||||||||||
| Elle raccrocha s�chement le t�l�phone et se mit � hurler au travers de tout l'appartement, puis s'empara du cadre qui tr�nait sur sa table de chevet et le jeta � travers la pi�ce. Le cadre se fracasse contre le mur et son verre se brisa. Lily-Rose cria alors avec la voix du d�sespoir: - J'en ai marre! Lorsqu'Antoine voulut rentrer dans la chambre, il se rendit compte que la porte �tait ferm�e � cl�. - Lily! Ouvre la porte! Elle se dirigea vers son bureau, s'y assit, et envoya valser tout ce qui se trouvait dessus d'un coup de bras, puis, elle s'empara de feuilles et les saisit toutes pour les d�chirer, mais se rendant compte que l'�paisseur l'en rendait incapable, elle fit tout voler au dessus de sa t�te, lorsque l'une d'elles retomba devant elle. Elle la prit entre ses doigts avec pr�caution ,horrifi�e, et s'�ffondra dessus en larmes. Il �tait �crit en grandes lettres "RESULTATS". - Je veux mourrir...g�mit-elle doucement. Antoine toqua de plus belle � la porte, mais savait que lorsqu'elle piquait ses crises on ne pouvait plus l'arr�ter. Il se dirigea alors vers un trousseau de cl� pour ouvrir la porte de la chambre de Lily-Rose. Cette derni�re courut vers la salle de bain et s'y enferma avec un petit verrou qui suffirait � le maintenir � l'exterieur. Elle prit des lames de rasoir et tra�a de profondes lignes �carlates au travers de ses bras. Le sang goutta le long du carrelage, jusqu'� ce qu'elle pose ses avants bras au dessus du lavabo sous un jet d'eau puissant, ce qui l'ennuya profond�ment, elle s'alluma donc une clope et s'assit en tailleur au milieu de la salle de bain. Lorsqu'Antoine r�ussit � d�foncer la porte, il vit devant lui Lily-Rose inconsciente, couch�e en plein milieu du sol, une flaque de sang autour d'elle et une cigarette qui commen�ait � br�ler ses cheveux. Il courut attraper des bandelettes de gaze et les enroula fermement autour de ses poignets pour que le sang arr�te de couler, puis il appella une ambulance. - On va devoir couper tes longs cheveux...fit remarquer Antoine. - Je m'en fiche...r�pondit Lily-Rose sans le regarder - Tu devrais arr�ter de te m�ler de ce qui ne te regarde pas...�a te fait trop mal. - Mais je suis amoureuse! Tu ne comprends pas!!!cria-t-elle Une infirmi�re passa la t�te par l'entr�e de la chambre et pr�vint qu'au moindre cri, elle ferait une piq�re de calmant. Apr�s son d�part, Lily maugr�a: - Esp�ce de connasse chiante en tailleur blanc...elle se croit maline arm�e de sa putain de morphine Puis elle arracha les tuyaux reli�s � son bras, s'habilla, attrapa une paire de ciseaux sur le coin d'une table et son sac pour s'enfermer vingt minutes dans la salle de bain, et r�appara�tre les cheveux courts et aussi �bouriff�s qu'Antoine, ainsi que les yeux noirs de kh�l et un peu de rouge sur les l�vres. Antoine la regarda avec tendresse. - Tu ressembles presque � Anna comme �a...tu sais...en fait...tu lui ressembles tout � fait. Les yeux de Lily s'embu�rent. - Arr�te de parler d'elle, tu vas me faire pleurer, et mon maquillage va couler!rit-elle Anna �tait la grande soeur de Lily-Rose, et �tait fianc�e � Antoine. Lily-Rose pouvait encore se souvenir du premier jour o� il avait abord� Anna, qui avait les cheveux courts, � l'inverse de Lily, qui les avait longs. Il s'�tait approch� d'Anna, alors qu'elle commandait des verres pour tout une table avec Lily, dans un vieux bistrot. Il lui a alors lanc� qu'il arr�terait de fumer si elle l'�pousait. Elle s'�tait mise � rire, tout d'abord parce cette proposition dans un tel endroit avait l'air des plus sordides et des plus douteux. Mais c'est sans doute l'air d��u d'Antoine, sa chute lorsqu'il se prit les pieds dans une chaise et sa l�vre ouverte qui attendrirent Anna... c'�tait une grande pianiste, qui avait beaucoup d'amis...c'�taient d'ailleurs plus ses amis que les amis de Lily-Rose qui paraissait un peu inaccessible et b�te par moments. Anna avait toujours eue une longueur d'avance, mais entra�nait toujours sa soeur dans ses aventures. Elles �taient parties toutes les deux en stop pour aller vers la Su�de. Arriv�es l� bas, elles y rest�rent deux mois, et revinrent avec une foule d'amis. Anna �tait beaucoup moins sombre que Lily-Rose, elle encourageait cette derni�re � se lancer dans ce que le ciel lui avait fait don: le dessin. Les cr�ations que faisaient Lily-Rose, Anna ne faisait plus que les porter, et � merveille. Le jour de son anniversaire, Lily-Rose avait pr�par� une f�te tr�s r�ussie. Elle se souvenait avoir appel� par surprise Anna pour lui demander de venir � son appartement, et qu'en l'attendant sur le pas de la porte, elle l'avait vue se faire �craser par une voiture. Antoine l'aida durant les 6 mois qui suivirent � s'en remettre. Il l'avait d'abord aid�e � ne plus coucher avec n'importe qui dans des soir�es o� elle �tait compl�tement saoule, habitude qu'elle avait depuis l'�ge de 16 ans, o� son complexe envers sa soeur �tait grandissant, et ensuite, � se trouver des �tudes qui pourraient l'aider � avoir un but, en m�me temps que de la pousser � vendre ses cr�ations. Le bonheur revint doucement embaumer son coeur, lorsqu'elle tomba amoureuse de quelqu'un qui allait � la m�me universit� qu'elle, que Lily avait remarqu� dans un tram quelques jours avant la rentr�e et dont elle taisait le pr�nom � Antoine. Malgr� la lettre de rappel que re�ut Lily-Rose, et qui la figeait � chaque fois qu'elle la lisait, elle avait d�cid� de ne plus lire toutes ces lettres qui lui rappelaient une seule et m�me chose, tellement douloureuse. |
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