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| Elan de g�n�rosit�? : Jean | ||||||||||
| C'est b�te de ma part de croire qu'elle pourrait encore m'aimer apr�s tout ce que je lui ai fait subir. J'attendais que Camille m'ouvre, �coutant les derniers pas d'Elise, rythm� au battement de mon coeur. Elise...Elise...si il n'y avait pas eue Camille entre nous, peut-�tre... J'avais remarqu� dans le bus, sa larme, son air nostalgique et cet imb�cile de mec...Antoine, qui s'�tait jet� dessus comme l'abb� Pierre. Il croyait sans doute �tre son sauveur. Mais ce n'�tait pas le genre d'Elise de s'attarder sur ce genre de play-boy. Camille m'ouvrit la porte avec un sourire. Ce sourire se transforma en air enj�leur et elle passa son bras autour de ma taille et collai sa t�te contre ma poitrine. Parfois, j'avais l'impression d'�tre plus un nounours qu'elle affectionne particuli�rement ou un papa pour elle, qu'un petit ami. Apr�s tout, les petits-amis, �a baise...et l�...rien, ou presque. le soir, lorsque nous nous retrouvions dans le lit, ce n'�tait que caresses et caresses. Quelques fois, je devais prendre le pas et mettre sa main sur mon sex pour qu'elle comence � me masturber. Mais souvent c'�tait � moi de faire tout le boulot. Au bout de trois mois, j'en avais marre moi, de n'astiquer que madame. Lorsqu'elle termin�t son �treinte, je lui annon�ais que je devais partir plus t�t. Elle fit une moue boudeuse, puis m'entra�na dans son appartement. Un grand capharna�m y r�gnait, comme si l'on avait cess� de ranger cet appartement depuis des ann�es, n'esp�rant plus de visiteurs inopin�s. Il est vrai que sa m�re �tait rarement l�, son p�re, il ne fallait pas en parler, et son fr�re s'amusait � foutre le bordel partout, m�me quand nous �tions seuls dans sa chambre. Elle m'y emmena et me coucha sur le lit. - J'ai envie que tu me donnes du plaisir. me dit-elle Je n'aimais pas trop quand ces mots l� sortaient de sa bouche. J'avais d�s lors compris qu'il s'agissait plus d'une phrase mont�e pour me plaire qu'une r�elle envie. Ou peut-�tre si. -Pas maintenant, j'ai pas envie, c'est les exams Camille on va pas se mettre � faire �a, j'ai pas envie. lui r�pondis-je Elle reprit sa moue boudeuse et me lan�a soudain: - Tu as vu Elise dans le couloir, n'est-ce pas? - Comment �a?bredouillais-je Elle leva les yeux au ciel et me dis: - Evidemment, il n'y a qu'elle qui aurait pu t'ouvrir la porte en bas...ne me prends pas pour une conne. - Mais je te prends pas pour une conne, c'est pas Elise!m'�nervais-je - Bien-s�r.dit-elle en me tournant le dos, avec une fois de plus sa moue boudeuse. Au d�but ses petites moues me plaisaient, mais maintenant, j'en avais marre, mais pour satisfaire madame, je lui dis qu'une fois de plus, c'�tait les examens et que je ne voulais pas penser � cela. Elle ne r�pondit qu'en hochant de la t�te et je me remis � penser � Elise. Je pensais � ses yeux noisette, � ses doux regards lorsque nous nous appr�tions � nous mettre ensemble, � ce fameux th� dansant, o� elle avait amen�e Camille. Pourquoi avait-elle amen�e Camille au fait? Je n'ai jamais vraiment su pourquoi. Mais elle a du se sentir trahie ce jour o� j'avais pris Camille dans mes bras et que je l'avais embrass�e. - Et comment va Elise?demanda soudain Camille en se tournant vers moi. Je vis que deux perles roulaient sur ses joues, le duvet clair de sa peau de p�che s'�tant rabattu � cause de l'humidit� de ses larmes. - Enfin, Camille, tu ne vas pas te mettre � pleurer. Je pensais de nouveau � Elise. - Mais je t'aime tellement!me dit-elle en se jettant sur moi, et en m'embrassant du bout des l�vres. un go�t sal� s'insinua doucement dans ma bouche, et j'embrassais Camille avec tendresse tout en lui caressant les cheveux. - Moi aussi je t'aime...moi aussi. |
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| Antoine : Elise | ||||||||||
| - Mais c'est la douce jeune fille de l'autre jour!entendis-je derri�re moi Je vis le m�me gar�on, avec ses cheveux blonds �bouriff�s, et ses yeux bleus sombres qui me fixaient, v�tu d'un jeans et d'une veste en cuir. - Ha...Antoine, c'est �a? - Et toi? Je ne connais pas ton pr�nom... - Moi c'est Elise. - Elise... Il sembla r�fl�chir sur ce pr�nom, comme s'il cherchait une inspiration quelconque. J'hochais de la t�te en soupirant. Encore un baratnieur... - Tu fumes?me demanda-t-il en regardant par dessus mon verre de coca. Je soulevais mon paquet de Marlboro light et lui sourit. - Tu en veux une? Je lui tendis le paquet, qu'il prit et dont il retira une cigarette. Il s'�tait install� seul, sur la table � c�t� de la mienne, dans ce petit bar qui jonchait le campus. J'attendais Herv�, qui mettait du temps � venir, du coup, automatiquement, je pris mon cellulaire en regardant s'il n'y avait pas de message � mon intention. Il se mit soudain � sonner, et Herv� au bout du fil m'annon�a qu'il aurait un peu de retard. En raccrochant, Antoine me demanda: - Alors, tu attends quelqu'un... - �a se voit, non?dis-je doucement Soudain, Lily-Rose s'installa � sa table et embrassa Antoine. Lily-Rose �tait du genre anorexique, avec un visage portant de grands yeux verts et de longs cheveux blonds. c'�tait exactement le genre de fille dont on disait qu'elle �tait belle, et dont tout le monde voulait se faire aimer. Un peu vex�e par le charme qu'il m'avait fait, je regardais ailleurs dans un petit soupir. - Elise! s'�cria-t-elle avec un petit son aigu - H� oui...c'est bien moi... - Tu attends Herv�?l�cha-t-elle Mes derni�res chances de forniquer avec son mec s'envol�rent lorsqu'elle �mit l'�vidence: j'ai un mec. Oui j'ai un mec. J'hochais de la t�te en me disant que les bonnes femmes �taient connes des fois... - H� bien, je te pr�sente Antoine, mon mec. Comme si Antoine n'�tait que son mec, et qu'il n'�tait pas possible qu'il soit autre chose, elle me l'avait pr�sent� avec une l�g�ret� toute f�minine. |
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| suite | ||||||||||