Je suis une femme de 25 ans
qui vient de subir sa deuxième laparoscopie à cause de l'endométriose. J'ai vécu avec des très fortes douleurs
depuis que j'ai 13 ans et demi. Mon endométriose n'a
été découverte qu'il y a 18 mois seulement lorsque j'ai eu ma première
laparoscopie.
Chaque mois la douleur était si forte que je ne
pouvais pas tenir debout durant deux ou trois jours .
J'ai enfin eu le courage de consulter un spécialiste et j'ai subi une
laparoscopie. J'ai perdu la moitié de mon ovaire
gauche lors de l'intervention. Bien que ça ait été une mauvaise nouvelle
pour moi, je savais enfin ce qui ma causait toutes
ces douleurs, et que cela avait un nom !
Je suis restée à l'hôpital deux jours. La douleur
n'a jamais complètement disparue, mais chaque mois
elle était moins forte et j'arrivais mieux à la gérer. Pourtant elle a
recommencé à augmenter jusqu'au niveau que j'avais
connu auparavant, et elle venait plus souvent dans le mois. Plus seulement au moment des règles. J'ai eu ma deuxième laparoscopie il y
a quatre jours, et la maladie est revenue plus fort
qu'avant. J'ai perdu cette fois-çi une partie de mon ovaire droit,
l'endomètre avait même atteint
mon appendice.
Cette
fois-ci, je suis restée trois jours à
l'hôpital et j'ai eu deux semaines de repos à la maison. J'ai également eu la vidéo de mon opération. Peu de personnes
peuvent dire qu'elles ont vu ce qu'il y avait dans
leur corps !
Mon gynécologue m'a dit que la maladie était
si importante que je devais des a présent stopper mes
menstruations pour le restant de mes jours. Mes chances d'avoir un enfant
sont proches du néant. Mais il y a toujours
l'insémination artificielle.
Je commence à m'habituer lentement à l'idée de
ne pas avoir d'enfant. Cela m'a détruit car j'aurai
adoré avoir une famille, mais je sais que cela aurait pu être beaucoup pire
pour moi. Il y a quelques semaines un ami de mon
frère a su qu'il avait une leucémie. Il a une femme et deux jeunes enfants. Quand je pense à lui, je me rends compte de ma
chance. Je ne vais pas mourir. Je suis vivante, et
c'est quelque chose qu'il faut absolument fêter.
Dernière mise à jour :
mercredi, 31. juillet 2002