Dimanche 17 Septembre

Il n'est pas loin de minuit et mon amant vient de regagner ses pénates. Oh, que cette journée dominicale m'a été douce !...Je viens de rester de longues minutes accoudée à la balustrade d'une de mes fenêtres et si j'avais le regard perdu dans la rue déserte, mon esprit s'était transporté sur un nuage bleu tramé de rose. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse, aussi amoureuse, aussi excitée dans tous les étages de mon être. Bref, je ne me suis jamais sentie aussi bien. Mon amant y est sans nul doute pour beaucoup, les situations que nous vivons, lui et moi, y sont assurément pour un (grand) quelque chose, et il ne fait aucun doute que le fait de venir me raconter, tous les jours, sur cet écran, doit probablement venir en rajouter, et cela dans des proportions que je serais bien en peine d'évaluer. Je crois qu'Alexandre a su assez justement percevoir cette tension qui m'habite et que sa finesse, sa sensibilité et sa perspicacité lui ont permis de mesurer combien j'étais émotionnellement, sensuellement et sexuellement chavirée. Il a été aujourd'hui plus attentionné encore qu'à l'ordinaire, il a redoublé de tendresse et ne m'a pas compté ses caresses, qu'elles aient été empreintes d'une grande douceur ou d'une chaleur brûlante, voire torride. Je vais avouer ici qu'en dépit de tout cela, il a été en retrait par rapport aux désirs qui m'ont traversé l'esprit ou le corps, non parce qu'il s'est révélé incapable de les honorer mais par ma seule faute. Ne vous ai-je pas déjà laissé entendre que je vous confiais des secrets que mon amant, lui-même, ignorait. Si je veux, dans cette page, lever l'ambiguïté et affirmer cela de manière tout à fait univoque, ce n'est pas pour venir préciser que je tiens à lui faire des cachotteries ou que je me plais à le laisser à la porte d'une intimité que je ne veux garder que pour moi. Je crois bien..., non je suis sure!...que je ne lui avoue que la moitié de mes envies, des pulsions et dés désirs qui m'agitent ainsi que des excès auxquels je me livre lorsque je suis seule... et auxquels j'aimerais parfois me livrer en sa compagnie. Pourquoi fais-je cela?... Par honte?..., peut-être, quelquefois (l'on est jamais bien sûr des limites de l'autre!). Par inhibition?..., non, vraiment je ne crois pas. La vraie et seule raison doit se trouver très probablement ici : inconsciemment, je veux lui laisser le leadership, lui donner le sentiment que je le précède, l'amener à penser que c'est lui qui me tire. Si cela est juste, je mesure dans le même temps combien cette raison est stupide. Alexandre m'a-t-il une seule fois donné à penser qu'il me jugerait mal si je lui faisais aveux de ce qu'il ignore, et qu'il prendrait ombrage de me voir formuler des désirs qu'il n'a peut-être encore pas conçu ?  Bien sûr que non!... Alors, pourquoi ne le fais-je pas? Parce que je suis stupide, un point c'est tout. Hier soir, lorsque nous sommes rentrés de Nogent-sur-Marne, j'avais le sentiment qu'une lave en fusion parcourait toutes les parties de mon corps. Naturellement, dès que nous nous sommes étendus sur le lit, nous nous sommes étreints et nous avons fait divinement l'amour en nous remémorant les moments que nous venions de passer auprès de cette Nathalie. Puis, sentant sans doute combien je le désirais, Alexandre est résolument resté entre mes cuisses, sa bouche collée à ma chatte, et je ne crois pas galéjer en affirmant qu'il a dû y rester une bonne demi heure, déclenchant dans mon ventre un chapelet d'orgasmes à la volupté allant croissante. Là, j'avais furieusement envie qu'un pénis, épais comme celui dont était doté l'homme au peignoir bleu, vienne lentement mais puissamment s'introduire dans mes reins, et j'aurais alors aimé que mon amant m'offre l'ersatz que pouvaient constituer ses doigts. Il ne l'a pas fait et je n'ai pas su lui faire savoir mon désir. Et durant cette journée de dimanche, si je me suis souvent exposée à son regard en lui livrant à chaque fois l'affriolante vision que je savais être en train de lui offrir (et de m'offrir, préciserai-je!), il n'a pas toujours répondu à l'appel tacite que je faisais, du même coup, à ses doigts, son sexe ou sa langue, et je n'ai pas su le lui exprimer de façon plus explicite. Si ! J'ai su en revanche lui dire assez clairement que j'avais envie de Séverine , cette jeune femme chez laquelle nous nous sommes rendus au mois de juin et qui nous a reçu les yeux bandés. Comme je l'exprime dans d'autres pages, s'il m'arrive quelquefois de fantasmer sur le corps de cette fille, je dois confesser que l'état d'excitation dont je suis la proie depuis quelques jours a exacerbé ce désir. Evoquant, aujourd'hui encore, notre soirée d'hier avec Nathalie, il m'a été facile de faire le pont avec cette Séverine, et de souffler à l'oreille de mon amant, sur le mode plaisant et rieur : "Et elle, Séverine, quand la revoit-on ??". Mon amant m'a alors aussitôt rétorqué qu'il fallait effectivement que l'on y songe. Et là, j'ai été toute étonnée de m'entendre lui dire :"Je ne saurais dire pourquoi mais... elle m'excite!". Pour toute réponse, mon ami m'a souri puis m'a donné un baiser débordant de tendresse, ce qui devrait me confirmer dans le sentiment que toutes les raisons précédemment évoquées ou énoncées sont proprement ineptes. 

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Lundi 18 et Mardi 19 Septembre

Alexandre est en déplacement professionnel dans le Sud-Ouest durant ces deux jours, et je sais que je ne le verrai pas ce soir encore, mardi, m'ayant fait savoir qu'il avait promis à Elsa de passer cette soirée avec elle, ce que je peux au demeurant parfaitement comprendre et accepter même si j'en conçois une petite (ou grande!) frustration. Tous ces derniers jours ayant été riches d'événements mais aussi de sensualité et de lascivité, j'ai la tête pleine d'images, de sons, d'odeurs, de saveurs et de sensations, et le corps tendu, secoué et traversé par les mêmes turbulences que celles qui m'ont habitée durant toute la semaine passée. J'ai profité de cette soirée sans mon amant pour convier mon amie Agnès à sortir, lui suggérant un dîner rapide et une séance de cinéma, à la projection de 22h. Cela m'a permis, après le bureau, de gagner mon domicile du 7ème, pour y recevoir le coup de fil d'Alexandre, mais aussi pour y trouver le temps de me caresser, comme j'en avais envie et autant de fois que nécessaire. Ce désir a commencé à naître vers le milieu de l'après-midi et m'a tenaillé durant les heures qui ont suivi, faisant sourdre entre mes cuisses une source si chaude et si exubérante, que je frémissais de tout mon être à la seule idée de poser un seul de mes doigts sur mon corps électrisé. Et lorsque j'ai pu enfin refermer la porte de mon appartement, je suis restée durant de longues secondes immobile, au milieu de mon salon, un peu comme celui qui, après avoir marché durant des heures et des heures sous un soleil de plomb sans pouvoir humecter sa gorge d'une seule goutte eau, arrive devant une source jaillissante, fraîche et pure, et qui ne va pourtant pas se précipiter sur ce que son corps à, dans l'instant, le plus besoin, et cela pour la seule jubilation d'écouter le bruissement du ruisseau, et de se représenter mentalement le plaisir qui va être le sien lorsque sa muqueuse asséchée et presque douloureuse va recevoir la première gorgée salvatrice.

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Mercredi 20 Septembre

Ce soir, Alexandre voulait m'emmener voir je ne sais quelle représentation mais j'ai tordu le nez, sachant lui dire que je préférais dix fois sa compagnie à celle d'une poignée d'acteurs aussi talentueux soient-ils. Non seulement il n'a pas insisté, mais j'ai été profondément heureuse de l'entendre me dire que je lui avais manqué et qu'il se réjouissait de passer toute cette soirée et cette nuit avec moi. Nous sommes allés dîner dans un restaurant japonais proche de Bastille, et je lui ai fait cette concession, moi qui déteste le poisson cru autant qu'il s'en régale. Dans ce lieu qui n'est pourtant pas fait pour moi, de par l'exiguïté des places qui nous sont allouées et de part ces cubes de chair qu'il me faut aller chercher à même le plat du bout de deux baguettes de bois dont je ne sais pas me servir, je me suis sentie merveilleusement bien. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi proche d'Alexandre que ce soir, là, dans cette antre asiatique. Une sorte de charme semblait demeurer en suspension au dessus de notre table, rendant chaque instant plein d'émotions contenues, laissant nos sourires ou nos doigts noués communiquer, mais demeurant l'un et l'autre le plus souvent silencieux, comme si nous jugions toute parole inutile, tant semblait vive la fusion de nos esprits. Et quand nous nous sommes retrouvés sur notre lit, quelques rues plus loin, je ne savais plus si je devais écouter le tintamarre que faisais mon coeur, ou bien si je devais suivre les fortes pulsions qui ne cessaient de traverser mon corps en grand émoi. Prenant alors le parti de m'abandonner au seul bon vouloir de mon amant, je me suis laissée bercer et toucher par la tendresse de ses baisers, de ses caresses et de ses gestes, et je me suis roulée dans le miel des mots d'amour que nos lèvres jointes se plaisaient à exprimer. Puis, nos corps ont cherché à se dire la même chose et, très vite, la soif que nous avions l'un de l'autre l'a emporté, faisant flamber les vapeurs de désirs qui s'étaient accumulées dans mon ventre durant toute cette journée. Elles ont mis du temps à brûler et si j'ai hurlé de plaisir en le sentant trouer mes reins, son sabre présentant ce soir une surprenante vigueur, si je me suis délectée de son sperme, ne voulant pas le voir jaillir ailleurs que dans ma gorge, j'ai profité sans vergogne de l'endurance de sa langue pour faire sortir de moi les salves de plaisir qui gonflaient mon ventre, trouvant cette fois le cran de lui dire par deux fois :"Continue..., je t'en prie !". Ce courage m'a entraînée a une autre intrépidité, celle d'être la première à évoquer "le front" et à demander de ses nouvelles. Nous avons passé en revue toutes les actrices dont ce dernier est constitué et si nous sommes convenus qu'il serait bien dommage de ne pas tenter de "profiter" encore de Nathalie et qu'il allait falloir, ce vendredi, tenter de joindre Séverine au téléphone, je n'en ai pas su davantage quant à cette Lucie (dont je ne vois plus aucun courrier dans la Bal de mon ami), ni même sur cette Christelle dont j'ai lu la veille le premier message. 

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Jeudi 21 et Vendredi 22 Septembre

Ce jeudi matin, j'ai eu la surprise de recevoir un coup de fil de Virginie. C'était pour me dire qu'elle avait à se rendre, ce vendredi, non loin de mon bureau, et elle me proposait de déjeuner avec elle, si toutefois j'étais libre. Toute heureuse de me trouver en sa compagnie, je lui ai confirmé que j'étais disponible alors que mon agenda marquait un rendez-vous pour 12h qui risquait bien de s'éterniser. J'ai fait cela spontanément, sans savoir si j'allais pouvoir reporter ce dernier, et je crois bien que ma légèreté m'a fait commettre une bévue, mon interlocuteur m'ayant donné l'impression de ne pas du tout apprécier cette annulation de dernière minute. Je n'en ai eu cure, trop contente que j'étais de la perspective de ce déjeuner avec ma touchante amie. Et ce matin vendredi, est-ce moi qui, de manière tout à fait inconsciente, n'ai pas voulu faire taire le charivari que provoquent les vagues qui roulent et grondent dans mes entrailles, ou bien l'idée émoustillante de ce rendez-vous m'a-t-elle excitée davantage encore, tant est si bien que quand je suis arrivée dans cette brasserie où m'attendait Virginie, j'étais passablement troublée, et j'étais partagée en le désir fou de voir la chaleur bien humide gagner un peu plus sur l'intérieur mes cuisses, et la crainte de faire apparaître quelques marques sur ma jupe où ma chaise. Je ne sais si cela n'est dû qu'à l'état dans lequel je me trouvais, mais j'ai passé le plus clair de mon déjeuner à accumuler les émotions produites par la vision permanente de son doux regard, de ses jolies lèvres si touchantes, de ses longs doigts fins et élégants, des deux délicates bosses qui ornent sa poitrine et je crois bien que c'est ici, en imaginant l'ineffable douceur de ces deux formes bombées aussi fines, soyeuses et douillettes que le cou d'une colombe, que mon esprit a conçu cette extravagante association, imaginant brusquement Virginie dans même situation que celle dans laquelle s'était trouvée samedi Nathalie. J'ai voulu tout d'abord écarter cette pensée mais elle s'est faite tellement insistante, me voyant si tremblante à la seule idée de l'évoquer, qu'elle est restée accrochée à moi, et que j'attends de m'endormir seule pour faire se dérouler le film dont je crois connaître le srory board. Il n'est pas loin de 1h du matin et Alexandre dort dans la chambre voisine. J'ai encore dans ma bouche la saveur de la semence qu'il a catapulté au fond de ma gorge quand nous avons, tout à l'heure, joints Nathalie au téléphone, lui faisant dire combien elle avait goûté la caresse de "ses" doigts sur sa chatte. Oh, que cet échange, après ce qui s'est passé entre elle et nous, était excitant! Je n'ai pu m'empêcher de frotter mon clitoris avec tous mes doigts, me déchirant presque au même instant que mon amant, l'esprit incendié par les aveux de Nathalie. Et puis, préalablement à cette communication téléphonique, n'y en-a-t-il pas eu une autre, tout autant renversante?...Parce que sans doute je ne la possède pas, j'admire chez Alexandre cette capacité à réaliser ce qu'il a fait entrer dans ses projets. Moi, je suis plutôt encline à remettre leur exécution, me posant au préalable mille questions dont les réponses incertaines me mettent souvent dans l'incapacité d'agir. Lui, il ne s'embarrasse pas de ces vaines interrogations et met immédiatement en oeuvre ce qu'il a décidé. Ayant fait sienne l'idée que nous devions reprendre contact avec Séverine, il m'a lancé ce soir à brûle-pourpoint, alors que nous venions de nous étendre sur le lit : "Tiens, passe-moi le téléphone. Nous allons appeler Séverine." Et de fait, il s'agissait bien, cette fois, de "nous" car, dès l'abord, il ne lui a pas caché que je me trouvais à ses côtés, ce qui lui a fait mettre toutes ses phrases à la première personne du pluriel. "Cela NOUS ferait bigrement plaisir de te revoir...", "Si toutefois tu étais libre, NOUS pourrions venir te voir demain soir...". Manifestement, la jeune femme était étonnée de cette reprise de contact, et si elle n'a pas décliné la proposition d'Alexandre, elle n'y a pas non plus répondu favorablement, affirmant qu'il était bien possible qu'elle soit indisponible ce samedi. Et là, mon amant a conclu en me passant un relais que je me suis vu bien en peine d'attraper. Après lui avoir dit "Eh bien, j'espère sincèrement que ta soirée n'aura pas lieu. Si toutefois elle est confirmée, sache que tu vas bien décevoir quelqu'un... qui va d'ailleurs te le dire elle-même", il m'a brusquement tendu le combiné avec un large sourire sur les lèvres. Décontenancée et donc incapable de former d'autres idées que celle qui stagnaient dans mon esprit, je me suis entendue les lui livrer sans fards : que je serais très heureuse de la voir..., que j'avais envie d'elle..., que je trouvais son corps excitant (!!)... A ma grande surprise, Séverine m'a semblé être touchée par ces aveux sincères jusque dans la tonalité avec laquelle je les avais exprimés. Je l'ai d'abord senti aux inflexions de sa voix, me demandant "Mais... pourquoi?...Qu'est-ce qui te fait trouver mon corps excitant?". Après que je lui aie répondu que j'aimais sa peau, ses seins, ses jambes et que je fantasmais sur les lèvres si délicatement ourlées de sa chatte, j'ai eu le toupet de lui dire sans circonlocutions : "Je pourrais également te dire que j'aime tes lèvres et tes baisers, car même si tu ne me les as pas donnés, je suis sûre de leur douce saveur...". Oui, sans nul doute, Séverine a été émue par tous mes aveux. Je l'ai entendu me dire d'une petite voix : "Ecoute, je ne sais pas..., je ne peux pas te dire. Appelez-moi demain après-midi vers 5h, je..., je vous dirai."

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Samedi 23 Septembre

Ce matin, lorsque je me suis éveillée, j'étais tournée en chien de fusil du côté d'Alexandre, et deux constats ont immédiatement marqué mon esprit encore enveloppé par les bribes de sommeil qui mettaient du temps à s'effilocher : mes doigts étaient noués à ceux de mon amant, toujours profondément endormi, et je me sentais toute mouillée. Je suis alors restée de longues minutes dans ce demi sommeil, me plaisant à contracter mes cuisses jointes pour percevoir sur leur peau les palpitations de ma chatte, et pour sentir la douce chaleur de cette rosée qui semblait s'être expansée loin sur mes jambes ainsi que dans la raie de mes fesses, m'émoustillant de l'idée que ce soir même, j'allais peut-être avoir l'ineffable plaisir de tenir sous mes doigts la généreuse et voluptueuse poitrine de Séverine, et de glisser ma langue dans le miel de l'entaille de son sexe. D'ailleurs, hier soir, je me suis endormie sur cette même pensée, et cela m'explique peut-être pourquoi mon corps est si largement béant et prodigue. Je suis restée ainsi jusqu'à ce que mon amant soulève enfin ses paupières, ne lui montrant rien de tous mes émois, toutes ces dernières évocations ayant attisées un peu plus encore les braisons qui rougeoyaient dans mon corps. Son hyper sensibilité a-t-elle encore fait merveille ou bien mon esprit et le sien ont-ils réellement fusionnés? A peine ses yeux ont-ils été ouverts, qu'Alexandre s'est approché de moi, non pour baiser mes lèvres comme il le fait à chaque réveil, mais pour immiscer le tranchant de sa main entre mes deux cuisses, et remonter prestement cette dernière sur les coulées de lave qui tapissaient tout l'intérieur de mes jambes, finissant sa course contre le cratère du volcan que j'abritais entre celles-ci. Mon "Oh !!!..." interminable a été immédiatement suivi d'un autre, tout aussi long, profond et lascif que le premier, quand je l'ai vu descendre sur mon corps et senti m'écarteler, lécher toutes les coulées qui maculaient ma peau, aspirer dans toute sa bouche mes chairs éclatées et retournées. Sa langue n'a pas eu ensuite à s'éterniser entre elles, l'extrême tension de mon clitoris et l'intuition de sa saillie m'étant donnée par ses lèvres lorsqu'elles le pinçaient et le faisaient courir sur leur pulpe. L'orgasme qui est venu me cueillir a été tel qu'il m'a laissée heureuse et pantelante, mais aussi confiante quant à la voluptueuse suite de cette journée. Journée durant laquelle je n'ai songé qu'à sa fin, allant plusieurs fois solliciter la ferme conviction de mon amant, me plaisant à l'entendre me répéter tranquillement : "Ne t'inquiète pas... Elle va dire oui." Et lorsqu'à 17h pétantes nous l'avons appelée, et que le coeur et le corps battants, je l'ai effectivement entendue dire "oui", j'ai, sans réfléchir à ce que je faisais, arraché le combiné des mains d'Alexandre pour lancer avec exaltation à Séverine : "Oh, que je suis contente !!". Je pense que la spontanéité de ma sortie n'a laissé aucune place au doute quant à sa sincérité, et c'est sans doute la raison pour laquelle mon amant, toujours prompt à me faire plaisir, m'a alors soufflé : "Dis-lui de venir dîner avec nous!". Ainsi, vers 20h, nous avons gagné la Porte des Lilas pour y cueillir Séverine et nous avons laissé Alexandre nous conduire sur les bords de la Marne, dans un restaurant situé sur la rive même du fleuve, et comme le temps était doux, nous avons pu dîner sur la terrasse extérieure. Cela a été une merveilleuse idée. Nous y avons passé un très agréable moment qui nous a détendu tous les trois. J'ai senti notre invitée si bien disposée à mon égard que cela m'a grisée et m'a fait jeter par dessus bord mes dernières réserves, ne me sentant en aucune façon gênée de lui montrer l'intérêt que je lui portais. Aussi, quand nous avons terminé la soirée chez elle, aucune inhibition n'est venue retenir mes gestes. Et si, voisine sur le canapé où nous étions installées toutes deux, Alexandre ayant pris place dans un fauteuil, je me suis mise à lui caresser les cheveux et à poser ma main sur le genoux saillant de ses jambes repliées, je ne l'ai pas vue refuser ces élans, comme cela s'était produit les deux dernières fois, n'acceptant mes caresses que bien après, dans le feu des étreintes. Je ne savais pas si elle était réellement réceptive à mon attitude envers elle ou si elle m'accordait quelque complaisance, mais dans la griserie qui était alors la mienne, cela m'a  enhardie, et j'ai ôté mes chaussures pour replier mes jambes sur les coussins du canapé, ce qui a amené mon torse à venir se coller au sien. Là, j'ai enlacé ses épaules et mes lèvres ont pris la direction des siennes. Oh, cela n'a été l'affaire que d'une fraction de seconde. Je l'ai vue poser son regard sur Alexandre, tourner la tête au dernier instant pour éviter mon baiser, entendant aussitôt mon amant demander à la jeune femme le chemin des toilettes. Lorsque j'ai vu ce dernier se lever, il m'a semblé comprendre ce que lui avait apparemment déjà compris : dans cette intimité à laquelle je la conviais, Séverine avait été gênée par le regard présent de mon ami. En regardant disparaître ce dernier, j'ai loué son intelligence et sa subtilité, puis, adressant mon plus grand sourire à mon amoureuse, mon visage a alors repris la direction du sien. Lorsque mes lèvres se sont trouvées être à deux centimètres de son menton, elle n'a pas cette fois tourné la tête, mais elle l'a reculée de ma bouche pour me faire, manifestement bouleversée : "Mais... pourquoi ??". Lui rétorquant alors "parce que tu me plais et que j'ai furieusement envie de toi, de tes lèvres et de ton corps...", j'ai lentement approché mon visage et mes lèvres ont pu enfin se poser sur les siennes. Le satiné de ce contact m'a faite chavirer mais je n'ai pas voulu lui faire sentir tout de suite la fièvre qui habitait tout mon être, et j'ai préféré rester toute légère dans ce premier baiser pour ne pas l'effaroucher. Bien m'en a pris, sans doute, car sa bouche s'est progressivement entr'ouverte, puis sa langue, d'abord timide, s'est livrée à la mienne. Lorsque j'ai vu l'ombre d'Alexandre regagner son fauteuil, nous nous embrassions vraiment et, probablement sous son regard, nous avons recommencé plusieurs fois de suite. Plus tard, nous nous sommes retrouvés tous les trois, nus, dans sa chambre, et nous avons fait l'amour. C'est vrai, Séverine n'a pas donné sa bouche à ma chatte comme j'aurais vivement aimé qu'elle le fasse mais, cette lacune mise à part, nous nous sommes réellement aimées comme des amantes, répondant au feu de mes baisers par la douce chaleur des siens, acceptant de caresser mes seins et mon corps (ses doigts sont restés quelques secondes sur mon sexe), ne prenant pas déplaisir à garder le sien collé au mien. Si quelques légères réserves ont encore subsistées, je n'en ai mis, pour ce qui me concerne, aucune dans mes élans, mes pulsions et les désirs que son corps offert m'inspirait. Avec un bonheur et un plaisir que je ne lui ai pas dissimulé, je me suis souvent tournée vers elle, la caressant de pied en cap, frottant mon épiderme au sien, m'attardant sur sa lourde et émouvante poitrine, léchant et suçant les pointes dressées de ses seins, aspirant dans ma bouche les chairs bouleversées de sa chatte, plongeant ma langue dardée entre les lèvres joliment ourlée de son entaille, gobant et titillant la boule gonflée et dure de son clitoris, et me plaisant jusqu'à en frémir de la voir goûter mes caresses. Et lorsque j'ai senti son bassin se presser contre ma bouche et suivre imperceptiblement les mouvements de cette dernière, j'ai eu le souffle coupé par l'excitation qui m'a submergée à l'idée qu'elle s'apprêtait à m'offrir sa jouissance. A l'aveugle, toute occupée à son plaisir et au mien, le ciseau de mes jambes est alors parti à la recherche du thorax du cou d'Alexandre, et je n'ai pas eu à me livrer à une trop longue gymnastique. Très vite, j'ai senti ce dernier m'ouvrir mes genoux et se mettre à opérer sur ma chatte le même cunnilingus que celui que je donnais à celle de Séverine. La vague qui m'a atteinte et qui m'a faite basculer dans un océan de voluptés a dû, par ses effets, entraîner la lame qui a irrésistiblement traversé le ventre de Séverine pour venir se fracasser sur ma bouche en feu. Oh, que j'ai aimé sentir sur mes lèvres cette vulve se déchirer ainsi, la sentant palpiter sous ma langue, percevant sur celle-là une brûlure et une saveur qui retournaient complètement mes sens! Je crois que cette communion nous a encore rapprochées car, quand nous nous sommes retrouvés tous les trois étendus sur le lit, nous y étions enlacés, Séverine m'offrant un bras non dépourvu de tendresse et de douceur amoureuses. Quand nous avons repris notre véhicule, je me sentais tout à la fois ivre de plaisir, et oppressée par une chape de Désir qui me pesait sur le torse tout entier. Aussi, arrivés sur le Périphérique, n'ai-je pas bien réalisé que j'avais ma jupe retroussée sur le haut de mon ventre et que je masturbais mon sexe, purement et simplement  !  Lorsque je me suis rendue compte de ma posture, mon regard un peu affolé a croisé celui d'Alexandre. Il me souriait, et je n'ai lu sur son visage nulle réprobation et nul étonnement. J'ai alors laissé mes yeux accrochés aux siens (tout au moins quand il ne les avait pas sur la route), j'ai formé le même sourire que celui qui ornait ses lèvres, et j'ai poursuivi ma caresse, bien après que nous ayons passé la Porte de Bagnolet pour gagner l'appartement du 3ème.

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Dimanche 24 Septembre

Si, hier soir, je n'ai pas voulu m'endormir sans recevoir la bouche d'Alexandre, il n'a pas voulu ce matin me voir ouvrir un oeil sans descendre sur mon corps alangui par le sommeil, afin de mettre sa langue dans la luxuriance carnée de ma chatte toute détrempée des effluents qui n'ont cessé de sourdre durant sans doute toute la nuit. Une fois n'est pas coutume, il s'est réveillé avant moi, et après qu'il ait tiré un bien voluptueux orgasme à mon ventre, il a vu sur mon visage combien j'étais heureuse et je lui ai été grée de me dire : "Finalement, cette Séverine est bien sympathique et surtout bien excitante... Il faudra qu'on la revoie plus souvent." Après le petit-déjeuner, nous avons parlé de notre soirée de la veille et toutes ces évocations ont allumé un incendie que mon amant a eu bien du mal à éteindre. Puis, nous sommes restés à parler et, même, à disserter. J'aime bien ces longues conversations avec mon amant, car il a cette même propension à chercher à pénétrer les choses, non seulement pour tenter de les comprendre mais aussi avec la volonté de découvrir leur sens caché. Sur le coup des 13h, nous sommes sortis, et comme je n'ai pas souhaité aller m'enfermer dans une salle de cinéma, nous avons marché jusqu'aux quais de la Seine, sur les rives de laquelle nous sommes descendus pour nous balader tranquillement, main dans la main, comme des amoureux. Et là, tout à coup, il m'a dit :"Je ne sais pas quelle conduite tenir avec Nathalie. Convenons que si nous la revoyons pour reproduire notre dernière soirée, cela ne présente qu'un modeste intérêt. Il faudrait que nous fassions d'elle autre chose... Mais quoi ??" C'était la première fois qu'Alexandre me posait une telle question, comme s'il sollicitait mes capacités d'imagination, les siennes lui faisant ponctuellement défaut. Je me suis trouvée déconcertée par cet appel inattendu, et ne voulant pas le décevoir, j'ai lâché la première idée qui me traversait vaguement la tête. "Il faudrait, lui dis-je, qu'elle accepte de mettre un foulard devant ses yeux... Mais pas seulement. Pour que je puisse, moi, être libre de mes mouvements et de mes gestes sans qu'elle ne se doute de rien, il faudrait aussi... l'attacher." Mon amant m'a semblé alors préoccupé. Il a hoché la tête plusieurs fois en signe d'affirmation puis il m'a fait :"Oui, oui..., tu as raison. J'y ai pensé. Nous pouvons toujours essayer de décrocher ça, mais je n'y crois pas bien. Je pense que nous devons encore y réfléchir." Ce "nous" m'a touché et flatté, et si j'avais besoin de voir se confirmer le fait que notre complicité se faisait, chaque jour davantage, plus profonde, j'en avais ici la preuve tout à fait patente. Est-ce la conscience de cette proximité qui m'a encline à lui parler de Virginie?  Soucieuse de séparer les genres et de compartimenter ma vie en veillant à placer des parois étanches entre mes deux univers, je ne me suis jamais appesantie, auprès de mes amies, sur Alexandre, ainsi que sur la nature de la relation que je peux avoir avec lui. De la même manière, si mon amant n'ignore pas l'existence de ces dernières, je ne les lui ai pas faites connaître, et je passe toujours très vite lorsque je me dois d'évoquer leur prénom. Or, cet après-midi, j'ai bien senti que je désirais lui parler de Virginie. Non pas de la mère de famille qu'elle est, de sa situation professionnelle ou de notre goût commun pour la musique. Ce n'était pas à cette Virginie-là que je cherchais à l'intéresser, mais à celle qui sait si bien bouleverser mon âme et mes sens. Nous nous sommes alors assis sur un bloc de pierre parfaitement taillé en parallélépipède, et je ne lui ai rien caché des émois que mon amie provoque chaque fois que j'ai la chance de me trouver à ses côtés. Je me suis trouvée si légère après cet aveu, que je me suis sentie pressée par le désir de poursuivre jusqu'au bout ma confidence, allant jusqu'à lui avouer l'inavouable : le fantasme qui m'a traversé l'esprit ce vendredi et qui n'en ai pas ressorti, me faisant imaginer Virginie à la place de Nathalie... Alexandre m'a écouté jusqu'au bout sans m'interrompre et quand j'ai eu fini de parler, il m'a fixé d'une étrange manière, comme s'il était ému de s'être vu entraîné dans ce jardin secret. Il a ensuite noué ses bras autour de mon cou, m'a souri, m'a embrassé avec une infinie tendresse, puis il a murmuré sur mes lèvres :"Nous venons de trouver un grand intérêt à Nathalie. Si nous le désirons toi et moi ardemment, dans cette obscurité propice, elle deviendra pour nous Virginie. Et je voudrais bien voir quelqu'un nous dire que nous nous trompons et qu'il y a erreur sur la personne !"

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Lundi 25 et Mardi 26 Septembre

L'attitude d'Alexandre relativement à mon aveu et sa sortie concernant l'invraisemblable transfert qu'il m'a suggéré d'opérer, m'ont chamboulée dans tous les étages de mon être, car je me sais tout à fait capable de cela. Mais que ce soit lui qui émette cette ébouriffante idée, que je puisse le voir ainsi me rejoindre dans des contrées que je pensais bien être la seule à arpenter, cela me suffoque, me renverse et m'émerveille. A telle enseigne que ce soir, l'émotion provoquée par cette découverte l'emporte sur celle qui m'étreint à l'évocation de la soirée de samedi passée en compagnie de Séverine, ma peau, mes doigts, mes lèvres..., ayant gardé le souvenir de ses doux et brûlants instants. Et lorsque je me suis endormie seule sous mon drap, je n'ai su fixer mon esprit, et j'ai été assaillie par un flot d'images et de sensations n'ayant aucun rapport entre elles, mais toutes appartenant à la galerie des jeunes femmes que je connais ou que je convoite. Et comme toutes ces évocations devaient m'apparaître par trop riches d'attributs féminins, j'ai appelé à moi le beau visage de Julien (Cf "mes petits secrets") et puis sa verge, que j'ai toujours imaginée longue, effilée et cambrée comme un poignard oriental. A l'instar de ce qui se passe lorsque je l'emporte dans mes rêves, je me suis vue avaler son gland, le prendre profondément dans ma bouche, puis enrouler sa hampe et toute son amande autour de ma langue tournoyante. Je le sais peu résistant à cette caresse, et j'attends avec une impatience folle la semence qu'il va catapulter au fond de ma gorge, et dont je vais avoir du mal à maîtriser le flot puissant, épais et particulièrement abondant. Quand je l'ai enfin toute reçue et toute ingérée jusqu'à la dernière goutte, me délectant de sa saveur à la fois âcre et salée, je continue de le garder dans ma bouche jusqu'à ce qu'il reprenne vie. Et lorsqu'il a (vite!) retrouvé la rigidité d'une lame, je lui ouvre mes reins pour qu'il les pourfende. Oui, ce lundi, j'ai joui en l'imaginant ainsi en moi, mon cerveau faisant défiler alors devant mes yeux le chapelet d'images et de sensations d'essence féminines qui m'avait déjà visitée. Et ce mardi, avec Alexandre, nos rendez-vous professionnels nous amenant à nous retrouver dans le même quartier de Paris, nous avons décidé de nous retrouver vers 19h dans un pub situé non loin de la place des Victoires. Lorsque je suis arrivée dans cet établissement, il n'y avait pas grand monde et je suis allée m'asseoir à une table, pestant in petto contre l'inconfort des sièges, certes tapissés de cuir rouge, mais qui n'étaient en fin de compte que des tabourets aux pieds excessivement courts. Je n'ai eu à attendre mon amant qu'une dizaine de minutes et, au delà de l'impatience qui était la mienne à me trouver en sa compagnie, j'ai été heureuse de le voir arriver si vite, n'aimant pas me trouver seule dans un bar. Je n'ai pas tout de suite compris pourquoi il a tenu à ce que nous changions de place, d'autant que je me trouvais être installée sans aucun voisinage et qu'il me désignait, plus loin, une table à côté de laquelle un couple était déjà assis. Je l'ai néanmoins suivi et j'ai posé mes fesses sur le tabouret que sa main me présentait. Nous avons parlé de choses et d'autres pendant quelques minutes puis, j'ai pris subitement conscience que l'homme qui se trouvait en face de moi, à la table voisine, ne cessait pas de lorgner mes jambes, repliées comme le pouvaient, nos sièges se trouvant être si près du sol. Au sourire d'Alexandre, j'ai su qu'il avait déjà remarqué le manège de ce monsieur d'une cinquantaine d'années, flanquée d'une mégère aux lèvres fines et pincées et qui ne me paraissait ni commode ni accorte. Mais, mon ami continuant de me sourire tout en fixant à son tour mes genoux découverts, j'ai cru percevoir un petit signe de son menton. Que cherchait-il à me dire?... Soudain, l'idée qu'il souhaitait me voir me dévoiler un peu plus au regard insistant de mon voisin m'a traversé l'esprit, et je me suis sentie décontenancée. Puis, un autre petit coup de tête lancé par mon ami dont la présence me rassurait, le fait que nous nous trouvions installés loin du reste de la salle et la conscience que la présence de sa vis à vis rendait cet homme bien inoffensif, m'ont amenée à en accepter d'abord timidement l'idée. Puis, celle-ci dans ma tête, sachant que je n'avais rien à redouter, j'ai commencé à sentir monter en moi le désir de m'offrir au regard de cet inconnu. Et quand j'ai réalisé dans quel état se trouvaient mon bas-ventre nu et le haut de la partie intérieure de mes cuisses, l'idée de m'ouvrir à ce même regard m'a faite frémir de la tête au pied. Tentant de reprendre ma conversation avec Alexandre, je me suis mise alors à changer de position et à replier mes jambes sur l'autre côté du tabouret,  puis deux minutes plus tard, à revenir à ma posture première, cela afin de faire monter, à chaque fois un peu plus haut, le fond de ma robe. Quand mes cuisses se sont trouvées être très largement découvertes, j'ai tenté de placer mes deux pieds à plats devant moi, mes deux genoux serrés l'un contre l'autre. Du coin de l'oeil, nous regardions avec Alexandre en nous en amusant, les changements d'attitudes du monsieur, son regard se faisant de plus en plus pesant et accrocheur, et son attention n'étant plus du tout dirigée vers celle qui lui faisait face. La petite boule de peur qui nouait mon ventre a implosé sous le coup de l'excitation qui est entrée en moi lorsque j'ai commencé à décoller mes genoux, et celle-ci n'a cessé de grandir au fil des degrés enregistrés par l'angle de mes cuisses. Quand il m'a semblé me voir suffisamment ouverte, pour ne plus rien cacher au regard brillant et écarquillé de ce visage cramoisi qui n' était à même pas deux mètres de moi, j'ai bien cru que j'allais lui offrir, en prime, une jouissance, tant ont été intenses les décharges électriques qui se sont mises à zébrer mon ventre à cet instant. Quand nous avons quitté la table, l'homme semblait si abattu qu'il s'en était considérablement voûté et il arborait un visage en berne si dépité que cela en était comique. Parvenus sur le trottoir, nous avons éclaté de rire, et nous nous sommes enlacés et embrassés au mépris des gens qui nous croisaient. Je n'avais pas faim, et j'avais envie de rentrer et de me retrouver seule avec mon amant. Mais Alexandre était, lui, affamé et j'ai mangé une salade en l'écoutant me raconter un de ses soucis professionnels. Puis, il m'a dit : "Ah, au fait, j'ai appelé Nathalie hier soir. Elle nous attend vendredi."

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Mercredi 27 Septembre

Les journées se suivent et se ressemblent. Aussi, je ne m'appesantirai pas, aujourd'hui, sur la tension qui m'a habitée durant toute cette journée et qui, devenant extrême aux abords de la soirée, peut me  faire quelquefois dérailler comme cela s'est passé ce soir, quand je me suis rendue dans le même Monoprix pour y faire des courses que j'aurais très bien pu faire ailleurs. C'était évidemment dans le but de me présenter dans la file où officiait ma petite caissière favorite, et dans l'intention (que je ne me cache même pas) de me trouver en face d'elle aux trois-quarts nue sous ma robe, mon sexe en plein délire. Et quand je déraille de la sorte, n'est-ce pas par les folles associations auxquelles mon esprit alors se livre ?  Là, ce soir, face à cette petite et ravissante blondinette, ne suis-je pas allée imaginer qu'elle se trouvait à la place du monsieur d'hier, dans ce pub, et que je m'ouvrais pour elle !!... Cette pensée n'a fait que fouetter davantage mon désir, et j'ai gagné mon chez moi avec une seule idée dans la tête.  Là, après être restée quelques bonnes minutes écartelée sur la moquette à me caresser les seins et le sexe, mon esprit n'a-t-il pas songé aux bananes que j'ai achetées la semaine dernière et à la maturité propice qui devait être sans doute la leur ? Cette pensée m'a alors faite me redresser brusquement, filer dans la cuisine, arracher un fruit jaune, oblong et piqueté de noir, et gagner ensuite la salle de bain. Là, toute frissonnante à l'idée de ce que j'allais faire, je me suis étendue dans  la cuvette de la baignoire, j'ai écartelé mes jambes en posant les talons de mes pieds de part et d'autre du rebord puis, le coeur battant, je me suis mise à peler lentement ma banane. Après avoir coupé les deux extrémités un peu dure de cette belle hampe blanche, j'ai sectionné dans celle-ci un morceau haut de quelques petits centimètres, j'en ai écrasé la pulpe dans le creux de ma main jusqu'à obtenir une sorte de grossière pommade, puis j'ai badigeonné un de mes seins avec celle-ci. J'ai procédé de la même manière pour enduire le second, puis toutes les chairs de ma chatte, en n'oubliant pas le petit oeillet qui se trouve logé entre mes fesses. Si j'ai lu que certaines femmes avaient une autre utilisation de ce fruit, je n'ai pas relevé qu'elle pouvaient recourir à celle-là pour les mêmes vertus que celles que je lui accorde. Et pourtant!  Cette pulpe réduite ainsi en purée à deux pouvoirs quasi magiques : celui de lubrifier phénoménalement la peau et la chair, et celui d'exacerber fantastiquement les sensations ressenties par ces dernières. Je ne sais si cela est dû à la conjugaison de ces deux pouvoirs, mais je lui en attribuerai même un troisième, lorsque j'affirmerai qu'elle a celui de nous ouvrir davantage encore, ou de nous donner le sentiment univoque de l'être ! Ah, quel plaisir de pouvoir faire courir,  avec autant d'aisance ses deux mains sur son corps, chaque centimètre de peau parcourue nous faisant frissonner, chaque partie de chair à nu nous faisant frémir de volupté, chaque orifice facilement introduit chavirer, tant il nous semble, à cet instant, être béante et profonde. Si je sais combien cela est irrésistible, je vous laisse à penser le plaisir que j'ai pris, ce soir, dans cette cuvette, l'excitation qui me tenait multipliant par deux ou trois les sensations ressenties et les orgasmes qui s'en sont ensuivis. Et puis vers 22h, alors que j'étais plongée dans la lecture de mon roman (je vais parvenir à le terminer!), j'ai éprouvé une autre joie : celle d'entendre Alexandre à l'autre bout du fil. Il m'appelait, vite, d'un restaurant dans lequel il se trouvait avec des clients, je suppose, et même si notre conversation n'a duré que trois minutes, j'ai été heureuse qu'il ait pris le temps de m'appeler. Et après qu'il ait eu raccroché, je suis restée à rêver, le combiné sur ma poitrine, n'ayant cure du "bip...bip" me signifiant que la communication était rompue. Mes yeux se sont alors machinalement posés sur le rectangle de papier posé sur le chevet et sur lequel mon amant avait griffonné le numéro de téléphone de Séverine et si, par association de pensées, le visage de cette dernière s'est mis à danser dans mon esprit, j'ai tout à coup éprouvé le désir irrépressible de l'entendre me parler. Sans réfléchir, j'ai aussitôt formé le numéro de la jeune femme. Si la sonnerie s'était faite entendre cinq ou six fois de suite, peut-être aurais-je alors raccroché, paniquée que je me suis trouvée être dès la première impulsion par l'idée d'être fraîchement accueillie. Mais, Séverine ne m'en a pas laissé le temps et son "allô ?..." a été quasi immédiat. Son "oui, bonsoir !!" me paraissant plutôt chaleureux, je me suis lancée, ne lui lâchant après tout que la vérité,... que me trouvant seule chez moi, Alexandre étant retenu à l'extérieur, j'avais brusquement éprouvé la furieuse envie de l'entendre. J'ai immédiatement senti, aux intonations de sa voix, que mon appel la troublait, et qu'elle n'était pas du tout mécontente de le recevoir. Et après que je lui ai eu dit combien j'avais aimé nos étreintes de samedi, combien ces doux baisers m'avaient faite vibrer et combien son corps m'avait excitée, j'ai cru percevoir, à ses mots susurrés entrecoupés de longs silences, que mes aveux ne la laissaient pas indifférente. "Mais..., qu'est-ce que tu me trouves? ", s'est-elle alors inquiétée. Ma réponse a fusé si rapidement que sa sincérité ne pouvait être mise en doute. Je lui ai dit "Je trouve belle et attirante, douce et touchante, et si tes baisers savent me faire frémir, ton corps a le pouvoir indubitable d'exciter vivement et profondément le mien." Le long silence qui a suivi cette déclaration m'a faite mesurer combien je venais encore de la troubler. Et quand je lui ai demandé de me dire si elle me permettait de l'appeler aussi souvent que j'en éprouverai le désir, elle s'est exclamée sur un ton d'évidence : "Mais oui, bien sûr !!"

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Jeudi 28 Septembre

Ce soir, pas de restaurant. Je ne crois pas être un fin cordon bleu mais je sais faire griller deux entrecôtes et faire revenir dans du beurre quelques haricots-verts. Aussi, avons-nous, avec Alexandre, dîné chez moi, et ce cocooning m'a d'autant plus ravie que je n'avais nulle envie de ressortir. Il commence à ne pas faire chaud et, ce matin, je me suis résolue à enfiler des bas. Non parce que je n'aime pas gainer ainsi mes jambes mais bien parce que le port de ces accessoires sonnent pour moi le glas de l'été. D'ailleurs, il faudra que je retourne dans cette boutique de lingerie du Quartier-Latin où j'ai trouvé, l'an passé, des bas de marque allemande qui tiennent merveilleusement sur mes cuisses et qui ne filent pas au moindre frottement. En outre, je trouve ravissant l'empiècement de dentelle qui couvre l'élastique, et j'aime voir mon bas-ventre encadré par ces deux délicats motifs, même si leur présence sur mes cuisses me privent des sensations que savent me procurer la nudité de leur partie intérieure, lorsque leur frottement sait me faire sentir combien je suis trempée. Après notre dîner, Alexandre est allé s'installer dans le fauteuil du salon et je n'ai pas tardé à le rejoindre, me plaisant à m'asseoir à ses pieds, sur la moquette, pour pouvoir, avec ma joue, écarter suffisamment les pans de son peignoir, donnant à celle-là la peau nue de ses jambes.  Les cheveux interminablement caressés par la douce main de mon amant, nous sommes restés ainsi pendant de longues minutes, à alterner les instants de silence chargés de tendresse, et les moments plus animés de conversation. Puis, ma main se faisant plus précise sous le tissu éponge de son vêtement, sa verge n'a pas tardé à me montrer sa tête, et ma bouche n'a pas tardé non plus à désirer la gober. Je me suis alors agenouillée entre ses deux pieds et j'ai commencé à faire coulisser toute la hampe de son pénis entre mes lèvres, cherchant à en augmenter la longueur en exerçant une pression sur ces testicules avec mes deux mains en coquilles sur ces dernières. Cette douce et forte présence dans ma bouche m'a bientôt faite suffoquer... mais de désir. Aussi, n'ai-je pas hésité à tirer sur la ceinture de mon propre peignoir afin de laisser le champ libre à une de mes mains. Et là, j'ai entendu mon amant me lancer : "Je veux t'entendre me dire l'imminence de ta jouissance. C'est dans ta bouche en plein délire orgasmique que je veux me répandre." Ces mots sont venus souffler sur les braises incandescentes qui rougeoyaient déjà dans mes entrailles, et la flambée qui s'en est ensuivie a fait redoubler l'ouvrage de ma bouche sur son sexe ainsi que celui de mes doigts sur les chairs éclatées du mien. Et lorsque, sans lâcher l'amande de son gland, je lui ai crié "je jouis !!!", mon ventre s'est retourné à l'instant même où ma langue recevait une giclée de liqueur, étincelante de voluptés : vive, puissante, épaisse, traçant un brûlant filet depuis le milieu de ma langue jusque dans ma gorge. Oh, comme j'ai aimé m'abandonner à ces vagues de plaisir qui ont déferlé sur toute ma vulve, l'amplitude des spasmes qui m'ont secouée étant d'autant plus haute que ma bouche ne cessait pas de se délecter des émissions brûlantes et si savoureuses qu'elle recevait, nos deux corps fusionnant au point de lâcher les mêmes salves de plaisir au même instant. Je me suis ensuite assise entre ses genoux, j'ai posé ma joue sur son bas-ventre, et nous sommes restés quelques minutes silencieux, tandis que mon amant reprenait doucement la caresse de mes cheveux. C'est ici que j'ai parlé à ce dernier de ma pulsion d'hier soir, lorsque le brusque désir m'a pris de joindre Séverine au téléphone. Lui faisant part du contenu de notre échange, du bon accueil que je pensais avoir reçu et du plaisir que j'avais pris à l'entendre, je redoutais un peu de le voir prendre ombrage de cette initiative, mais il n'en a rien été, bien au contraire, car il m'a adressé une large sourire en me disant : "Je suis heureux que cette fille sache te faire cet effet."

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Vendredi 29 Septembre

Ma journée a été plutôt médiocre. Des contretemps, des bévues, des interlocuteurs indécis et irrésolus, ma directrice qui ne cesse de vouloir nous démontrer qu'elle est décisionnaire et que nous ne sommes que des exécutants. Si j'ai été soulagée de quitter le bureau, il a fallu que je fasse le vide dans ma tête pour me laisser gagner par la perspective du week-end qui s'amorçait, avec notamment, ce vendredi soir, celle de retrouver l'obscurité propice de l'appartement de Nathalie. Peu à peu, la contrariété qui me pesait sur la poitrine a relâché son étreinte, et des pensées plus colorées ont commencé à trouver place dans mon esprit, et avec elles, des ondes plus plaisantes dans mon corps. Arrivée chez moi, je me suis dévêtue, puis je me suis étendue sur mon lit en appelant ses ondes à moi. Très vite, j'ai senti une différence dans leur amplitude, et leur écho à alors tôt fait d'irradier mon ventre et mes reins. C'est là que j'ai commencé à me seriner l'idée que, dans quelques heures, j'allais, nuitamment, me rendre chez Virginie et qu'elle ignorerait ma présence à ses côtés. Ce fantasme, conçu il y a exactement une semaine, allait pouvoir prendre corps dans quelques heures par le truchement de celui de Nathalie. Je n'allais pas seulement rêver, ne concevant des scènes, des gestes ou des sensations qu'en imagination, je m'apprêtais à vivre une situation bien réelle, l'obscurité régnant dans cette pièce pouvant permettre à mon esprit d'incarner à ma guise la forme de cette fille. A l'instar d'Alexandre qui, lorsque ses doigts couraient sur elle, attribuait à cette dernière les traits ou la silhouette de la jeune femme qu'il avait croisé, deux heures auparavant, dans la rue, j'allais, moi, mettre sur ceux-là, l'image de Virginie ! Là, sur mon lit, l'archet de mes doigts faisant vibrer toutes les cordes sensibles de mon corps, j'ai commencé par être si exaltée par cette idée que je me suis construite ce scénario auquel je savais qu'il me serait très facile de croire : pour moi, Alexandre s'était arrangé pour entrer en contact avec Virginie, il avait mis tout son pouvoir de séduction dans cette entreprise et mon amie s'était, finalement, laissée circonvenir et n'avait accepté ce rendez-vous de ce soir qu'à la condition expresse qu'il ne la voie pas, arguant qu'elle était mariée et qu'elle tenait à demeurer anonyme. La trame de cette histoire conçue et énoncée, je pouvais même la doter d'un élément tout à fait plausible : Virginie n'avait-elle pas une soeur célibataire -habitant pourquoi pas le Val de Marne- en déplacement à l'étranger pour plusieurs mois?... Oui, ce soir, me disais-je alors, c'est dans l'appartement de cette dernière que, remplie de peurs et de sentiments coupables, Virginie allait attendre, nue et dans l'obscurité complète, celui qui avait su la séduire. Et Alexandre lui-même, n'a-t-il pas contribué à la réalité de ce scénario en me disant, alors qu'il démarrait son véhicule, quelques minutes après que nous ayons pris notre dîner : "Alors, n'es-tu pas trop émue par l'idée de pouvoir enfin toucher la nudité de Virginie ?" Quand il m'a dit cela, un gentil sourire sur les lèvres, je me suis immédiatement rapproché de lui pour me blottir contre son flanc. Je l'aime !!!...N'est-il pas le plus merveilleux des amants ??  Durant la première heure, cette soirée à Nogent-sur-Marne a (presque) été la copie conforme de celle que nous avons passée quinze jours plus tôt. Pour être plus à l'aise, je n'avais pas mis de bas et j'avais attaché à ma taille une jupe facile à défaire. Aussi, attendant dans l'obscurité, le coeur toujours battant, j'ai ôté cette dernière que j'ai accrochée à une saillie métallique de la porte d'entrée, dans l'encoignure de laquelle je me suis mise à attendre le signal d'Alexandre, finissant de placer mon esprit dans l'idée que nous nous trouvions dans l'appartement de la soeur de Virginie, et que cette dernière était là, nue, dans la pièce qui débouchait de ce court corridor. Le silence, seulement porté par les bruissements de tissu, signes d'une étreinte plus profonde, a été un peu plus long à venir, la fille n'en finissant pas d'interroger Alexandre, sur sa vie, sur ses éventuelles maîtresses, sur ses intentions avec elle. Cette dernière a dû néanmoins se laisser happer par les bras de mon amant car, au bout d'un moment, j'ai commencé à entendre les bruits révélateurs que mon oreille guettait. Prétextant je ne sais plus quel passage dans la salle de bains, mon ami est venu alors me tendre la main et lorsqu'il a senti que j'étais nue depuis la ceinture, il a glissé ses doigts sur mes fesses, les a descendus jusqu'à ma chatte, et m'a conduite dans la pièce, son index fiché dans mon ventre en pleine effervescence. Rendue auprès de Nathalie, je crois que je n'ai eu que le temps de caresser ses seins, d'éprouver la dureté de leur pointe, de suivre la rondeur de ses hanches pour terminer sur sa toison et sur ses chairs déjà ouverte, car lorsque toute tremblante parce que pleinement dans mon film, je n'ai pu résister au plaisir de presser le petit clitoris, de suivre les contours de la vulve et de lancer un doigt dans la cheminée de son cratère pour le porter ensuite à mes lèvres afin me délecter de la saveur qu'il venait de récolter, je me souviens du mauvais présage qui m'a traversé l'esprit quand j'ai senti le corps de la fille se tendre brusquement et remonter légèrement sur ses fesses. Est-ce une intuition, une ombre, un bruit, une différence perçue dans les épidermes qui la touchaient, je ne saurais le dire mais, tout à coup, ce fut la catastrophe. Au bout du corps en extension de la fille devait se trouver un interrupteur, car simultanément à un clic qui m'a semblé étrangement bruyant, le halo d'un lampe a brusquement éclairé cette scène : Alexandre couché sur un flanc, à la droite de la fille, moi, agenouillée de l'autre côté à dix centimètres de son pied et, en face de nous, une étrangère complètement nue et a demi ouverte qui nous regardait horrifiée, nous présentant un visage pas trop vilain et un corps aux rondeurs certes bien épanouies mais qui, dans sa position couchée, n'étaient pas désagréables à l'oeil. Ces appréciations ont été faites à posteriori car, dans l'instant, cela a été la panique. Tandis que Nathalie se recroquevillait sur le montant du canapé contre lequel ses épaules reposaient et que ses mains allaient chercher sur celui-là un coussin dont elle allait se servir pour nous cacher maladroitement sa nudité, je me suis redressée et, peu rassurée par l'air qu'était en train de prendre la fille, je suis vite allée accrocher ma jupe à ma taille. Là, j'ai entendu notre hôtesse dire à Alexandre, d'un ton manifestement furieux : "Non, mais c'est pas vrai !!...Tu m'as pas fait ça !!!...Et moi qui te faisais confiance !!.....". Lâchement, sans doute, je n'ai pas osé retourner dans la pièce, d'autant que cela semblait tourner à l'aigre en dépit des efforts que semblait faire mon amant pour apaiser son courroux. Et puis, très vite, ces mots sont arrivés : " Fichez le camp, toi et ta pute, je vous veux pas une seconde de plus chez moi !" Ce mot aurait pu me blesser mais il n'en a pas eu le temps car, très vite, j'ai entendu Alexandre lui rétorquer : "Clémence n'est pas une pute. C'est la femme la plus respectable et la plus charmante qui soit et tu pourrais toi-même t'en rendre compte si tu savais prendre cette situation avec humour. D'accord, nous t'avons trompée. Mais cela n'était pas pour te faire du mal, bien au contraire !... Et tu le mesureras lorsque tu sauras que la dernière fois, Clémence a su te donner tellement de plaisir avec ses doigts que tu lui en as réclamé encore !!" Nathalie a alors fait d'une voix plaintive :"Oh, non!... Va-t-en, je t'en prie. Partez !!" Comme j'entendais depuis un moment des bruits et des frottements de tissu, j'ai cru qu'Alexandre était en train de se rhabiller, et qu'à l'injonction impérative de la fille, il allait venir me rejoindre dans l'entrée. Or, là, j'ai eu la surprise de l'entendre m'appeler, et lorsque je me suis avancée, passant timidement une tête dans la pièce pour savoir ce qu'il me voulait, il m'a demandé de venir jusqu'à lui. Constatant alors qu'il n'était qu'à demi vêtu, je l'ai entendu me dire sur un ton quelque peu remontrant : "Mais qu'est-ce que tu fais ?...Pourquoi as-tu enfilé ta jupe??... Défais-là !"  Nathalie était toujours dans le même position, ses jambes serrées et repliées haut sur son ventre, plaquant son coussin contre sa poitrine. L'intimation de mon amant nous a laissées interdites toutes les deux, mais vraisemblablement pour des raisons forts différentes. Et tandis qu'elle écarquillait les yeux et que j'avais peur de m'exécuter, j'ai entendu Alexandre lui dire, un grand sourire sur les lèvres. "La dernière fois, tu nous a beaucoup excités, à telle enseigne que Clémence n'a pas pu attendre de faire un pas de plus, et qu'il m'a fallu lui donner ma langue au beau milieu de tes escaliers. J'imagine qu'elle doit se trouver ce soir dans un même état et, si tu me le permets, je préfère avoir à faire cela dans le confort de ta moquette plutôt que sur la froideur et la dureté de tes marches d'escaliers !" Je crois que le toupet d'Alexandre a littéralement assommé cette Nathalie, et qu'il a interloqué le flot de sa colère, déséquilibrant du même coup son assurance, la crainte, sur son  visage, se substituant sur le champ à son air courroucé et résolu. C'est sans doute ce constat qui a ôté une partie de ma peur, faisant alors refluer dans mon ventre les lames de plaisir que cette lumière avait faites fuir, car je me suis vue porter mes deux mains à ma ceinture, dégrafer ma jupe et la laisser tomber à mes pieds. Alexandre m'a alors désigné un point sur le sol, situé face à la fille, et m'a lancé : "Etends-toi et écarte-toi !" Aussitôt, l'idée de m'offrir au regard de cette femme et de lui donner la vision de l'orchidée plus qu'épanouie que j'abritais entre mes cuisses, a fini de me submerger, et c'est presque avec précipitation que je me suis couchée sur la moquette, écartelant mes genoux, mais plaquant l'arrière des talons contre chacune de mes fesses pour, sans doute, être plus largement encore exposée. Nathalie s'est mise alors à proférer un chapelet de "non..., non..., ne me faites pas ça...", et Alexandre l'a interrompue pour lui dire : "Hein, que son minou est bien excitant?... Si cela te fait plaisir, je te laisse volontiers la place. Je suis sûr que cela t'exciterait de lancer ta langue dans cette entaille pleine de pulpe juteuse!..." Pour toute réponse, la fille a placé une main devant ses yeux comme si elle se refusait à regarder, puis elle a repris sa litanie. Mon amant s'est alors penché entre mes cuisses et m'a faite me déplacer légèrement sur le côté. J'ai cru qu'il me demandait cela pour lui permettre de s'étendre plus confortablement relativement à mon bas-ventre mais, lorsque par petites reptations successives, j'ai eu fini de prendre une position plus oblique et que la langue de mon ami a commencé à effleurer mes chairs, j'ai compris qu'il ne voulait rien cacher à la fille de la caresse qu'il s'apprêtait à me donner, son angle de vision lui permettant en outre de ne rien perdre de ma vulve béante. Les mêmes mots, sans cesse répétés, ont vite laissé la place, dans la gorge de Nathalie, à des sortes de gémissements, et lorsque mon regard, accrochant alors la main qu'elle avait toujours en écran devant ses paupières, a remarqué le tressautement de son oeil, entre ses doigts, j'ai compris que la vision que nous lui donnions l'excitait et, si j'en ai été heureuse, cela a sans doute hâté mon déchirement, et je crois bien que j'ai pris autant de plaisir à ne rien lui dissimuler du terrible orgasme qui me secouait, ni dans mes hurlements, ni dans les fortes et amples tensions de mon corps, ni dans les mots pâmés qui s'échappaient de ma gorge et qui voulaient ponctuer, à chaque spasme, combien ma jouissance était voluptueuse, qu'à goûter le plaisir qui déferlait dans mon ventre. Cette situation a, bien évidemment, excité Alexandre et, lorsqu'il s'est redressé, sa verge en pleine érection, il a cherché à amener à lui Nathalie en tirant sur son autre main qui reposait sur sa cuisse. Cette dernière s'est alors cabrée et a résisté de toutes ses forces à l'empoignade de mon amant, geignant des "non.., laisse-moi..., je ne veux pas", finalement peu convaincus ou peu convaincants, ai-je trouvé sur le coup. Cela a probablement dopé mon audace car je me suis alors mise sur mes genoux pour aller m'installer entre ceux d'Alexandre et là, je me suis courbée sur son sexe que j'ai avalé prestement, certaine que dans la position qui était la mienne, j'offrais à Nathalie un nouveau spectacle : celui du collier des mes lèvres coulissant sur toute la longueur de la hampe, depuis le gland jusqu'à la racine, le bout de mon nez allant s'écraser sur les poils de son pubis. Et lorsque mon amant m'a gratifié de sa semence en criant son plaisir, que les mouvements de mes joues et de ma gorge ne laissaient aucune place au doute quant au régal que je faisais des généreux paquets de liqueur qui se répandaient avec force en moi, cela ne devait sans doute pas suffire car, lorsque les spasmes qui agitaient mon ami se sont faits moins forts, j'ai tiré le membre de ma bouche, j'ai sorti ma langue et j'ai laissé le gland terminer de fuser sur celle-là, donnant en prime à notre hôtesse, la vision de mon petit organe plat et rose se faire strier d'épais filets blancs, que j'ai fait très lentement passer entre mes lèvres ensuite, pour bien montrer à cet oeil qui n'avait plus l'hypocrisie de se cacher, combien je m'en délectais. Lorsque nous sommes partis, nous avons, Alexandre et moi, embrassés le front de Nathalie, et elle nous a laissé faire sans manifester la moindre réaction, abasourdie qu'elle était par tout ce que nous venions de lui montrer.

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Samedi 30 Septembre

Lorsque nous sommes partis de chez Nathalie, nous étions déjà entrés dans ce samedi et, comme la semaine passée, je n'ai pu résister à l'envie qui tenaillait mon ventre, et nous n'étions pas sortis de Nogent que j'avais déjà retroussé ma jupe pour pouvoir coller tous mes doigts contre mes chairs congestionnées par le désir dont mon corps était gorgé. Oh, combien j'étais excitée !!...Probablement bien plus que si nous étions restés dans le noir, pouvant pourtant vivre à loisir le scénario que j'avais imaginé. Et à peine arrivés sur l'autoroute A4, Alexandre ne m'a pas seulement vue jouir, il m' entendue lui dire, au milieu des mes cris et de mes gémissements, combien je l'aimais et combien j'avais été remuée par la situation que nous venions de vivre. Et quand nous nous sommes retrouvés sur notre lit, il m'a dit :"Cela m'étonnerait que nous en ayons encore l'occasion -quoique, sait-on jamais- mais cette fois, je crois que je prendrais un très grand plaisir à te sodomiser devant elle." Si j'étais déjà en proie à une vive excitation, ces mots, et les images que je leur associais, m'ont faite complètement chavirer. Et je n'ai eu de cesse de voir le sexe de mon amant reprendre vie, usant de toutes mes caresses et de toutes les postures les plus affriolantes pour parvenir à réaliser mon dessein : le prendre dans mes reins, le faire s'y activer, et me faire jouir avec tous mes doigts en imaginant l'oeil de Nathalie sur nous. Durant la nuit, j'ai mal dormi. Mon cerveau faisant défiler devant mes paupières fermées un chapelet d'instantanés appartenant à des scènes vécues ou rêvées durant cette longue soirée, cela n'a cessé venir de perturber l'arrivée de mon sommeil, m'excitant nerveusement et sexuellement. Je ne sais combien de fois mes mains m'ont conduite à un orgasme, et lorsque je songe à cette nuit et à la demi inconscience dans laquelle je me trouvais, j'ignore pendant combien de temps je suis restée dans celle-ci avant de sombrer, ayant du mal à identifier un instant durant lequel je n'étais pas, peu ou prou, en train de jouir. Dans ses légers ronflements, Alexandre n'en a rien su, et lorsqu'à mon réveil, croyant me faire plaisir, il est descendu entre mes cuisses, il a d'abord été surpris par l'état de retournement absolu, comme un quartier d'orange que l'on plie dans l'autre sens pour en déchirer et faire saillir la pulpe, ainsi que par l'abondance de mes sécrétions, et je l'ai laissé prendre son plaisir, mon clitoris un peu douloureux m'empêchant de goûter pleinement sa pourtant bien voluptueuse caresse. Nous avons déjeuné là, en se rabattant sur les maigres denrées contenues dans mon réfrigérateur puis, mon amant s'est mis à tapoter sur son minitel. Compte tenu dans le bonne demi heure qu'il y a passé et du peu de correspondance enregistrée par la Bal que je connais, j'ai supposé qu'il entretenait des échanges avec des contacts pris sur sa Bal "privée", faisant naître l'idée que ces derniers n'étaient peut-être pas loin de... m'apporter leurs fruits. Si cela a amené un sourire sur mes lèvres, celui-là a complètement disparu quand je je l'ai entendu me dire, saisissant alors le combiné : "Je vais appeler Nathalie... Pour voir !". Sur le coup, je l'ai trouvé si culotté que j'en suis restée interloquée, et quand le haut-parleur m'a fait entendre le "allô" de la jeune femme, j'ai rentré mes épaules et me suis recroquevillée comme si j'attendais de recevoir un coup de bâton. Il faut que j'essaye de rapporter le plus fidèlement possible, la brève conversation qui a immédiatement suivi après que mon amant se soit annoncé : "Dis donc, tu trouves pas que tu es un peu gonflé de m'appeler après ce que tu m'as fait ??"...... "Je sais très bien que ce n'est pas le cas, mais j'ai préféré m'assurer auprès de toi que tu ne restais pas sur une mauvaise opinion de moi ainsi que sur un faux jugement concernant Clémence"..... (silence)...." C'était pervers..." ..... "Lascif, oui sans doute..., mais je ne t'ai jamais caché mon goût pour les plaisirs de la chair. Pardonne-moi, mais je ne vois pas en quoi nous avons été pervers !"..... (elle ricane timidement)..... "Votre exhibitionnisme n'est pas pervers, peut-être??... Et puis, de faire ça devant moi, alors que vous saviez que vous me torturiez, c'était pas pervers non plus ???"..... "Ma chère Nathalie, si tu avais le courage de dire ce qui est, tu reconnaîtrais que primo, nous sommes loin de t'avoir torturée, secundo, que tu as aimé puisque non seulement tu es restée présente mais, en plus, tu as regardé, tertio, que cela t'a même excitée et que tu t'es caressée après notre départ."...... (silence)..... "Mais... mais... n... non, pas du tout, qu'est-ce que tu vas pas chercher !"..... "Es-tu chez toi ce soir?... Nous n'avons rien de prévu avec Clémence et cela nous ferait plaisir de venir te retrouver."...... "Non, mais... ça va pas !!...D'abord, ce soir, je suis pas là!...Et puis..., qui c'est cette Clémence ??"..... (clin d'oeil d'Alexandre)..... "Une amie avec laquelle je passe mes week-ends. Une amie qui, comme tu l'as vue, aime autant les plaisirs de la chair que toi... et moi. Bon..., si tu n'es pas chez toi ce soir, nous viendrons demain après-midi, vers...15h."...... (elle ricane)....."Vous pouvez toujours venir, je vous ouvrirai pas !"  Quand nous avons eu raccroché, j'ai regardé mon amant avec incrédulité et, je dois le dire, admiration, par les leçons de réalisme qu'il me donnait. La chance ne se mérite-t-elle pas?  Voilà une fille qui, hier soir, après que le pot aux roses ait été découvert, était prête à nous vouer aux gémonies (ce qu'elle n'aura sans doute pas manqué de faire si nous avions filé comme des péteux ou des coupables) et qui, maintenant,  moins de vingt quatre heures après, n'était pas loin de se faire circonvenir. Faisant part de mon  grand étonnement à Alexandre, celui-ci m'a rétorqué : "Je ne suis qu'à demi surpris... Demain, nous retournerons chez elle et nous verrons bien." Le reste de ce samedi s'est passé calmement. A plusieurs reprises, j'ai failli demander à Alexandre d'appeler Séverine au téléphone, songeant qu'elle pouvant être disponible pour la soirée, mais je ne l'ai pas fait, et alors qu'après le dîner nous étions en train d'échouer dans une salle de cinéma, je m'en suis voulue de ne pas l'avoir fait.

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